Note : voici quelques histoires que j’ai rassemblées pour votre inspiration personnelle. Certaines de ces histoires, vous les retrouverez écrits dans mes anciens blogs. Elles sont des histoires vécues, et qui pourraient vous arriver personnellement. La vie est pleine de mystères et de surprises, n’est-ce pas ? Et nous avons chacun des choses insolites qui nous sont arrivées… ! Bonne lecture !
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Petites histoires insolites et inspirantes (Part 16)

Le marchand de Chaussures

Un marchant de chaussures était occupé à réorganiser la devanture de sa vitrine avec de nouveaux articles qu’il venait juste de recevoir, sous les yeux émerveillés d’un jeune garçon sur le trottoir.
L’année scolaire touchait à sa fin et les chaussures de sports étaient en demande.
Bien que ces chaussures fussent assez chères, le magasin, malgré sa petite taille, avait une clientèle régulière.
Pendant qu’il mettait quelques-unes des plus belles paires bien en évidence, l’enfant se rapprocha un peu plus près de la vitrine pour les admirer.
Il avait quelques difficultés pour se déplacer à cause de son handicap et se servait de béquilles…
Le marchand le regarda plus attentivement pour s’apercevoir qu’une partie de sa jambe gauche était manquante sous le pantalon du garçon.
De plus, l’enfant semblait très attiré par une des paires présentée dans la vitrine.
L’enfant resta un petit moment à la contempler avant de partir.
A ce moment-là, le marchand sortit précipitamment de son magasin pour appeler le jeune garçon:
— Hé, fiston, es-tu intéressé par une de ces paires de chaussures ? Ces modèles sont très à la mode cette année !
Se retournant, l’enfant, avec un sourire, lui explique qu’il aime beaucoup les chaussures, mais qu’une de ses jambes est handicapée depuis sa naissance.
— Peu importe ! Lui dit le marchand, dans ce monde personne n’est parfait ! Certains ont une main manquante, d’autres une jambe manquante, et d’autres n’ont pas de cervelle, et beaucoup d’autres n’ont pas la foi.
L’enfant resta bouche bée devant l’homme Le marchand lui dit encore:
— C’est mieux de ne pas avoir de jambe que d’être sans la foi.
L’enfant ne sait pas quoi répondre.
S’approchant de l’homme il lui demande:
— Je ne comprends pas, qu’est-ce que cela veut dire ?
— C’est très simple ! lui dit le marchand, Si on a n’a pas la foi, nous ne pouvons pas aller au Paradis. S’il nous manque une jambe, ce n’est pas important. Quoi qu’il nous manque, il nous sera donné en plus. A ce moment-là, l’handicapé sera plus béni que celui qui est en bonne santé…
L’enfant sourit. Il sent que la douleur dont il a souffert toute la journée a disparu. Le marchand montre la vitrine à l’enfant et lui dit:
— Cette paire de chaussures t’ira parfaitement ! Veux-tu l’essayer ?
L’enfant secoue la tête:
— Elles coûtent 30 euros, je ne peux pas l’acheter !
— Pour toi, je vais commencer la saison des soldes en peu plus tôt cette année. Cela te coûtera seulement 20 euros. Comme tu n’as besoin que d’une seule chaussure, ça te fera 10 euros !
L’enfant réfléchit un moment pour répondre:
— Oui, mais qui va acheter l’autre chaussure ?
— Tu as raison, répond le marchand en souriant. Je la vendrais à un enfant qui n’a plus de pied droit.
Le jeune enfant ayant compris, le marchand lui dit encore:
— D’ailleurs, tu vas à l’école, n’est-ce pas ?
— Je suis en CE1 et je vais passer en CE2 bientôt.
— D’accord! Comme tu es écolier, je vais te donner 5 euros de remise et comme il ne te reste plus que 5 euros à payer et que c’est la marge de mon bénéfice, je te l’offre, la chaussure est à toi! C’est une affaire et c’est vendu !”
L’enfant émerveillé par toutes ces nouvelles, rentre dans le magasin où des étagères entières sont remplies de chaussures comme il les aime.
Le marchand attrape la paire de chaussures dans la vitrine, celle que l’enfant désire tellement.
Ayant pris un tabouret, il s’assoit près du garçon pour l’aider à mettre sa chaussure.
Montrant du doigt la vieille chaussure qu’il vient juste de retirer, il dit au garçon:
— Mon travail de vendeur est terminé, je serais très content si tu pouvais me la vendre !
— Vous plaisantez ! L’enfant répond avec surprise. Il y a des trous dans la semelle et une vielle chaussure comme cela n’a aucune valeur ?
— Tu es très ignorant mon jeune ami, dit le marchand. N’as-tu jamais entendu parler des choses anciennes qui ont de la valeur. D’ailleurs, plus elles sont anciennes et plus leur valeur augmente. Je pense que ta chaussure vaut au moins 30 ou 40 euros.
L’enfant semble avoir compris ce que l’homme essaie de faire, bien que cela ressemble plus à un rêve qu’à la réalité pour lui. C’est sûrement le plus beau rêve qu’il a jamais fait.
Il regarde les billets que le marchand vient juste de lui donner, les serrant fort dans sa main, encore ému par l’émotion.
Après avoir réfléchi un petit peu, Il rend un billet de 10 euros au marchand.
— Je pense que 20 euros c’est assez ! dit l’enfant.
L’homme ne veut pas blesser le cœur de l’enfant. Il accepte l’argent et l’embrasse gentiment sur la joue, ému par cette décision.
Même s’il n’a pas réalisé une grande vente aujourd’hui, il ne s’est jamais senti aussi heureux.
Lentement, l’enfant se lève pour partir. Il semble qu’il n’a plus besoin de ses béquilles maintenant.
Avec un immense sourire sur son visage, il remercie le marchand pour sa gentillesse.
Avant de quitter le magasin, l’enfant lui dit :
— Mon père a dit vrai ! Il m’a dit qu’il n’y a aucune raison pour que je sois mal-à-l’aise de mon handicap !
L’amour n’est pas aveugle. Il a un œil spirituel de plus qui voit le bien et les possibilités que les autres ne peuvent pas voir! L’amour a une puissance créative !
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Le 5ème homme

