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Il y a 400 ans, Olivier de Serres et autres histoires

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Sommaire :

Il y a 400 ans, Olivier de Serres
Victoria et la Bible
Trompettes de Jéricho
Lecture de la Bible à l’Assemblée Nationale
Paul Gauguin
Le peintre Jacques Rousseau et la princesse Palatine
Madame des Loges
Inauguration de la Maison des Missions à Paris
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Il y a 400 ans, Olivier de Serres

2 juillet 1619.  Mort d‘Olivier de Serres (1539-1619), le père de l‘agriculture française.
Il applique sa devise Science, Expérience, Diligence, et il sort l‘agriculture de la routine et propage des méthodes nouvelles. Il est le créateur des prairies artificielles qui suppriment les jachères. Il attache son nom à la culture du mûrier et à l‘élevage du ver à soie, et ouvre la voie à la grande industrie lyonnaise et cévenole des soieries.
Il est un des premiers agronomes à parler de la pomme de terre (Clusius, sera le premier à la décrire scientifiquement)
« conquête plus précieuse que l‘or du Pérou »
Il importe le maïs d‘Italie et le houblon d‘Angleterre.
Pour lutter contre la famine il prône l’autonomie alimentaire en évitant les gaspillages (compostage des déchets organiques) et en privilégiant une vie sobre et simple.
L’extrême propreté des opérations qui se déroulent à la laiterie, à la cave de vinification, au traitement des viandes, à la cuisine est une obsession : il jette les bases de l’hygiène moderne.
Après quarante ans de pratique et d‘expériences, il publie une monumentale encyclopédie rurale,
« Le Théâtre d‘agriculture et Mesnage des champs »
Il choisit d’écrire dans une langue française savoureuse, enrichie de mots nouveaux qu’il puise dans son imagination : olivette, bette-rave, artichaudière, palissade, œillet de poète, petit-pois, etc.
Un semeur de nouveautés, même lexicales !
Nourri des Saintes Écritures, il souhaite au bon ménager
« D‘être bien marié et accompagné d‘une sage et vertueuse femme, pour faire leurs communes affaires avec parfaite amitié et bonne intelligence. Et si une telle lui est donnée de Dieu, que celle qui est décrite par Salomon, il se pourra dire heureux et se vanter d‘avoir rencontré un bon trésor »
En mars 2012, le ministre de la Culture attribue au domaine du Pradel-Olivier de Serres le label « Maison des illustres » qui consacre des lieux où des personnes se sont illustrées dans l’histoire.
Source : Gilles Taulemesse, Olivier de Serres, le premier agronome des temps modernes, Historia n° 795
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Victoria et la Bible

Voici un petit parcours dans l’histoire de la Bible en Angleterre et dans le monde anglo-saxon. Nous allons procéder par carottage : dans la riche histoire biblique anglaise nous prendrons quelques éléments en rapport avec les années « 38 » de chaque siècle : 1538, 1638, 1738, 1838 (et 1938).

1538.
En 1538, Henry VIII d’Angleterre demande que chaque paroisse se procure une Bible en anglais et la place à un endroit bien en vue de sorte que chacune puisse la voir et la lire. Afin de rendre possible cette demande la « Great Bible » (pouvant se traduire par « Grande Bible »), ainsi appelée à cause de sa grande taille, est mise en œuvre. Elle sera publiée pour la première fois en 1539. C’est la première édition autorisée de la Bible en anglais. Six éditions suivront, pour un total de 9000 copies imprimées jusqu’en 1541. L’ouvrage est également connu sous les noms « Chain Bible » en effet cet ouvrage précieux entre tous était doté d’une chaine qu’il le préservait du vol.

