Accueil Sois un ami Il n’y a pas de coïncidences…

Il n’y a pas de coïncidences…

- Imprimer ce texte - Cliquez sur mon nom pour m'envoyer un message

Partagez cette page avec :

Il n’y a pas de coïncidences
     Par Warren Miller

La tempête durait depuis 3 jours!

Dans la Sierra Nevada la neige
s’amoncelait.

Au pied de la Sierra, dans la
bourgade de Grass Valley, en
Californie, les rues étaient
inondées et dans certains
quartiers de la ville
l’électricité était coupée
à cause des arbres qui avaient
arrachés les câbles en tombant.

Le vent et la pluie martelaient
les fenêtres de la petite église
avec une violence que le Père
O’Malley n’avait encore jamais
vue.

Dans sa petite chambre, le
téléphone sonna ; comme il
décrochait pour répondre,
une voix demanda :

“Etes-vous le Père O’Malley?”

“Oui, c’est bien moi.”

“J’appelle de l’hôpital d’Auburn,
dit une femme ; nous avons un
patient en phase terminale qui
demande à recevoir l’extrême
onction. Pouvez-vous venir
rapidement?”

“Je vais faire de mon mieux,
répondit-il, mais la rivière
a débordé et il y a des arbres
cassés un peu partout !

Il me faudra au moins deux heures!”

L’hôpital était à seulement 45 km.
 
Le voyage fut long et fastidieux.

Enfin il aperçut au loin les
lumières de l’hôpital et il
espéra ne pas arriver trop tard.

Avec sa vieille Bible dans la
poche de son manteau, il poussa
la porte de l’hôpital que le vent 
referma en claquant derrière lui.

L’infirmière de nuit  vint à sa 
rencontre  et dit :

“Je suis contente que vous soyez
là parce que l’homme pour lequel
je vous ai appelé est très faible;
mais il est conscient.

Il est alcoolique et son foie ne
fonctionne plus.

Il est là depuis 2 semaines et
personne n’est venu le voir ;
il vit tout seul dans les bois,
c’est tout ce que je sais de
lui.”

“Comment s’appelle-t-il ?”

“Je ne sais pas, ici tout le
monde l’appelle Tom.”

L’infirmière conduisit le Père
jusqu’à la chambre de Tom.

“Hello, Tom, je suis le père
O’Malley.”

Puis il commença les prières.

Quand il eut fini, Tom bougea
un peu et semblait vouloir
parler.

“Voulez-vous vous confesser ?”

“Pas du tout, mais j’aimerai
parler un peu avec vous avant
de partir.”

Alors ils se mirent à parler de
la guerre de Corée, de la
férocité des tempêtes hivernales,
des hautes herbes jusqu’aux
genoux et de labeauté des arbres
en fleurs au printemps….

Au bout de deux heures, comme
c’était la quatrième ou la
cinquième fois que le Père
O’Malley lui posait la même
question, Tom répondit :

“Mon Père, quand j’étais jeune,
j’ai fait quelque chose de si
affreux qu’il ne se passe pas
un seul jour sans que j’y
repense!”

“Je suis sur que Dieu vous
pardonnera, dit le Père O’Malley,
il est Amour, Il veut que nous
confessions nos fautes afin de
pouvoir recevoir son pardon.

Il veut que vous soyez libéré de
cette chose qui vous tourmente
depuis si longtemps.”

“Même maintenant, j’ai du mal à
en parler, dit Tom tristement,
même à vous, mais maintenant
il est trop tard pour que
quiconque me fasse du mal,
alors je peux bien vous le
dire.

J’ai travaillé pour les chemins
de fer toute ma vie jusqu’à ce
que je prenne ma retraite.

Il y a 32 ans j’étais aiguilleur
à Bakersfield dans une nuit comme
celle-ci.

C’était deux nuits avant Noël.

Il y avait des vents de 100 km/h
et presque aucune visibilité.

On avait tous bien bu pendant la
nuit et au matin je me suis porté
volontaire pour actionner le
levier de l’aiguillage pour le
train de marchandises de 8h30. ”

Tom continua presque en chuchotant.

“Je devais être plus ivre que je ne
le pensais parce que j’ai poussé le
levier dans la mauvaise direction.

A 80 km/h ce train est rentré dans
une voiture au passage à niveau
suivant et a tué un jeune couple
et leur deux filles.”

Puis en pleurant,il dit :

“J’ai du vivre en sachant que
j’étais responsable de leur mort
toutes ces années”

Il y eu un long moment de silence.

Le Père O’Malley mit sa main sur
l’épaule de Tom et dit doucement:

“Je sais que Dieu peut vous
pardonner parce que je le peux.

Dans cette voiture il y avait mon
père, ma mère et mes deux sœurs.

          *******
P.S: toutes ces histoires sont
vraiment arrivées et tirées de
faits réels! Patrick
 

Imprimer ce texte - Cliquez ici pour recevoir ce texte par courriel
Partagez cette page avec :
Sois un ami
Je suis ce qu’on peut appeler un « Don Quichotte » de la plume. Ce qui fait qu’un écrivain devient un artiste, c’est qu’il découvre sa vraie personnalité dans ses écrits. Il n’est pas assujetti aux « On dit », où, « Il ne faut pas que j’écrive cela ». Il est vrai avec l’inspiration qui lui est donnée, pure dans ses pensées. Le prix d’une telle liberté est : « Si tu peux être vrai avec toi-même, tu ne peux être faux avec personne » Patrick Etienne
Cliquez sur mon nom pour m'envoyer un message