L’apprentissage par l’échec

Elsa Sichrovsky

C’était la fin d’une nouvelle longue journée de travail. Au cours de mon premier semestre en tant que professeur d’anglais en seconde langue, chaque jour m’apportait des dizaines de nouveaux défis, que je ne réussissais pas à relever.

Les concepts que j’essayais de transmettre à mes élèves leur échappaient en quelque sorte, m’amenant à grommeler quand je corrigeais leurs copies. Le directeur de l’école m’avait dit que mes élèves ne faisaient pas assez de progrès visibles en anglais. Les parents se plaignaient de mes méthodes de gestion de la classe. J’étais un échec dans tous les aspects de mon travail.

Il est vrai que l’enseignement n’est pas censé être facile. Mes collègues m’ont dit que c’était normal pour la première année, que ça allait s’améliorer – mais dans l’immédiat, quelle solution ?

Comment faire quand je me trouve tous les jours devant une classe indisciplinée,

et que j’ai honte intérieurement de mon incapacité à contrôler le comportement des élèves ?

Un soir, alors que je naviguais sur Internet après une nouvelle journée de cours aussi intense que frustrante, je suis tombée sur une citation qui répondait à la question brûlante de mon cœur :

L’échec devrait être notre professeur, pas notre fossoyeur. L’échec, c’est un retard, pas une défaite. C’est un détour temporaire, pas une impasse. L’échec est quelque chose que nous pouvons éviter seulement en ne disant rien, en ne faisant rien et en n’étant rien.

J’ai donc décidé d’essayer de voir chaque échec comme un catalyseur de croissance. Au lieu de laisser la honte et le désespoir me submerger, je me suis concentrée sur ce que je pouvais glaner et apprendre de chaque échec.

J’ai donc essayé de me rappeler que chaque fois qu’une activité dégénérait en indiscipline, je venais d’en apprendre plus sur ce qui ne fonctionnait pas avec mes élèves.

Lorsque mon directeur me signalait des lacunes dans mon style d’enseignement, je m’efforçais de changer mon attitude et ma méthode.

Chaque fois que les petits visages me regardaient d’un air confus ou ennuyé, je me rendais compte que je devais changer ma façon de leur enseigner un concept.

Avec le recul, je suis reconnaissante pour chacun de ces moments décourageants dans la première année de ma carrière d’enseignante.

Les échecs sont maintenant derrière moi, mais j’ai bien retenu les précieuses leçons que j’ai apprises sur la façon de présenter l’information, de communiquer avec les élèves, de gérer les problèmes en classe et, surtout, de gérer mes propres échecs, et elles continuent à me fortifier.

Je fais encore des erreurs en classe, mais j’ai appris à ne pas broyer du noir. Si je peux me concentrer sur ce que chaque échec peut m’apprendre, alors l’échec est simplement un pas de plus vers le progrès.

***

Voici le jour

Marie Alvero

Qui aurait cru que j’écrirais un article sur le thème du bonheur et de la satisfaction après tout ce que nous avons vécu cette année à cause du virus COVID-19 ? Après avoir enduré tant d’insécurité et d’incertitude dans la vie de tous les jours, comment cela pourrait-il être un temps de réflexion sur le bonheur ?

Si vous êtes comme moi, votre bonheur provient en partie du sentiment que vous avez un certain contrôle sur votre vie. Il vient de la capacité à anticiper les événements. Cela vient du fait que l’on sait.

Mais je lisais la Bible ce matin, et un passage m’a sauté aux yeux : A vous maintenant qui dites : Aujourd’hui ou demain nous irons dans telle ville, nous y passerons une année, nous y ferons des affaires et nous gagnerons de l’argent,  vous qui ne savez pas ce qui arrivera demain !

En effet, qu’est-ce que votre vie ? C’est une vapeur qui paraît pour un instant et qui disparaît ensuite. Vous devriez dire, au contraire : Si Dieu le veut, nous vivrons et nous ferons ceci ou cela  (Jacques 4 :13-15)

Nous ne sommes pas capables de prédire ce que nous allons faire ou quand nous allons le faire. Jésus nous enseigne à prier Donne-nous aujourd’hui le pain dont nous avons besoin. (Matthieu 6:11)

Lorsque Dieu a dit aux enfants d’Israël de ramasser la manne, c’était quelque chose qu’ils devaient faire quotidiennement (sauf le jour du sabbat).

Dieu est content que nous ne connaissions pas le lendemain, et que nous devions Lui faire confiance et dépendre de Lui.

