La poursuite de la sainteté

La sainteté est un des attributs de Dieu, une partie de son être essentiel. Il est distinct, séparé, différent et plus grand que quiconque ou que tout ce qui existe ; Il est aussi moralement pur. Sa sainteté est la différence essentielle  entre Dieu et l’homme.
Bien que nous puissions refléter Dieu en accomplissant des actes saints, Dieu est sainteté. Sa sainteté est une absence de mal, une absence parfaite de tout mal. En tant qu’êtres humains, nous ne sommes pas capables de cela.
En (1 Jean 1:5), nous lisons que :
Dieu est lumière et il n’y a aucune trace de ténèbres en lui.
Les termes lumière et ténèbres, lorsqu’ils sont employés de cette façon dans la Bible, ont un autre sens, plus profond,  que celui de jour et nuit. Jean nous dit que Dieu est totalement exempt de tout mal moral et qu’il est Lui-même l’essence de la pureté  morale.[1]
Dieu est toujours en parfaite conformité avec son propre caractère et agit toujours de manière cohérente avec son saint caractère. Parce qu’il est saint, tous ses actes sont saints. Par conséquent, nous pouvons être assurés que ses actions qui nous concernent sont toujours parfaites et justes. Dieu ne peut jamais être injuste, car ce serait contraire à sa nature essentielle.
Parce que Dieu est saint, nous aussi, nous sommes appelés à être saints. L’apôtre Pierre écrivait : Comme des enfants obéissants, ne vous laissez plus diriger par les passions qui vous gouvernaient autrefois, au temps de votre ignorance.   Au contraire, tout comme celui qui vous a appelés est saint, soyez saints dans tout votre comportement. Car voici ce que Dieu dit dans l’Écriture : Soyez saints, car je suis saint.[2]
Le mot grec traduit ici par comportement signifie façon de vivre, attitude, conduite ; bref, c’est la manière dont une personne se conduit. Ailleurs, la Bible nous dit : Faites tous vos efforts pour être en paix avec tout le monde et pour mener une vie de plus en plus sainte, sans laquelle nul ne verra le Seigneur.[3] Bien sûr, il ne nous est pas possible d’être totalement saints, car nous sommes humains et nous péchons. Toutefois, la sainteté fait partie de notre cheminement avec le Seigneur et du processus qui nous fait devenir plus semblables à Lui.
Le mot sainteté a deux sens. Le premier désigne la séparation ou la consécration. Dans l’Ancien Testament, Israël était appelé un peuple saint parce qu’il appartenait exclusivement à Dieu et était séparé des autres nations.   Cela renvoyait à la séparation ou l’altérité de Dieu par rapport à toutes les choses créées. Le concept des chrétiens comme peuple saint figure également dans le Nouveau Testament : Vous êtes un peuple choisi, des prêtres royaux, une nation sainte, un peuple racheté afin de proclamer les louanges de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière.[4]
Le peuple de Dieu est saint en vertu de son appartenance exclusive à Dieu.
Le deuxième sens de saint fait référence à la pureté et à la propreté. L’Ancien Testament comporte de nombreuses prescriptions concernant la sainteté rituelle, y compris la purification cérémonielle et la distinction entre aliments purs  et impurs. Il parle aussi de purification du péché.[5] Dans    le Nouveau Testament, Jésus a mis fin à la pureté rituelle et cérémonielle et a insisté sur la pureté intérieure, la pureté morale, la pureté du cœur.[6]
Grâce au salut, nous devenons saints ou sanctifiés.[7] Et pourtant, bien que nos péchés aient été pardonnés, nous ne sommes en aucun cas sans péché. Bien que nous ne soyons plus sous l’empire du péché, il est toujours présent en nous. Si nous prétendons n’être coupable d’aucun péché, nous vivons dans l’illusion, et la vérité n’habite pas en nous.[8] Bien sûr, nous commettrons quand même des péchés, mais Si nous reconnaissons nos péchés, il est fidèle et juste et, par conséquent, il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout le mal que nous avons commis.[9]
Le péché n’a pas sur nous la même emprise qu’il avait avant le salut, mais nous luttons toujours contre lui. Dans un sens, nous sommes rendus « saints » au moment du salut, mais nous passons aussi par un processus de transformation progressive tout au long de notre vie—c’est une croissance en sainteté. L’apôtre Paul l’a exprimé en ces termes : Et nous tous qui, le visage découvert, contemplons, comme dans un miroir, la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en son image dans une gloire dont l’éclat ne cesse de grandir. C’est là l’œuvre du Seigneur.[10]
Cette croissance en sainteté n’est pas automatique ; elle requiert un effort, comme l’exprime la comparaison avec la course : débarrassons-nous de tout fardeau, et du péché qui nous cerne si facilement de tous côtés, et courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée.[11] Il y a une évacuation continuelle du péché tout au long de la course de notre vie. Nous ne parviendrons jamais à ressembler entièrement au Christ et nous n’éradiquerons jamais totalement le péché de notre vie terrestre. Cependant, quand bien même nous savons que cela n’arrivera pleinement que dans la vie à venir, nous sommes tenus de nous y employer dans notre vie présente.
