Une situation surhumaine

Le médecin qui, en 2003, lutta contre
l’épidémie de la GRIPPE AVIAIRE
en Chine, parle de la puissance de la
prière.

Il y a de nombreuses années, alors que
je me préparais à passer le bac, quelques
personnes faisant partie de mon école,
m’invitèrent à une manifestation avec
Billy Graham, dans un stade qui se
trouvait à proximité. J’employais à
l’époque chaque minute libre pour
apprendre – il dépendait finalement
de la note que j’obtiendrais à mon bac
pour pouvoir aller à l’université ou non.
En recevant l’invitation à ladite
évangélisation, je pensai qu’il s’agissait
d’une plaisanterie. En novembre 1975,
il ne me restait plus que quelques mois
jusqu’à mes examens ! Je n’avais donc
nullement l’intention de m’y rendre.
Mais les jeunes gens de la
« Christian Association » furent très
tenaces, de sorte que j’acceptai
finalement d’aller à la première
réunion.

A PROPOS DE L’AUTEUR:
Le Dr Joseph Sung est le directeur du
Stanley Ho Center pour les maladies
très contagieuses »
(Emerging Infectious Diseases) à
l’université chinoise de Hongkong.

Nous fîmes à pied les 15 minutes de
chemin jusqu’au lieu où la
manifestation avait lieu. En route, je
vis que d’innombrables personnes
affluaient vers le stade – des écoliers,
des adultes, des retraités.

La prédication de Billy Graham me
toucha très profondément. Lorsqu’il
invita ensuite les gens à venir au
milieu du stade, une image s’offrit à
moi, que je n’oublierai jamais. Nous
étions assis dans l’obscurité, car
c’était le soir, mais la partie centrale
de l’arène était illuminée. Je vis des
milliers de personnes sortir de
l’obscurité pour aller vers la lumière …
c’était très symbolique. Le premier
soir, je ne descendis pas, pensant
que je devais encore un peu réfléchir
à propos de ce que j’avais entendu.
Mais mon intérêt était éveillé et je
vins aussi à la deuxième, troisième
et quatrième soirée. Je ne sais plus
exactement combien de jours
l’évangélisation dura, mais le
dernier soir, je pris la décision de
mettre ma vie entre les mains de
Jésus, et je m’avançai.

Ma grand-mère se décide

A cette époque-là, nous habitions
chez mes grands-parents. Ma
famille vivait selon les principes
bouddhistes ; ma grand-mère,
particulièrement, était très
croyante. Je me souviens qu’elle
mettait chaque matin un habit
spécial et disait des prières avec
son collier de perles, une prière
par perle. Après avoir confié ma
vie à Jésus, j’essayai de faire
comprendre ma foi à ma famille.
Mais je me heurtais toujours à
une grande opposition quand je
voulais aller à l’église – et il
était encore moins possible
d’inviter ma famille à assister à
un culte. Mais je grandis
lentement dans cette vie nouvelle,
lus la Bible et découvris que je
pouvais mettre toute ma confiance
dans chaque verset biblique. Dans
les Actes (16 : 31), il est écrit que
si l’on croit au Seigneur Jésus, on
sera sauvé, soi-même et sa famille.

Au début, je doutais fortement de
cela. Comment, dans mon cas,
l’impossible pouvait-il se réaliser ?
Quand je parlais de ma foi, les
gens disaient quelque chose
comme cela :

« Oui, maintenant, jeune homme,
tu peux faire ce que tu veux, mais
dans quelques années, quand tu
auras atteint la maturité nécessaire,
tu reconnaîtras que les choses pour
lesquelles tu avais opté, étaient
fausses. »…

Je suis très heureux de pouvoir dire
qu’ils se trompèrent. Entre-temps,
chaque membre de ma famille s’est
décidé pour Jésus, et dans notre
famille, ce n’est pas moins qu’un
miracle. Même mes parents et ma
grand-mère de 96 ans, qui m’étaient
très proches, sont devenus chrétiens.

Ma mamie est décédée il y a trois
ans. Quelques années avant sa
mort, un membre de notre église
lui avait rendu visite. Ils entrèrent
en conversation et, à un certain
moment donné, ma grand-mère prit
la résolution de suivre Jésus. Elle
abjura le bouddhisme – je pouvais
à peine le croire ! Elle passa les
dernières années de sa vie dans
une maison de retraite et c’est là
qu’elle fut aussi baptisée.

