2016-05-11_194931

Patrick commentaire :
Voici une histoire intéressante
que je vous propose aujourd’hui.
Une histoire d’amour, d’énigme,
et d’espionnage.
C’est à vous de réfléchir et d’en
tirer les conclusions.
Messieurs, ne sous-estimer jamais
Le pouvoir d’une femme !

Le dernier amour d’Albert Einstein

(Margarita Konenkova et Albert Einstein)

Le physicien de génie Albert Einstein a découvert
son vrai amour à 56 ans. C’est la charmante Margarita,
la femme de l’éminent sculpteur soviétique Sergueï
Konenkov qui a conquis le cœur du grand savant.

Ce beau roman a récemment fait parler de lui à
l’occasion de la mise aux enchères par Sotheby’s
de l’archive des Konenkov qui contient entre autres
plusieurs lettres qu’Einstein envoyait à sa bien
aimée à Moscou.

Margarita Konenkova née Vorontsova, était beaucoup
plus jeune que son mari. Ils se sont mariés en 1922
et ont quitté à peine un an plus tard l’URSS pour
les États-Unis où Konenkov devait participer à une
exposition de l’art russe et soviétique.

Ce voyage qui ne devait initialement durer que
quelques mois s’est échelonné sur 22 longues
années. Pourquoi? Les époux Konenkov n’étaient
pas les ennemis du pouvoir soviétique.

Lorsqu’ils revenaient en 1945 en URSS, le leader
soviétique Joseph Staline avait mis à leur
disposition un bateau entier pour transporter les
sculptures réalisées par Konenkov aux États-Unis.

A Moscou, les époux se sont vus attribuer un bel
appartement et un studio spacieux. Ce genre
d’accueil ressemblait plutôt à celui qu’on ferait
aux agents de renseignement ayant accompli une
mission importante.

Cette version a été pour la première fois avancée en
1995 par l’ex-général des services de renseignement
Pavel Soudoplatov. Selon lui, Margarita Konenkova
était une agente du renseignement soviétique,
l’information qui n’a pas été officiellement
confirmée ou démentie depuis.

Margarita Konenkova avait fait tourner la tête à plus
d’un homme. Le compositeur Rachmaninov, le peintre
Vroubel et le chanteur Chaliapine font partie de la
liste très incomplète de ses soupireurs.

Une fois aux États-Unis, Konenkova portait des
toilettes de luxe et s’offrait des bijoux exquis.
La lionne mondaine russe brillait dans la bohème
américaine et nouait facilement des contacts avec
des hommes influents.

C’est en 1935 que Margarita et Einstein se sont
rencontrés pour la première fois. Le sculpteur
Sergueï Konenkov devait faire un buste en bronze
du savant. Einstein est venu poser dans son atelier.

Margarita se souvenait que le grand physicien
« était un homme étonnamment modeste et plaisantait
souvent qu’il n’était connu que pour sa tignasse ».

La belle Russe a séduit Einstein dès la première
rencontre et bientôt ils ont commencé à se rencontrer.
Un jour, Einstein a obtenu à force de prières du
médecin des Konenkov de parler à Sergueï d’une
« grave maladie » de sa femme qui devait absolument
aller se reposer. Inquiet, son époux s’est empressé
d’envoyer Margarita dans une station de cure. Fait-il
dire qu’Einstein l’y avait rejointe le jour même.
Les amoureux se sont offert un repos inoubliable.

Beaucoup étaient au courant du roman d’Einstein et de
Margarita mais le mari trompé ne devait tout apprendre
que le dernier s’entend.

Pendant bien longtemps, il ne se doutait pas des
rapports entre Margarita et le savant. Pourtant, même
quand la vérité s’était sue, il ne pouvait pas empêcher
leurs rencontres. En effet, Margarita était une femme
indépendante et faisait tout à sa guise.
Le pauvre sculpteur n’avait plus qu’à se résigner.

Au demeurant, s’il est vrai qu’elle travaillait pour
le renseignement soviétique, on peut supposer qu’elle
aurait pu lui faire comprendre que le « contact » avec
Einstein était très important et était par conséquent
une raison d’État. C’était, certes, une piètre
consolation pour le mari trompé.

Les Konenkov sont rentrés en URSS en été 1945.

Avant son départ, Einstein a offert sa bien aimée une
montre en or. Elle sera mise en vente un demi-siècle
plus tard par Sotheby’s avec l’archive des Konenkov.

Einstein se souvenait de sa bien aimée jusqu’à ses
derniers jours. « Margarita chérie ! Je suis en train
de fumer la pipe que tu m’a offerte et la nuit j’écris
dans le lit avec ton beau crayon », écrivait-il en 1946.

« Il n’y pas d’autres créatures féminines dans mon
entourage mais cela m’est égal ». Il se plaint dans
une autre lettre : « Notre nid d’amour a l’air
abandonné et désolé ». Leur correspondance a duré
10 ans, jusqu’au printemps 1955, date de la mort
d’Einstein.

Sergueï Konenkov s’est éteint en 1971.Vieillie et malade,
Margarita est restée toute seule. Cette lionne mondaine
pour laquelle rivalisaient les hommes les plus connus de
son temps, finissait ses jours dans l’oubli.

Elle est décédée en 1980.

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