Nous devrions nous employer à nous conformer totalement   à la ressemblance de Dieu—notre cœur, nos émotions, nos pensées, notre âme et notre esprit. Au fur et à mesure que ces aspects de notre personne se transforment, les actions  de notre corps refléteront cette transformation intérieure ; nos actions, nos paroles, nos rapports avec les autres refléteront le Christ. Comme le disait l’apôtre Paul : Amis très chers, ces promesses sont pour vous. Alors lavons-nous de tout ce qui abîme notre corps et notre cœur. Cherchons à être parfaitement saints en respectant Dieu avec confiance.[12]
La Bible souligne la nécessité de cette transformation par le renouvellement continuel de nos pensées : Ne vous laissez pas modeler par le monde actuel, mais laissez-vous transformer par le renouvellement de votre pensée.[13] Nous sommes appelés à adopter une mentalité fondée sur  les écritures en sorte que nos valeurs, nos désirs et notre morale soient ancrés dans les enseignements de la Bible     au lieu d’être alignés sur les normes de la société.
La piété et l’attachement à Dieu nous appellent aussi à transformer notre volonté pour l’aligner sur sa volonté telle qu’elle est révélée dans la Bible. Nous embrassons ce que Dieu veut et nous disons non à ce qui s’oppose à Lui. Nos choix, nos décisions et nos actions sont conformes à sa volonté et à sa nature telles qu’elles sont révélées dans sa Parole. La grâce de Dieu nous aide à faire les bons choix moraux.
La transformation qui nous amène à ressembler au Christ   est holistique en ce qu’elle transforme la totalité de notre personne. C’est un processus qui commence au moment où nous sommes sauvés et se poursuit tout au long de notre vie. Il s’accomplit par la grâce de Dieu et l’œuvre transformatrice du Saint-Esprit, mais cela ne veut pas dire que Dieu nous transforme à la ressemblance du Christ sans que nous   ayons à faire aucun effort. Lorsque nous voulons sincèrement ressembler à Jésus, il va de soi que nous prions pour que le Seigneur nous change, mais nous prenons aussi des décisions qui nous font progresser vers la sainteté, et nous appliquons ces décisions.
La ressemblance au Christ nous appelle à combattre les actions, les impulsions et les pensées négatives présentes dans notre cœur et notre esprit qui mènent au péché ; et à embrasser les vertus, les valeurs et la morale qui reflètent     la nature de Dieu.

 

[1] Cet article emprunte les principaux points du livre de Jerry Bridges The Pursuit of Holiness [La poursuite de la sainteté]  (Colorado Springs. NavPress, 2006).
[2] 1 Pierre 1.14–16. Sauf indication contraire, tous les passages bibliques cités sont extraits de la Bible du Semeur, copyright © 1992, 1999 by Biblica, Inc.® Tous droits réservés.
[3] Hébreux 12.14.
[4] 1 Pierre 2.9 S21.
[5] Lévitique 16.30.
[6] Matthieu 5.8.
[7] Hébreux 10.10.
[8] 1 Jean 1.8.
[9] 1 Jean 1.9.
[10] 2 Corinthiens 3.18.
[11] Hébreux 12.1.
[12] 2 Corinthiens 7.1 PDV.
[13] Romains 12.2.
