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La littérature : est-elle si neutre ?

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La littérature : est-elle si neutre ?

Est-ce que c’est la notoriété qui fait la valeur de l’écrit ou l’écrit qui fait la valeur de la personne qui écrit ?

J’en suis sûr, qu’en lisant cela, cela vous donnera des poches sous les yeux, n’est-ce pas ? Sous quel critère peut-on comparer l’art et le savoir d’un homme ?

Si vous êtes un parfait inconnu dans le domaine de la plume, il y a de grandes chances que vous soyez encadré dans un vulgaire cadre en bois, mis au rebus dans les sous-sols des oubliés et des mal aimés.

Mais si vous êtes une de ces célébrités qui a le vent du succès dans ses voiles, alors votre cadre sera orné d’or pur, posé à la vue de tout le monde, bien en évidence dans le hall d’honneur de la réussite.

Ce n’est pas ce que vous écrivez qui importe, mais que vous plaisiez aux yeux du monde et des lecteurs ; être reconnu, est une aventure bien hasardeuse et onéreuse, qui ne réussit pas aux timides, qui implique que vous soyez conforme à des critères bien définis de la société pour faire enfin partie de ses élites.

Un concours par exemple, ne se gagne pas sur la vivacité de l’esprit qui l’écrit, ni sur la finesse de sa plume, mais plutôt sur la bonne humeur de ses juges, ainsi que l’envie pressante d’un public qui recherche la lettre plutôt que de l’esprit qui donne la vie.

Toutes ces prix littéraires — je peux vous dire qu’il y en a que l’embarras du choix — sont l’orgueil d’une société, quand le monde honore les siens pour être conforme à sa propre image.

Ici, on ne peut plus parle plus d’inspiration, parce que la vraie inspiration n’appartient à personne, ni à vous ni à moi !

N’est-ce pas ici, la faiblesse humaine, où je devrais plutôt dire, la corruption humaine, de toujours vouloir s’attribuer la gloire ; n’est-ce pas ce péché par lequel le Diable s’est laissé piéger ?

Donnons un mot final et finissons-en une bonne fois pour toute avec ces préliminaires; ne vous ruez pas sur un ouvrage, adulé par de belles critiques, avec un titre pompeux comme « Prix gagnant, Goncourt… »

Parce que ce n’est pas l’inspiration divine de son auteur que vous achetez, mais sa belle couverture !

Écrit par Patrick Etienne

Le prix Goncourt est un prix littéraire français récompensant des auteurs d’expression française, créé par le testament d’Edmond de Goncourt en 1892. La Société littéraire des Goncourt fut officiellement fondée en 1902 et le premier prix Goncourt fut proclamé le 21 décembre 1903. Ce prix annuel est décerné au début du mois de novembre par l’Académie Goncourt, après trois présélections successives, en septembre et en octobre, parmi les romans publiés dans l’année en cours. C’est le prix littéraire français le plus ancien et l’un des plus prestigieux.

Selon une étude de GfK, les prix ayant eu le plus d’impact sur les ventes de 2005 à 2009 seraient :

1. Prix Goncourt (380 000 ventes moyennes par livre primé)
2. Prix Renaudot (220 000)
3. Prix Femina (155 000)
4. Prix Goncourt des lycéens (125 000)
5. Grand prix des lectrices de Elle (120 000)
6. Prix des maisons de la presse (100 000)
7. Prix Interallié (95 000)
8. Prix du livre Inter (60 000)
9. Prix des libraires (55 000)
10. Prix du roman Fnac (50 000)
11. Prix Médicis (42 000)

Note de Patrick :
Comme vous pouvez le remarquer vous-même, le prix pour le livre le plus lu, acheté, traduit dans le monde est mis de côté, ce qui est normal, parce que la Bible donne une pâle figure à tous ces ouvrages humains !

● « Un écrivain qui reçoit un prix littéraire est déshonoré »
Paul Léautaud (1872-1955)

● « Goncourt : Gens qui, “à tout prix”, voulaient laisser leur nom dans les Lettres »
Jacques Prévert (1900-1977)

● « Les prix littéraires donnent un complexe de supériorité aux jurés et un complexe d’infériorité aux élus »
(Auteur français Georges Perros)

● « On sent bien que je ne parle pas de ces écumeurs littéraires qui vendent leurs bulletins ou leurs affiches à tant de liards le paragraphe »
(Le Mariage de Figaro (1784), préface de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais)

● « Il suffit d’ouvrir un manuel de littérature grecque ou latine pour constater que les belles époques littéraires sont d’un demi-siècle alors que les littératures dites de décadence durent six cents ans »
(La France byzantine de Julien Benda)

●  « Les mots qui font fortune appauvrissent la langue »
(Sacha Guitry)

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Sois un ami
Je suis ce qu’on peut appeler un « Don Quichotte » de la plume. Ce qui fait qu’un écrivain devient un artiste, c’est qu’il découvre sa vraie personnalité dans ses écrits. Il n’est pas assujetti aux « On dit », où, « Il ne faut pas que j’écrive cela ». Il est vrai avec l’inspiration qui lui est donnée, pure dans ses pensées. Le prix d’une telle liberté est : « Si tu peux être vrai avec toi-même, tu ne peux être faux avec personne » Patrick Etienne
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