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Histoires vraies N°89 – Kateri Tekakwitha – Première Sainte Amérindienne de l’Amérique du nord.

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Kateri Tekakwitha – Première Sainte Amérindienne de l’Amérique du nord.

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Première Sainte Amérindienne de l’Amérique du nord.
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« Qui est-ce qui m’apprendra ce qu’il y a de plus agréable à Dieu, afin que je le fasse? »
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Brève biographie de Kateri Tekakwitha

Kahenta, la mère de Tekakwitha est Algonquine.
Kahenta fut élevée par des colons français de Trois-Rivières convertis au catholicisme.

Vers 1653, Kahenta est capturée par le clan iroquois « La Tortue » Tsaniton-gowa, le Chef du clan, la choisit comme épouse. Il est le père de Tekakwitha.

Étant donné que les Iroquois n’étaient pas des chrétiens, Kahenta garda secret son attachement au catholicisme.

Les tribus du père et de la mère étaient héréditairement ennemies; cependant, ça n’a pas causé de problèmes à leur union.

Tekakwitha est née en 1656 à Ossernenon, connu aujourd’hui sous le nom d’Auriesville.

Ce village est situé sur le bord de la rivière Mohawk dans l’état de New York d’aujourd’hui.

Tekakwitha veut dire en français: « Une qui place les choses en ordre »

En 1660, le père et la mère de Tekakwitha ainsi que son petit frère meurent de la petite vérole ou variole lors d’une épidémie qui s’est abattue sur leur village. À ce moment, Tekakwitha n’a que 4 ans.

Elle échappe à la mort. Cependant sa vue est affaiblie et son visage restera marqué toute sa vie. La petite vérole était une maladie transmise par les Français; les Amérindiens n’avaient pas les anticorps voulus pour combattre cette maladie et la plupart en mourait.

Le lieu de naissance de Tekakwitha a été témoin du martyre d’Isaac-Jogues, de René Goupil et de Jean Lalande.
Une amie chrétienne de sa mère, Anastasia Tegonhatsihonga, a pris soin de Tekakwitha.

Ce qui réconfortait le plus l’enfant était de savoir, selon les paroles d’Anastasia, que sa mère était près de Jésus.

Tekakwitha souffrait abondamment des problèmes causés par la variole et Anastisia ne suffisait plus à la tâche.

Tekakwitha est alors adoptée par un oncle Iowerano et deux tantes Karitha et Arosen .

En 1666, des français attaquent leur village et les obligent à déménager. L’oncle Iowerano aurait fondé un village fortifié du nom de Caugnnawaga situé dans l’état de New-York. Il est devenu le chef de ce village.

À son adolescence, Tekakwitha jouissant d’une belle éducation, en dépit de sa vue limitée, savait faire la cuisine, réparait des canots et avait un côté très artistique.

Elle excellait dans la décoration de vêtements ayant des motifs perlés et des coquillages.

Elle était de tempérament joyeux, elle aimait rire, notamment lorsqu’elle se heurtait sur des objets à cause de sa vue précaire.

En silence, Tekakwitha se réfugiait souvent dans les bois pour prier ou parler à Dieu.

Elle fabriquait des petites croix en bois avec des branches qu’elle plaçait çà et là. Cela devenait un site pour prier et méditer à sa prochaine ballade.

Éducation chrétienne et vie familiale perturbée

En 1674, un nouveau prêtre, le père Jacques Lamberville devint responsable de la mission où habitait Tekakwitha.

En arrivant, lors d’une visite à cette mission, il rencontre Tekakwitha qui était là par hazard seule, à cause d’une blessure à un pied.

Ils se mirent à converser ensemble. Le père était étonné d’entendre Tekakwitha parler avec un grand enthousiasme de la vie de Jésus et des robes noires. Elle lui dit que c’est sa mère Kahenta qui lui racontait ces histoires. Elle avoua son grand amour pour Dieu et lui révéla qu’elle désirait ardemment se faire baptiser.

À 18 ans, elle suit des cours d’instruction chrétienne, enseignés par le Père Lamberville. Ce dernier, au tout début de ses instructions, constata que de Tekakwitha s’émanait une profonde sainteté.

