Le meilleur investissement

Ronan Keane

Il y a quelque temps, je suis tombé sur une citation attribuée à Confucius : s’investir dans les personnes et l’importance d’apprendre.

Si tu planifies ton objectif sur un an, plante du riz. Si c’est pour 10 ans, plante des arbres. Si c’est pour cent ans, éduque les gens.

J’ai découvert après une recherche un peu plus approfondie que c’est un autre philosophe chinois nommé Guan Zhong qui aurait dû recevoir le crédit pour cette expression. La traduction exacte varie légèrement également, mais le sens général est identique, et je préfère la première version ci-dessus, qui est plus concise.

Durant les 18 derniers mois, notre monde a traversé une épidémie dont l’ampleur n’a pas connu de précédent depuis plus de 100 ans. Des millions de gens ont perdu la vie, et davantage encore ont perdu leurs moyens de subsistance ou ont subi d’énormes bouleversements. Même ceux d’entre nous qui ont eu la chance d’échapper aux perturbations majeures ont eu le temps et l’occasion de réfléchir à leur vie et, peut-être, de se recentrer sur ce qui compte vraiment.

Pour ceux qui sont parents, ce fut également un moment pour se reconnecter plus intimement avec leurs enfants et se concentrer sur leur éducation, puisque les écoles ont été fermées une fois, deux fois et parfois davantage dans de nombreux pays.

J’ai dû me remettre à niveau sur des sujets aussi divers que la division euclidienne, la température de divers corps du système solaire et le fils illégitime de César avec Cléopâtre. Comme l’évoque la citation dont je vous ai parlé, cela a mis en évidence l’importance d’apprendre tout au long de la vie, ce qui peut continuer à produire des résultats positifs bien longtemps après avoir quitté l’école.

Bien que la citation de Guan Zhong contienne beaucoup de vérité, je pense qu’elle est plutôt incomplète.

On peut investir encore mieux dans les personnes de tout âge. Il s’agit d’un investissement dans leurs cœurs et leurs âmes en se montrant à leur écoute, en faisant preuve de compréhension, en leur apportant du réconfort et, par-dessus tout, en leur présentant Jésus.

Car c’est lui qui peut pardonner leur passé, transformer leur présent, illuminer leur futur et leur accorder un avenir rempli de joie, d’épanouissement et de paix éternels.

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Surmonter ses faiblesses personnelles

On compare souvent la vie à l’école, et c’est une bonne analogie. Dieu laisse toutes sortes de choses arriver dans notre vie pour nous mettre à l’épreuve, voir comment nous réagirons, nous enseigner des leçons et pour nous aider à grandir spirituellement. Son désir à travers tout cela, bien sûr, est que nous nous appliquions, que nous prenions les leçons à cœur et que nous accomplissions tout ce dont nous sommes capables. En bref, il utilise les épreuves que nous rencontrons dans la vie pour nous aider à réaliser notre plein potentiel.

L’une des choses que Dieu utilise pour nous faire progresser, croyez-le ou non, ce sont nos faiblesses.

Nous en avons tous. Dieu les autorise pour différentes raisons, car il sait ce dont chacun de nous a besoin et ce qui est le mieux pour nous. Elles nous enseignent notamment l’humilité, la patience et d’autres vertus ; elles nous enseignent la puissance de la prière, qui nous aide à vivre plus près de Dieu et à dépendre davantage de lui ; et elles nous permettent aussi de mieux comprendre les autres, et ainsi de pouvoir les encourager et les aider quand ils font face à des difficultés et des épreuves.

Nos faiblesses sont censées nous aider, et elles le font chaque fois que nous en tirons un enseignement. La première étape consiste à reconnaître qu’il s’agit d’un problème, puis de décider d’y remédier, de surmonter cette faiblesse avec l’aide de Dieu. Une fois que vous avez franchi ces deux étapes, il vous est plus facile de reconnaître le problème lorsqu’il se présente, et c’est là que réside le test. Allez-vous résister à la tentation ou y céder ? Et si vous décidez de résister, allez-vous persister, en essayant de la surmonter par vos propres moyens, ou allez-vous demander l’aide de Dieu ?

