Accueil Sois un ami Histoires vraies N°39 – Une voix dans la nuit

Histoires vraies N°39 – Une voix dans la nuit

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Une voix dans la nuit

Arrête-toi à la prochaine station !
Cette voix au fond de moi-même
était extrêmement claire.

« Je n’ai pas besoin de carburant !
Et puis, le gazole est moins cher
à Stuttgart et j’y serai bientôt. »

Station : 3 km, lisai-je en passant
le panneau annonçant la prochaine
aire de service d’autoroute.

A nouveau, cette voix se fit
entendre dans mon cœur.

« Mais, je suis fatigué et il est
déjà 3 heures du matin. Je dois
rentrer chez moi. Si je m’arrête,
c’est un quart d’heure de perdu
et… »

Station : 1 km.

Comme la voix d’un père qui
s’adresse à son enfant
désobéissant, la voix se fit plus
ferme ; tu dois t’arrêter !

Je m’efforçai d’examiner et
d’analyser toutes les raisons
pour lesquelles il était
préférable de continuer
ma route.

Ce matin-là, très tôt, je
m’étais rendu de Stuttgart à
Francfort, en Allemagne,
pour assister à une réunion.

Les choses avaient traîné en
longueur et il était presque
minuit quand j’avais pu
reprendre la longue route
du retour. J’étais épuisé !
D’ailleurs, on comptait
sur moi le lendemain
matin, et il fallait que je
dorme.

Et puis, oui, le gazole était
moins cher à Stuttgart que
sur les stations d’autoroute.

Toutes ces pensées
m’assaillaient tandis que se
rapprochait le dernier
panneau qui disait : Sortie.

Je ne sais pas trop comment,
mais cette voix réussit à se
faire entendre au milieu de
ma confusion.

Je mis mon clignotant et
jetai un coup d’œil à mon
rétroviseur. Je me trouvais
déjà sur la voie de
ralentissement, derrière
toute une file de vacanciers
hollandais qui se dirigeaient
vers la Forêt Noire.

Soulevant mon pied de
l’accélérateur, doucement,
je sortis de l’autoroute et
j’allai placer mon fourgon
VW à proximité des
pompes à essence.

Au moment même où
j’ouvrais la portière, un
effroyable crissement de
pneus vint déchirer le
silence glacial de la nuit…

Suivi bientôt par un énorme
vacarme de tôles et de métal
qui s’entrechoquaient.

Immédiatement, comme en
chœur, de nouveaux
crissements de pneus
se firent entendre, les
automobilistes qui
suivaient cherchant
désespérément à éviter
la collision.

En un instant, la voie était
jonchée de plus d’une
dizaine de carcasses de
véhicules disloqués.

De longues flammes rouges
s’échappèrent de quelque
part, illuminant ce qui
ressemblait maintenant
à un champ de bataille.

Le personnel de la station
prévint la police. Les pompiers
et les équipes d’auxiliaires
médicaux se précipitèrent sur
les lieux, dans un tourbillon
de gyrophares et une
cacophonie de sirènes
gémissantes.

Je me tenais là, bouche bée,
pris de vertige, au spectacle
de ce qui venait de se passer.

Comme mes sens me revenaient
peu à peu, je fus secoué par une
pensée qui me fit, littéralement,
sauter en l’air, comme une onde
de choc me parcourant tout le
corps :

Mon Dieu ! Si je ne m’étais pas
arrêté, je serais au beau milieu
de ce carnage !

En regardant tout cet amas de
métal tordu, calciné, les paroles
du psalmiste résonnaient à mes
oreilles :

Si je devais traverser la vallée
où règnent les ténèbres de la mort,
je ne craindrais aucun mal, car Tu
es auprès de moi” (Psaume 23 :4).

(Arnie, Allemagne)

************

Patrick Commentaire :

Peut-être que votre vie n’a pas
été aussi agitée que la mienne,
et que la chance a des bonnes
raisons dans cet événement.

Mais le fait est là, je ne devrais
pas être là pour au moins une
bonne dizaine de raisons.

Les gens ne réalisent pas combien
nos anges gardiens sont occupés
à prendre soin de nous contre les
malheurs de ce monde.

La chance et « the good luck »
ont bon dos pour donner des
explications quand ce genre
de drame arrive.

Cet homme semble avoir eu une
chance bien heureuse, n’est-ce
pas ?

Oui, mais quand est-il de la voix
qu’il a entendu au fond de lui ?

D’où venait-elle pour l’avertir ?

Réfléchissez bien, je suis sûr que
vous avez déjà deviné la réponse !

************

« Et vous entendrez une voix
derrière vous qui vous dira :
c’est ici le chemin, marchez-y ! »

« Dieu campe autour de ceux qui
le craigne et les délivre »

« Il en tombera mille à tes côtés,
mais toi, tu ne seras pas atteint,
parce que tu as mis ta confiance
en lui »

************

 

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Sois un ami
Je suis ce qu’on peut appeler un « Don Quichotte » de la plume. Ce qui fait qu’un écrivain devient un artiste, c’est qu’il découvre sa vraie personnalité dans ses écrits. Il n’est pas assujetti aux « On dit », où, « Il ne faut pas que j’écrive cela ». Il est vrai avec l’inspiration qui lui est donnée, pure dans ses pensées. Le prix d’une telle liberté est : « Si tu peux être vrai avec toi-même, tu ne peux être faux avec personne » Patrick Etienne
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