Ma famille se convertit vers 1997,
dans une période de grande
incertitude à Hongkong. Les
journaux écrivirent jadis que
Hongkong était pour ainsi dire
une ville morte. De nombreuses
familles émigrèrent et mes parents
aussi s’en allèrent. Ils partirent au
Canada, où mon frère étudia à
l’université de Montréal. Dans
un pays étranger et sans travail,
mes parents avaient beaucoup
de temps libre et rien à faire.
Ils avaient l’ennui de leur foyer
et de leur famille. Le seul bon
endroit où ils pouvaient aller,
était l’église que mon frère
fréquentait. Progressivement,
ils accordèrent tant d’attention
au message de la Bible qu’ils
commencèrent à croire en
celui-ci. Finalement, ils se
décidèrent eux aussi pour une
vie avec Jésus. Aujourd’hui,
ma mère m’appelle chaque
dimanche matin, de bonne
heure, en me disant : « Viens
vite, allons à l’église. Ne sois
pas si paresseux ! » Trente ans
auparavant, je n’aurais jamais
de la vie pu imaginer qu’une
telle chose pourrait se produire.

Quant à moi, je travaillais
comme médecin au « Prince
of Wales », le Chu de
l’université chinoise de
Hongkong. Dans mon travail,
je ne racontais pas à chacun
que je croyais en Jésus-Christ.
Je dirigeais le service et
craignais à cette époque que
certaines personnes
s’attendraient à une
complaisance particulière
en apprenant que j’étais
chrétien. Mais mon attitude
changea en 2003, lorsque
la grippe aviaire se déclara.

La grippe aviaire se
répand à Hong Kong

La grippe aviaire fut introduite à
Hongkong par un citoyen chinois
qui se trouvait alors hospitalisé
dans notre service. Nous
stérilisâmes tout dans le service,
mais la maladie se transmit
cependant de ce patient à environ
130 personnes, parmi lesquelles
il y avait des médecins, des
infirmières, des patients et des
étudiants en médecine.

Le premier jour où la maladie
se déclara, 30 de mes collègues
eurent de la fièvre, et ensuite,
de plus en plus de personnes
tombèrent malades. Elles
devinrent de jour en jour plus
malades encore. Je vis combien
ces personnes, en l’espace de
peu de temps, s’affaiblissaient.
Je vis des gens mourir. En
l’espace d’une semaine, des
hommes jeunes et dynamiques
devinrent si faibles qu’ils ne
pouvaient plus se traîner de
leur lit à la salle de bain. Il leur
était impossible d’achever un
repas tellement ils étaient à bout
de souffle. Leur force n’était
même plus suffisante pour une
communication téléphonique
avec leur famille. J’avais grand
peur qu’ils ne meurent.

Au début, nous les médecins,
dormions dans les logements
des infirmières situés à
proximité. Nous ne voulions en
aucun cas apporter la maladie
dans notre foyer, à notre famille.
Au bout de deux mois, je
transférai à nouveau mon lit
dans ma famille. Malgré cela,
je m’efforçais encore de m’isoler
de ma femme et de nos filles
autant que possible. Dès que
j’entrais dans notre maison, ma
femme frottait derrière moi le
sol avec un balai-brosse. Je me
précipitais dans la salle de bain,
prenais une douche et changeais
mes vêtements. Je prenais mes
repas sur la table de la salle de
séjour, et ma famille les siens
dans la salle à manger. Nos
filles avaient alors neuf et six
ans et nous essayâmes de leur
expliquer qu’elles ne devaient
en aucun cas s’approcher de moi.
Finalement, je retournai dormir
dans la maison des infirmières,
car c’était trop dangereux pour
ma famille.
Nous nous téléphonions. Nous
nous écrivions des e-mails et les
filles m’envoyaient des photos
d’elles. C’est ainsi que nous
gardâmes le contact.

Chaque jour, je traversais la rue
pour aller de la maison des
infirmières à la clinique, et
chaque jour j’étais davantage
angoissé. Mes premières
interpellations en arrivant
étaient : Combien de personnes
sont mortes cette nuit ? Combien
de patients doivent encore être
transférés au service de
réanimation ? Aucun changement
de situation n’était en vue quant
à cette catastrophe ;  aucun indice
de changement ! Je savais que
plusieurs de mes collègues reliés
à des respirateurs artificiels
allaient mourir. Désespéré en
voyant tout cela, je convoquai
un matin mes collaborateurs et
leur dit :

« Le temps est peut-être venu
maintenant de nous réunir pour
prier. Car ce qui arriva dépasse
la force humaine ; ceci est
au-delà de ce que nous pouvons
faire »