La bonne chose à faire, bien sûr, est de décider d’y résister, et il est intelligent de demander l’aide de Dieu, car Dieu peut faire des choses humainement impossibles.

La Bible est pleine de promesses à ce sujet, des promesses comme : Aux hommes, cela est impossible, mais à Dieu, tout est possible, et C’est moi qui suis l’Éternel, le Dieu de toute créature. Y a-t-il quoi que ce soit de trop difficile pour moi ?

(Matthieu 19.26 ; Jérémie 32.27)

Dieu veut vous aider à surmonter vos faiblesses, et il peut le faire si vous le lui demandez.

Il vous aidera, mais pas au point de vous donner les réponses à l’avance. Sinon, ce ne serait pas un test. En fait, pour surmonter des faiblesses graves ou de longue durée, il est rare de n’avoir qu’un seul test à réussir. C’est plutôt comme suivre une formation. Un étudiant qui veut devenir compétent dans une certaine matière doit étudier assidûment et s’entraîner encore et encore, en passant souvent un certain nombre de tests avant l’examen final. Mais une fois qu’il a réussi, il n’a plus besoin de refaire les mêmes exercices ou de répéter les mêmes tests. Il maîtrise parfaitement la matière. Il est diplômé de cette classe ou de ce niveau et passe au suivant. Il en va de même avec l’école de la vie.

Une fois que vous vous êtes appliqué et que vous avez réussi une certaine formation, Dieu n’a pas besoin de vous faire repasser ces mêmes tests. Il peut à l’occasion vous soumettre à un test de rappel, mais si vous avez déjà réussi le cours et retenu ce que vous avez appris, le rappel ne vous semblera pas aussi difficile ou éprouvant que le test initial, juste assez pour vous aider à rester à jour et à affiner vos compétences.

Une fois que vous avez fait des progrès importants pour surmonter une faiblesse, Il peut vous enseigner d’autres choses ou vous fortifier dans d’autres domaines. Lorsque vous passez d’une classe ou d’un niveau à un autre, le travail dans la classe suivante est généralement un peu plus difficile, mais vous aurez acquis de nouvelles compétences qui vous aideront à répondre à ce nouveau défi et vous continuerez à progresser.

Peu importe la taille de l’épreuve. Ce qui importe à Dieu, c’est votre volonté d’accepter chaque épreuve quand elle se présente, sachant qu’il sait ce qu’il fait. Il comprend votre cœur. Il comprend ce dont vous avez besoin pour continuer à grandir. Il comprend ce dont votre esprit a besoin, et il sait exactement comment le nourrir et le renforcer.

Ainsi, la prochaine fois que vous vous trouverez aux prises avec une faiblesse personnelle, au lieu d’y céder ou de vous plaindre que la vie est trop dure, prenez-la comme un défi. Choisissez d’en tirer des leçons, et vous vous retrouverez bientôt à exceller à l’école de la vie.

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Des jours ordinaires

Li Lian Récits personnel

Dans le livre d’Ann Kiemel I’m Out to Change My World (Je veux changer mon monde), il y a une section dans laquelle l’auteure explique à sa mère les difficultés qu’elle rencontre au quotidien. Voici la réponse de sa mère :

Ne sais-tu pas 

Que la vie est faite de jours ordinaires

Où personne n’est là pour te donner une petite tape dans le dos ?

Où personne n’est là pour t’encourager ?

Où personne n’est là pour t’honorer ?

Où personne n’est là pour voir comme tu es brave et courageuse ?

La vie entière est pratiquement faite de jours ordinaires

Et c’est la façon dont tu vis tes jours ordinaires

Qui détermine si oui ou non tu as de grands moments.

Des jours ordinaires, nous en avons tous eus. Entre le travail, les délais, les choses à faire, les rendez-vous, les appels téléphoniques, les tâches familiales, la cuisine, la lessive (qui se trouve souvent en dernier sur la liste), nous nous retrouvons en fin de journée fatigué(e)s et frustré(e)s avec le sentiment de n’avoir rien fait de spécial pour se rapprocher même un peu de nos objectifs.

