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Histoires vraies N°70 – Un jour dans l’histoire (Part 2)

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Un jour dans l’histoire (Part 2)

8 janvier 1918, le président Wilson et son discours des « 14 points « 

Il y a un siècle, le 8 janvier 1918, le président Woodrow Wilson (1856-1924), prononce au Congrès on discours des « 14 points », donnant la liste des 14 points nécessaires à l’obtention de la paix.

« The world must be made safe for democracy » (La paix dans le monde pour l’établissement de la démocratie),

réclame notamment la création d’une « League of Nations » (Société des Nations, SDN). Les autres points serviront de base au traité de Versailles de 1919.

Président des Etats-Unis (1913-1921), il s‘était engagé dans la Grande guerre aux cotés des alliés. Son orientation politique doit beaucoup à ses principes calvinistes.
En 1919, la Société des Nations est créée sur sa proposition. Wilson reçoit le prix Nobel de la paix en 1919.

Une citation de Sébastien Fath (Dieu Bénisse l’Amérique) :

« Il considérait que la prospérité et la sécurité de son pays ne seraient jamais atteintes par la poursuite d’intérêts égoïstes, unilatéraux. Il défendait un « internationalisme progressiste » où le droit et le multilatéralisme dominaient à tel point que l’opinion américaine, toujours tentée par l’isolationalisme ne voulut opas le suivre: le congrés refusa finalment d’intégrer la Société des Nations. ce fut pour Wilson une « tragédie »… »

Il a écrit :

« Quand vous avez lu la Bible, vous serez que c’est la parole de Dieu, parce que vous aurez trouvé la clé de votre propre cœur, votre propre bonheur, et votre devoir »

« Un homme se démunit lui-même du meilleur qu’il y a dans le monde s’il se prive de la connaissance de la Bible »

Note personnelle de Patrick:

Woodrow Wilson était un homme de paix. Quand la guerre s’est déclarée, il a pris la décision de ne pas entrer dans le conflit européen. Mais quand le Lusitania a été coulé en 1917, sa politique américaine de non-interférence a coulé avec le bateau (Les Allemands avaient demandé aux bateaux non-militaires de ne pas transporter d’armes, ce que le Lusitania n’a pas fait. C’est pour cette raison qu’il a été coulé !) Bien sûr, ceux qui étaient pour que les U.S.A entrent dans cette guerre ont saisi cette triste occasion comme prétexte.

Après la guerre, il est allé en Europe pour supporter son idée de « Ligue des Nations », mais il a rencontré une forte opposition dans son pays, ce qui a mis fin à sa brillante idée. Et à la fin, après cet échec, il s’est retiré de la vie publique en 1920.

Woodrow Wilson était un croyant pratiquant, avec de fermes convictions chrétiennes. Il était un homme de paix, et il cherchait de vraies solutions pour éviter qu’il n’y ait plus ces terribles guerres entre les nations.

Mais le peuple américain a souvent fait de très mauvais choix en élisant certains de ses hommes politiques, comme Théodore Roosevelt (Teddy Roosevelt). Il fut celui qui encouragea les Etats-Unis à devenir le grand gendarme international pour préserver sa politique et la puissance de son pays.

La Bible dit : « Ce que vous semez, vous allez le récolter aussi », et Teddy Roosevelt a commencé à semer ces guerres. Depuis, les Etats-Unis ont été de conflits en conflits ; de guerres en guerres ; utilisant ses gros muscles pour imposer sa loi dans le monde. Sa politique à l’heure actuelle n’a pas changé du tout !

28 décembre 1864. Mary Jones et la Bible

A l’âge de seize ans Mary Jones (1784-1864) fit quarante km, pour se procurer une Bible en Gallois dont l’édition était quasiment épuisée. Son histoire a conduit à la création de la Société Biblique Britannique et Étrangère. Il faut signaler que c’est la Réforme (avec la traduction de la bible en Gallois en 1567), qui permit à la langue galloise de survivre.

Une bonne nouvelle
En 1794, dans le Pays de Galles, une petite fille de dix ans, appelée Mary Jones, vit avec ses parents près d’un petit village. Mary et ses parents sont très religieux. Ils vont à la chapelle du village chaque semaine pour adorer Dieu. Mais, comme la plupart des gens, ils ne savent ni lire ni écrire. Un jour, ils apprennent qu’on va bientôt ouvrir une école dans le village.

