Accueil Sois un ami Le chanteur Raphaël remis à sa place.

Le chanteur Raphaël remis à sa place.

- Imprimer ce texte - Cliquez sur mon nom pour m'envoyer un message

Partagez cette page avec :

Le chanteur Raphael remis à sa place.

Raphaël Haroche, né le 7 novembre 1975
à Paris, d’une mère argentine et d’un père
d’origine russo-marocaine….

Sans tomber dans l’extrémisme, en voilà
une qui ne mâche pas ses mots du haut de
ses 25 ans… Ça vaut le coup de lire sa
lettre jusqu’au bout ou de l’imprimer…

A une époque où il est de bon goût de
« niquer la France », de siffler son hymne
national, de primer une photo montrant
un homme se torchant les fesses avec le
drapeau bleu blanc rouge, le chanteur
Raphaël a sorti, avec une promotion
médiatique énorme, une chanson,
« Patriote ». Il a choisi, pour faire sa
publicité, de monter sur une échelle,
et de vouloir tourner en dérision
Jeanne d’Arc, et à travers elle notre pays.
Cela a fait réagir Myriam Picard, jeune
femme de 25 ans, qui a tenu à rosser ce
« freluquet », avec un style, un panache
et une élégance dont nous avons envie
de vous faire profiter.

*******************************

Lettre ouverte à Monsieur                          Raphaël Haroche

J’ai 25 ans, et je ne laisserai pas un
freluquet comme vous, Raphaël,
insulter la France. Vous vous êtes
permis récemment de commettre
une chanson, « Le patriote »

Le message que vous y donnez est clair :
vous méprisez la France, vous méprisez
les Français. En voici quelques extraits
éloquents de votre insolence:

« Si j’étais moins intelligent / Si j’avais
pas ma carte de lâche /Je leur foutrais
mon pied dans les dents / Je leur
faciliterais pas la tâche / En première
page des magazines / Ils sont partout
dégueulant / Leur réformes et leur
grippe porcine / Le bon peuple et son
président »
« Il faut chanter la Marseillaise / Et
avec la main sur le coeur / Moi je la
siffle avec les Beurs / Prie pour qu’au
foot on soit de la baise / L’ordre
moral est bien partout / La démago
de gauche à droite / J’aime mieux
attendre qu’ils soient bien saoul /
Avant de me battre »

Pour mettre en valeur ces paroles
hautement patriotiques, vous avez
organisé une lamentable mise en
scène, en enfourchant la statue de
Jeanne d’Arc (place des Pyramides)
et en chuchotant, à l’oreille de ce
symbole de la France, combien
vous méprisiez ce pays.

Si vous n’êtes pas content de la
France, la porte est ouverte,
Grande ouverte.

Nous n’avons que faire de
« rebellocrates » qui croient monter
des barricades quand ils se
contentent de gravir prudemment
une échelle sous l’œil complice
d’une caméra. Et sachez que si
vous vous permettez encore une
fois de peloter aussi bêtement une
statue de Jeanne d’Arc, il y aura
sans doute quelques bons Français
pour vous rappeler un peu
vigoureusement, avec des méthodes
de l’époque, ce que fut cette bergère
de quinze ans pour des milliers de
Français désespérés.

Ce n’est pas parce que vous avez
beaucoup d’argent, une petite gueule
d’amour de Rimbaud en mal de talent,
et l’admiration des bobos des rives
gauche et droite, que vous pouvez
vous permettre de donner des leçons
aux Français. Ces Français que vous
jugez « désolants« , bramez-vous.

Certes, quand ils tolèrent qu’un
adolescent attardé de 35 ans leur
donne des leçons de vie. Votre
chanson et son clip offensent les
millions de personnes qui sont
mortes pour la France; vous
marchez sur un sol trempé de
larmes et de sang, un sol qui a
pu garder son nom et son âme
grâce à des hommes et des
femmes qui se sont sacrifiés
pour que vous ayez un jour la
possibilité de vivre libre dans
ce pays sur lequel vous crachez
aujourd’hui.

La Française que je suis vous prie
de vous cantonner à des débats à la
hauteur de vos capacités. Battez-vous
contre le réchauffement climatique,
pour la béatification de Karl Lagerfeld,
ou pour la culture du boulgour bio,
mais ne vous mêlez pas de la France.
Elle n’a que faire d’un « planqué derrière
ses lunettes noires » (comme vous le
dites si bien) qui vit très confortablement
dans le XVIIème, n’a jamais eu peur de
se faire tabasser dans le métro, et ne sait
pas ce que c’est que de vivre à proximité
d’un camp de Roms…

Car vous ne vivez pas dans la réalité,
vous l’ignorez absolument. Papa-maman
avocats, enfance à Boulogne, scolarité à
Henri IV, épouse qui, pendant que vous
caracoliez sur la statue de Jeanne d’Arc,
assistait à la Fashion Week : on ne peut
pas franchement dire que vous êtes des
damnés de la terre.

« Les étrangers, ça va dans des camps »
dites-vous avec ironie… Eh bien,
si vous trouvez cela tellement révoltant,
pourquoi n’en accueillez-vous pas
quelques dizaines chez vous..? Avec
vos moyens financiers, ce doit être
possible. Et nous serions tous ravis
de voir ce que donnerait cette
confrontation de vos idéaux droit de
l’humanisme avec la réalité.