C’est dans ces moments-là que la citation de Marian Wright Edelman nous vient à l’esprit :

Nous ne devons pas, à force de vouloir faire une grande différence, ignorer les petites différences qui s’ajoutent chaque jour et qui en s’additionnant finissent par faire une grosse différence que souvent nous ne pouvons pas prévoir. 

Il me semble que si je veux donner plus de sens à mes journées ordinaires ou opérer des changements dans ma vie, je dois commencer par progresser chaque jour dans cette direction. La plupart des enfants ne commencent pas à marcher ou à rouler à bicyclette d’un jour à l’autre ; cette médaille d’or que l’athlète montre fièrement devant les caméras est le résultat d’un entrainement intensif pendant de nombreux jours ordinaires.

Ce sont les jours ordinaires qui construisent le caractère.

Ce sont les jours ordinaires, quand nous prenons les bonnes décisions et quand nous agissons de la bonne manière, qui construisent notre futur.

Faisons de notre mieux pour bien utiliser ces jours ordinaires. Qui sait ? Le Grand Jour est peut-être tout près, juste au coin de la rue.

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Cours de natation

Keith Phillips Récits personnels

Avez-vous remarqué que certaines personnes peuvent rester à flot lorsqu’elles sont en proie à des épreuves et des difficultés, alors que d’autres coulent à pic ? Qu’est-ce qui différencie ceux qui nagent de ceux qui coulent ?

D’après ce que j’ai observé, le facteur le plus important semble être la foi en l’amour de Dieu. Lorsque ceux qui comprennent à quel point Dieu les aime se retrouvent en situation de détresse, ils savent qu’il ne les laissera pas se noyer. Ainsi, contrairement à ceux qui n’ont pas cette foi, ils ne s’épuisent pas à lutter pour garder la tête hors de l’eau – ou pire encore, à paniquer et sombrer encore plus vite. Portés par leur foi, les nageurs peuvent concentrer leur énergie pour atteindre la terre ferme.

Si vous avez l’impression d’être plus un noyé qu’un nageur, vous pouvez vous préparer à la prochaine situation de noyade ou de nage en renforçant votre foi en l’amour de Dieu. L’étendue et la profondeur de son amour dépassent notre entendement, mais la Bible le compare à l’amour d’un père pour ses enfants.

Comme un père est plein d’amour pour ses enfants, l’Éternel est rempli d’amour pour ceux qui le révèrent. (Psaume 103.13)

Dieu n’aime pas vous voir en proie aux difficultés. Il n’essaie pas de vous rendre la vie dure. Il est de votre côté et veut vous voir heureux et épanoui. Cela ne veut pas dire qu’il ne vous laissera jamais avoir des problèmes, mais lorsque vous vous trouvez en difficulté, vous pouvez être sûr qu’il sera là pour vous. En fait, il y a un verset de la Bible dans lequel il promet exactement cela :

Quand tu passeras par les eaux, je serai avec toi, quand tu traverseras les fleuves, ils ne te submergeront pas. (Ésaïe 43.2)  

La première étape pour apprendre à nager est d’apprendre à flotter, et cela commence par apprendre à se détendre et à ne pas lutter contre l’eau. Placez-vous entre les mains de Dieu, allongez-vous, détendez-vous, et laissez-le vous soutenir. Entraînez-vous dans des eaux peu profondes, et vous serez prêt à affronter tout ce que l’avenir vous réserve.

Un nouveau départ

Plus je m’approche de la fin, mieux j’entends les symphonies immortelles de mondes qui m’appellent. Durant un demi-siècle j’ai écrit mes pensées en prose, en vers, en philosophie, drame, roman, satire, ode, chanson. J’ai tout essayé mais je sens que je n’ai dit qu’un millième de ce qui existe en moi. Quand je descendrai dans la tombe, je pourrai dire comme tant d’autres : mon jour de travail commencera de nouveau demain matin. La tombe n’est pas une impasse, c’est un passage. Il se ferme au crépuscule et l’aurore vient l’ouvrir de nouveau.