La décision
Mary marche 3 km jusqu’à  l’école du village où elle apprend à lire.
Enfin arrive le jour où M. John Ellis, le maître d’école, lui fait lire dans la grande bible galloise. C’est alors que Mary décide qu’elle fera tout son possible pour pouvoir un jour acheter sa propre Bible.

Beaucoup de travail
Les Bibles coûtent très cher. Mary sait qu’il lui faudra économiser pendant plusieurs années pour avoir assez d’argent. Mary fait tout de sortes de travaux pour gagner de l’argent pour sa Bible. Elle tricote des chaussettes, elle fait pousser es légumes pour les vendre. Elle s’occupe d’une ruche dont elle vend le miel. Mme Evans lui a donné quelques poules dont elle vend les œufs. Elle aide aussi les fermiers à récolter leur moisson.
Parfois elle se sent découragée. Mais alors elle se rappelle combien elle est heureuse, chaque samedi après-midi, quand elle lit la Bible de Mme Evans. Elle pense avec joie au jour où elle aura sa propre Bible et pourra la lire à son gré ! Mary travaille avec diligence et met son argent de côté pendant six ans. Enfin ! En comptant son argent un beau jour, elle s’aperçoit qu’elle a la somme qu’il faut.

Mary a sa Bible
Mary va voir son pasteur et lui demande où elle pourra acheter une Bible. Le pasteur lui répond que M. Charles pourra lui en vendre une le même monsieur qui a engagé Mr Ellis comme maître d’école. Mais M. Charles demeure à Bala, à 30 Km  de distance.
Elle marche toute la journée et arrive à Bala tard le soir. Elle passe la nuit chez une amie avant de voir M. Charles le lendemain matin. Réveillée tôt et toute excitée elle se rend devant la maison de M. Charles. Elle frappe à sa porte. Après lui avoir dit qui elle est, Mary lui raconte toute son histoire. Elle lui dit qu’elle a travaillé dur pendant des années pour économiser assez d’argent pour acheter une Bible.
M. Charles est plein de bonté, mais il ne peut rien faire pour Mary. Il a vendu toutes les Bibles galloises sauf une qu’il garde pour un ami parce qu’il lui a promis. Mary se sent tellement déçue qu’elle se met à pleurer.
M. Charles lui sourit. Oui, il a aussi une Bible en Anglais ; et comme son ami peut lire en anglais aussi bien qu’en gallois, M. Charles vend la Bible galloise à Mary.
Folle de joie, Mary remercie M. Charles de lui avoir vendu la Bible galloise et le remercie aussi pour son école où elle a appris à lire.
La Bible serrée fortement dans ses bras, elle commence son long trajet de retour au village. Enfin, Mary a une bible bien à elle.
Mary lit sa Bible tous les jours. Plus elle grandit, plus elle aime Dieu et sa Parole.

Des Bibles pour tout le monde.
M. Charles se souvient de Mary pendant longtemps. Il est triste que beaucoup de Gallois, comme Mary, ne puissent pas acheter de Bibles même s’ils économisent pendant des années, parce que les Bibles sont tellement rares. M. Charles décide de faire tout son possible pour qu’on imprime plus de Bibles galloises.
Quatre ans plus tard, en 1804, il se rend à Londres, en Angleterre, et parle à un groupe appelé Société de traités religieux. Beaucoup de personnes pensent comme M. Charles et veulent aider, afin que des gens comme Mary puissent avoir leur propre Bible.
C’est ainsi qu’est créée la Société biblique britannique et étrangère dont le premier livre biblique est l’Évangile de Jean, publié dans la langue des Indiens Mohawk de l’Amérique du Nord.

Aujourd’hui 110 Sociétés bibliques travaillent dans 180 pays de par le monde, afin que des gens comme Mary Jones puissent acheter une Bible en leur propre langue sans payer trop cher.

23 décembre 1559. Anne du Bourg, exécuté pour avoir prôné la tolérance

Le 2 juin 1559, le roi Henri II promulgue l’édit d’Ecouen qui interdit d’appliquer aux hérétiques d’autre peine que celle du feu, puis il assiste aux séances du Parlement (Mercuriales) du 10 juin où l’on doit  débattre des mesures à prendre en matière de religion.

