Note : voici quelques histoires que j’ai rassemblées pour votre inspiration personnelle. Certaines de ces histoires, vous les retrouverez écrits dans mes anciens blogs. Elles sont des histoires vécues, et qui pourraient vous arriver personnellement. La vie est pleine de mystères et de surprises, n’est-ce pas ? Et nous avons chacun des choses insolites qui nous sont arrivées… ! Bonne lecture !
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Petites histoires insolites et inspirantes (Part 22)

L’hymne qui sauva quatre vies!

(D’après le récit de d’Earl Marlaat)
C’était en 1916, je me trouvais à Rushville, dans l’état d’Indiana aux Etats-Unis, au concert que le Chœur Royal du pays de galles donnait au profit de l’association Chautauqua.
Le programme venait de s’achever sur un hymne intitulé “Demeure avec moi”, chanté par un quartette qu’accompagnait, à certaines reprises, un chœur de basses.
Une telle conclusion détonnait dans ce genre de soirée musicale où l’on chantait plutôt des airs guillerets que de la musique sacrée.
J’en restais perplexe, intrigué. Je m’adressais donc au chef d’orchestre pour lui demander pourquoi il venait de terminer son programme par un hymne.
— Nous finissons toujours ainsi, me répondit-il, pour nous c’est presque devenu un rite
Avec l’obstination d’un journaliste, j’insistais pour connaître les dessous de l’histoire :
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Nous étions à bord du Lusitania, m’expliqua-t-il, lorsqu’il fut coulé au large des côtes irlandaises. Nous vîmes une onde perpendiculaire aux vagues quand se fit entendre le bruit sourd d’une explosion en dessous de la ligne de flottaison. Quelques minutes plus tard, le navire commença à s’incliner. Comprenant ce qui se passait, nous décidâmes de ne pas perdre une minute. Etant originaire de la côte irlandaise, nous étions des excellents nageurs.
Nous enfilâmes nos bouées de sauvetage avec l’intention de plonger du bastingage avant que le bâtiment ne s’enfonçât.
Notre plan était précis: avant tout nager sous l’eau le plus loin possible pour échapper à l’effet d’aspiration qui, nous le savions,  suivrait le naufrage. Il était temps! Après nous être
retrouvés à quelques mètres les uns des autres, nous nous retournâmes juste à temps pour voir le Lusitania se dresser à la verticale, tenir une seconde au-dessus de l’eau, puis couler à pic dans un affreux gémissement.
Nous nageâmes ensemble comme des fous, sans nous arrêter. L’épave d’un radeau de survie  flotta à notre rencontre… Celui-ci était inutilisable mais pouvait quand même servir de bouée pour nous reposer quand nous étions fatigués de nous débattre dans l’eau.
Pas un bateau de sauvetage ne nous aperçut. Le soleil se coucha au-dessus du lieu où  avait disparu le Lusitania. Puis soudain tout devint noir et il fit très froid. Nos doigts s’engourdirent, puis, progressivement, le reste de notre corps. Il devenait de plus en plus
difficile de s’accrocher au radeau de sauvetage. Sans  lumière et sans bruit à la surface de l’eau pour nous signaler, nous perdîmes l’espoir d’être secourus. A contre cœur, nous finîmes par nous l’admettre.
Étant chrétiens, nous sentions, en de telles circonstances, le besoin d’une sorte de sacrement.
Aucun de nous se sentait la force de prier, mais nous avions tous toujours chanté, et parfois des chants religieux. Nous nous mîmes d’accord pour chanter une strophe d’un certain hymne, avant de nous laisser couler doucement, tous ensemble dans la mer.
Notre choix se porta sur le cantique: “Abide with Me” (Demeure avec Moi)
« Oh, demeure avec moi, quand s’approche la nuit;
Quand tout autre secours, tout réconfort s’enfuit
Au milieu des ténèbres, du pire désarroi,
Oh sauveur des perdus, oui, demeure avec moi ! »
Tandis que nous finissions la strophe, une trompe retentit. Nos voix portées par l’eau, avaient
été interceptées par un destroyer qui croisait sur les lieux du naufrage. Reprenant courage, nous chantâmes les couplets restants.
