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Histoires vraies N°68 – Un jour dans l’histoire (Part 1)

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Un jour dans l’histoire (Part 1)

Voici quelques articles sur des hommes qui ont marqués l’histoire. Ils ont apporté leur savoir et leur talent pour donner aux hommes un monde meilleur !
Patrick Etienne

Léon Tolstoï et le « Père Martin »

Le 20 novembre 1910 (calendrier Grégorien), meurt l’écrivain russe Léon Tolstoï (1828-1910)

En mars 1899, une lettre de Tolstoï est adressée au pasteur et écrivain Ruben Saillens. Dans les Récits et allégories, se trouve un conte de Noël de Ruben Saillens écrit en 1883 et qui eut une singulière fortune.

C’est l’histoire d’un savetier : le Père Martin. Le conte, traduit en russe, fut adapté par Léon Tolstoï. Le récit parut par la suite, par erreur sous le nom de l’illustre romancier russe. La lettre écrite en ce jour en fait foi :

« … à mon grand regret, je me suis rendu coupable envers vous d’un plagiat involontaire.
C’est avec le plus grand plaisir que je constater par cette lettre, que mon récit n’est qu’une adaptation »

Publication de « Un Chant de Noël »

Publié pour la première fois le 19 décembre 1843, Un chant de Noël s’est imposé comme l’un des plus célèbres contes de Noël de tous les temps. Imaginative et formidablement universelle, cette histoire en a inspiré beaucoup d’autres, mais elle reste la plus emblématique de toutes.

Un chant de Noël  (A Christmas Carol) est l’histoire d’un homme déjà âgé, Ebenezer Scrooge, marchand londonien qui, ayant consacré la totalité de sa vie à l’appât du gain, déteste ces jours de Noël voués à l’amour des autres. Après avoir repoussé les invitations de son neveu, les vœux de son fidèle employé et les appels à la charité publique, Scrooge va vivre une drôle d’expérience, recevant la visite des fantômes de l’esprit des Noël de son passé, de son présent et de son avenir.  Au bout de ce retour sur soi, Scrooge va saisir l’importance de l’amour qu’il a déserté en décevant sa fiancée, et donc changer de vie, de façon de penser, de comportement et même de visage.

L’œuvre de Dickens est une critique de la société anglaise du XIXème siècle marqué par la révolution industrielle et ses revers (la misère, le travail des enfants)

Mais Un chant de Noël est bien plus qu’une critique sociale. On peut y découvrir derrière ce qui est nommé « l’esprit de Noël » une vertu chrétienne authentique : la compassion.

La visite improbable qui amène Scrooge à changer,  évoque également pour les chrétiens le Christ qui « est venu sauver ce qui était perdu »

Il y a plusieurs passerelles entre les thèmes abordés dans le conte et le message de l’Évangile.

Dickens n’était pas un chrétien fondé sur la Bible mais  sa compréhension de la nature humaine est bien en accord avec perspective biblique : nous pouvons changer en réponse à la grâce, par l’action du Saint Esprit en nous.

Pour Dickens, comme pour l’évangile, la transformation d’un homme au cœur de pierre est le résultat de la grâce. Une grâce communiquée par un agent surnaturel. La grâce vient de Dieu, et non pas d’un esprit humain. Elle est l’œuvre du Saint Esprit.

Ambroise Paré, le père de la chirurgie

Le 20 décembre 1590 mourait Ambroise Paré (1510-1590)

A l’époque où les chirurgiens recouraient encore à l’enseignement des anciens ou des Arabes, Ambroise Paré, le père de la chirurgie française, se préoccupa d’observer directement la nature et fit faire des progrès fondamentaux à la chirurgie et à la médecine. Il disait :

« Ce n’est rien de feuilleter les livres de gazouiller, de caqueter en chaire de la chirurgie, si la main ne met en usage ce que la raison ordonne »

Il avait choisi la carrière de chirurgien militaire parce que disait-il,
« On traite les blessés sans fard et sans les mignarder comme on le fait à la ville »

Avant lui, dans toute l’armée on cautérisait les blessures et y versant de l’huile bouillante. Paré, versa sur les blessures un simple baume adoucissant qui amena une cicatrisation si rapide qu’on abandonna bientôt partout la cautérisation.

En 1557, au siège de St Quentin en Picardie, il nota que les asticots d’une certaine mouche aidaient à la cicatrisation des plaies de blessés. L’asticothérapie est aujourd’hui développée ou redécouverte.

