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Histoires vraies N°171 – 6 juin 1944 – le mystère de l’orgue qui jouait sous les bombes

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Sommaire :

6 juin 1944 – le mystère de l’orgue qui jouait sous les bombes
6 juin 1944 : à Caen, une famille sous les bombes
Un militaire au combat peut-il concilier foi et vocation de soldat ?
Proverbes sur la guerre !
Citations de Patrick Etienne sur la guerre !
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6 juin 1944 : le mystère de l’orgue qui jouait sous les bombes

Ils ont vécu le Débarquement : une veuve et ses deux enfants à Caen, des moines près de Bayeux, des religieuses en Bretagne.
Quelques heures après le Débarquement, le 6 juin 1944, l’abbaye de Mondaye (Calvados) reçoit ses premières bombes. Les chanoines réguliers et une communauté de religieuses s’abritent dans la cave voûtée du monastère, bientôt rejoints par des réfugiés des alentours. Ils y survivront cinq semaines tandis que la terrible bataille des haies fait rage au-dessus de leurs têtes.
Très vite, le 7 juin, les Anglais déboulent dans l’abbaye, mais ils sont aussitôt délogés par les soldats allemands qui camouflent leurs chars autour de l’abbaye. À la cave, la vie s’organise. Après deux jours de bombardements pendant lesquels il est impossible de dire la messe en entier, les réfugiés essaient de redire les offices. Le 8 juin, jour du Saint-Sacrement, la messe est célébrée sur un autel dressé à la cave. Chaque soir après la prière, il y aura désormais un Salut du Saint-Sacrement.
Cette nuit-là et jusqu’au 10 juin, des tirs violents sont échangés. Le frère Godefroy se souvient dans un numéro du Courrier de Mondaye publié en 1994 : « Vers 17 heures de ce même jour, un déluge de fer et de feu s’abat sur l’abbaye. Ce sont les Anglais qui lancent leur attaque. Pendant près d’une demi-heure c’est un bruit infernal. Nous sommes tous repliés au fond de la cave, priant tout en claquant des dents. Une absolution générale nous est donnée par le Père Maurice »
C’est alors qu’il se produit un phénomène étonnant, remarqué par tous les réfugiés et signalé par le Père Godefroy : « De la cave, au milieu du vacarme, nous entendions régulièrement les orgues de l’église jouer » Qui a pu avoir l’audace d’entrer dans l’abbatiale dont le clocher culminant sert de cible aux Anglais, de monter à la tribune alors que tous les murs tremblent sur leurs bases, de s’installer à l’orgue et de jouer des fugues de Bach, que l’oreille avertie du frère organiste a su reconnaître ? Est-ce un rêve ou une improbable réalité ?
Il faudra attendre une dizaine d’années après la guerre pour éclaircir ce mystère. Frère Godefroy célébrait un mariage. Pendant la messe, l’un des invités, un pasteur luthérien allemand le rejoint à la tribune de l’orgue. Frère Godefroy lui propose de jouer la sortie.
Le mystère éclairci
« Le pasteur s’assoit à la console et joue une magnifique sortie. Après avoir joué, il me regarde un moment, et me dit : “Étiez-vous ici lors du débarquement allié en 1944 ? Vous rappelez-vous le soldat allemand qui jouait pendant que tombaient les obus ?” Je suis très ému. Si je me rappelle ? C’est inoubliable. Il reprend : “C’était moi”. Nous fraternisons, je lui demande comment il pouvait penser à jouer au péril de sa vie, à la tribune, ces jours-là. Il me dit avec humour : “Oh, c’était la meilleure façon de ne pas entendre les obus qui tombaient” »
Quelle magnifique histoire ! Il faut se rappeler durant cette guerre que tous les Allemands n’étaient pas nazis et des adorateurs d’Hitler. Il y avait un grand nombre d’entre eux qui étaient croyants, qui étaient contre cette guerre, contre Hitler ; certains l’ont payé cher de leur vie !
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6 juin 1944 : à Caen, une famille sous les bombes

Ils ont vécu le Débarquement : une veuve et ses deux enfants à Caen, des moines près de Bayeux, des religieuses en Bretagne. A l’occasion du 75e anniversaire du Débarquement de Normandie.