Guidé par la musique de cet hymne, l’équipage de ce destroyer mit le cap droit sur nous. Ils nous repêchèrent et nous ramenèrent sains et saufs sur le rivage.
Après un tel miracle, c’est le moins qu’on puisse faire, n’est-ce pas ? Que de finir nos concerts sur cet hymne.
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Le RMS (Royal Mail Ship) Lusitania est un paquebot transatlantique britannique armé par la Cunard. Son nom vient de celui de la province romaine de Lusitanie, le Portugal actuel. C’est le navire-jumeau (sistership) du paquebot Mauretania. Son torpillage par un sous-marin allemand U-20, le 7 mai 1915, au large de l’Irlande, avec plus de 1 200 passagers (dont près de 200 Américains) et un chargement secret de munitions, joue un rôle important dans l’hostilité de plus en plus forte des États-Unis envers l’Allemagne, jusqu’à leur implication dans la Première Guerre mondiale à partir du 6 avril 1917.
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Le rocher sur la route

Une petite histoire pour les enfants, une grande leçon pour les adultes !…
Il y avait une fois un roi qui était très triste. Pourquoi il était si triste ? Parce que son peuple était très égoïste personne ne voulait aider son prochain. Ils passaient leur temps qu’à se plaindre et rouspéter sur tout. Ils se battaient entre eux, à celui qui pouvait accaparer le plus de choses pour lui-même.
Un jour, le roi triste regardait par sa fenêtre. Tout ce qui pouvait voir, c’est comment son peuple se comportait mal et avait d’horribles manières les uns envers les autres ! Le roi triste se dit en lui-même :
— N’y a-t-il pas un homme juste et fidèle dans tout mon royaume ?
Après un long moment de silence, il dit :
— J’ai un plan ; mais il faut que personne ne le sache, sinon il va échouer !
Cette nuit-là, quelqu’un enveloppé d’un grand manteau noir, se faufila dans les rues de la ville pour sortir du château. Il alla jusqu’à la route principale qui mène au château, et là, il commença à creuser un trou et roula une énorme pierre dessus.
Tôt, le lendemain matin, le roi alla à sa fenêtre qui donnait sur la route principale du château.
Quelque chose d’étrange se passait sur cette route ; il y avait un énorme rocher qui bloquait le passage. Il y avait toute une foule autour du rocher. Le roi se mit à sourire et il se dit :
— Maintenant, je vais savoir s’il y a une personne fidèle dans mon royaume ! »
Toute la journée, des chariots et des cavaliers défilèrent en évitant le rocher. Certains s’arrêtaient un moment pour injurier cet obstacle, d’autres, en colère, lui jeta un coup de pied, mais personne ne pensa à ôter le rocher de la route. Personne ne faisait rien parce qu’ils
étaient trop égoïstes et personne ne pensait que c’était son travail.
La journée s’écoula lentement. Toutes les heures, le roi alla à sa fenêtre pour voir si le  rocher avait été déplacé ; mais hélas, il était toujours à la même place. Finalement, en fin    de journée, quand le soleil se coucha, le roi alla une dernière fois à sa fenêtre pour regarder
une dernière fois si le rocher avait été déplacé. Le rocher n’avait pas bougé de sa place.
Seul un vieux berger passait avec ses moutons pour traverser la route.
— Mais qu’est-ce que fait ce rocher sur la route ? Dit le vieux berger, il ne devrait pas se trouver là, il bloque le passage aux passants !
Alors, le vieux berger décida qu’il fallait faire quelque chose et ôter ce rocher de la route. Cela fut un dur travail pour le vieil homme. Il dut utiliser son bâton de berger pour l’aider à le faire rouler sur le bord de la route.
Mais qu’elle fut sa surprise, lorsqu’il trouva une petite boîte  à l’intérieur du trou. Il l’ouvrit facilement et elle était remplie de pièces d’or. Il y avait un petit parchemin aussi, qu’il ouvrit. Il put lire :
— A la personne qui se soucis assez d’ôter cette pierre  pour le bien des autres, cet or est pour vous récompenser. Le roi !
Le monde est plein de petites personnes comme ce berger, qui servent les autres avec désintéressement, sans jamais être connus. Ils sont là, quand le besoin se présente, faisant leur devoir humblement, heureux de pouvoir être utile à leur prochain.