Anne du Bourg, jeune conseiller au Parlement de Paris, a le courage de plaider en présence du roi Henri II, la cause des protestants devant le parlement de Paris.

Dans ce discours qui dura plus d‘une heure et demie il écarte les accusations portées contre eux. Il déclare qu‘après examen, il avait trouvé leurs doctrines conformes aux Écritures ; il montre qu‘on ne pouvait les blâmer de vouloir la réformation de l‘Église, et trouve injuste qu‘on leur inflige d‘aussi cruels châtiments :

« On voit commettre tous les jours des crimes qu’on laisse impunis, tandis qu’on invente de nouveaux supplices contre des hommes qui n’ont commis aucun crime. Ce n’est pas chose de petite importance de condamner ceux qui, du milieu des flammes, invoquent le nom de Jésus-Christ »

Anne du Bourg  est emprisonné séance tenante et exécuté le décembre 1559.

Marguerite Le Riche, dite la dame de La Caille (de l’enseigne de sa boutique de libraire) fut brûlée en place Maubert le 19 août 1559. Emprisonnée à la Conciergerie elle incitait, par la fenêtre de sa chambre, Anne du Bourg à persévérer. Du Bourg dira à ceux qui l’incitaient à renier sa foi :

« Une femme m’a montré ma leçon et enseigné comme je me dois porter en cette vocation-ci »

De son côté, Agrippa d’Aubigné, relatera l’épisode à sa façon dans Les Tragiques :

…Mais il faut avouer que près de la bataille
Ce cœur tremblant revint à la voix d’une Caille,
Pauvre femme, mais riche, et si riche que lors
Un plus riche trouva l’aumône en ses trésors.

O combien d’efficace est la voix qui console,
Quand le conseiller joint l’exemple à la parole,
Comme fit celle-là qui, pour ainsi prêcher,
Fit en ces mêmes jours sa chaire d’un bûcher !
(Les Tragiques, IV, 581-588)

Les chroniqueurs de l’époque soulignent le retentissement que son exécution  eut parmi les contemporains, notamment dans les collèges. Florimond de Raemond déclare que le bûcher fit plus de mal que cent prédicateurs n’auraient pu faire avec leurs prêches. Le mot de Tertullien (« Le sang des martyrs est une semence ») se vérifiait une fois de plus.

Agrippa d’Aubigné devait  commenter le supplice d’Anne du Bourg dans ses tragiques :

Les cendres des brûlés sont précieuses graines
Qui, après les hivers noirs d’orage et de pleurs,
Ouvrent au doux printemps d’un million de fleurs
Le baume salutaires, et sont nouvelles plantes
Au milieu des parvis de Sion fleurissantes.

Tant de sang que les rois épanchent à ruisseaux
S’exhale en douce pluie et en fontaine d’eaux,
Qui, coulantes aux pieds de ces plantes divines,
Donnent de prendre vie et de croître aux racines.

Source : Jean Crespin, Histoire des Martyrs, Toulouse, 1885-1889, II, p 668-669.
Raoul Stéfan, L’épopée huguenote, Éditions du Vieux Colombier, 1945 p 78-79

Note personnelle de Patrick :

Quel horrible témoignage de la part de ceux qui professent suivre les enseignements du Christ ; ils ne sont pas meilleurs que ceux qui l’ont torturé et crucifié. Le pire, c’est qu’ils ont fait toutes ses horreurs pensant défendre l’Evangile et la foi ! Mais ici, il y a une grande différence, une grande séparation, entre la religion des hommes et la vraie foi en Christ.

Savez-vous que Jean, le disciple bien-aimé de Jésus, et le seul qui est mort de vieillesse de tous les disciples de Jésus ? Peut-être vous ne vous êtes jamais posé la question pourquoi ? Eh bien, lisez les paroles de Jean dans la Bible, et vous comprendrez pourquoi ! Pourquoi ? Parce que Jean avait profondément compris le vrai message de Jésus, de ses Paroles, et ce qu’il attendait de ses suiveurs.