1638.
En 1638, la foudre de la Révélation et de la grâce frappe Oliver Cromwell, comme en témoigne la célèbre lettre adressée à sa cousine Saint-John. Le langage est très biblique : « Je vis, vous savez où, en Méchek que l’on dit signifier « attente », en Kédar qui signifie « ténèbres » (citation du psaume 120), cependant que le Seigneur ne m’abandonne pas. Bien qu’il prolonge l’attente, il m’amènera, j’ai confiance, jusqu’à son tabernacle, jusqu’à son lieu de repos. Mon âme est avec l’assemblée des premiers-nés (l’Eglise selon Hébreux 1é), mon corps se repose dans l’espoir ; et si, ici-bas, je puis honorer mon Dieu par l’action ou par la souffrance, j’en serai heureux »

1738
Voici l’épisode le plus connu de la vie de John Wesley : sa « conversion » de 1738. Le 24 mai 1738, en ouvrant selon son habitude, vers 5 heures du matin, son Nouveau Testament, John Wesley lut dans la deuxième épître de Pierre une promesse qui l’impressionna: « Nous avons été mis en possession des plus précieuses et des plus grandes promesses afin que, par leur moyen, vous deveniez participants à La nature divine » Ouvrant encore le livre, il y rencontra cette autre parole: « Tu n’es pas loin du Royaume de Dieu » Ce soir-là il se rendit, à une petite réunion morave qui se tenait à Londres. On y lisait la préface de Luther à l’Epître aux Romains. C’est pendant cette lecture, à 20 h. 45, tandis que le lecteur décrivait, à la suite de Luther, le changement que la foi opère dans l’âme de l’homme, que Wesley ressentit quelque chose qu’il décrit ainsi: « Mon cœur s’échauffait étrangement; je mettais ma confiance dans le Christ, et dans le Christ pour mon salut. Et une assurance me fut donnée qu’il avait enlevé mes péchés, oui, les miens, et qu’il m’avait sauvé de la loi du péché et de la mort »

1838.
28 juin 1838: Couronnement de la reine Victoria
Le tableau « The Secret of England’s Greatness » (le secret de la grandeur de l’Angleterre) présente la reine Victoria au Palais de Windsor, recevant un ambassadeur d’un prince africain.
Elle lui offre une belle Bible : « Montrez à votre Prince le secret de la grandeur de l’Angleterre que voici » Le tableau est peint d’après une anecdote non fondée, mais très répandue dans les années 1850. L’ambassadeur en question serait probablement Ali bin Nasr, gouverneur de Mombasa, qui assistait au couronnement de Victoria le 28 juin 1838 et retourna chez lui en 1842. Il était accompagné d’un jeune interprète, Mohammed bin Khamis. Les costumes correspondent à ceux des chefs Omani de l’Afrique de l’est. Si l’anecdote ne correspond pas à un fait réel, une histoire authentique cette fois, montre l’attachement de la reine à la Bible : en 1849, la reine envoya au gouverneur d’Abeokuta , province d’Yoruba au Nigeria, des copies de la Bible en anglais et arabe pour montrer dit-elle, « à quel point elle apprécie la parole de Dieu » (« The Secret of England’s Greatness », National Portrait Gallery)

1938
En 1938, les USA sortent péniblement de la crise économique, mais Clyde and Muriel Dennis fondent la maison d’édition chrétienne évangélique « Good News Publishers » (connue aujourd’hui sous le nom de “Crossway Bibles ») avec seulement 20 dollars, qu’ils consacrent au Seigneur en publiant le premier « Good News gospel tract ». Dieu a multiplié ce premier don. Depuis, deux billions de documents et 10 millions de livres ont été publiés par Crossway, soit 800 titres par 350 auteurs simultanés. Sans oublier depuis 2001, les 80 millions de la Bible.

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Trompettes de Jéricho

La bataille de Jéricho est un événement lié à la conquête du pays de Canaan, relaté dans le livre biblique de Josué , où le peuple d’Israël fait sonner ses trompettes sous l’enceinte de Jéricho dont l’accès leur était interdit. Ce son fit tomber les murs de la ville.
L’expression « les trompettes de Jéricho » est parfois utilisée pour désigner un bruit très fort, faisant trembler les murs.
Trompettes de Jéricho
Les trompettes de Jéricho font également référence un épisode de la bataille de France (1940)
 Le nom de bataille de France ou campagne de France désigne l’invasion allemande des Pays-Bas,  de la Belgique, du Luxembourg et de la France pendant la Seconde Guerre mondiale. L’offensive débute le 10 mai 1940. Après la percée allemande et une succession de reculs des armées britannique, française et belge, ponctuées par les batailles (notamment Dunkerque) elle se termine le 22 juin par la défaite des forces armées françaises et anglaises.
Dans les films ou reportages, les avions de combat plongeant en piqué pour bombarder les villes et les convois d’exilés font souvent un bruit strident caractéristique. Il ne s’agit pas du bruit du moteur ou lié directement au piqué de l’appareil.
Il s’agit de la sirène équipant le bombardier Junkers Ju 87 (dont le dernier prototype a été testé le 20 juin 1936), une sirène installée exprès sur l’avion pour faire ce bruit, qui s’activait par l’action du vent lors du piqué. Baptisée trompette de Jéricho, elle fut installée dans le but d’effrayer les personnes au sol et affaiblir leur moral.
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Lecture de la Bible à l’Assemblée Nationale

