La Quatrième Feuille      

(par Joe Johnston) 

Je fais la collection de trèfles à quatre feuilles. C’est un genre de hobby, comme tricoter ou faire des tirs au panier au basket.

Si l’on en croit les collectionneurs de trèfles à quatre feuilles, chaque feuille représente quelque chose: la première représente l’espoir; la seconde, la foi; la troisième, l’amour; et sans grande surprise, la quatrième représente la chance : c’est un porte-bonheur. Pour la plupart des gens qui ont la chance de trouver un trèfle à quatre feuilles, cette quatrième feuille est synonyme de jour de chance, santé, un baiser de Dieu, ou plus simplement un petit snack au goût amer. Pour moi, cette quatrième feuille signifie une précieuse addition à ma collection.

J’ai trouvé mon premier trèfle à quatre feuilles il y a cinq ans. J’étais assis dans une station essence déprimante et je regardais fixement mes vieilles chaussures, quand tout à coup, je l’ai aperçu sur un coin de gazon. Il souriait, d’ailleurs c’était la seule chose souriante dans cette station-service par cette morne journée. J’ai failli le laisser là où il était pour qu’il puisse sourire aux autres usagers et, au début, c’est ce que j’ai fait. Un insecte avait grignoté une de ses feuilles et y avait fait un trou, mais il était quand même là à me faire un grand sourire. Au bout d’un moment, je lui ai rendu son sourire.

Finalement, je suis allé le cueillir et je l’ai emporté. Je n’ai pas pu m’en empêcher. Ce jour-là, la quatrième feuille symbolisait l’espoir—et Dieu sait que j’en avais besoin. Mais rien d’extraordinaire ne m’est arrivé, alors je l’ai pressé entre deux pages de ma Bible et je n’y ai plus pensé.

Il se trouve qu’un jour j’en ai parlé à des amis et j’ai fait circuler ma Bible pour leur montrer la quatrième feuille, mangée en partie par un insecte, et qui souriait toujours entre les pages. La plupart d’entre eux n’avaient encore jamais vu de vrai trèfle à quatre feuilles, et ils ont tous proposé d’ouvrir les yeux pour contribuer à ma « collection »

Bientôt, les contributions commencèrent à affluer. La semaine suivante, Jessica m’offrit quatre trèfles qu’elle avait trouvés et pressés, et que j’insérai dans ma Bible à côté du patriarche souriant à la feuille dévorée par un insecte. Dans les semaines qui suivirent, des amis m’en ramenèrent d’autres. En peu de temps, ma Bible en contenait toute une communauté.

Quant à moi, je n’avais toujours pas réussi à en trouver un seul autre.

De temps en temps, je me mettais à chercher les quatre feuilles insaisissables, fouillant de la main des coins d’herbe que, par chance, je n’avais pas piétiné. Je trouvais beaucoup de trèfles à trois feuilles, il m’arrivait même d’en trouver à deux feuilles, mais aucun à quatre feuilles. Cela m’agaçait un peu lorsque Jessica m’apportait chaque semaine un ou deux trèfles à quatre feuilles que j’ajoutais à « ma » collection.

D’après les estimations, il y aurait environ dix mille trèfles à trois feuilles pour un trèfle à quatre feuilles. Qui oserait défier ces probabilités ?

Apparemment, cela n’arrêtait pas Jessica.

La semaine suivante elle m’apporta sept petits trèfles à quatre feuilles souriant de toutes leurs feuilles entre ses doigts, la quatrième feuille étant un peu plus petite que les autres, comme d’habitude. « Ce n’est pas juste », marmonnai-je entre mes dents en les plaçant entre les pages de ma Bible. « Qui a le temps de trier des milliers possibilités? » Elle gardait des enfants et cherchait des trèfles à quatre feuilles pendant qu’ils jouaient tranquillement dans le parc à côté d’elle.

Je me tournai vers Jessica dans l’intention de la remercier du fond du cœur, mais avant que j’aie pu ouvrir la bouche, pour couronner le tout, elle m’offrit sa plus belle contribution avec un sourire narquois—un magnifique trèfle à six feuilles couleur d’émeraude. J’entendis les anges entonner leur chant et je tombai à genou.

Je ne pouvais plus me contenir. Lorsque le chœur des anges eut achevé son chant de gloire et que le rayon de lumière éclairant le saint graal des trèfles s’éteignit, je pris ce trèfle à six feuilles dans la main et je suppliai Jessica de me révéler son secret.

Je n’oublierai jamais sa réponse.

“Je n’ai pas de secret”, dit-elle avec insistance.

Et tout à coup, elle énonça une vérité lumineuse qui résonnera encore dans mille ans. Avec un sourire aux lèvres et les yeux pétillants, elle chuchota : « Je ne m’arrête pas tant que je n’en ai pas trouvé un »

Elémentaire vérité!

Depuis, j’ai moi-même trouvé quelques trèfles à quatre feuilles, et ma collection s’étend maintenant sur de nombreuses pages de ma Bible, dans le Nouveau Testament comme dans l’Ancien. Tout se résume à ce principe élémentaire : continuez à chercher jusqu’à ce que vous en trouviez un.

Est-ce qu’une probabilité de un contre dix mille vous fait peur? —Edison a dû essuyer deux mille échecs avant d’inventer l’ampoule électrique. Mais cette unique réussite a permis d’éclairer le monde entier. Qui a le temps de regarder un par un des dizaines de milliers de possibilités? Cela dépend ; est-ce que vous voulez vraiment gagner le prix ?