Oui, tout le message et les Paroles de Jean étaient basés sur l’amour… Dieu est amour… Suivre et vivre ce message d’amour… Suivre et obéir Dieu, parce qu’on l’aime, et comme un enfant avec ses parents, on veut lui obéir afin qu’il soit fier de nous…

C’est pour cette raison que je n’aime pas et que je n’ai jamais aimé ce terme « religion », parce que trop d’horreurs et de crimes sont liés avec ce mot. Trop de braves personnes ont perdu la foi que Dieu existe à cause du mauvais exemple de ceux qui se disaient chrétiens et qui étaient souvent pires que les païens qu’ils détestaient.

Croyez-moi sur parole, aller à l’église ne fait pas de vous de meilleures personnes si vous n’avez pas assez d’amour pour pardonner et aimer votre prochain. Dieu peut considérer cela aussi comme une abomination à ses propres yeux. La Bible dit explicitement : « ce ne sont pas ceux qui me disent Seigneur, Seigneur, qui entreront dans mon royaume, mais ceux qui font la volonté de mon Père qui est dans les Cieux »« Alors, il y aura des gémissements et des grincements de dents pour ceux qui n’ont pas su discerner la volonté de Dieu » Ici, est la différence entre « un Enfant de Dieu » et un enfant de ce monde !

22 décembre 1849. Dostoïevski est gracié sur l’échafaud.

Exil en Sibérie

Fiodor Dostoïevski (1821-1881), appartenait à la petite aristocratie et fut élevé de manière modeste à Moscou. Il grandit sous l’ombre de l’insurrection décembriste de 1825 qui incita le tsar Nicolas 1er à gouverner en employant la puissance de l’armée et de l’administration. Il fut élevé l’orthodoxie russe. Il découvre la Bible, lue à l’église, dès l’âge de huit ans. Sa mère, fut un modèle de foi, qui planta la semence de foi dans le cœur du futur écrivain.

Pourtant lorsqu’il fut jeune homme, Dostoïevski connut une période de doute. Au lieu de s’attacher fortement à sa tradition chrétienne, il devint un rêveur ardent, recherchant des idéaux comme la beauté et la justice. Son désir de trouver la vérité le poussa à étudier les idéologies courantes de son époque. Il s’engagea par exemple dans un groupe d’utopistes socialistes. Mais sa quête romantique laissa Dostoïevski déçu et désillusionné lorsqu’il comprit que ces idéologies courantes ne lui apportaient pas la vérité.

Dostoïevski fréquenta un groupe qui, clandestinement, tenta de préparer les paysans à la révolution. En 1849, tous les membres du groupe furent arrêtés et condamnés à mort. On les conduisit devant l’échafaud pour un simulacre d’exécution.

Le 22 décembre 1849, il fut gracié avec ses camarades au dernier moment par le tsar Nicolas 1er qui avait compté sur cela pour leur donner une leçon.

Il vit sa peine commuée en quatre ans de bagne. Il partit fers aux pieds pour la Sibérie. Là-bas, il vécut dans la puanteur de sa chambrée, la promiscuité et la solitude.

Conversion
Il dira plus tard :

« Ce fut un long apprentissage… Seul avec mon âme, je considérais ma vie antérieure, je l’analysais jusque dans ses ultimes détails, je me jugeais sévèrement, sans pitié. (…) Je me disais, je décidais, je me jurais qu’il n’y aurait dans mon avenir aucune des fautes, aucune des chutes d’autrefois : j’échafaudais tout un programme que je me promettais fermement d’accomplir»

Solitude insupportable et bénie. Durant ses quatre de sa relégation en Sibérie, il a pour seul livre la Bible et il devint croyant.

Désormais la Bible ne le quittera plus, elle éclairera la démarche de l’écrivain qui détecte dans les Écritures saintes une source de vie capable d’étancher la soif d’absolu qu’il y a  dans l’humanité.

Dostoïevski connait une renaissance spirituelle. Désormais, Dostoïevski sait par expérience que si, ce monde-ci est déchu et que si les chrétiens connaitront seulement à la fin de toutes choses, l’abondance complète du Royaume des cieux lorsqu’ils mourront, un chrétien peut cependant commencer dès ici-bas à faire l’expérience la communion avec Dieu même alors qu’il vit dans ce monde déchu.