Lecture de la Bible à l’Assemblée Nationale
Le vendredi 12 juin 2015, le député centriste Charles de Courson introduit la Bible dans l’hémicycle. Orateur du groupe UDI pour la proposition de loi « renforçant la lutte contre la prostitution », l’élu de la Marne invoque la Bible pour défendre le texte de l’exécutif en s’appuyant sur l’Évangile.

Il déclare : « Mes chers collèges, beaucoup d’hommes voire de femmes – mais surtout d’hommes – devraient méditer le célèbre épisode du Nouveau Testament, lorsque le Christ sauve une prostituée de la lapidation en posant aux hommes qui voulaient la lapider une question embarrassante, qui est la suivante : que celui qui n’a jamais pêché lui jette la première pierre. Et les écritures précisent qu’’ils s’éloignèrent l’un après l’autre, en commençant par les plus anciens’. Puis le Christ s’adresse à la prostituée et lui dis : ‘va et ne pêche plus’. Eh bien, il me semble que l’inspiration de cette proposition de loi, elle est tout à fait chrétienne »

Charles de Courson fait ici référence à l’épisode biblique de « la femme adultère » (Jean 8), dont provient l’expression moderne « jeter la première pierre » À noter que le texte de l’Évangile de Jean ne parle d’ailleurs pas de « prostituée » en tant que tel.

Difficile de dire ce que Jésus aurait pensé de cette proposition de loi.
En attendant, les députés ont voté le texte et rétablit notamment la disposition prévoyant de pénaliser les clients de prostituées qui avait été supprimée en première lecture par les sénateurs.

La Bible à l’Assemblée Nationale
La bibliothèque de l’Assemblée Nationale est la quatrième bibliothèque de France. C’est l’une des plus belles avec près de 800 000 ouvrages. 700 000 sont en réserve, 70 000 exposés, représentant près de 14 kilomètres linéaires de bouquins. Le livre le plus ancien est une Bible de Charlemagne datant du 9ème siècle.
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Paul Gauguin

7 juin 1848. Naissance de Paul Gauguin (1848-1903)
 Paul Gauguin (1848-1903 a quitté la France pour s’exiler au soir de sa vie dans ce jardin d’Eden qu’est la Polynésie. À plusieurs reprises, Paul Gauguin a « affirmé hautement (son) esprit religieux» et son «attachement aux textes de l’Évangile, les répétant sans cesse, s’efforçant de les comprendre, dans l’espoir d’un monde meilleur… »
Bien que l’artiste ait pris ses distances avec le catholicisme de sa jeunesse, sa formation religieuse au petit séminaire, près de Rouen, a influencé son œuvre. Depuis son mariage dans une église luthérienne de Paris (avec Miette, une luthérienne d’origine danoise, leurs cinq enfants seront élevés dans le protestantisme), Gauguin a connu un  environnement protestant.
Gauguin a toujours entretenu des liens étroits avec des personnes issues du protestantisme. Ces rencontres ont eu une influence sur son œuvre. Gauguin a été, sa vie durant, un lecteur assidu de sa « Bible protestante »
Durant les dernières années de sa vie, aux îles Marquises, il a été très proche de la petite communauté protestante d’Atuona, avec Paul Vernier, le pasteur, qui l’a soigné jusqu’à sa mort, et surtout avec Tioka, le diacre de la paroisse.
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Le peintre Jacques Rousseau et la princesse Palatine

