Le légendaire Samouraï : un pilote de combat qui surmonte la haine !

7 décembre 1941, 7h 49. Le pilote de l’aéronavale Mitsuo Fuchida, âgé de 39 ans, commande 360 pilotes de combat sur leur parcours à travers les nuages, très haut au-dessus du port de Pearl Harbor, à Hawaii.

Une seule pensée le pousse : Il veut détruire l’ennemi américain. C’est  une attaque-surprise sans déclaration de guerre préalable. Fuchida donne l’ordre à ses pilotes, suite à quoi  une tempête de feu se répand sur le port.

« Tora, Tora, Tora », annonce Fuchida à ses supérieurs. Le légendaire message radio est le mot japonais pour « tigre » et signale :

« Mission exécutée avec succès »

Lors de l’attaque, plus de 2.400 personnes périssent, douze bateaux coulent et neuf sont endommagés. Dans son pays, Mitsuo Fuchida est promu héro national. Un an plus tard, il est gravement blessé lors d’une bataille, mais est rétabli dans l’administration militaire et voit la fin de la guerre.

La défaite du Japon fit du vétéran quelqu’un d’amer et brisé. Il décida de porter plainte contre les USA devant le tribunal international à la Haye  – à cause des actes de cruauté que les américains avaient commis pendant la guerre.

Avec un zèle méticuleux, l’ancien pilote réunit des preuves et questionna des soldats japonais ayant séjourné aux USA en tant que prisonniers. Ce qu’il entendit  le sidéra : quelques hommes seulement se plaignirent de traitements brutaux.

Beaucoup d’entre eux, par contre, parlèrent d’une Américaine de 18 ans qui leur avait apporté des sucreries et des pâtisseries au camp des prisonniers – et un petit livre appelé le Nouveau Testament.

Ces prisonniers de guerre, très troublés par cette bienveillance, demandèrent à la jeune fille : « Pourquoi êtes-vous si aimable avec nous ? Nous sommes pourtant vos ennemis ! » Alors, la jeune femme leur raconta son histoire.

Elle avait vécu aux Philippines, avec sa famille. Ses parents avaient été des missionnaires qui, en 1942, avaient été fusillés par des soldats japonais. La jeune fille ne pensa pas à la vengeance – au contraire : Elle se soucia de ces prisonniers de guerre et les traita avec égards et amour.

C’est motivée par la dernière prière que ses parents dirent avant d’être tués : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23 : 4), qu’elle eut cette magnifique attitude.

Ce n’était certainement pas le genre de preuves que Mitsuo Fuchida avait espérées ! Il cherchait, lui, des rapports sur les mauvais traitements, la torture et la violence. Au lieu de cela, l’ancien pilote se heurtait toujours à l’histoire de la jeune fille si serviable.

Mais Fuchida était devenu curieux et il s’acheta un Nouveau Testament. Il commença à lire et sentit qu’une force prodigieuse se dégageait de ce livre : cette force fut même capable de vaincre son amertume et sa haine. Il devint chrétien et se fit baptiser en 1950.

Un an plus  tard, il fit des tournées comme missionnaire à travers les USA et le Japon, racontant l’histoire de sa propre vie. Le 30 mai 1976, le « Samouraï de Dieu », surnommée Fuchida, mourut.

Mais avant de mourir, alors qu’on lui demandait pourquoi il s’était en somme intéressé au christianisme, Fuchida répondit un jour : «L’amour inconditionnel» des chrétiens, incluant même leurs ennemis, était devenu l’expérience la plus marquante de sa vie.

(Transmis d’un magazine allemand par Dorothée Hatzakortzian)

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Le pardon est un acte de la volonté. Or, la volonté n’a rien à voir avec la température du cœur.

— Corrie Ten Boom

Dans un article de Guidepost de 1972, Corrie Ten Boom raconte qu’un jour, dans une église de Munich, après avoir témoigné de son expérience en camp de concentration (décrite dans son livre « Dieu dans l’enfer de Ravensbrück »), et prêché sur le pardon, elle fut abordée par l’un de ses anciens tortionnaires, qu’elle avait reconnu dans l’assistance :

— J’étais gardien à Ravensbruck, lui confia-t-il. Depuis, je suis devenu chrétien. Je sais que Dieu m’a pardonné toutes les cruautés que j’ai commises, mais j’aimerais aussi l’entendre de votre bouche, madame. Est-ce que vous me pardonnez ? supplia-t-il en me tendant la main.

Mais j’en étais incapable. Moi qui, si souvent, avait prêché qu’il fallait pardonner, je gardais la main le long de mon corps, tandis qu’en moi bouillonnaient la colère et des idées de vengeance. Jésus-Christ était mort pour moi : que demandais-je de plus ? « Seigneur Jésus, priai-je silencieusement, pardonne-moi et aide-moi à pardonner »

Je tentai de sourire, je luttai de toutes mes forces pour lever la main, mais sans y parvenir. Je ne ressentais pas la moindre étincelle de chaleur et d’amour. Alors, dans mon for intérieur, je priai encore : « Jésus, je ne peux pas lui pardonner. Donne-moi Ton pardon »

Alors, je lui pris la main, et à ce moment même, une chose incroyable se produisit : un courant me traversa le bras depuis l’épaule jusqu’à la main, et on aurait dit qu’il passait de moi jusqu’à lui, tandis que dans mon cœur jaillissait un immense amour pour cet étranger, un amour qui me bouleversa.

Et c’est alors que je découvris que ce n’est pas de notre pardon, pas plus que de notre amour, que dépend la guérison du monde, mais de SON PARDON À LUI, ET DE SON AMOUR.

Quand Il nous demande d’aimer nos ennemis, Il nous donne en même temps l’amour qu’il faut pour cela.

— Corrie ten Boom
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Le pardon n’efface pas le passé qui nous a fait souffrir. Etre guéri d’un mauvais souvenir ne veut pas dire que celui-ci est effacé. En revanche, pardonner ce qu’on ne peut oublier nous fait porter un regard neuf sur le passé. Nous transformons le souvenir de notre passé en espoir pour notre futur.
— Beverly Flanigan

Le pardon ne change pas le passé, mais il ouvre de nouveaux horizons sur l’avenir.
— Paul Boese

Pardonner, c’est faire le choix d’aimer. C’est la première leçon de l’amour et du don de soi. —Mahatma Ghandi

Lorsque vous pensez à ceux qui vous ont offensé et que vous vous sentez capable de leur souhaiter du bien, alors vous savez que le pardon a commencé.
—Lewis B. Smedes

Avec le recul du temps, et à la réflexion, nous finissons par nous voir, ainsi que nos ennemis, avec plus d’humilité.
Nous ne sommes pas aussi innocents que nous le pensions au départ. Et le plus souvent, nous n’avons pas affaire à un monstre, mais à un pauvre être humain un peu stupide, avec ses insuffisances et ses faiblesses.
Lorsque vous acceptez de vous voir, ainsi que votre ennemi, dans la misérable et faillible condition humaine que vous partagez, vous rendez possible le miracle du pardon.
— Lewis B. Smedes

Pardonner c’est libérer un prisonnier, pour découvrir ensuite que le prisonnier c’était vous.
— Lewis B. Smedes
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