A partir du 6 juin 1944, les bombes commencent à pleuvoir sur Caen. La ville est un point stratégique pour les Alliés qui espèrent la faire tomber le plus rapidement possible afin d’ouvrir une route vers la Seine puis Paris. C’est un déluge de feu qui va s’abattre pendant 78 jours sur la « Ville aux cent clochers »
Veuve de guerre, Marie-Thérèse, 53 ans, habite avec ses deux garçons Patrice et Henri dans une petite maison près de l’église Saint-Julien. Après une nuit sans sommeil, les deux garçons creusent une tranchée dans le jardin avec des voisins pour pouvoir s’y réfugier en cas d’alerte. Marie-Thérèse fait des provisions et emballe leurs affaires dans des sacs de voyage.
Le lendemain, tandis que les combats font rage à quelques kilomètres de là, sur les plages du Débarquement, après le déjeuner, nouvelle vague de bombardement. « Cette fois, je crois notre dernière heure arrivée, et, ensemble, dans un angle du salon nous faisons notre acte de contrition, moi essayant de rassurer Patrice et “Riri“, en leur assurant que nous sommes protégés » raconte Marie-Thérèse dans un récit laissé à ses descendants.
L’enfer sous les bombes
Les bombardements aériens stratégiques menés par les Alliés durant la Bataille de Caen causeront la mort de 2.000 habitants et détruiront plus de 75 % de la ville.
Les civils sont pris au piège. Mais pendant un mois, Marie-Thérèse et ses enfants vont se dépenser sans compter pour aider les familles en détresse. Jusqu’à quarante-six personnes se réfugieront dans leur abri pendant les heures interminables de mitraille.
« Il y a des enfants qui pleurent de peur et qu’il faut rassurer, des bébés à soigner, à faire boire, tout cela dans une atmosphère d’enfer, décrit Marie-Thérèse. Les deux artilleries ennemies tirent de tous les côtés, les obus sifflent et éclatent autour de nous. Crampes, engourdissements des membres, souffrances morales, c’est notre lot et nous sommes encore parmi les privilégiés. Je constate avec joie le cran de mes enfants »
Des amis dont les maisons ont été détruites sont venus les rejoindre. Les vivres sont mises en commun, les repas pris ensemble : « Le soir, avant de nous étendre sur nos matelas, nous récitons tous la prière et ce n’est pas, il faut l’avouer, sans quelque distraction, poursuit la Normande. Quand les obus éraflent le toit, nous menacent trop, nous nous retrouvons tous ensemble pour réciter le chapelet. Toute ma vie, je me souviendrai de ces heures atroces ; l’éclatement d’énormes obus, nous assourdissant, martelant sans répit nos pauvres tempes, mais nous laissant toute notre lucidité pour deviner l’horreur des dégâts accomplis »
L’Église comme refuge
Des églises, des couvents, des hôpitaux sont détruits. Des quartiers entiers brûlent. Marie-Thérèse, atterrée, apprend chaque jour la mort d’amis, de religieuses, de prêtres, ensevelis sous les décombres de leurs maisons ou brûlés par les bombes incendiaires : « Nous nous étions rencontrés encore l’avant-veille à Saint-Jean au pied de Notre Dame de la Protection ! La Sainte Vierge les a jugés dignes de la rejoindre au paradis »
Les secours s’organisent. Patrice et Henri, 14 et 18 ans, aident à transporter des vivres et du matériel qui sont ensuite distribués à ceux qui n’ont plus rien. Les familles sans abri sont accueillies au lycée Malherbe et à l’abbatiale Saint-Etienne. Un immense drapeau à croix rouge est déployé sur son toit. Elle ne sera pas bombardée.
Marie-Thérèse offre ses services. « À l’intérieur de l’église Saint-Étienne, on se croirait revenus au Moyen-Âge. C’est là, comme autrefois que se réfugie le peuple, comme pendant la guerre de Cent-Ans. Le chœur seul est réservé au culte et dans les bas-côtés, des familles entières sont installées sur la paille. Les enfants piaillent dans leurs voitures, les autres s’assoient sur des paquets de hardes sauvées au péril de leur vie. Les langes des petits sèchent accrochés tout du long du banc d’œuvre… C’est pittoresque au possible, sale, pouilleux et je me pince le nez en traversant ce campement de malheureux, quand, tous les soirs, à 5 heures, mes fils et moi, après notre service, nous venons assister à l’office très émouvant de Mgr des Hameaux. Après la récitation du chapelet, il nous dit quelques mots de réconfort avant de nous donner l’absolution générale.