Le peintre Jacques Rousseau (1630-1693) nait à Paris le 4 juin 1630.
C’est un peintre de paysage et d’architecture, influencé par Canaletto et Poussin. Il travaille avec Le Brun à l’hôtel Lambert dans les années 1650. Il se rend à Rome où il passe quelques années dans la peinture des ruines antiques. A son retour, il est employé par Louis XIV à la décoration du Salon de Vénus à Versailles, et par le duc d’Orléans à l’Orangerie de Saint-Cloud.
La duchesse d’Orléans, la princesse Palatine, Charlotte-Elisabeth de Bavière, avait été la seconde épouse de Philippe de France, duc d’Orléans, dit « Monsieur », frère du roi Louis XIV.
Mais protestante convertie par force au catholicisme, pour pouvoir épouser le frère du roi, Liselotte était restée fidèle dans son cœur à la foi de son enfance, elle fut, du reste, témoin impuissant de la révocation de l’Édit de Nantes.
Ses lettres, au nombre de 60 000, rédigées dans un style savoureux, constituent une source d’informations précieuses sur la vie à la cour de France.

C’est dans ce cadre qu’il va être témoin de quelque chose de totalement  inattendu… Ainsi le 4 août 1720, la princesse écrivait :

« Vous croyez donc, chère Louise, que je ne chante jamais de psaume et de cantique luthériens ? J’en sais encore beaucoup par cœur et je chante : j’y trouve une grande consolation…
Il faut cependant que je vous conte ce qui m’est arrivé, il y a plus de 25 ans, avec mon chant.
J’ignorai que Rousseau, qui a peint l’Orangerie, fut réformé. Il se trouvait sur un échafaudage tout en haut. Je me croyais seule dans la galerie et me mis à chanter tout haut le 6ème psaume.
À peine ai-je fini le premier verset que j’entendis quelqu’un descendre en grande hâte de l’échafaudage. C’était M. Rousseau qui se jetait à mes pieds. Je crus qu’il devenait fou.
« Bon Dieu, Rousseau, lui dis-je, qu’avez-vous ?
-Est-il possible Madame s’écria-t-il, que vous vous souveniez encore de vos psaumes et les chantiez, le bon Dieu vous bénisse et vous maintienne dans ces bons sentiments ! »
Et en disant cela il avait les larmes aux yeux.
Quelques jours après il se sauva.
Je ne sais pas où il est allé, mais où qu’il soit je lui souhaite beaucoup de bonheur et de joie. C’est un excellent peintre en fresque et très estimé… »
Jacques Rousseau qui a été reçu à l’Académie Royale de Peinture et Sculpture en 1662, est obligé cependant à la Révocation de l’Édit de Nantes de se réfugier en Hollande , puis en Angleterre, où il peint dans le palais de Montague House et Hampton Court.  Il s’y marie avec la sœur du peintre  Herman van Swanevelt. Il meurt à Londres le 16 décembre 1693.

Source : Lettres de la Princesse Palatine, Mercure de France, 1985, p 415

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Madame des Loges

Marie des Loges, née Bruneau en 1585 à Troyes et morte le 1 juin 1641

Madame des Loges (en face du 8 rue de Tournon) 8 rue de Tournon : Emplacement de la demeure des Beringhem, valets de chambre d’Henri IV et de Louis XIII.

En face c’était la maison de Madame des Loges (vers 1584-1641) Marie de Bruneau, épousa en 1599, Charles de Rechignevoisin, sieur des Loges, qui fut nommé, quatre ans plus tard, gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi Henri IV. 

Son salon de la rue de Tournon fut, pendant un quart de siècle, le rendez-vous des hommes distingués du temps, écrivains, causeurs, amateurs de belles lettres. Elle avait un album rempli de vers de ses amis, au frontispice duquel on lisait, des vers de la main de Malherbe.

On l’appelait « la céleste, la divine, la dixième muse ». On louait sa grâce, son esprit vif et accort, la largeur et la netteté de ses vues, la rectitude de son jugement.
Elle resta toute sa vie une huguenote convaincue. D’ailleurs son salon accueillait surtout des fervents du protestantisme. Ce fut l’une des causes de son exil à Rochechouart, en Limousin.
Après 1629.Conrart, qui la connaissait bien, lui a rendu ce témoignage : « Elle avait un courage plus que féminin, une constance admirable en ses adversités, un esprit tendre en ses affections et sensible aux offenses, mais attrempé d’une douceur et facilité sans exemple à pardonner, et en tous ses maux d’une résignation entière à la volonté de Dieu et d’une ferme confiance en sa grâce »

Nous avons d’elle quelques lettres remarquables. En voici une adressée, vers 1628,  au fils de sa sœur, Henri de Beringhen, qui se préparait à abjurer le protestantisme.