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La transformation de Pierre

Nous avons affaire ici à l’une des personnalités les plus illustres de toute la Bible, Simon Bar-Iona, qu’on connaît mieux aujourd’hui sous le nom de Saint Pierre, l’apôtre.   C’est l’un des premiers disciples de Jésus. Un pêcheur   fruste et bourru, une forte personnalité bouillonnante d’énergie, un fonceur.
Au cours de ses années de formation, sous la tutelle de Jésus, Pierre n’a pas manqué les occasions de foncer,    selon l’expression consacrée, comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Dans son franc parler, de tous les apôtres, il hésitait le moins à dire ce qu’il pensait. Il agissait sur des coups de tête, sans s’inquiéter des conséquences. Comme c’est le lot des fortes personnalités, son extrême assurance, ses idées bien arrêtées sur la  démarche à   suivre, le conduisaient souvent à commettre les pires   bévues.
Toutefois, peu après la Résurrection de Jésus, Pierre subit une transformation spectaculaire. Et tel est l’objet de notre histoire. Celle-ci débute aux dernières heures du ministère   de Jésus sur terre, plus exactement lors du dernier souper   de Jésus avec Ses disciples, à la veille de Sa crucifixion.
“Avant que le coq…”
Sachant qu’il allait bientôt souffrir la torture et la mort pour   les péchés du monde, Jésus, en regardant Ses apôtres, leur annonça tristement : Vous serez tous ébranlés et cette nuit vous Me laisserez tomber. En effet, il est écrit : Je frapperai   le berger, et les brebis du troupeau s’enfuiront de tous côtés.  (cf. Zacharie 13:17)
A ces mots, Pierre déclara avec fougue : Même si tous les autres Te laissent tomber, moi pas !
Mais Jésus, sachant ce qui allait se passer, répondit calmement : Avant que le coq ait chanté, tu m’auras renié trois fois.
Pierre, choqué d’une telle prédiction, insista de plus belle : Même s’il me fallait mourir avec Toi, je ne Te renierai pas.     Et les autres disciples d’en faire autant : quoi qu’il arrive,      ils  se tiendraient aux côtés de Jésus.
Cependant, au grand dépit de Pierre, la prédiction de Jésus allait bientôt se réaliser. Cette nuit-là, alors que Jésus se trouvait dans le Jardin de Gethsémané, en prière avec Ses disciples, un groupe de soldats du Temple, envoyés par les chefs des prêtres et les leaders religieux, survint, accompagné par une grande foule armée d’épées, de   bâtons et de torches. Ils s’emparèrent de Jésus qui,     sachant que  Son temps était venu, les suivit, seul, sans   offrir de résistance. Cette arrestation causa la panique    parmi les disciples. Ceux-ci, s’empressant d’oublier leurs serments     de fidélité, s’enfuirent dans la nuit pour sauver leur peau.
“Même si tous les autres Te laissent tomber, pas moi !”
Tandis que Jésus était emmené pour être jugé par un tribunal religieux assemblé à la hâte dans le palais du grand prêtre, Pierre Le suivit de loin, pour observer. Dans la cour, une servante qui n’avait pas été sans remarquer le désarroi et l’agitation de Pierre, lui demanda :
N’es-tu pas l’un des disciples de cet homme ?
Absolument pas ! riposta Pierre.
Quelques instants plus tard, alors qu’il se réchauffait auprès du feu qu’avaient allumé les gardes de nuit, un homme, qui avait assisté à l’arrestation de Jésus, le désigna du doigt et   le prit à partie :
Est-ce que je me trompe ou est-ce que je T’ai vu avec Lui dans le Jardin de Gethsémané ?
Je jure que je ne connais pas cet homme ! fit Pierre, sèchement.
Mais bientôt, d’autres encore y allèrent de leurs accusations :
Tu fais partie de ce groupe ! On peut l’entendre à ton accent, tu viens de Galilée, comme Jésus. Tu dois faire partie de Ses disciples !
Craignant pour sa vie, Pierre se mit à jurer comme un charretier :
Ça n’a absolument aucun sens, je ne connais même pas ce type !
Pierre venait à peine de prononcer son troisième reniement, qu’un coq se mit à chanter, très distinctement. A cet instant, Jésus qui, emmené par Ses ravisseurs traversait  la cour en direction d’un autre édifice, se retourna et plongea son regard dans celui de Pierre. Aussitôt les paroles de Jésus revinrent  à sa mémoire : Avant que le coq ait chanté, tu M’auras renié trois fois.
