Donner n’est pas simplement un acte d’amour : c’est l’essence même de l’amour.

En ce premier Noël, il y a bien longtemps, J’ai commencé une chaîne d’amour éternelle et Je compte sur toi pour la continuer. Mon salut, Je le donne à tous ceux qui l’accepteront, et J’aspire à ce que chacun sur terre vienne à Me connaître et sache combien Je l’aime. Mais voilà, J’ai choisi d’agir à travers d’autres humains. Mon message a toujours été transmis ― et il le sera toujours ― par la bouche, par les mains et les pieds, par les actes de ceux qui ont fait le choix d’être Mes amis et Mes disciples.

À travers les âges, des centaines de milliers de Mes disciples ont donné d’eux-mêmes pour prolonger cette chaîne d’amour. Les uns ont donné peu, d’autres ont donné beaucoup, d’autres encore ont tout donné. Cependant, ils ont tous donné quelque chose, à la mesure de leur bonne volonté, de leur foi et de leur désir, ou autant que Je les ai inspirés à donner, afin de prolonger cette chaîne d’amour. Quelques-uns ont propagé Mon message à des milliers, voire des millions d’hommes. D’autres n’ont enseigné la vérité qu’à une ou deux personnes, mais tous ont participé et Ma grande chaîne d’amour n’aurait pas été complète si chacun d’eux n’avait joué son rôle.

En revoyant le passé, il M’est arrivé de me demander ce qu’il serait advenu si Je n’avais pas choisi de venir vivre et mourir comme l’un d’entre vous. Mais jamais Je n’ai regretté de l’avoir fait ! Dès la nuit de Ma naissance dans cette humble crèche, lorsque les anges ont chanté et que l’étoile de Noël propageait son message à travers le ciel, Je savais, sans l’ombre d’un doute, que tout cela en vaudrait la peine.

Pour Moi, le fait de gagner ton amour valait bien que Je sacrifie tout le reste. Mon Père et Moi, en te créant, Nous aurions pu faire en sorte que tu M’aimes comme un automate, ou que tu sois sans péché, parfait. Autrement dit, que le Ciel te soit assuré. Mais J’ai toujours su cette vérité profonde qu’un amour forcé, un amour qui n’est pas donné librement n’est pas de l’amour.

Aimer veut dire donner. Donner n’est pas simplement un acte d’amour : c’est l’essence même de l’amour. On ne peut aimer sans donner. Il n’y a pas d’amour vrai sans sacrifice. C’est ce que Je t’ai appris le jour où Je suis descendu du Ciel. C’est le véritable esprit de Noël : donner, aimer, partager.

Il en coûte toujours de donner, mais donner est toujours abondamment récompensé. Ceux qui donnent d’eux-mêmes en se sacrifiant trouvent le plus grand épanouissement, dans ce monde comme dans l’au-delà céleste.

PRENDS LE TEMPS DE PENSER…

En cette période de Noël, Je voudrais que tu penses à ce que veut dire donner. Je voudrais que tu te rappelles ce que Je vous ai donné en venant sur Terre. Et puis, tout ce que Je t’ai donné à toi personnellement, que ce soit des petites choses et des plus grandes, des prières exaucées ou des bénédictions. Revois ta vie et fais le compte de tout ce que tu as reçu de Moi…

Maintenant, pense à ce que tu as donné aux autres. Parfois tu as fait passer le bonheur des autres, leur bien-être, avant le tien. Parfois tu t’es sacrifié, ou tu as pensé aux autres alors que c’était difficile…

Ensuite, essaye de voir comment Je t’ai récompensé. Ce n’est pas toujours facile à réaliser parce que le lien n’est pas forcément évident. Mais dans chaque cas, tu verras que ton sacrifice, tôt ou tard, a été récompensé. Parce que Je récompense toujours celui qui donne…

À présent, pense au futur. Pense aux promesses que je t’ai faites et qui n’ont pas encore été accomplies. Tu peux déjà te réjouir du fait que Je vais les tenir ; car tu sais bien que J’aime donner, plus encore tu n’aimes recevoir…

Enfin, pense à ce que tu vas donner aux autres en cette année qui vient. As-tu quelque chose que tu pourrais offrir à quelqu’un ? Pense aux effets positifs et merveilleux qui vont en résulter, pas seulement dans leur vie mais dans la tienne. Et imagine, quelle ne sera pas Ma joie de te voir faire ta part pour renforcer la grande chaîne d’amour ?…

Ma chaîne d’amour existe, mais ça ne Me suffit pas : Je veux la voir s’allonger et se renforcer. Je veux qu’elle couvre la Terre entière ! Je veux que tout un chacun ait la chance d’en faire partie. Je veux que Mon Esprit d’amour puisse toucher chaque vie.

Alors donne, Mon enfant, et il te sera donné. Donne-Moi aux autres. Donne Mes Paroles. Donne de toi-même. Donne une touche de Mon Esprit à tous ceux que tu peux. Et par-dessus tout, donne de l’amour.