« Voyez le soin qu’elle prend de montrer comment la foi huguenote, loin de ne pouvoir être incompatible avec le service du roi, rend plus que toute autre l’obéissance sacrée »
« Je n’ignore point aussi que vous avez l’honneur d’être non seulement sujet, mais domestique d’un grand roi, de qui le service semble à quelques-uns ne pouvoir être compatible avec votre créance. Mais qui sait mieux que vous qu’il n’y en a aucune qui enseigne plus religieusement et commande plus exactement le devoir et l’obéissance des inférieurs envers leurs supérieurs, que la nôtre ? que ceux qui en font profession véritable ne peuvent, par qui ni en quelque façon que ce soit, être dispensés de cette obligation d’autant plus forte en nous que nous la croyons moindre en toute autre religion ? De sorte que, si vos actions répondent à la profession en laquelle Dieu vous a fait la grâce d’être né et élevé, votre roi se trouvera servi de vous avec fidélité et avec une passion très forte en tout ce qui regarde votre légitime vocation ; qui est tout ce qu’il peut désirer de vous, les consciences étant du ressort de l’empire du Dieu souverain et du tout libres de la juridiction des hommes… »
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Inauguration de la Maison des Missions à Paris

31 mai 1887. Inauguration de la Maison des Missions à Paris
La Maison des Missions (DEFAP) a été construite au 102 bd Arago, en 1886-1887, la première pierre a été posée le 28 juillet 1886 et l’inauguration s’est faite le 31 mai 1887.

L’immeuble a un beau jardin « en plein Paris », une belle bibliothèque sur le thème des missions, des salles de réunion et de lectures, avec des vitrines animées par des objets exotiques… Les souvenirs de François Coillard, Eugène Cazalis, Leenhardt font de cette maison un endroit hors du temps.

Le Salon rouge
Le salon est un lieu de mémoire. Sur le mur de droite, sont accrochés des portraits de l’Amiral Verhuell, premier président de la Société des missions évangéliques de Paris (Smep), de Jean-Henri Grandpierre, deuxième directeur de la Smep et d’Eugène Casalis, directeur de 1856 à 1882.

Sur les autres murs du salon, des pastels et des huiles de petite taille représentent les premiers missionnaires de la Société des missions, tous partis en Afrique australe, au Lesotho, entre 1829 et 1845 : Frédoux, Keck, Lautré, Lauga, Daumas…

La chapelle
Cette salle aux vastes proportions n’a servi de lieu de culte que pour les habitants de la Maison et leurs proches : les élèves missionnaires et leurs directeurs. C’est dans cette salle qu’ont été organisés les cultes de consécration des missionnaires en partance pour leur champ de travail.

Le jardin
Vaste jardin de 800 m2. Ce jardin avait été dessiné par l’architecte paysagiste Denis Bühler.

En 1972 un projet immobilier consistait à détruire la Maison des Missions et les villas du 83 avenue Denfert-Rochereau et à  faire disparaître 7 hectares de jardin Le tollé que ce projet entraîna suspendit les destructions et on se hâta de classer le site préservé depuis tel quel.
Le jardin abrite en toute tranquillité des essences rares, dont certaines ont été plantées par des pasteurs revenus de pays lointains. Le grand arbre proche du bâtiment est un sophora, l’arbre plié, un catalpa.

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Sois un ami
Je suis ce qu’on peut appeler un « Don Quichotte » de la plume. Ce qui fait qu’un écrivain devient un artiste, c’est qu’il découvre sa vraie personnalité dans ses écrits. Il n’est pas assujetti aux « On dit », où, « Il ne faut pas que j’écrive cela ». Il est vrai avec l’inspiration qui lui est donnée, pure dans ses pensées. Le prix d’une telle liberté est : « Si tu peux être vrai avec toi-même, tu ne peux être faux avec personne » Patrick Etienne
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