Tekakwitha désirait et rêvait de consacrer sa vie à la religion des « Robes noires »

La réaction de la famille est totalement négative car elle fait atteinte aux traditions familiales. On lui suggéra donc de se marier et Tekakwitha refusa d’épouser un jeune homme choisi par sa famille.

En 1676, à 20 ans, suite à un catéchuménat de 6 mois, Tekakwitha est baptisée le jour de Pâques.

C’est à cette occasion qu’on lui donne le prénom de  » Kateri » en l’honneur de Catherine de Sienne.

Elle ne vit alors que pour Dieu et devient extrêmement dévote. Elle s’inflige délibérément des mortifications, notamment le froid, le feu et elle va jusqu’à se percer la peau avec des épines pour imiter les souffrances du Christ.

Tekakwitha fut bannie de son village, les jeunes riaient d’elle. On lui demandait même de renier sa religion.

Un jour, un jeune homme la menaça de la tuer avec un bâton si elle ne renonçait pas à ses croyances. Elle lui dit qu’il pouvait prendre sa vie mais pas sa foi. Le jeune homme laissa tomber son bâton et s’enfuit en courant.

Étant donné que sa famille n’acceptait pas ses choix de servir aussi intensément le Christ, on lui faisait de la misère. Elle était traitée comme une servante et ses tantes essayaient toujours de l’obliger à se marier, mais elle ne désirait que consacrer sa vie à Jésus.

Le père Lamberville connaissait les mauvais traitements qu’elle subissait et savait que la situation ne ferait qu’empirer.

Anastasia, l’amie chrétienne de sa défunte mère où Kateri s’était réfugiée à 4 ans, était déménagée près de la mission Saint-François-Xavier. Elle vivait ouvertement sa foi avec son mari.
Fugue – vie de sainteté – décès

En juillet 1677, suite à une bonne planification, Kateri fuit son village alors que son oncle s’était absenté du village pour quelques jours.

Une nuit d’automne, elle quitte la « maison longue » et rejoint des guides sur le bord de la rivière. L’un d’eux était le mari d’Anastasia. Ils montèrent à bord d’un canot jusqu’au lac Georges.

Elle s’enfuit à travers bois, rivières et marées durant 2 mois parcourant plus de 320 km.

Elle arrive enfin à la mission Saint-François-Xavier de Kanawake près de Ville-Marie, le Montréal d’aujourd’hui.

Elle habitera avec Anastasia et son mari.

Elle est prise en charge par les Jésuites sur le plan spirituel, elle était munie d’une lettre de son conseiller spirituel, le père Lamberville. Cette lettre disait: « Je vous envoie un trésor »

Le père Cholonec deviendra son nouveau directeur spirituel.
À Noël 1677, grâce à sa foi ardente, elle fait sa première communion et vit comme une sainte.

Les missionnaires et son entourage sont impressionnés par ses mortifications et sa piété. Ils diront qu’elle a atteint l’union la plus parfaite avec Dieu.

Elle avait cette phrase comme raisonnement:

« Qui est-ce qui m’apprendra ce qu’il y a de plus agréable à Dieu afin que je le fasse? »

Elle allait souvent à l’église prier devant le St-Sacrement et elle portait un chapelet autour de son cou qu’elle récitait très fréquemment. Elle enseignait aux jeunes de son village à aimer Dieu.

Le 25 mars 1679, elle fait le vœu de virginité confirmant ainsi sa totale dévotion à Jésus.

Le père Cholonec ne l’encourage pas à poursuivre toutes ses nombreuses mortifications
mais Kateri continuait, considérant le tout comme un acte d’amour.
Elle eut même l’idée de fonder un couvent mais son Directeur s’y opposait considérant que sa santé précaire devenait de plus en plus chancelante.

Le père Cholonec ressentait que sa douceur et ses aptitudes pour la prière émanaient vraiment de l’Esprit-saint.

Le 17 avril 1680, à 24 ans, un mercredi-saint, Kateri décède à 15 heures.

Ses derniers mots furent: « Jesos Konoronka », en français, « JÉSUS, JE T’AIME »

Quinze minutes après sa mort, un premier miracle s’est produit sous le regard de deux missionnaires jésuites et de nombreux amérindiens. Les horribles cicatrices que Kateri portait depuis l’âge de 4 ans sont soudainement disparues et son visage prit une teinte rosée comme elle n’eut jamais été avant.