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Plus précieuse que l’argent

― Une histoire de Dan Johnston

Tout dans mon esprit est d’une étonnante clarté. On dirait que le monde a soudain ralenti sa course infernale. Les secondes s’égrainent comme des heures. Le temps s’est arrêté pour me regarder tomber. Le monde autour de moi est un kaléidoscope où les couleurs tournoient furieusement. Le ciel bleu se mêle et se démêle à la grisaille du trottoir qui m’attend. À m’en donner des vertiges. Je devrais être pris de panique, sauf que je ne réalise pas vraiment ce qui est en train d’arriver… Sûrement l’effet du whisky…

Je vais mourir. Curieux, je n’ai pas peur. J’ai l’étrange impression d’être un spectateur, comme si je regardais quelqu’un d’autre par la fenêtre. Quelqu’un d’autre qui va mourir.

On va probablement me citer dans la rubrique des suicides. Encore un de ces riches déséquilibrés qui s’est jeté d’un gratte-ciel ! Ils fouilleront l’appartement et découvriront la bouteille de whisky à moitié vide sur la terrasse. On pourra lire toute l’histoire dans les colonnes du Times, avec une analyse des raisons qui m’ont amené à sauter.

Tout cela sera pourtant une erreur grossière. Car je n’ai pas sauté. J’aimerais tant pouvoir dissiper ce malentendu. Mon Dieu, montre-leur que j’étais assis sur la balustrade. Montre-leur que je me suis juste un peu trop penché. Montre-leur que je ne suis pas un suicidaire. Mais c’est trop tard pour ça.

Ce qui me gêne, c’est le souvenir que je vais laisser. Mes enfants vont grandir en pensant que leur papa s’est donné la mort. Jimmy n’a que cinq ans. La petite Marie-Ange vient d’avoir deux ans. Comment peut-on faire comprendre une chose pareille à une fillette de deux ans ?

J’aurais dû passer plus de temps avec eux. Et aussi avec Katia, ma femme. Hier, elle ne m’aurait pas quitté si j’avais été plus présent. Et tout ça, pourquoi ? Pour un avancement ? J’ai fait tant et tant d’heures supplémentaires ! Je crois bien que je détiens le record. Il fallait impressionner le patron. Quand est-ce que ça a commencé, au juste ? Il y a seulement trois ans, est-ce possible ? Et à présent, je suis un associé dans l’un des plus gros cabinets juridiques de cette ville. Plein aux as ! Désigné par le Times comme « l’homme de l’année ». Je me suis démené pour atteindre le top et pour finir, quand j’y suis parvenu, j’ai réalisé que j’avais passé à côté de tout ce qui comptait vraiment. D’où le whisky…

C’est étonnant de voir à quel point les humains sont bornés. Nous sommes trop orgueilleux pour tirer nos leçons des bêtises des autres : il faut absolument que nous les fassions nous-mêmes. Combien de fois n’ai-je pas entendu la triste histoire du gars qui a perdu sa famille pour avoir trop travaillé ? Mais non, j’étais sûr que ça ne m’arriverait jamais. Pas à moi. C’est étonnant que Katia ait eu autant de patience. Où avais-je donc la tête ? J’avais une femme merveilleuse et deux beaux enfants que je ne voyais jamais. À leur réveil, j’étais déjà au bureau. Le seul moment où nos vies se croisaient, c’était le soir. S’ils étaient encore debout quand je rentrais. J’étais même absent les week-ends. Je me tapais des journées de 16 heures !

Comment avais-je pu être aussi stupide ? Je croyais en toute sincérité que le fait d’être riche nous rendrait heureux. Quelle folie ! Jusqu’au jour où je ne savais plus quoi faire de mon argent.

Au fait, qu’est-ce que j’ai mis sur mon testament… ? Je ne me rappelle même plus. J’ai sans doute tout légué à Katia… Qu’est-ce qu’elle va faire de tous ces millions ? Les distribuer sans doute. Elle ne s’est jamais trop intéressée à l’argent. Elle me répétait toutes les semaines que l’argent ne fait pas le bonheur. Je refusais de la croire.

Je me rapproche du sol. Je peux déjà apercevoir les fissures du trottoir. Je ferme les yeux et j’attends. C’est une question de secondes…

Une minute s’écoule, puis deux. Je n’ose pas ouvrir les yeux, alors j’attends. Encore une minute qui passe, puis une autre. Finalement, je les ouvre.

Je suis dans mon lit. Chez moi. Non, je ne me suis pas écrasé sur le trottoir. Katia est allongée à côté de moi. Je suis gêné par un bruit persistant qui finit par accaparer mon attention : c’est le réveil sur la table de nuit. Il me fait savoir qu’il est 5:30. L’heure de se lever pour courir au bureau.

Que s’est-il passé au juste ? Était-ce un rêve ? Impossible, je m’en souviens trop bien. Et puis les papiers du divorce, le whisky que j’ai bu sur la terrasse, la chute, tout cela était trop clair…

Je fais taire la sonnerie.