Puis on nous distribue la Sainte Communion en Viatique, puisque nous sommes sans cesse en danger de mort, que ce soit dans les rues où les obus éclatent à quelques pas de nous (on les entend sans cesse souffler à nos oreilles) et même chez soi. N’avons-nous pas eu un éclat d’obus qui a traversé une bouteille sur notre table où nous finissions de déjeuner ? Nous allons plusieurs fois à la messe à notre pauvre paroisse Saint-Julien qui sera complètement détruite le 7 juillet (les bombardements des 6 et 7 juillet 1944 causent la mort de 1.150 habitants de la ville, ainsi que 1.734 blessés, alors que les trois quarts de la population ont déjà quitté Caen, ndlr.). Et le 16 juin, jour de la fête du Sacré-Cœur, émouvante consécration de la ville à l’église Saint-Étienne »
L’exil vers le Sud
La résistance allemande a reçu des renforts, elle se durcit. Un jour, révolver au poing, les SS chassent les habitants du quartier Saint-Julien de leurs maisons. Pour Marie-Thérèse, « quitter tout c’est très dur, mais nous vivons dans une telle atmosphère d’angoisse, de souffrances morales, d’inquiétudes…» Sur l’insistance du préfet, elle se résout à quitter la ville avec les colonnes de réfugiés. Un dernier regard sur sa maison qu’elle « laisse à la garde du Sacré-Cœur dont la statue est sur la cheminée du salon » et c’est le départ.
Les réfugiés sont hissés dans des charrettes de paysans réquisitionnées qui les conduisent vers le Sud, de village en village. La nuit, ils dorment la plupart du temps sur de la paille dans des dortoirs improvisés.
Le danger n’est pas écarté : « Tous les jours, des avions sillonnent le ciel au-dessus de nous… piquent dans notre direction… petit frisson dans le dos… Vont-ils nous mitrailler ? Nous agitons notre drapeau blanc et ils remontent. Et cela recommence un peu plus loin. Nous sommes vraiment privilégiés, car bien des convois, comme le nôtre, ont été mitraillés. Des villages, des carrefours ont été bombardés avant ou après notre passage. Et nous remercions Notre-Dame de Pontmain de sa maternelle protection »
Enfin, la petite famille arrive à Saint-Denis d’Anjou et parvient à trouver le repos. Le 7 août, les Américains arrivent, acclamés par la population. Marie-Thérèse se contente d’une remarque : « N’ayant pas souffert de la guerre, ils pouvaient les déclarer leurs libérateurs »
Durant ces jours, la foi des gens avait un sens ! Quant aux Américains et aux Anglais, ils n’ont jamais pris les populations en considération, il fallait bombarder et tuer du boche à tout prix, peu importe le nombre de morts parmi les civils ! Je ne suis pas si sûr qu’ils aient fait la même chose si c’était arrivé dans leur propre pays ! Et c’est ce qu’ils continuent de faire en Syrie et ces pays loin de chez eux !
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Un militaire au combat peut-il concilier foi et vocation de soldat ?

Alors que le 61e Pèlerinage militaire international s’ouvre à Lourdes ce 17 mai, nombreux sont ceux à s’interroger sur la manière de concilier foi et métier des armes. « Le soldat est celui qui accepte de mourir pour sa patrie mais aussi celui qui accepte de donner la mort pour sa patrie », souligne le lieutenant-colonel Erbland, pilote d’hélicoptère de combat, qui va intervenir à Lourdes sur cette question.
