2016-08-17_08405625 – Le prix de l’agneau perdu !
       (Par Joyce Suttin)

J’avais huit ans et j’ai appris à être diligente
avec les corvées qui m’étaient confiées. J’ai
grandi dans une ferme où mes parents
élevaient des moutons.

Il y avait beaucoup de responsabilités qui
étaient divisées entre nous, les quatre enfants.
Etant la plus jeune, j’avais l’habitude d’avoir
ce que je voulais—les travaux les plus faciles—

Mon frère aîné et mes sœurs étaient très
occupées en dehors de la ferme durant
ces jours, et malgré mon jeune âge, je devais
faire de mon mieux pour m’occuper de la
ferme. Quoi que cela soit que papa me
demandait, je voulais lui montrer combien
il pouvait me faire confiance.

Il eu ce printemps plutôt froid pour cette saison,
et l’agnelage avait commencé au milieu d’une
grande tempête de neige.

2016-08-17_084238Papa avait rassemblé les nouveau-nés ensemble,
Il avait amené les plus faibles dans la cuisine pour
les faire dormir dans des cartons près du poêle à
charbon.

Blottis ainsi dans le foin, ils pouvaient survivre les
premières nuits. Papa se levant très tôt le matin
pour les nourrir du lait de leur mère dans des
petites bouteilles pour bébé.

J’aimais aider pendant ces premiers jours, sentir
leurs petites laines douces et soyeuses entre mes
mains. J’aimais entendre leurs petits bêlements et
les voir téter leurs bouteilles de lait. J’aimais ce
sentiment de responsabilité et d’être utile.

Papa était content, et il avait de plus en plus
confiance en moi pour l’aider à nourrir les
agneaux. Il voyait que j’étais volontaire pour
apprendre et que je n’étais plus une enfant,
que je devenais vraiment responsable.

Comme les agneaux devenaient plus forts et que
le temps se radoucissait, papa avait commencé de les
ramener au fur et à mesure dans la bergerie pour
rester avec leurs mères.

Tous se portaient bien, excepté pour un. La mère
de ce petit agneau était morte durant la terrible
tempête de neige et papa avait besoin maintenant
de trouver une mère pour la remplacer.

Mais d’abord, le petit agneau avait besoin d’être
fortifié. Ces petites pattes étaient trop faibles pour
qu’il puisse se tenir debout tout seul. Alors papa
avait décidé de le garder plus longtemps dans la
maison, en continuant de lui donner des bouteilles
de lait pour qu’il soit assez fort pour supporter les
températures froides du dehors et être accepté
par une autre mère.

2016-08-17_084527Papa était parti travailler à 6 heures du matin, il
avait laissé une petite note pour moi pour que je
nourrisse le petit agneau faible avant de partir à
l’école.

La nuit d’avant, je m’étais couché assez tard en
lisant mon livre et le matin suivant, j’avais juste eu
le temps d’enfiler mes vêtements pour attraper
le bus pour l’école. Il devait être 10 heures pour
mon cours de math quand je me suis rappelée
du petit agneau.

Après l’école, j’ai couru à la maison pour trouver
papa qui pleurait à côté du poêle à charbon.
« Joyce, est-ce que tu t’ais rappelé de nourrir le
petit agneau ce matin ? »

J’ai hésitais avant de répondre, baissant la tête.
« Non papa, je suis désolé, j’ai oublié. »

« Et bien chérie », il me dit doucement, « Je suis
désolé aussi, mais le petit agneau est mort ! »

Il me prit gentiment par les épaules et il me dit :
« Cet agneau est mort et que tu sois désolé ne
le fera pas revenir. Il y aura d’autres agneaux,
d’autres chances de faire les bonnes choses,
mais tu dois savoir qu’être désolé ne répare
pas toujours nos erreurs. Quand on néglige
une responsabilité, quand nous oublions de
faire quelque chose d’important, quelque fois
nous avons qu’une chance. Tu peux être désolé,
mais cela ne ramènera pas le petit agneau. »

c’était une dure leçon pour une enfant de 8 ans,
et je n’ai jamais oublié ce sentiment. Cela m’a
appris de faire plus attention sur les choses
concernant la vie, et que d’être désolé ne répare
pas toujours nos erreurs, et spécialement les
choses qui concernent le bonheur et le bien-être
des autres autour de nous.

Une parole dite durement ne peut jamais
retourner dans ma bouche. Des moments
égoïstes et irréfléchis ne peuvent plus être revécu
différemment. Une parole douce et amicale qui
aurait pu être dite peut être dite plus tard, mais
pas au moment parfait quand elle aurait pu faire le
plus de bien.

On peut vivre seulement une fois dans cette vie,
et avoir seulement une chance de faire les choses
de la bonne façon. Nous serons jamais parfait, mais
si nous nous rappelons continuellement nos
responsabilités envers les autres, et essayons de
faire les choses d’une façon aimante dans chaque
opportunité, alors nous aurons moins de chance
d’avoir des « être désolé qui ne répare pas les
choses ! »

2016-08-17_092013

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