Bien qu’ils soient très peu remerciés ici-bas, le ciel, lui, n’a pas de perte de mémoire, tout est dûment enregistré et classé ; le jour viendra que chacun recevra ce qui lui appartient vraiment !
Alors ce jour-là, on sera qui était vraiment le plus grand…
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Récompenses cachées

Durant une période de famine, un boulanger riche et généreux fit venir vingt des enfants les plus pauvres              de la ville et leur dit:
« Ce panier contient une miche de pain pour chacun de vous. Prenez-la et revenez tous les jours à la même heure, jusqu’à ce que Dieu nous envoie des jours meilleurs »
Les enfants, affamés, s’empressèrent autour du panier, se disputant les plus grosses miches. Finalement, ils repartir sans même se donner la peine de remercier le bon vieux boulanger.
Mais Gretchen, une petite fille pauvrement vêtue, n’avait pas pris part à la bousculade; elle avait attendu tranquillement que les choses se calment. Lorsque les enfants malpolis furent partis, elle prit le dernier pain qui restait dans le panier, baisa la main du gentil boulanger et rentra chez elle.
Le lendemain, les enfants se conduisirent guère mieux, et la pauvre petite Gretchen dut se contenter d’une miche de pain deux fois plus petite que celle de la veille. Lorsqu’elle fut rentrée chez elle, sa maman coupa le pain en deux, et plusieurs pièces d’argent toutes neuves tombèrent sur la table. Sa maman s’en inquiéta :
« Ramène immédiatement l’argent au bon monsieur ! Les pièces ont dû tomber dans la pâte par erreur. Dépêche-toi, Gretchen, fais vite ! »
Mais lorsque la petite fille rapporta au boulanger ce que sa maman lui avait dit, il répondit :
« Main non, mon enfant, ce n’était pas une erreur. J’ai mis moi-même ces pièces d’argent dans le plus petit des pains pour te récompenser. Sois toujours, toute ta vie, aussi douce, aussi gentille et aussi reconnaissante. Rentre chez toi et dis à ta maman que cet argent vous appartient ! »
Nous pouvons avoir l’impression d’être perdants lorsque nous sommes généreux, lorsque nous cédons pour faire plaisir à quelqu’un, lorsque nous nous sacrifions. Mais pas du tout,
il n’en ai pas ainsi, car Dieu remarque de tels actes de générosité, et Il les récompense toujours. Vous ne perdrez jamais en donnant.
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 « Grand-mère,                                                             je suppose que tu as beaucoup perdu »

Une dame riche d’un certain âge, qui était devenue chrétienne, marchait dans les rues d’une ville en compagnie de sa petite fille, lorsqu’un mendiant les approcha. La vieille dame écouta l’homme raconter son histoire. Puis elle tira un billet de a poche qu’elle lui déposa dans sa main.
Un peu plus loin, au coin de la rue, quelqu’un faisait la quête pour l’Armée du Salut. La vieille dame laissa tomber une pièce de monnaie dans la cagnotte. Sa petite-fille la regarda avec surprise et lui dit d’un air intrigué :
« Grand-mère, je suppose que tu as beaucoup perdu depuis que tu es devenue chrétienne, n’est-ce pas ? »
« Oh oui, tu as raison ! » Répondit la grand-mère, j’ai perdu ma mauvaise humeur, mon habitude de critiquer les autres, ma tendance à perdre mon temps en activités frivoles et en loisirs futiles. J’ai aussi perdu mon égoïsme et mon avarice. C’est vrai, j’ai perdu beaucoup.
Mais ce que j’ai gagné n’a pas de prix !
J’ai acquis la paix intérieure, la force de prier ; j’ai gagné un Ami qui sera toujours à mes côtés, qui me connaît, qui m’aime et me protège. J’ai acquis des richesses et un épanouissement dont j’ignorais même l’existence, une foi qui me permet de surmonter   toutes mes craintes. Et aussi, la promesse d’une merveilleuse demeure céleste qui m’attend, et bien plus encore oui, je suis heureuse d’avoir perdu ce que j’ai perdu, car ce que j’ai gagné est inestimable !
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 Louis XIV & l’hymne nationale britannique !