Alors comment puis-je être heureuse en ces temps d’incertitude ? J’ai bien réfléchi à cette question au cours des dernières semaines, et voici ma conclusion : Chaque jour, je peux déclarer :

Voici le jour que l’Éternel a fait : qu’il soit pour nous un sujet d’allégresse et de joie !

Aujourd’hui m’appartient, et je sais ce que je vais en faire.

Cela ne répond pas à toutes les questions et cela offre très peu de conseils pratiques. Mais c’est la base sur laquelle s’appuyer quand tout est sens dessus dessous, et que les paramètres habituels de bonheur et de satisfaction ne sont pas au rendez-vous.

Quand il est difficile de voir plus loin, parce que vous êtes dans le brouillard, il vous reste aujourd’hui pour faire de votre mieux.

Jésus vous aime tellement qu’Il a payé le prix ultime, en donnant sa vie de plein gré pour que vous puissiez avoir la vie éternelle. Faites l’expérience de son amour, dès maintenant et pour toujours, en faisant cette prière :

Cher Jésus, merci d’avoir donné ta vie pour moi. Pardonne-moi pour tout le mal que j’ai fait, viens dans mon cœur et donne-moi ton cadeau de la vie éternelle. Remplis-moi de ton amour et de ton Esprit, et apprends-moi à mieux Te connaître. Amen.

Patrick :

Une petite prière qui semble bien ridicule en face de ce grand monde rempli de problèmes et de violences ! Mais pourtant, cette petite prière que j’ai faite il y a 43 ans à changer et bouleverser ma vie pour toujours !

Ce jour-là, tout a été un miracle ; je suis né de nouveau dans l’esprit et je suis devenu une nouvelle création de Dieu, où les choses vieilles (anciennes) ont disparu, et où toutes choses (ma nouvelle vie) ont été faites nouvelles.

Jésus répondit et lui dit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. 

Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître

Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est né d’eau et de l’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. 

Ce qui est né de la chair est chair; et ce qui est né de l’Esprit est esprit. 

Ne t’étonne pas de ce que je t’ai dit : Il vous faut être nés de nouveau. 

(Jean, chapitre 3)

En sorte que si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles (2 Corinthiens 5:17)

Et c’est pour cela que nous fêtons Noël et que pour nous Chrétiens cette fête d’anniversaire est importante et significative car :

Aujourd’hui, dans la cité de David, vous est né un sauveur, qui est le Christ, le Seigneur (Luc 2 :11) ;

Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, Et la domination reposera sur son épaule ; On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix (Esaïe 9 :6)

***

La foi qui fait la différence

George Sosich

Mon père avait de graves problèmes de santé mentale. Cela nous causait, à ma mère, à lui-même, et aux sept enfants que nous étions, beaucoup de chagrin. J’ai eu une enfance très malheureuse.

À l’âge de 2 ans, j’ai été gravement brûlé par une casserole d’eau bouillante. Aujourd’hui encore, mon corps en porte les cicatrices à différents endroits.

À l’âge de 17 ans, j’ai développé une glomérulonéphrite, une maladie rénale chronique qui survient rarement chez des personnes aussi jeunes.

À 20 ans, j’ai contracté une salmonelle qui m’a gardé à l’hôpital pendant six semaines, et à laquelle j’ai survécu de justesse. Elle a endommagé encore un peu plus mes reins déjà bien malades.

À 37 ans, j’ai souffert d’insuffisance rénale totale. On a dû me maintenir en vie artificiellement grâce à un appareil de dialyse qui éliminait les toxines de mon sang, trois fois par semaine pendant quatre heures chaque fois, dans une clinique locale. Sans ce traitement, je serais mort en une semaine.

Deux ans et demi plus tard, ma sœur m’a fait don d’un de ses reins. Cela m’a libéré de l’appareil de dialyse, mais m’a obligé à prendre, toutes les douze heures, des médicaments vitaux immunosuppresseurs, et à me rendre régulièrement à l’hôpital pour surveiller le nouvel organe.

Cinq mois après cette greffe qui m’a sauvé la vie, ma magnifique épouse est décédée subitement à l’âge de 34 ans, me laissant avec nos cinq jeunes enfants et mes problèmes de santé. Ce fut une perte tragique, mais je me suis accroché à la vie et je me suis remarié plusieurs années plus tard. Ma charmante épouse et moi avons deux magnifiques jeunes enfants.