Que vous recherchiez des trèfles, la réussite ou l’amour, soyez résolu à ne pas abandonner tant que vos mains ne se seront pas refermées sur votre objectif. Rien ne dit que la prochaine fois ne sera pas la bonne.

Peut-être que la quatrième feuille du trèfle n’est pas un symbole de santé, de bonheur ou de chance.

Peut-être est-ce un symbole de persévérance.

Persistez obstinément, et vous constaterez que les limites de votre obstination vont au-delà de l’obstination de vos limites. —Robert Brault

C’est quoi l’essentiel ?

(par  Akio Matsuoka) 

« Toute ma vie, j’ai été tellement occupée que je n’ai jamais eu le temps de réfléchir! », m’a confié une femme malade en phase terminale, âgée d’une quarantaine d’années, lorsque je lui ai rendu visite à l’hôpital.

« En me retrouvant ici, je me suis rendue compte que je connaissais à peine mon mari, mes enfants ou même ma belle-mère qui vit avec nous. Je passais mes journées à m’occuper d’eux—à faire les courses, préparer leurs repas, faire leur lessive, ranger derrière eux, les aider à faire leurs devoirs—et pourtant, je ne peux pas dire que je sais à quoi ils pensent ou ce qui les préoccupe. Je serais bien incapable de vous dire quand j’ai eu une conversation profonde avec l’un d’eux, pour la dernière fois »

J’ai entendu quelqu’un exprimer des regrets similaires récemment, lors d’un séminaire auquel je participais. L’orateur principal venait de terminer son intervention, puis il a donné la parole à l’auditoire pour une période informelle de questions et réponses.

Un homme d’un certain âge, retraité d’une grande société dont il avait été le PDG, prit la parole pour s’adresser à la centaine de personnes présentes : « J’ai 70 ans, je suis en excellente santé, et je touche une pension de retraite plus que confortable. J’attendais depuis longtemps le jour où je pourrais enfin me reposer et me consacrer à ma famille ; mais pas plus tard qu’hier, j’ai appris que ma femme demandait le divorce. Toute ma vie, j’ai travaillé dur pour ma famille, pour ceux que j’aimais. Où est-ce que je me suis trompé ? Comment ai-je pu faire fausse route à ce point? »

Les gens me disent souvent que tout ce qu’ils veulent c’est que les personnes qui leur sont chères soient heureuses, et que c’est pour cette raison qu’ils doivent travailler autant. Hélas, plus ils réussissent dans leur profession, plus ils sont occupés et moins ils consacrent de temps à leur famille—et moins ils récoltent les bénéfices qu’ils espéraient gagner de leur investissement. Au départ, les motifs de la femme mourante et du retraité leur paraissaient sans doute nobles, mais leurs priorités les ont empêchés de répondre aux besoins profonds de leurs bien-aimés.

La Bible nous dit: « N’oubliez pas de faire le bien et de vous entraider fraternellement, car ce sont de tels sacrifices qui plaisent à Dieu » Le mot grec traduit par « entraider » est koinónia, qui signifie « participation », « communion » ou encore « solidarité » Autrement dit, cela fait plaisir à Dieu que nous sacrifions certaines choses pour consacrer du temps aux autres, pour les aider, pour partager leur vie, s’intéresser à leurs victoires et à leurs difficultés, et communiquer à cœur ouvert avec eux—bref, ça Lui fait plaisir que nous prenions le temps d’aimer.

Patrick commentaire :

Le problème, c’est que nous vivons notre vie comme si elle nous appartient et qu’elle sera toujours là. Alors, nous n’y prêtons pas assez d’attention, et nous ne réalisons pas combien elle est importante et fragile.

La vie, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, pour être merveilleuse, doit être pavée de petites choses de tous les jours, prendre le temps d’aimer et apprécier, d’écouter et d’encourager ; ces petites choses qui remplissent notre cœur et fortifient notre âme.

Certains, la vivent comme s’ils couraient une course contre la montre.

D’autres, comme si la chose la plus importante est d’amasser.

D’autres encore, comme s’ils étaient les maîtres du monde.

La plupart vivent constamment dans l’insatisfaction, passant leur temps à regarder ce qui leur manque, au lieu d’apprécier ce qu’ils ont déjà !

Mais en fait, les gens les plus heureux sur cette terre, ce sont eux qui vivent leur vie un jour à la fois, apprécient chaque petit bonheur qui s’offre à eux, prennent le temps d’apprécier les bonnes choses qui leur arrivent et se contentent de ce qu’ils ont.

Ils sont aussi, la plupart du temps, les gens les plus faciles et dociles à vivre avec.

La Bible elle-même, nous encourage dans ces domaines

— Réjouissez-vous toujours

— Soyez reconnaissant en toutes choses

— Ayez des pensées positives

— Ne vous souciez pas du lendemain

— Chaque jour suffit sa peine

— C’est mieux d’avoir le creux d’une main pleine et en jouir ; que les deux mains remplies, et ne pas en profiter.

— L’ouvrier est digne de son salaire

— travaillez pour les choses qui durent ; nous celles qui périssent

— Aimez-vous les uns les autres

— Car il n’y a pas un plus grand amour que celui-ci qui donne sa vie pour les autres

— C’est ici la victoire qui a vaincu le monde, savoir notre foi

— Dieu donne une paix parfaite à celui qui s’appuie sur lui, celui qui croit en lui !

Pour finir, quand nous arrivons à chasser et nous débarrasser de toutes ces choses qui encombrent notre vie, comme la peur, les soucis, le stress, les inquiétudes, etc.

Nous voyons notre vie différemment et nous pouvons nous reposer et profiter de toutes les belles choses qui nous sont offertes !

 

 

 

 

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