Une multitude d’autres miracles lui furent attribués.

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Chemin vers la canonisation

Le procès en vue de sa canonisation a commencé en 1884. Ça correspond avec le temps où l’on a érigé un monument près de son lieu de sépulture à Kahnawake, près de Montréal.

En 1943, le Pape Pie XII déclare Kateri Tekakwitha vénérable.

Le 22 juin 1980, Kateri est béatifiée par le pape Jean-Paul II. Elle est la première Amérindienne d’Amérique a être béatifiée.
Jean-Paul II la décrira comme suit :

“Lorsque sa famille l’a poussée à se marier, elle répondit avec beaucoup de calme et de sérénité que seul Jésus serait son époux.

Cette décision, dans le contexte de l’époque des femmes autochtones, était un risque réel pour elle de vivre en proscrite et dans la pauvreté. C’était un geste intrépide, peu commun, et prophétique.

Le 25 Mars 1679, à l’âge de 23 ans, avec l’accord de son directeur spirituel, Kateri a fait vœu de virginité, et le plus loin que l’on s’en souvienne, ce fut la première fois que cela se voyait chez les indiens d’Amérique du Nord.

Les derniers mois de sa vie furent une manifestation encore plus claire de sa foi très solide, de sa franche humilité, de sa calme résignation, et de sa joie radieuse, même au beau milieu de terribles souffrances.

Ses derniers mots, simples, sublimes, murmurés au moment de sa mort, résumèrent, tel un noble hymne, une vie empreinte de charité pure : « Jésus, je t’aime »

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Le 28 juillet 2002, lors du JMJ de Toronto, le pape Jean-Paul II choisit parmi neuf jeunes saints et bienheureux, comme modèle de sainteté, Katéri Tekakwitha, en tant que patronne des JMJ 2002.

Le 21 octobre 2012, Kateri Tekakwitha est canonisée par le pape Benoit XVI lors d’une cérémonie tenue à Rome .

Elle devient la première femme amérindienne de l’Amérique du Nord à être proclamée au rang de sainte.

Sa fête sera célébrée aux U.S.A. le 14 juillet et au Canada le 17 avril.

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Patrick commentaire :

Laissez-moi vous dire : Dieu ne regarde pas à votre appartenance, vos parents, où vous êtes né, la couleur de votre peau, à quelle église ou pas que vous appartenez, etc. Il regarde à votre cœur… C’est tout ! C’est pourquoi cette histoire me touche de si près !

Comme vous avez pu le lire dans mes nombreux écrits, je ne suis pas un religieux, je suis plutôt un Chrétien libre et sauvage ! Quelqu’un qui croit profondément dans son cœur à ses paroles au sujet de Jésus :

Jean 12:32  Et moi, si je suis élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi-même. 

Bien que parfois, je puisse être un peu sévère envers les églises et les gens religieux, j’ai une grande admiration pour ces fameux Chrétiens, comme cette chère jeune fille Amérindienne qui a donné sa vie entière au Christ, ainsi que pour ce représentant de l’Eglise catholique, le pape Jean-Paul II, qui avait un vrai cœur de berger et un amour sincère pour le Christ.

Ce sont des personnes comme cela qui forment la « vraie Eglise du Christ », qui sont le « vrai corps du Christ » Tous ces croyants qui appartiennent à une église ou pas, qui ont une foi sincère en Christ et Son sacrifice.

Toutes autres doctrines comme le « célibat » « affliger son corps par des souffrances », etc. sont des doctrines personnelles qui les regardent.

Pour ma part, je crois en la simplicité de l’évangile, aimer Dieu de tout son cœur, aimer son prochain comme soi-même, et comme notre cher Jésus : d’aller partout en faisant le bien !

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Sois un ami
Je suis ce qu’on peut appeler un « Don Quichotte » de la plume. Ce qui fait qu’un écrivain devient un artiste, c’est qu’il découvre sa vraie personnalité dans ses écrits. Il n’est pas assujetti aux « On dit », où, « Il ne faut pas que j’écrive cela ». Il est vrai avec l’inspiration qui lui est donnée, pure dans ses pensées. Le prix d’une telle liberté est : « Si tu peux être vrai avec toi-même, tu ne peux être faux avec personne » Patrick Etienne
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