Tout commence en janvier 1686, où Louis XIV tombe subitement malade. Il semble qu’il se soit piqué en s’asseyant sur une plume des coussins qui garnissaient son carrosse déclenchant un abcès à l’anus, qu’il aurait fallu immédiatement inciser pour éviter que la blessure ne s’infecte.
Mais les médecins du roi, épouvantés à l’idée de porter la main sur le fondement de la monarchie, optèrent pour des médecines douces, type onguents. Ces méthodes ne donnèrent aucun résultat. Tout cela dura près de 4 mois et les douleurs royales ne cessaient pas !
Brusquement, vers le 15 mai, les chirurgiens, verts de peur, soupçonnèrent l’existence d’une fistule. Ce fut l’affolement général. Finalement, le 1er chirurgien Félix de Tassy (appelé simplement FELIX) décide d’inciser et “invente” un petit couteau spécial, véritable pièce d’orfèvrerie dont la lame était recouverte d’une chape d’argent. Mais il fallut encore 5 mois pour fabriquer ce petit bijou…
L’opération eut lieu le 17 novembre sans anesthésie !
Il faudra encore 2 autres incisions (La plaie ayant du mal à se refermer pour cicatriser) pour qu’enfin à la Noël 1686, on puisse déclarer que le roi était définitivement sorti d’affaire… Et mettre fin aux rumeurs qui, à l’étranger, se propageaient disant que Louis XIV était à l’agonie.
Dès l’heureuse issue de l’intervention connue, des prières furent dites dans le royaume et les dames de Saint Cyr (création de Mme de Maintenon devenue épouse morganatique) décidèrent de composer un cantique pour célébrer la guérison du roi.
La supérieure, Mme de Brinon (nièce de Mme de Maintenon) écrivit alors quelques vers assez anodins qu’elle donna à mettre en musique à Jean-Baptiste Lully :
Grand Dieu sauve le roi !
Longs jours à notre roi !
Vive le roi. A lui victoire,
Bonheur et gloire !
Qu’il ait un règne heureux
Et l’appui des cieux
!
Les demoiselles de Saint Cyr prirent l’habitude de chanter ce petit cantique de circonstance chaque fois que le roi venait visiter leur école.
C’est ainsi qu’un jour de 1714, le compositeur Georg Friedrich Haendel, de passage à Versailles, entendit ce cantique qu’il trouva si beau qu’il en nota aussitôt les paroles et la musique. Après quoi, il se rendit à Londres où il demanda à un clergyman nommé Carrey de lui traduire le petit couplet de Mme de Brinon. Le brave prêtre s’exécuta sur le champ et écrivit ces paroles qui allaient faire le tour du monde :
God save our gracious King,
Long life our noble King,
God save the King!
Send him victorious
Happy and glorious
Long to reign over us,
God save the King !
Haendel remercia et alla immédiatement à la cour où il offrit au roi – comme étant son œuvre – le cantique des demoiselles de Saint Cyr.
Très flatté, George 1er félicita le compositeur et déclara que, dorénavant, le “God save the King” serait exécuté lors des cérémonies officielles.
Et c’est ainsi que cet hymne, qui nous paraît profondément britannique, est né de la collaboration :
– d’une Française (Mme de Brinon),
– d’un Italien (Jean-Baptiste Lully -ou Lulli) naturalisé français,
– d’un Anglais (Carrey)
– d’un Allemand (Georg Friedrich Händel ou Haendel) naturalisé britannique.
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 Les trois arbres

Il était une fois, au sommet d’une montagne, trois petits arbres qui rêvaient de ce qu’ils voulaient devenir quand ils seraient grands.
Le premier petit arbre regarda les étoiles et dit:
— Je voudrais contenir un trésor. Je veux être couvert d’or et rempli de pierres précieuses.  Je serai le plus beau coffre au monde !
Le deuxième petit arbre regarda le ruisselet qui s’écoulait doucement vers l’océan et dit :
— Je voudrais voyager en haute mer et transporter des rois puissants. Je serai le bateau le plus solide au monde !
Le troisième petit arbre abaissa son regard vers la vallée où des hommes et des femmes
s’affairaient dans la cohue d’une ville.
— Pas question de quitter la montagne, décida-t-il. Je veux devenir si grand que les gens qui s’arrêteront pour me regarder, lèveront les yeux au ciel et penseront à Dieu. Je serai le plus grand arbre au monde !