Pour Dostoïevski, les mots du Christ, « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 4: 17) implique qu’une réconciliation avec Dieu est possible dès qu’une personne se repent et accepte la mort de Christ comme sacrifice pour ses péchés.
Dostoïevski croit que le chrétien peut commencer dès maintenant à connaitre  le royaume des cieux dans son cœur. L’esprit de Dieu, son amour et son pouvoir peuvent commencer à sanctifier et transformer les cœurs de ceux qui se repentent et qui croient.

Combat et mission
Cependant des doutes continuèrent à attaquer les convictions de Dostoïevski. Et c’est pour cette raison qu’il fut capable de si bien  décrire  la bataille intérieure éprouvée par les personnages de ses livres lorsqu’ils sont confrontés à la foi chrétienne (par exemple Raskolnikov). On peut dire également que ses combats spirituels aidèrent Dostoïevski à contrecarrer les idéologies de son temps (positivisme, du scientisme, du matérialisme et de l’utilitarisme) et à devenir un apologiste de la foi chrétienne.

Il entreprit dès 1855 ses « Souvenirs de la maison des morts » (qui paraîtront en 1862). À l’expiration de sa peine, il fut intégré à l’armée où il servit trois années avant d’être autorisé à regagner Saint-Pétersbourg où, avec son frère, il fonda une revue. Après le succès de son grand roman, « Crime et Châtiment » en 1866, impressionnant l’opinion.

Dans ses œuvres, « Souvenirs de la maison des morts » et « Crime et châtiment », Dostoïevski s’opposait à l’idéal des Lumières qui affirme que l’humanité est rationnelle, perfectible et qu’une connaissance complète peut être atteinte par la science. Pour Dostoïevski, le seul salut de l’humanité est dans la foi chrétienne; il considérait le rejet de Dieu et du Christ comme dangereux puisqu’ils conduisaient les gens à s’engager dans l’impossible et dans la destruction d’eux-mêmes pour transcender leur condition humaine. Dostoïevski concevait sa mission d’évangélisation comme un appel adressé à son pays à retourner et à demeurer fidèle à son héritage orthodoxe.

Personnage féminin

Dostoïevski incarna sa défense du christianisme par des personnages féminins.

Par exemple, Sonia dans le roman « Crime et châtiment » de Dostoïevski démontre la foi chrétienne.
La  femme en tant que figure rédemptrice dans les œuvres de Dostoïevski peut être expliquée en partie par le fait que des femmes jouèrent un rôle majeur dans la conversion au christianisme de l’écrivain. Sa mère était la gardienne de la foi chrétienne puisqu’elle transmettait la foi à ses enfants. De plus, l’âme féminine incarne de manière traditionnelle dans la littérature, les vertus chrétiennes de compassion, sacrifice de soi, gentillesse, fidélité, et amour. Dostoïevski utilisa les personnages féminins pour défendre l’idée que la vérité transcendante de Dieu n’est pas révélée par la raison humaine. Sonia est une femme dont la foi passionnée domine la raison, mais qui toutefois possède la vraie sagesse de Dieu.

Sonia voit que sa vie éternelle a commencé sur terre, que sa foi en Dieu est source d’inspiration et d’espoir au milieu de la peine et du chagrin qui l’entourent. Sa communion avec Dieu lui donne la force de persévérer même au milieu de l’humiliation, de la pauvreté et de la prostitution. Sonia connait bien sa nature pécheresse, mais puisqu’elle accepte la rédemption de Dieu, elle peut connaitre son amour, donné sans conditions et sa compassion dès ici-bas dans ce monde déchu…

Sonia, en tant que messagère du salut de Dieu, conduit Raskolnikov à la foi et au salut. Les paroles, les prières et les actions de Sonia reflètent l’amour et le pardon de Dieu, et c’est son témoignage qui aide à produire un changement de cœur chez Raskolnikov. D’après la perspective chrétienne de Dostoïevski, l’esprit de Dieu peut transformer le cœur humain dans un monde déchu.

Ainsi Dostoïevski répondit à la crise spirituelle de son pays par la création littéraire. Il utilisa des voix féminines de foi dans l’espoir de combattre le scepticisme grandissant de son époque.