« Il y a la peur, le courage, la douleur de perdre des camarades, celle de quitter les siens mais aussi le terrible moment où du haut du ciel, on tue sa cible quand elle s’encadre dans la lumière verte du viseur, avant que les flammes du canon ne la détruisent »
Pilote d’hélicoptère de combat, le lieutenant-colonel Brice Erbland a été déployé en Libye et en Afghanistan en 2011. Dans un livre intitulé Dans les griffes du tigre, il livre son témoignage sur ces deux conflits. Ce vendredi 17 mai, à Lourdes, à l’occasion du 61e Pèlerinage militaire international (PMI) présidé par l’évêque aux armées Mgr de Romanet et qui se tient jusqu’au 19 mai, c’est un autre témoignage que le lieutenant-colonel va partager.
Alors que près de 15.000 pèlerins (militaires français, personnel civil des armées, leurs familles et leurs frères d’armes de plus de 40 nations) sont attendus, il va échanger avec eux sur comment concilier sa foi et sa vocation au métier des armes. Comment participer aux combats et donner la mort sans être bouleversé dans sa condition humaine et dans celle de chrétien ? Et surtout, comment trouver la paix après un tel acte ? « Le choix que doit faire quotidiennement le soldat entre le bien et le mal est une bascule permanente entre l’éthique de conviction et l’éthique de responsabilité »
Vous êtes officier pilote d’hélicoptère de combat et catholique. Comment conciliez-vous votre vocation de soldat et votre foi chrétienne ?
Lieutenant-colonel Erbland : Le soldat est celui qui accepte de mourir pour sa patrie mais aussi celui qui accepte de donner la mort pour sa patrie. C’est dans cette affirmation que réside toute la difficulté de concilier foi et métier des armes. D’un côté le Christ dit lui-même qu’« il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » et, de l’autre, « Tu ne tueras point » fait partie des dix commandements. De la même manière, le Christ admire la foi du centurion mais Jean-Baptiste met en garde les soldats pour qu’ils n’abusent ni de leur pouvoir ni de leur force. C’est un combat intérieur permanent que mène le soldat, le choix qu’il doit faire quotidiennement entre le bien et le mal est une bascule permanente entre l’éthique de conviction, l’évangile pour le chrétien, et l’éthique de responsabilité.
Formé sur hélicoptère Tigre, vous avez été projeté en Afghanistan au début de l’année 2011, puis en Libye lors de la même année. Dans ce cadre-là vous avez réalisé d’une part une centaine de missions d’appui des troupes au sol, et, d’autre part vous avez commandé une escadrille d’attaque lors de 17 raids de nuit sur les forces armées de Kadhafi. Quelles règles vous êtes-vous fixées au combat ?
Personnellement je m’appuie sur trois piliers dans la prise de décision : j’agis en connaissance des lois et règles d’engagement, j’agis avec intelligence, c’est-à-dire en faisant preuve de créativité et de bon sens, et, enfin, j’agis en conscience. Par exemple, lorsque j’étais en Libye, le but de l’opération était de permettre aux forces rebelles d’avancer le plus vite possible pour cesser le combat et donc de détruire les unités de combats de Kadhafi. Il m’est arrivé d’attendre quelques secondes que les servants d’une arme quittent leur véhicule pour détruire ce dernier. En Afghanistan il m’est arrivé de me retrouver avec deux soldats ennemis dans mon viseur qui avaient essayé plus tôt d’abattre mon hélicoptère. Les règles d’engagement me permettaient de tirer mais ils n’étaient plus en ordre de combat. J’ai donc choisi de ne pas ouvrir le feu. Autre exemple, en Afghanistan une section de soldats français était sur une crête, très peu protégée et sous le feu. Les insurgés tiraient quant à eux depuis une habitation. Qui était dedans ? Des insurgés, certainement, mais peut-être aussi une famille. J’ai privilégié un tir continu devant la fenêtre pour stopper leurs tirs et donner aux soldats français la possibilité de se retirer plutôt que de raser la maison. Dans ce cas-là j’ai réussi à remplir ma mission en conscience. Bien entendu, dans de nombreux autres cas plus simples, je n’ai jamais hésité à ouvrir le feu lorsque la vie de soldats français était en jeu.
Votre foi contribue-t-elle à relativiser la perspective de la mort, de la blessure, de la capture ? En d’autres termes votre foi vous aide-t-elle à combattre ?