S’étant acquis une certaine célébrité, Paré fut appelé auprès de blessés illustres, mais il demeurait toujours très modeste et, lorsqu’il relatait les soins qu’il avait donnés à un blessé, il déclarait toujours :

« Je le pansay, Dieu le guarist » (Je le pansai, Dieu le guérit)

Il bénéficia de la confiance de Catherine de Médicis et des quatre derniers Valois.  A ce sujet, la légende raconte qu’eut lieu entre Charles IX et Ambroise Paré cet échange verbal :

— J’espère bien que tu vas mieux soigner les rois que les pauvres
— Non Sire, c’est impossible.
— Et pourquoi ?
— Parce que je soigne les pauvres comme des rois

Ses convictions religieuses étaient connues, mais il était discret. On peut souligner néanmoins que Paré, dans ses œuvres, parlait de Dieu, de l’Ancien Testament et de Jésus-Christ, mais ne faisait aucune place à la Vierge Marie et aux saints.

Ambroise Paré à Paris

Ambroise Paré, mort à Paris 20 décembre 1590 est enterré dans le cimetière de l’église Saint-André des arts. L’église et le cimetière se situait à l’emplacement d’actuelle place Saint-André des Arts.

Ambroise Paré, André Vésale, les meilleurs chirurgiens furent requis pour soigner Henri II gravement blessé au cours d’un tournoi, au Palais des Tournelles (sur l’emplacement de l’actuelle Place des Vosges)

Le  Musée d’histoire de la médecine expose un médaillon ovale représente Paré et dans un caisson, un portait en buste de Paré.
L’escalier d’honneur de la Sorbonne  renferme une série de neuf tableaux signés Théobald Chartran (1886-1889) orne la galerie qui surplombe cet escalier. Elle évoque l’histoire des sciences au travers de grands épisodes et personnages (tous français). On peut notamment  admirer Cuvier et Ambroise Paré au siège de Metz (1553) qui pratique la ligature des artères sur un arquebusier blessé, un pauvre soldat.

Ambroise Paré à Meudon

À l’aube du XVIe siècle, Meudon était un paisible hameau. Au lieu-dit « Les Ouches », parmi les vignes et les champs, Jean Mazelin, bourgeois parisien, possédait une maison, rue de la Masure (rue des Pierres vers 1545). Ensuite la demeure fut la propriété d’Ambroise Paré, de 1550 à 1590. Il  avait racheté la maison  à la famille de sa femme, Jeanne Mazelin.

C’était une modeste demeure de trois travées donnant sur la rue des Pierres et de l’autre côté sur la cour et un jardin. C’est aujourd’hui le musée d’art et d’histoire de la ville de Meudon.

Sully et l’agriculture

Sully (1559-1641), nait au château de Rosny près de Mantes, le 13 décembre 1559.

A la Saint -Barthélemy, le jeune Sully (13 ans), qui étudie dans le Collège de Bourgogne (actuellement au 12 rue de l’Ecole de Médecine à Paris,  face à ce qui reste de l’ancien couvent des Cordeliers)  peut se réfugier chez le principal du Collège de Bourgogne, en tenant un missel.

Il s’enfuit ensuite de Paris et n’y revient qu’une vingtaine d’années après.

En arrivant sur le trône, Henri IV confie à Sully le soin de réorganiser les finances de l’État. Surintendant des finances, Sully met de l’ordre dans le royaume de France. Il réalise un quadruple plan de réorganisation militaire, restauration des finances, grands travaux publics, protection de l’agriculture. Les manuels d’histoire rappellent sa célèbre déclaration :

« Le labourage et le pâturage, voilà les deux mamelles de la France »

Sully prend de nombreuses mesures en faveur des paysans : bétail et outils de travail deviennent insaisissables, construction de voies de communication, facilitation des acquisitions de biens communs et de l’exportation du blé et du vin. Toutefois, les paysans restent encore bien souvent misérables et peu ont le loisir de déguster chaque dimanche la poule au pot…

Ce fut également un visionnaire de l’Europe unie (son « Grand Dessein »)

Les hommes politiques de tout temps peuvent s’inspirer de l’honnêteté et de l’opiniâtreté du ministre d’Henri IV :

« …néanmoins il ne faut pas perdre courage, voire s’opiniâtrer d’autant plus que les difficultés paraissent plus grandes »

Sully ne cachait pas son drapeau ; en pleine séance du conseil il s’écrie :

« Je vous dirai qu’en matière de religion nuls hommes ne sont mes oracles, mais la seule Parole de Dieu »

Au cardinal Du Peron, il répond :

« …Ne vous étonnez du chemin que je prends, contraire au votre ; j’ai rencontré un guide qui ne me laissera égarer ; tout mon regret est que vous laissiez la source pour boire aux ruisseaux que la multitude des passants a troublée »

Et sur le même sujet :

« On ne saurait jamais changer de religion, par ambition, avance ou vanité, mais seulement à la voix de sa conscience »

Sully résida à l’Arsenal en sa qualité de grand maître de l’artillerie. En 1603, il fit aménager, à l’extérieur des murs de l’Arsenal,  une grande allée de près de 500 cents mètres de long.