Malheureusement, mon rein greffé a cessé de fonctionner il y a deux ans, et je dois de nouveau être maintenu en vie artificiellement par un appareil de dialyse. À l’âge de 57 ans, j’attends une seconde greffe de rein.

Mon parcours médical a été marqué par des périodes prolongées de santé défaillante où je suis cloué au lit, des épisodes d’urgence vitale, des centaines de visites à l’hôpital, un millier d’aiguilles, des montagnes de médicaments, d’innombrables analyses sanguines et autres procédures, plusieurs opérations chirurgicales, de nombreuses complications et de multiples admissions à l’hôpital. Et cela continue.

Je suis conscient du fait que de nombreuses personnes ont eu une existence beaucoup plus dure que la mienne. Mais en ce qui me concerne, ma vie a été plus difficile que celle de tous les gens que j’ai connus. Malgré tout, je considère que j’ai eu une belle vie. Car en dépit de tout, j’ai contracté deux mariages heureux avec des femmes merveilleuses, j’ai eu 7 beaux enfants, j’ai servi Dieu en tant que missionnaire et travailleur bénévole pendant 38 ans, et j’ai habité ou visité 18 pays dans lesquels j’ai vécu de nombreuses aventures.

Alors comment ai-je réussi à rester positif et à continuer de me relever chaque fois que l’adversité semblait m’avoir porté un coup mortel ? La réponse se trouve dans ma foi en Dieu et dans l’Éternité :

Je sais que même si je ne connais pas les raisons d’une telle malchance, Dieu, Lui, les connait, et qu’Il fait tout à merveille. 1

Je sais que même si ma famille et mes amis ne peuvent pas comprendre ce que j’éprouve, Dieu le sait.

Je sais qu’Il m’aime encore et qu’Il prend toujours soin de moi, et que même dans l’adversité et le chagrin, Il ne me laissera pas et ne m’abandonnera jamais. 2

Je sais que Jésus Lui-même n’a pas été épargné par la souffrance. Par conséquent, Il peut comprendre ce que je ressens et faire preuve d’empathie, car Lui-même a été rejeté, trahi, bafoué, torturé et, pour finir, exécuté. 3

Je sais que la Bible nous promet qu’Il fait concourir toutes choses au bien de ceux qui L’aiment. 4

Je sais que je peux trouver la joie après la détresse parce qu’Il a promis que si, le soir, des pleurs subsistent, au matin, la joie éclate. 5

Je sais que ce n’est pas parce que je suis au tapis que j’ai reçu un coup fatal pour autant. Avec l’aide de Dieu, je peux me relever et reprendre le combat. Car même si le juste tombe sept fois, il se relèvera. 6

Je sais trouver du réconfort dans l’histoire biblique de Job. Ce riche propriétaire, cité dans l’Ancien Testament, perdit son immense fortune, ses troupeaux, sa maison, ses enfants, et pour finir, sa santé, après une série de terribles catastrophes naturelles et personnelles ; pourtant il conserva sa foi en Dieu.

Je sais que mes souffrances peuvent m’enseigner de précieuses leçons de vie, comme la compassion pour ceux qui souffrent, et que je peux ainsi devenir une source d’encouragement pour eux.

Je sais que cette vie me prépare à celle qui va suivre, et que les leçons que j’apprends ici-bas ont une valeur éternelle.

Je sais que je peux m’attendre à une Éternité exempte de toutes larmes, de tous problèmes, de toutes maladies et de toutes douleurs. Il essuiera toute larme de leurs yeux. La mort ne sera plus et il n’y aura plus ni deuil, ni plainte, ni souffrance. Car ce qui était autrefois a définitivement disparu. 7

Si vous n’êtes pas croyant, vous pouvez vous connecter à Dieu dès maintenant en recevant son Fils, Jésus, dans votre cœur, et ainsi commencer votre voyage de foi aujourd’hui même.

Si vous venez juste de découvrir la foi chrétienne, vous pouvez vous employer à la faire grandir et à l’affermir en étudiant la Bible, ainsi que d’autres ouvrages chrétiens nourrissants pour la foi.

Ainsi la foi vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend vient de la parole de Dieu.  8

Votre foi fait toute la différence dans votre manière de faire face à l’adversité. Cela vaut largement le temps et les efforts que vous aurez investis pour acquérir une foi solide en Dieu.

  1. Voir Marc 7:37

  2. Voir Hébreux 13:5

  3. Voir Hébreux 4:15

  4. Romains 8:28

  5. Psaume 30:5

  6. Proverbes 24:16

  7. Apocalypse 21:4

  8. Romans 10:17

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