Victor Hugo (1802-1885)

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Enseigne-moi

Marie Alvero Récits personnels

Aujourd’hui, j’ai fait une découverte. Pendant un instant, j’ai pu voir ce qui se passait dans l’esprit de mon enfant ; alors qu’elle ne savait pas que je l’observais, j’ai vu un côté de sa personnalité qui n’est normalement pas évident. Elle était plus agressive que d’habitude, et je me suis rendu compte qu’elle avait interprété certaines de ses expériences de façon bien différente de ce à quoi je m’attendais.

Ma fille a probablement essayé de m’en parler à plusieurs reprises, mais je ne l’ai pas entendue. J’insistais pour la voir comme je voulais la voir, et pour entendre ce qu’elle disait à travers le filtre de ma compréhension et de mes attentes à son égard. Il s’avère qu’il y a tellement de choses que je ne connais pas ou que je ne comprends pas à son sujet.

Pourquoi est-il si inconfortable d’être conscient de ce que nous ne savons pas ? Pourquoi pensons-nous devoir savoir telle ou telle chose ? Les Psaumes nous disent que Dieu a désaltéré les assoiffés, (qu’) il a comblé de biens les affamés. (Psaume 107.9)

Ceux qui avaient soif et faim de la vérité et de sa bonté ont reçu ses paroles de vérité et ont été habilités à changer leur partie du monde !

C’est vrai sur le plan spirituel, mais aussi sur le plan relationnel et intellectuel. Si nous pensons savoir quelque chose, nous risquons de passer à côté de ce qui existe réellement. Nous ne verrons que ce que nous avons l’habitude de voir, et n’entendrons que ce que nous avons l’habitude d’entendre, à moins d’apprendre à ralentir, à observer et à mettre de côté nos idées préconçues.

Nous lisons dans le livre des Proverbes :

Voici le commencement de la sagesse : acquiers la sagesse et avec tout ce que tu possèdes acquiers l’intelligence. [[Proverbes 4.7]

Je peux accomplir certaines choses. Je peux aller loin dans la vie. Je peux acquérir beaucoup de biens, mais il est bien plus important dans la vie d’obtenir de la sagesse et de la compréhension.

Pire, je risque de passer à côté de certaines choses, comme comprendre réellement mon enfant, si je pense déjà tout voir et tout connaitre.

Pendant longtemps, cette sensation de ne pas savoir me faisait peur. Je préférais rester en sécurité dans les eaux peu profondes qui m’étaient familières, plutôt que de me lancer dans l’inconnu. Mais j’ai fini par reconnaître que ce lieu d’ignorance était un lieu d’apprentissage, et j’ai fini par dire : Me voici. Enseigne-moi !

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Message du Ciel

Un message de Jésus

Quand tu touches le fond, quand tes rêves font place à la désillusion, quand tout ce pourquoi tu as travaillé si dur s’écroule, tu es tenté de désespérer. Dans des situations extrêmes, tu pourrais tout simplement être tenté de tout laisser tomber et d’abandonner.

C’est dans ces moments-là que tu dois te rappeler que tu as été créé dans un but précis, et que ce but n’est pas simple ni ponctuel, mais diversifié et complexe.

Tant que tu seras en vie, il y aura toujours quelque chose de plus que tu pourras accomplir, quelque chose de plus que tu es sensé réaliser et il y aura toujours quelque chose de plus à apprendre dans la vie.

La fin d’un chemin ne signifie pas la fin de tous les chemins.

Tout comme les saisons vont et viennent par cycle, il en va de même pour les périodes de succès et d’échec, d’épanouissement et de déception, ainsi que pour les hauts et les bas émotionnels.

Peut-être te trouves-tu en ce moment dans la période la plus basse, mais cela ne durera pas éternellement.

Le plus tôt tu te tournes vers moi pour me faire part de tes préoccupations et de tes soucis, le plus tôt tu trouveras une nouvelle inspiration et un nouvel objectif.

Le meilleur est peut-être juste au coin de la rue, mais tu ne le sauras jamais si tu t’arrêtes en chemin.

Prends-moi la main et laisse-moi te guider vers une nouvelle saison de prospérité et d’épanouissement.

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