C’était la première fois que je
confessais ouvertement ma foi à
mon lieu de travail. Ensuite,
j’invitai tous les chrétiens parmi
le personnel à venir dans mon
bureau, afin de prier pour les
malades.
Mon bureau d’alors était
relativement petit, et cependant,
15 personnes environ s’y
entassèrent pour prier. Je les
connaissais toutes, mais je
n’avais jamais su qu’elles étaient
chrétiennes. Nous commençâmes
alors à intercéder auprès de Dieu
pour nos collègues malades. A
partir de ce jour-là, nous nous
rencontrâmes chaque jour, tous
les matins vers 11h00, après la
visite, dans mon bureau.
Lorsque nous priâmes pour la
première fois, nous dîmes à
Dieu que nous refusions que
quelqu’un meure en raison de
notre ignorance au sujet de
cette maladie. Et nous étions
dans une ignorance totale.
Nous ne savions absolument
pas à quoi nous avions affaire.
Après avoir commencé à prier,
nous vîmes Dieu œuvrer dans
notre service et dans tout
Hongkong. Nous vîmes l’état
de santé des personnes
s’améliorer. Elles se mirent
soudain à me raconter qu’elles
étaient devenues chrétiennes.
C’était incroyable !

« Ai-je la grippe aviaire ? »

Un camarade d’études de la
faculté de médecine m’apporta ses
radiographies. Il était médecin de
famille et avait contracté la grippe
aviaire après avoir été contaminé
par un patient. Il se radiographia
donc lui-même et me demanda :

« Joseph, penses-tu que j’ai la
grippe aviaire ? »

Je répondis :

« Cela ne fait aucun doute »

Ses mains tremblaient. Il avait
une forte fièvre et un manque de
souffle. Etant obligés de l’intuber
et de le relier à un respirateur
artificiel, nous le fîmes hospitaliser.
Au bout de trois semaines – alors
que j’avais toujours à m’occuper
d’autres patients atteints de la
grippe aviaire – je reçus de lui
un appel téléphonique. Il me dit :

« Joseph, je sors de l’hôpital
aujourd’hui. Je suis à nouveau
en bonne santé »

Puis il ajouta :

« Je suis devenu chrétien »

Je répondis : « Comment ? »

Il confirma :

« Oui, je suis devenu chrétien »

Sa femme lui avait rendu visite
à l’hôpital, et l’avait informé
que toute son église priait pour
lui. Il me raconta n’avoir jamais
été dans une église et que sa
femme avait pendant de
nombreuses années essayé de
l’amener à Jésus. Il n’avait rien
voulu savoir de cela. Pendant le
temps passé à la clinique, il n’eut
pour la première fois rien d’autre
à faire qu’à s’asseoir et lire la
Bible. Il observa exactement ce
qui se passait dans Hongkong et
à l’hôpital et voyait comment
Dieu agissait. Et il accepta
Jésus-Christ comme son sauveur.
Entre-temps, il est probablement
devenu le meilleur médecin
chrétien dans la ville. Il me
raconta qu’il priait maintenant
pour chaque patient.

Que puis-je dire de plus ?
Dieu était à l’œuvre dans tout
Hongkong et il a agi sans que
nous nous en soyons rendus
vraiment compte.

(Traduit d’un Magazine
allemand par Dorothée
Hatzakortzian)

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Patrick note :

Laissez-moi vous dire, c’est facile
d’être athée quand tout va bien
autour de vous et que vous êtes
bien au chaud dans votre maison.

Mais il suffit que Dieu laisse la
pression monter un petit peu
pour voir toute cette confidence
humaine s’effriter à vue d’œil.

La vie n’est pas une partie de
plaisir, et si vous regardez les
nouvelles internationales, vous
allez entendre des témoignages
poignants à ce sujet.

Je connais une famille chrétienne
en France, où leur fille œuvre
dans un travail humanitaire dans
une de ces îles qui a été dévastée
par un des cyclones qui a ravagé
les caraïbes dernièrement.

Ils ont survécu par miracles à
l’enfer qui s’est abattu sur l’île.
Ils ont prié, pas seulement pour
leur sécurité et celle de leur
famille, mais pour les gens qui
vivaient autour d’eux.

Dieu a répondu puissamment
à leur prière désespérée : leur
maison a été épargnée et l’eau
qui avait envahi plusieurs rues
n’a pas inondé leur rue et leur
maison…
Parlez-moi de miracle !…

Maintenant, ils sont à l’œuvre
aidant leurs voisins du mieux
qu’ils peuvent, leur apportant
soutiens et réconfort.

Ce genre de miracle, j’en ai vu
et vécu moi-même plusieurs
dans ma vie, et j’ai vraiment vu
Dieu à l’œuvre pour venir au
secours de ses enfants.

Ne me dite pas que Dieu n’existe
pas et qu’il n’agit pas, et qu’il ne
répond pas à la prière de ceux
qui crient vers lui de tout leur
cœur.

Cette histoire est un magnifique
témoignage qui le prouve !

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