En pleine compétition, 4 athlètes s’arrêtent pour nourrir un chien errant. La suite est incroyable 
Lors de la course Adventure Racing World Championship en Équateur, la Team Peak Performance va nourrir un chien. La suite est clairement inimaginable !
La compétition sportive Adventure Racing World Championship est la course la plus difficile au monde avec un parcours de 700 km en pleine forêt équatoriale incluant des épreuves de résistance physique extrêmement difficiles.
Pendant cette course, le groupe Team Peak Performance fait une pause pour manger.
Mikael Lindnord, le chef d’équipe, aperçoit alors un chien affamé, sans doute abandonné et seul, vu son état de fatigue incroyable.
Celui-ci s’approche d’eux et se couche à leurs pieds, sans rien dire. Mikael décide instinctivement de lui donner à manger. J’ai pensé qu’il avait faim et je lui ai donné une boulette de viande. Et puis j’ai cessé de penser à lui.
Puis les 4 sportifs reprennent leur course. Après plusieurs kilomètres, ils se sentent suivis et se retournent : le chien est derrière eux. Malgré sa fatigue, le chien errant avait décidé de les suivre dans cette compétition extrême, prêt à braver la boue, le dénivelé et les rivières pour ne pas être séparé d’eux.
A cet instant, tout a changé pour le groupe de suédois, qui s’est uni à ce chien pour former la nouvelle Team Peak Performance. Ce nouveau coéquipier canin hors normes voulait les suivre tout au long de cette aventure extrême. Ils ont bien tenté de le faire fuir pour éviter qu’il ne se blesse ou ne mette pas sa vie en danger mais rien n’y a fait.
La nouvelle équipe s’est alors entraidée, les sportifs devant quelques fois l’aider à passer certains obstacles. Mais le chien ne voulait rien lâcher. Même embourbé, il ne voulait pas rester derrière ses nouveaux maîtres. Même exténué, après avoir bu et mangé un peu, il voulait repartir et les suivre toujours plus loin.
Lors de l’épreuve finale, les organisateurs ont demandé aux suédois de ne pas laisser le chien les suivre. L’épreuve, une descente de près de 60 kilomètres en kayak sur un torrent puissant, était trop dangereuse. C’était sans compter sur son indéfectible loyauté envers ses nouveaux maîtres.
À peine étaient-ils dans l’eau avec leurs kayaks qu’il a sauté pour les rejoindre et s’est mis à nager derrière eux. Le chef d’équipe, touché par la volonté du chien, l’a accueilli à bord de son embarcation et ce sont 5 équipiers qui ont franchi l’arrivée, après 6 jours de compétition effrénée.
Soins et adoption
Après la course, Mikael, le responsable de l’équipe, n’a pas voulu se séparer de ce chien extraordinaire et l’a adopté en le baptisant Arthur.
Il a fallut d’abord lui faire consulter un vétérinaire à Quito, la capitale de l’Équateur. La compétition l’avait laissé mal en point, avec de nombreuses blessures. Soigné et après avoir reçu l’aval des autorités suédoises, Arthur a dû attendre encore 90 jours en quarantaine avant de retrouver son équipe de sport préférée.
Désormais, Arthur habite en Suède avec Mikael Lindnord et vit avec une famille qui l’aime. Mikael n’aura de cesse de raconter cette histoire et de finir par ces phrases:
« C’est le genre de rencontre qui ne se produit que de rares fois dans une vie. Je suis allé en Équateur pour gagner le Championnat  du Monde. Au lieu de cela, je me suis fait un nouvel ami ! »
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Son fiancé annule leur mariage, elle offre le banquet à des SDF