Le terrain, qui faisait face à l’île Louviers (rattaché depuis 1843,à la rive droite), fut planté d’arbres. C’est l’origine du « Mail de l’Arsenal », dont l’actuel boulevard Morland suit à peu près le tracé, et qui fut célèbre au 17ème et 18ème siècles comme lieu de réunion et de promenade. Il fut d’abord planté de deux rangées de mûriers, remplacés plus tard par des ormes.

Sully se réfugia à l’Arsenal après la mort d’Henri IV. L’Arsenal qu’il habita n’est pas tout à fait le même que maintenant. Alors que le reste des bâtiments qui avaient servi effectivement d’arsenal et de fabrique de canons ont été détruits par un incendie en 1716, l’architecte Boffrand réaménagea l’intérieur de l’édifice central et en fit une magnifique demeure.

L’Hôtel de Sully est construit entre 1625 et 1630. Il est acquis par Sully en 1634. L’ancien ministre d’Henri IV a alors 75 ans ! Le plan est celui d’un hôtel à la française du 17ème  siècle avec un corps de logis entre cour et jardin. Deux pavillons encadrent l’entrée côté rue, surmontée d’une terrasse.

Les statues de Sully et de Michel de l’Hospital se trouvent au pied de la colonnade du palais Bourbon.

Première Bible placée par les « Gédéons »

Une première Bible a été placée par les « Gédéons » dans une chambre d’hôtel du Montana le 10 novembre 1908. Cela faisait 10 ans que les fondateurs de cette organisme d’évangélisation international, s’étaient rencontrés. Il s’agissait de Samuel Hill et de John Nicholson.

Et cette année-là les débuts furent modestes : les Gédéons ne placèrent que 25 Bibles. Mais 40 ans plus tard, ils en avaient distribué plus de 15 millions à travers le monde. On estime qu’ils ont diffusé à ce jour près d’un milliard et demi d’exemplaires de la Bible traduite en 80 langues.

« Les Gédéons ne sont ni une secte ni une entreprise commerciale : ils ne se livrent à aucun prosélytisme et, totalement bénévoles, éditent leurs Bibles grâce aux seuls dons qu’on leur consent. Ce qui ne les empêchent pas d’avoir des ennemis : la Société des Abimelechs (du nom du fils naturel du Gédéon du Livre des Juges, une franche crapule qui s’évertua à démolir l’œuvre de son père), fondée au Canada dans les sixties et dont le but est d’anéantir les Gédéons en retirant le plus possible de Bibles placées par eux…

Mais de nombreux témoignages font état de personnes qui, ayant pris une chambre d’hôtel très au-dessus de leurs moyens car évidemment l’argent n’a alors plus aucune importance, ont été sauvées parce qu’une Bible des Gédéons était là, qui les attendait dans le tiroir :  ils l’ont saisie, et ouverte, ils en ont lu un passage, cela a suffi pour leur faire retrouver l’espérance, la vie, et Dieu… toutes choses tellement surannées aux dires des Abimelechs et des managements de certains grands palaces modernes…»

Source ; Didier Decoin, Dictionnaire amoureux de la Bible, pp 324-33

Henri Dunant, perdu et retrouvé

C’est à Heiden, en Suisse, au fond du lac de Constance, où         « l’homme en blanc » était venu chercher refuge dix-huit ans auparavant, pauvre et déjà malade que, ce matin du 30 octobre 1910, Henri Dunant entra en agonie. A la fenêtre de sa chambre, l’instituteur suspendit un drapeau à la croix rouge. Le soir, il attacha un crêpe à la hampe. Henri Dunant, le visionnaire, avait cessé de vivre.

Henri Dunant (1828-1910) est descendant d’un huguenot émigré à Genève. Dès l’âge de 18 ans, il consacre ses loisirs à faire le bien : il visite les pauvres, les infirmes et les prisonniers, puis il réunit chez lui quelques amis pour étudier la Bible.

Établi en Algérie pour ses affaires, il veut créer un centre industriel et commercial, et, dans ce but il décide de s’adresser directement à Napoléon III.