Source:
Andrea Link, Christianity in Literary Creation, Chateaubriand and Dostoevsky, p. 11-15 in Creation Social Science and Humanities Quarterly Vol XIII, No. 2.
Romano Guardini, L’Univers religieux de Dostoïevski, Seuil, 1947.

Prière pour les autres

Seigneur, pardonne-leur à tous,
Protège ces malheureux, ces agités
Guide-les dans celles du salut.
Toi, qui es l’Amour,
Fais-leur goûter à tous la joie !
(Aliocha I, III, in fine. Dostoïevski, Les Frères Karamazov)

Seigneur, protége ceux pour qui
Personne ne prie.
Sauve ceux qui ne veulent pas te prier.
Ce n’est point par orgueil
Que je te prie ainsi, Seigneur,
Car je suis moi-même plus vil que tous.
(Le Père Théraponte II, IV. Dostoïevski, Les Frères Karamazov)

Prière pour soi-même

Seigneur, recevez-moi dans mon iniquité,
Mais ne me jugez pas.
Laissez-moi venir sans jugement.
Ne me condamnez pas, car je me suis
Condamné moi-même.
Ne me condamnez pas,
Car je vous aime, seigneur.
Je suis vil, mais je vous aime…
(Mitia., VIII, 6,  Dostoïevski, Les Frères Karamazov)

Note personnelle de Patrick :

Cela me fait mal au cœur comment aujourd’hui, on maltraite la Bible et ses grands personnages de l’histoire. C’est pitoyable comment notre propre génération est devenue hautaine, pleine d’orgueil, imbus d’elle-même et de ses propres accomplissements. Elle (cette génération) est capable de mépriser tout ce qui a été avant elle, la sagesse de nos Pères, la sagesse des Anciens, la sagesse de ceux qui détenaient la connaissance.

Combien d’hommes et de femmes sages ont écrit et bâtit leur vie sur ce merveilleux livre qu’est la Bible. Regardez les écrits des plus grands penseurs de l’histoire ; presque tous ont glorifié ce Livre et ses Ecrits : qu’ils soient, écrivains, penseurs, philosophes, hommes de science et d’Etat, etc. Même ses ennemis acharnés ont dû, un moment ou à un autre, reconnaître sa Puissance et Sa Majesté !

En France, aujourd’hui, c’est pitoyable. Vous aurez du mal à trouver une Bible dans nos universités et dans nos écoles, dans nos bibliothèques et dans les maisons de nos concitoyens : vive la laïcité et sa république !

Pas étonnant que la France soit classée première dans le monde par le nombre de dépression que subissent ses habitants !

Quelque 3 millions de Français, «véhicules qui n’ont plus d’essence», selon des psychiatres, seraient aujourd’hui aux prises avec la dépression. Analyse des tendances générales et des causes du malaise en France qui, en 2011, était en tête de la liste des pays champions de la dépression.

En 2011, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décerné à la France un titre auquel peu souhaitent prétendre: celui du pays où le taux de personnes dépressives est le plus important au monde. La France était alors en tête de ce classement avec 21 % de ses habitants concernés, talonnée par les États-Unis (19,2%). En 2017, le sujet a refait surface et a été le thème principal de la Journée mondiale de la santé du 7 avril organisée sous la devise «Parlons-en».

Selon les statistiques, à peu près un Français sur cinq a été, est ou sera victime de la dépression. Dans le monde entier, c’est plus de 300 millions de personnes qui sont atteintes de cette maladie, d’après un rapport de l’OMS publié en mars dernier. Vu l’échelle du problème, le choix du sujet semble de moins en moins fortuit.

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Sois un ami
Je suis ce qu’on peut appeler un « Don Quichotte » de la plume. Ce qui fait qu’un écrivain devient un artiste, c’est qu’il découvre sa vraie personnalité dans ses écrits. Il n’est pas assujetti aux « On dit », où, « Il ne faut pas que j’écrive cela ». Il est vrai avec l’inspiration qui lui est donnée, pure dans ses pensées. Le prix d’une telle liberté est : « Si tu peux être vrai avec toi-même, tu ne peux être faux avec personne » Patrick Etienne
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