Accablé de remords, Pierre sortit de la cour d’un pas chancelant, et se mit à courir comme un fou dans la nuit.        Il finit par s’écrouler sur le sol, pour y pleurer amèrement.
La promesse d’une force
Le lendemain matin, Jésus fut emmené pour être crucifié.
Ses disciples, se sentant en danger, allèrent se cacher. Mais trois jours après Sa crucifixion, Jésus ressuscita des morts et leur réapparut dans le lieu même où ils se cachaient. Faisant preuve d’un grand amour, Il pardonna à Pierre et aux autres leurs peurs et leur reniement, et par Ses paroles, leur insuffla une nouvelle force, une nouvelle foi.
Pendant les quarante jours qui suivirent Sa résurrection, Jésus continua de leur apparaître, pour les encourager et  leur expliquer la mission qui les attendait. Le quarantième jour, juste avant de monter au Ciel, Il leur donna instruction  de retourner à Jérusalem pour y attendre ce que Mon Père vous a promis. (cf. Luc 24:49) La plus formidable transformation de leur vie allait s’y opérer.
Les apôtres retournèrent donc à Jérusalem. En compagnie  de plus de 120 autres disciples et leurs femmes et leurs enfants, ils attendirent ensemble, dans la prière, selon les instructions du Maître. Leurs prières furent exaucées dix jours plus tard, sous la forme d’une impressionnante manifestation de la puissance de Dieu.
Saint Luc devait ainsi relater l’événement: Tout à coup, un grand bruit survint du ciel : c’était comme si un violent coup  de vent s’abattait sur eux et remplissait toute la maison où    ils se trouvaient assis. Au même moment, ils virent   apparaître des sortes de langues de feu qui ressemblaient     à des flammèches. Elles se séparèrent et allèrent se poser sur       la tête de chacun d’eux. Aussitôt, ils furent tous remplis du Saint-Esprit et commencèrent à parler dans différentes langues, chacun s’exprimant comme le Saint-Esprit lui  donnait de le faire. (Actes 2:2-4)
Ça y était ! C’était ce qu’ils avaient attendu : une force surnaturelle venant du Seigneur pour leur permettre de poursuivre Son œuvre, maintenant qu’Il les avait quittés !  D’un seul coup, la peur, l’anxiété, la lâcheté, tout cela s’était envolé. Pierre, transformé par la puissance surnaturelle du Saint-Esprit, conduisit les disciples dans l’une des expériences d’évangélisme les plus spectaculaires de tous  les temps !
 Un changement miraculeux
La fête des récoltes, l’une des fêtes les plus importantes du calendrier juif, était célébrée dans les rues de Jérusalem et, pour l’occasion, de nombreux pèlerins de nationalité juive étaient venus de l’étranger. Pierre descendit dans la rue, entouré des autres disciples.
Remplis qu’ils avaient été du Saint-Esprit, pleins à en déborder, ils se mirent tous, de façon surnaturelle, à parler dans les langues étrangères des foules en visite à Jérusalem. Chacun s’exprimait couramment dans une langue qu’il n’avait jamais apprise ! La nouvelle du miracle se répandit dans la ville et attira de nouvelles foules. Avec assurance, les disciples annoncèrent aux multitudes les merveilleuses nouvelles de l’amour de Dieu et du salut en Jésus.
Pierre grimpa sur le parvis d’un édifice qui se trouvait à proximité. Levant les bras, il s’adressa, en criant, à la foule immense qui s’était rassemblée. Un grand silence s’abattit   sur tous. Il parla avec une telle autorité, une telle conviction, que 3000 personnes se convertirent — non seulement se convertirent, mais s’engagèrent ce jour-là à devenir disciples du Christ !
Voilà un homme qui, après l’arrestation de Jésus, avait fait preuve d’une lâcheté telle qu’il L’avait renié trois fois. Or    voici qu’à présent, il se tenait devant des milliers de gens, proclamant avec hardiesse le message de Dieu, et cela,   dans la ville même où Jésus, à peine deux mois plus tôt,  avait été arrêté, jugé et exécuté!
Assurément, en réponse à la prière de Jésus, Pierre avait bien changé. (cf. Luc 22:32)
Mais d’où venait cette soudaine transformation ? De la puissance, de la force surnaturelle du Saint-Esprit !
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