C’est en cherchant à la rejoindre qu’il assiste à la bataille de Solferino (24 juin 1859).  Ce qu‘il va voir va bouleverser sa vie. Voici un fragment de la lettre que, quelques jours après la bataille de Solférino, Henri Dunant adressait à la comtesse Agénor de Gasparin, en la priant de faire connaître ces détresses au monde :

« Pardonnez-moi Madame de vous écrire au milieu d‘un champ de bataille, où l‘on ne mesure pas ses expressions. Le champ de bataille n‘est rien, même avec ses monceaux de morts et de mourants, en comparaison d‘une église où sont entassés cinq cents blessés!… Depuis trois jours, chaque quart d‘heure, je vois une âme d‘homme quitter ce monde au milieu  de souffrances inouïes. Et, cependant, pour beaucoup, un peu d‘eau… un sourire amical, une parole qui fixe leurs pensées sur le Sauveur, et vous avez des hommes transformés, qui attendent courageusement et en paix l‘instant du délogement. Pardonnez-moi, Madame, mais je pleure à chaudes larmes en vous écrivant ; Je ne puis même continuer et l‘on m‘appelle »

Horrifié par le sort des blessés à Solferino, celui ne faisait que passer, s’arrête pourtant et se dévoue pour les soigner avec les moyens du bord. 10 000 blessés quelle que soit leur nationalité seront accueillis.

Il publie ensuite un livre qui a un retentissement énorme : « Un souvenir de Solferino »

Afin de mettre en pratique les conclusions de son livre, Henry Dunant et quatre autre Genevois provoquent la convocation, en 1864, d’une conférence internationale qui adopte la « Convention de Genève pour l’amélioration du sort des militaires blessés dans les armées en campagne ». C’est la naissance du « comité international de secours aux militaires blessés », la Croix-Rouge.

Mais Henri Dunant néglige ses affaires. Il est bientôt impliqué dans un procès en faillite frauduleuse. Il dira par la suite : « J’ai été égaré par une imagination ardente, une nature trop instable et y un caractère trop confiant »

Et il doit démissionner du Comité de Genève le 25 août 1867 et s’en voit exclu pour toujours, sans le moindre signe de charité ni de compassion.

Ses « amis » prétextant agir pour le bien de la jeune Croix-Rouge, vont faire leur possible pour  expurger toute mention du nom de Dunant de l’histoire de l’institution. Dans ses mémoires, Dunant se dit « dans un état de chagrin, de désespoir, de dénuement, de famine dont nul ne peut se faire une idée »

Il va mener dès lors une vie errante et miséreuse. Il rembourse toutes ses dettes Jusqu’au moment où un journaliste entreprenant le découvre à Heiden, et révèle au monde le fondateur de la Croix-Rouge. Son histoire est reprise t répandue dans le monde entier. Les visiteurs affluent pour rendre hommage. Les lettres, les honneurs, les pensions pleuvent.
En 1901, Dunant se voit décerner le premier prix Nobel de la paix.

Durant ces années difficiles, Henry Dunant reste profondément attaché à l’Évangile, dont il faisait une interprétation prophétique. En revanche, il critique fortement un christianisme institutionnel et formalisé. Mais c’est néanmoins sa compréhension de l’Évangile et sa foi qui l’ont conduit à adopter cette pensée humanitaire qui a marqué l’Histoire pour toujours.

Les historiens confirment que la création de la Croix-Rouge trouve ses racines dans la pensée et l’engagement chrétiens de son fondateur. A ce titre, la naissance de la Croix-Rouge peut être considérée comme faisant partie de l’histoire de la mission chrétienne.

Quelques citations :

« Nous voulons, avec le secours de Christ, proclamer toujours plus haut et plus fermement les grandes vérités évangéliques, à savoir la divine autorité de toute la Parole de Dieu »

« L’ennemi véritable, notre véritable ennemi ce n’est pas la nation voisine, c’est la faim, le froid, l’ignorance, la routine, la superstition et les préjugés »

A SUIVRE…

 

 

 

 

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Sois un ami
Je suis ce qu’on peut appeler un « Don Quichotte » de la plume. Ce qui fait qu’un écrivain devient un artiste, c’est qu’il découvre sa vraie personnalité dans ses écrits. Il n’est pas assujetti aux « On dit », où, « Il ne faut pas que j’écrive cela ». Il est vrai avec l’inspiration qui lui est donnée, pure dans ses pensées. Le prix d’une telle liberté est : « Si tu peux être vrai avec toi-même, tu ne peux être faux avec personne » Patrick Etienne
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