Les années passèrent. La pluie tomba, le soleil brilla, et les petits arbres grandirent. Un jour, trois bûcherons gravirent la montagne. Le premier bûcheron regarda le premier arbre et s’extasia:
— Cet arbre est très beau. C’est exactement ce qu’il me faut. Et d’un coup de sa hache
étincelante, il abattit le premier arbre.
— Maintenant on va faire de moi un beau coffre ! Je vais contenir des trésors merveilleux ! Se dit le premier arbre.
Le deuxième bûcheron regarda le deuxième arbre et dit:
— Cet arbre est solide. C’est exactement ce qu’il me faut. Et d’un coup de sa hache étincelante, il abattit le deuxième arbre.
— Maintenant je vais naviguer en haute mer, se dit le deuxième arbre. Je vais être un navire solide pour de puissants rois !
Le troisième arbre frémit quand le dernier bûcheron regarda dans sa direction. Il se tînt bien droit, de toute sa hauteur, pointant courageusement vers le ciel. Mais le bûcheron marmonna, sans même lever la tête:
— N’importe quel arbre fera mon affaire. Et d’un coup de sa hache étincelante, il abattit le troisième arbre.
Le premier arbre se réjouit quand le bûcheron le porta chez un menuisier. Mais le menuisier en fit une auge. L’arbre, jadis magnifique, ne fut pas couvert d’or ni rempli de trésor. Il fut couvert de sciure et rempli de foin pour nourrir les animaux de la ferme.
Le deuxième arbre sourit quand le bûcheron le transporta sur un chantier naval. Mais aucun vaisseau puissant ne fut construit ce jour-là. A la place, l’arbre, jadis robuste, fut scié, martelé, et transformé en simple barque de pêche. Or celle-ci était trop petite et trop frêle pour naviguer sur l’océan, ou même en rivière. Au lieu de cela, elle fut acheminée au bord d’un lac.
Le troisième arbre fut perplexe quand le bûcheron le scia pour en faire de grosses poutres, pour l’abandonner ensuite sur un chantier de bois.
— Que s’est-il passé ? Se demanda l’arbre, jadis majestueux. Je ne demandais qu’à rester au sommet de la montagne et à pointer du doigt vers Dieu…
Bien des jours et des nuits passèrent et les trois arbres finirent par oublier leurs rêves.
Mais un soir, la lumière dorée des étoiles vint luire sur le premier arbre, alors qu’une jeune femme déposait son nouveau-né dans la mangeoire.
— Si seulement je pouvais lui faire un berceau, chuchota son mari. La mère lui pressa la main et sourit tandis que la lumière des étoiles brillait sur le bois lisse et robuste.
— Quelle belle crèche ! fit-elle. Et soudain le premier arbre réalisa qu’il contenait le plus grand trésor au monde.
Un soir, un voyageur fatigué et ses amis s’entassèrent dans la vieille barque de pêche. Le voyageur s’endormit tandis que le deuxième arbre s’avançait calmement sur le lac. Bientôt      un violent orage éclata. Le petit arbre frémit. Il savait qu’il n’avait pas la force d’amener tant
de passagers à bon port par un tel vent et une telle pluie. L’homme endormi se réveilla. Il se leva, étendit la main, et commanda : “Calme-toi !” L’orage s’arrêta aussi vite qu’il avait commencé. Et soudain le deuxième arbre réalisa qu’il transportait le Roi du Ciel et de la Terre.
Un vendredi matin, le troisième arbre fut surpris de se voir  arracher de la pile de bois oubliée.  Il se raidit quand on porta ses poutres au milieu d’une foule moqueuse et en colère. Il frémit d’horreur quand des soldats clouèrent sur lui les mains d’un homme. Quel monstre impitoyable semblait-on faire de lui ! Mais trois jours plus tard, au lever du soleil, alors que la terre tremblait de joie en-dessous de lui, le troisième arbre sut que l’amour de Dieu avait tout changé. Cet amour l’avait rendu fort. Et désormais, chaque fois qu’on penserait au troisième arbre, on penserait à Dieu. Assurément, c’était mieux que d’être l’arbre le plus haut du monde.
— Auteur Inconnu
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