Ma foi est née dans ces opérations-là, en 2011. Depuis j’ai parcouru un chemin énorme et quand je repartirai oui, je pense qu’elle m’aidera. Mais à l’époque elle n’était pas présente comme aujourd’hui. Je garde néanmoins ce souvenir en Libye d’un lieutenant croyant qui allait à la messe avec le padre avant chaque raid. J’en avais longuement discuté avec lui et il me disait : « Maintenant, je suis prêt, je peux tomber ce soir ». Bien évidemment on ne s’engage pas pour mourir mais la mort est pour nous une hypothèse de travail.
Quel rapport entretenez-vous avec la prière ?
Sans doute que demain la prière m’aidera à affronter l’adversité. Mais elle m’a déjà aidé à retrouver la paix après le combat. Pour retrouver cette paix intérieure je pense qu’il y a trois remèdes : le remède fraternel (en parler avec des camarades), le remède savant (en parler à un psy) et, sur le long terme, le remède spirituel qui se trouve dans la foi et la prière.
Parmi vos hommes certains ne sont pas chrétiens. Le ressentez-vous ? Leur parlez-vous même de manière indirecte de votre foi ?
Comme tout chrétien le soldat chrétien se doit d’être exemplaire, il évangélise avant tout par l’exemple. Ce lieutenant qui allait à la messe en Libye a certainement dû en interpeller plus d’un !
Trouvez-vous la paix après ces missions ?
Certains ont besoin d’une justification globale, de réfléchir sur le sens de l’action, de l’opération en elle-même. Personnellement mes justifications sont plus terre à terre : sur place je sais que je me bats pour le camarade en-dessous… Il y a également des différences d’empathie d’un soldat à l’autre. Personnellement j’ai été secoué par une empathie directe avec les deux premières personnes que j’ai tuées : je me suis mis dans la peau de ces insurgés afghans. C’est ce qu’on appelle un phénomène d’identification. Pour un autre c’était au moment des obsèques d’un camarade, en voyant la famille et les enfants de ce dernier en pleurs. D’un coup il a visualisé la famille de l’insurgé qu’il avait tué. On ne sait pas ce qui va déclencher le malaise. Mais donner la mort ne laisse personne indifférent, il y a une sorte de révolte de la chair. Et c’est bon signe ! Cela signifie qu’on est capable de distinguer le bien du mal. J’ai tiré de mon expérience des règles morales, des lignes rouges que j’ai découvert en les franchissant.
Et quelles sont-elles ?
Il y en a plusieurs dont la réciprocité du danger. Pour légitimer le pouvoir exorbitant de donner la mort il faut assumer le risque de mourir. Le proverbe latin dit « Qui veut la paix prépare la guerre ». J’ai entendu un évêque dire un jour « Qui veut la paix prépare la justice ». C’est de cela qu’il s’agit : il faut faire ce qui est juste. Le soldat qui est chrétien doit chercher cela ; il doit concevoir des opérations justes, les mener de façon juste, se comporter de façon juste. Cette exigence rajoute des responsabilités au soldat chrétien. Mais elle est essentielle dans ce métier qui est par certains aspects en accord parfait avec l’Évangile et qui, par d’autres, en semble très éloigné.
Agnès Pinard Legry | 17 mai 2019
Ouh là là ! Ce soldat devrait réviser sa façon de lire les Ecritures dans la Bible !
Il y a une sacrée différence entre prendre les armes pour défendre son pays ou d’aller faire la guerre dans des pays lointains pour le pétrole et enrichir les classes riches de ce monde. Ce n’est pas tout à fait la même éthique !
Il y a un conflit ici entre accepter les ordres comme soldat professionnel et militaire de carrière, et sa conscience de chrétien !
Dites-moi, comment Dieu peut bénir d’aller bombarder et mitrailler des gens pour des soi-disant fausses causes de démocratie et de liberté quand la vérité est tout autre ?
La France sous les anciens présidents s’était donnée comme principe d’éviter de s’impliquer dans les guerres que les Etats-Unis et l’Angleterre combattaient pour le fric et le pétrole ! Mais il semble qu’aujourd’hui, il y a un revirement de cette politique.
Non seulement ses soldats sont impliqués directement dans ces conflits, mais la France vend de plus en plus d’armes pour soutenir cette politique !
