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Histoires vraies N°35 – Le choix d’un enfant

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Le choix d’un enfant

C’était en 1996, notre famille venait de
quitter le confort et la sécurité de l’Italie
pour aller s’installer dans un grand
appartement de la banlieue de Rijeka,
capitale de la Croatie instable et meurtrie
de l’après-guerre.

Nos voisins, un mélange de réfugiés,
de veuves et de personnes âgées ayant la
charge de jeunes enfants dont les parents
étaient morts pendant la guerre ou avaient
quitté la région pour chercher du travail,
avaient tous vécu des expériences
traumatisantes, du fait du conflit
dramatique qui avait récemment pris fin.

Ivan vivait à l’étage en dessous du nôtre.
Il portait un cache-œil et n’entendait pas
très bien ; il souffrait de terribles maux de
tête résultant d’une blessure causée par un
éclat, que les docteurs ne pouvaient pas
opérer.

Ivan était marié et avait deux filles, mais
il avait de grosses difficultés à se réadapter
à la vie de famille. Il n’était plus l’homme
rayonnant de santé qu’on voyait sur les
photos ornant le salon ;  c’était un soldat
brisé, souffrant de stress post-traumatique,
qui passait la plupart de son temps à
s’occuper de ses enfants ou à regarder
l’horizon d’un air pensif.

Mon plus jeune fils, Jeff, avait cinq ans à
l’époque, et notre voisin lui faisait un peu
peur – moi-même, je ne savais trop quoi
penser.

Un jour, je me suis rendu compte qu’en
fait, je n’avais jamais adressé la parole à
Ivan, du fait qu’à l’époque je ne parlais
pas très bien le croate, mais aussi parce
que je ne savais pas comment me
comporter face à une telle souffrance.

Un jour, j’ai expliqué à Jeff les choses
terribles qui étaient arrivées à notre
pauvre voisin et la raison pour laquelle
il portait un cache-œil. Je lui ai appris
à dire :
« Molim za vas », « Je prie pour vous »,
en croate et je lui ai suggéré de le dire à
Ivan la prochaine fois que nous le verrions.

Je n’oublierai jamais notre rencontre
suivante avec Ivan, quand cet homme à
l’air féroce s’est penché pour écouter ce
que mon petit garçon de cinq ans lui
murmurait à l’oreille. Quand il s’est
relevé, de grosses larmes lui coulaient
sur le visage et il a répondu à voix
basse : « Merci! »

A partir de ce jour-là, Ivan et Jeff
sont devenus de bons amis, et nous
lui rendions souvent visite pour lui
chanter des chansons, lire la Parole
de Dieu ou tout simplement pour lui
tenir compagnie.

Ivan est décédé peu de temps après.
Il avait souffert de nombreux
problèmes de santé et devait lutter
contre le découragement, mais
durant ses dernières années de vie,
il avait trouvé la paix et le réconfort.

Aujourd’hui, Jeff est un adulte et a
lui-même des enfants, mais je me
souviens encore du jour où Dieu
s’est servi de mon petit garçon
pour remplacer la peur par l’amour
dans le cœur d’Ivan.

************

La fosse

Un homme tombe dans une fosse
et ne réussit pas à en sortir.

Une personne subjective passe
et lui dit : je sais ce que vous
ressentez.

Une personne objective vient
à passer aussi, et lui dit :
c’est parfaitement logique
qu’une personne soit tombée
dans cette fosse.

Un chrétien scientiste passe
lui aussi pour lui dire :
c’est seulement dans votre tête
que vous pensez que vous êtes
tombé dans cette fosse.

Quant au pharisien il lui dit :
c’est seulement les mauvaises
gens qui tombent dans les
fosses.

Quand à lui, un journaliste veut
l’exclusivité de son histoire
dans son journal.

Un fondamentaliste dit aussi :
tu mérites d’être tombé dans
cette fosse.

Confucius lui dit : si tu m’avais
écouté, tu ne serais pas tombé
dans cette fosse.

Buddha lui dit : cette fosse, c’est
seulement un état de penser.

Le réaliste, lui dit : oui, c’est
bien une fosse.

Quand au scientifique, il calcule
la pression nécessaire pour le
faire sortir de la fosse.

Un géologue, quant à lui, lui dit
d’apprécier les strates rocheuses
de la fosse.

Le comptable lui, demande s’il
a payé ses impôts pour cette fosse.

L’inspecteur du cadastre demande
quant à lui, s’il a un permis en
bon uniforme pour cette fosse.

Une personne complètement
évasive préfère carrément éviter
la fosse.

Une personne autocompatissante
dit : vous devriez voir ma fosse.

Et le charismatique dit : tu dois
confesser que tu n’es pas dans
cette fosse.

Un optimiste préfère de dire :
cela pourrait être pire.

Jésus, voyant l’homme, lui tend
La main et l’aide à sortir de la
fosse !

Sans commentaire pour finir,
à vous de juger !

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Sois un ami
Je suis ce qu’on peut appeler un « Don Quichotte » de la plume. Ce qui fait qu’un écrivain devient un artiste, c’est qu’il découvre sa vraie personnalité dans ses écrits. Il n’est pas assujetti aux « On dit », où, « Il ne faut pas que j’écrive cela ». Il est vrai avec l’inspiration qui lui est donnée, pure dans ses pensées. Le prix d’une telle liberté est : « Si tu peux être vrai avec toi-même, tu ne peux être faux avec personne » Patrick Etienne
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