Si ce n’était pas un rêve, c’est qu’on me donne une seconde chance. J’ai l’impression que tout ça est tiré d’un film. Quoi qu’il en soit, j’en suis très reconnaissant.

Je débranche le téléphone près du lit et je désamorce le réveil. Katia sera bien étonnée quand elle se réveillera un peu plus tard ce matin en découvrant que je suis encore là. Ça fait trois ans que je n’ai pas pris de vacances. Demain, nous irons au bord de la mer pour une semaine. Si mon patron n’est pas d’accord, il peut toujours me renvoyer si ça lui chante. Cela m’est bien égal. D’ailleurs, il se pourrait très bien que je démissionne. Je lui dirai que j’ai enfin compris : la vie est plus précieuse que l’argent.

Les roses ont des épines, mais n’en sont pas moins belles. Les plus grandes joies, les plus grands plaisirs de la vie s’accompagnent souvent de petites peines.

 Les difficultés sont un peu comme une machine à laver : elles nous brassent avec violence et nous secouent, elles nous emportent dans leur tourbillon, mais nous en ressortons purifiés et renouvelés.

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Il y a mille façons de prier

Que dirais-tu si celui ou celle que tu aimes ne t’adressait jamais la parole ?

Ne te sentirais-tu pas quelque peu délaissé ? Que dirais-tu si tu ne recevais jamais un petit mot d’amour de la personne qui t’est la plus chère au monde, ni même le moindre petit signe de vie ? Que dirais-tu si toute une journée devait s’écouler sans que ton compagnon ou ta compagne ne s’adresse à toi ?

Quant à Moi, lorsque Je ne reçois de toi aucun signe de vie, cela Me brise le cœur. Je Me demande alors si Je compte réellement à tes yeux et si tu as toujours besoin de Moi. N’oublie pas de communiquer avec Moi, car Je prends plaisir à de tels sacrifices. Prier, c’est communiquer.

Prier n’est pas le moins que l’on puisse faire, c’est le plus que l’on puisse faire.

Réfléchis un instant : si prier est le plus que l’on puisse faire, pourquoi ne pries-tu pas davantage ?

La prière est puissante, et si tu désires Ma puissance, tu dois prier. Qu’est-ce que la prière ? C’est ton lien avec le divin. C’est communiquer. C’est se brancher sur la Source. C’est l’accomplissement du plus grand devoir de l’homme. La prière est sérénité, foi, confiance absolue.

La prière fait descendre sur toi Ma paix. La prière engendre l’action. Elle t’élève. La prière change le cours de l’histoire. La prière guérit. Elle fait revivre. Elle restaure. Elle construit. La prière est humilité. La prière, c’est Mon amour. La prière Me touche et Me pousse à agir. La prière obtient des résultats. La prière est le salut de l’humanité.

Mais, par-dessus tout, la prière nous unit, toi et Moi. La prière nous fait devenir un pour que tu puisses te revêtir de Mes pouvoirs.

Il y a mille façons de prier. Parfois, tu  t’épancheras devant Moi avec force pleurs et en Me recherchant de tout ton cœur. D’autres fois, tu viendras à Moi dans le calme et la tranquillité, dans l’humilité, M’implorant tout doucement, chuchotant tes requêtes à Mon oreille.

D’autres fois encore, tu prieras une prière silencieuse en pleine action. Ou, au contraire, tu t’arrêteras et, mettant de côté tous tes soucis, tu M’invoqueras dans une prière ardente. Toutes ces formes de prière sont importantes et elles ont leur place.

Ce n’est pas tant la position du corps qui compte mais l’attitude du cœur. Que ta prière soit longue quand la situation l’exige ; qu’elle soit courte lorsque tu es pressé ! Il y a un moment pour tout et tu dois apprendre à tirer parti de ces deux façons de prier, selon les circonstances. Mais, que tes prières soient longues ou qu’elles soient courtes, l’important est que tu pries !  Appuie-toi sur la prière. Vis tes prières. Ne te lasse pas de prier.

J’entends tes prières secrètes. On ne peut rien Me cacher. Je connais chacun de tes désirs, chacune de tes pensées, de tes prières secrètes. Chaque fois que tu lèves les yeux vers Moi pour M’implorer, Je suis proche. J’entends tes prières et J’ai le cœur ému de compassion. Et jamais ce cœur ne s’endurcit. Jamais Je ne Me lasse de t’écouter. Jamais Je ne me détourne de toi. Jamais Je ne m’endors. Sur Ma porte, jamais tu ne trouveras l’écriteau « Prière de ne pas déranger ». Je ne suis jamais distant, ni trop fatigué ni trop occupé pour toi. J’entends toujours tes prières et J’y réponds ― parfois comme tu le désires, parfois d’une façon inattendue ou qui demeure encore cachée à tes yeux. Mais Je les entends toujours et je ne manque pas d’y répondre !

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