Car la
réalité, monsieur, c’est que les
Français n’en peuvent plus, et si le
gouvernement a décidé de faire une
opération de communication en
expulsant quelques Roms, c’est
précisément parce qu’il sent la
révolte d’un peuple qui n’en peut
plus de vivre, jour après jour,
la communautarisation de son pays.

Voilà sans doute des mots que vous
ne connaissez pas. Je vous invite
donc à aller vous promener du côté
des Mureaux ou de la Courneuve.
Ce seront des travaux pratiques très
instructifs, je n’en doute pas…

Vous verrez alors ce que pensent
réellement ces Beurs dont vous parlez,
et avec lesquels vous rêvez de siffler
la Marseillaise. Vous allez connaître
le sens des mots « bolosser, souchien
et face de Craie »

Car les gens de courage ce ne sont
pas Zazie, Judith Godrèche,
Christophe Willem et vous-même :
vous vous indignez très
confortablement, derrière des
micros ou sur des plateaux TV,
vous vous battez contre des moulins
à vent, et avez l’impression qu’en
défendant l’antiracisme ou le
maintien des Roms en France, vous
êtes dans l’irrévérence, alors que ce
gouvernement que vous critiquez
donne depuis des années des millions
d’euros à des associations qui
pourfendent les mêmes méchants
que ceux que vous désignez d’un
doigt lisse bordé de cachemire. Votre
chanson sue le mépris. Mépris pour
le peuple, mépris pour ses
inquiétudes, mépris pour ses
souffrances.

Mépris pour les symboles d’un pays
qui ne doit pas être si atroce que cela,
puisque tant de gens veulent y rentrer
et y rester.

Quel sera le prochain acte de bravoure
et de folie artistique du mutin de
Panurge que vous êtes, Monsieur…?
Sans doute déféquer devant le
Panthéon….?

Vous êtes de ceux qui, depuis plus
de trente ans, forcent les Français à
se battre la coupe en permanence, à
rougir de leurs valeurs et de leur
histoire, à cracher sur tout ce qui
est digne et respectable dans un des
rares pays où on ne vous colle pas
au gnouf pour des propos comme
les vôtres.

J’ai 25 ans, Monsieur, je suis
française, et fière, quoi qu’il arrive,
de mon pays. Aucune nation n’est
parfaite, mais j’ai la chance de faire
partie d’une grande et belle histoire.
J’ai derrière moi des siècles
d’héroïsme et de grandeur…

J’essaie d’en être digne, tant bien
que mal. Alors quand je vois un si
petit freluquet s’estampiller bouffon
d’une cour et d’un système qui lui
rapportent tant d’argent et de
médiatisation, je ne peux que me
dresser, du haut de ma jeunesse,
et vous rappeler à l’ordre.

Au nom de cet hymne que vous raillez,
de cette Jeanne d’Arc dont vous vous
servez, veuillez, Monsieur Haroche,
avoir un peu d’humilité, d’intelligence,
et de décence. Vous n’êtes pas Guy
Môquet ni Emile Zola. Mais un petit
Parisien conformiste dont le plus grand
acte de bravoure de sa vie aura sans nul
doute été de monter une échelle, place
des Pyramides, sans un harnais de
sécurité.

Myriam Picard.

******************************

      Patrick commentaire :

Je trouve opportun de publier cette
lettre qui remet en place ce chanteur
et tous ceux dans la même ligne qui
bavent sur les valeurs de notre pays.

Tout pour dire, je comprends qu’on
s’insurge de nos dirigeants ; qu’on
se révolte de telle et telle chose.

Mais il y a une façon de le faire,
Sans salir toutes nos valeurs !

Au passage, savez-vous qui étaient
les vrais leaders de la Révolution
Française : les mômes des classes
aisées de l’époque, comme ce petit
freluquet. Ces mêmes mômes qui
voulaient tout renverser et détruire !

Ce petit freluquet est une personne
qui ne sait pas ce qu’est la vraie vie.
Il a eu une existence facile, avec des
parents qui lui ont tout donné sur
un plateau d’argent. Il ne sait pas
ce que c’est de se battre et survivre
pour son existence.

Et honnêtement, je pense que cela
lui ferait le plus grand bien de
prendre une dizaine de Roms
chez lui. Au moins, il apprendrait
quelque chose de réel de la vie.

Pour terminer et pas le moindre,
si notre Jeanne d’Arc était parmi
nous aujourd’hui, elle lui botterait
le cul pour lui remettre ses idées
en place !

***************************

 

 

Imprimer ce texte - Cliquez ici pour recevoir ce texte par courriel
Partagez cette page avec :
Sois un ami
Je suis ce qu’on peut appeler un « Don Quichotte » de la plume. Ce qui fait qu’un écrivain devient un artiste, c’est qu’il découvre sa vraie personnalité dans ses écrits. Il n’est pas assujetti aux « On dit », où, « Il ne faut pas que j’écrive cela ». Il est vrai avec l’inspiration qui lui est donnée, pure dans ses pensées. Le prix d’une telle liberté est : « Si tu peux être vrai avec toi-même, tu ne peux être faux avec personne » Patrick Etienne
Cliquez sur mon nom pour m'envoyer un message