Maintenant, si vous êtes un vrai chrétien et obéissez à la Bible comment conciliez-vous ce dilemme entre vos ordres de soldats et votre conscience personnelle de chrétien ?
Ne croyez-vous pas qu’il y a ici une contradiction totale d’aimer son prochain comme soi-même, quand des milliers de civils (hommes, femmes, enfants, vieillards) sont tués et massacrés sous ces bombardements !     
Arrêtons ici de jouer aux sauveurs du monde et de cette fausse démocratie et liberté des peuples quand tout est question de fric et de pétrole ! Vous pouvez tromper les hommes, mais Dieu n’est pas dupe de cette religion à deux balles !
« Tu ne tueras point », ici cela s’applique à la lettre pour ces superpuissances étrangères  qui détruisent et tuent des populations civiles par soif de puissance et de rapine !
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Proverbes sur la guerre !

« Pire est la crainte de la guerre que la guerre même »
Proverbe français ; Le dictionnaire des proverbes français (1852)
« Quand la guerre commence, l’enfer s’ouvre »
Proverbe polonais ; La Pologne en proverbes (1905)
« Guerre et pitié ne cheminent pas ensemble »
Proverbe français ; Les meilleurs proverbes français (1864)
« Qui prêche la guerre est le chapelain du diable »
Proverbe anglais ; Les proverbes et adages des Anglais (1822)
« La guerre amène la pauvreté, et la pauvreté ramène la paix »
Proverbe persan ; Les proverbes et dictons persans (1822)
« Beaucoup reviennent de la guerre qui ne peuvent décrire la bataille »
Proverbe italien ; Les sentences et proverbes italiens (1683)
« La guerre est un jeu cruel qui ne se paie qu’avec le sang »
Proverbe de Saadi ; Le jardin des roses (XIIIe siècle)
« Qui n’aime pas la paix trouve assez de raisons pour faire la guerre »
Proverbe danois ; Le dictionnaire des proverbes danois (1757)
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Citations de Patrick Etienne sur la guerre

« On ne peut pas aimer la guerre et la paix en même temps ; elles ne font pas bon ménage ensemble ! »
« Le seul moment qu’un militaire est utile hors de son pays, c’est quand il sauve des vies, secours des personnes en danger, aide les populations dans le besoin ! »
« Il n’y a pas de gagnant dans une guerre parce que le gagnant perd des pères, des mères, des enfants… Et d’un côté comme de l’autre des précieuses âmes sont perdus ! »
« On ne peut justifier une guerre ; on doit combattre un point c’est tout ! C’est toujours une malédiction pour l’homme ! »
« Tu ne tueras point ! Certains hommes votent contre la peine de mort ; mais non aucun problème pour voter pour la guerre ! »
« Savez-vous où commencent les guerres ? Dans les foyers quand les parents s’entre déchirent entre eux ; quand les enfants se battent à l’école ; quand les salariés n’hésitent pas à piétiner leurs collègues de travail pour prendre la meilleure place payée dans l’entreprise ; quand les hommes ne sont plus satisfaits avec ce qu’ils ont déjà et qu’ils en veulent toujours plus ; alors, la guerre gronde dans leur cœur ! »
« La guerre commerciale pour les choses et la richesse est le commencement d’un conflit armé, qui finira par de plus grandes richesses pour le gagnant ! »
« Savez-vous comment la plupart du temps les pays justifient leurs guerres ? Par des mensonges ! Parce qu’en vérité, il n’y a aucune raison humaine de commencer ces guerres ! »
« Dieu n’a pas créé l’homme pour qu’il fasse la guerre ; mais l’homme en désobéissant à sa loi d’amour a créé la guerre ! »
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Sois un ami
Je suis ce qu’on peut appeler un « Don Quichotte » de la plume. Ce qui fait qu’un écrivain devient un artiste, c’est qu’il découvre sa vraie personnalité dans ses écrits. Il n’est pas assujetti aux « On dit », où, « Il ne faut pas que j’écrive cela ». Il est vrai avec l’inspiration qui lui est donnée, pure dans ses pensées. Le prix d’une telle liberté est : « Si tu peux être vrai avec toi-même, tu ne peux être faux avec personne » Patrick Etienne
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