ÉTATS-UNIS – Alors que Quinn Duane attend son mariage avec impatience, son fiancé l’appelle cinq jours avant la cérémonie pour tout annuler. Le cœur brisé et la note du  banquet payée, la jeune femme décide d’offrir le dîner à des SDF.
Elle a souhaité agir, de la meilleure façon qui soit. Lundi matin, alors que son mariage approche à grands pas, Quinn Duane, une Américaine de 27 ans, reçoit un appel de son fiancé. Sans réelles explications, il lui annonce qu’il ne se mariera pas avec elle.Meurtrie, Quinn prévient les 120 invités que le mariage est annulé. La salle de luxe, le banquet et les bouquets de fleurs sont déjà payés et non remboursables, pour un montant total de 31.000 euros.
Kari, sa mère, prend alors l’initiative de maintenir le repas, sans les invités prévus. A la place, elle appelle plusieurs centres pour sans-abri, afin de convier des SDF à ce dîner prévu samedi 17 octobre à 17 heures. Le jour venu, Quinn, inconsolable, préfère rester chez elle en compagnie de plusieurs amis. Mais Kari, elle, est sur place, dans l’hôtel 4 étoiles Citizen de Sacramento.
« Au bout d’une demi-heure, j’ai vu une dame âgée arriver. A cet instant,
je me suis dit que ma décision en valait la peine », confie-t-elle à la chaîne KCRA.

Lune de miel entre mère et fille

Finalement, des familles, des couples, des gens seuls ou âgés remplissent la salle
et profitent du festin composé d’un hors-d’œuvre, de saumon, de rôti ou encore de légumes.
« Quand vous traversez une période très difficile avec votre famille, et que vous profitez d’un moment pareil, c’est une bénédiction », a confié à la chaîne un homme venu avec sa femme et leurs cinq enfants.
« Perdre quelque chose de si cher à vos yeux, et l’offrir ensuite à d’autres gens, c’est vraiment un geste noble et gentil », a ajouté sa femme.
La lune de miel, payée et comprise dans les 31.000 euros, n’a pas été annulée.
Dimanche, Quinn et Kari se sont envolées pour Belize en Amérique centrale, afin de changer d’air et de profiter de ce voyage entre mère et fille.
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CHATERAPEUTE

Tom le chat aide les gens à mourir…

Il s’appelle Tom, et est âgé de 8 ans ; il vit dans un hôpital à Salem, en Virginie. C’est un chat, un gros matou roux qui apporte aux patients en fin de vie apaisement et réconfort.
Tom a été adopté par les infirmières de l’hospice du Salem VA Médical Center dans le cadre d’une expérimentation de thérapie animale. Et sa présence ne fait pas seulement du bien aux patients, les familles des malades profitent elles aussi des bienfaits de cet adorable thérapeute à quatre pattes.
Tom se balade, vit sa vie de chat, monte sur le lit de ses amis en soins palliatifs et se laisse papouiller en ronronnant. C’est son job, et il le fait merveilleusement bien. Une présence réconfortante pour les patients et leurs familles.

Les familles se sentent souvent impuissantes. Elles regardent un être cher mourir et savent qu’elles ne peuvent pas le sauver. Parfois, on ne peut même pas parler avec eux ni les réveiller. Tout ce que l’on peut faire est de les regarder et attendre.

Mais Tom offre un certain réconfort, quelque chose sur quoi se concentrer. Parce que quand un chat marche nonchalamment dans la salle, il envoie un message disant que tout va bien, que tout est comme cela doit être.

Certains patients ont noué une relation très forte avec ce chat. Ce fut le cas d’Edwin Gehlert, un vétéran de la Seconde Guerre mondiale. Le jour de sa mort, Tom semblait savoir ce qui allait se passer. Le chat est monté sur le lit de son ami, puis s’est allongé près de lui, une patte
posée au creux de sa main.

« Ce chat l’a conduit tout droit au paradis ! » affirme la femme d’Edwin Gehlert, Elizabeth, qui dit avoir ressenti à ce moment une véritable paix. Cette douce présence a fait aussi un bien immense à la fille d’Edwin, Pam.

« Quand Tom a mis sa patte dans la main de papa, c’était comme si Dieu me disait qu’il s’occupait de mon père et que tout allait bien. Je n’ai pas quitté l’hôpital dans la douleur et les larmes. J’avais tant de joie dans mon cœur, je me suis presque sentie coupable. Ce ne fut pas un jour triste, et cela, grâce à Tom » nous confie-t-elle.

Les animaux sont des anges qui veillent sur nous !

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La légende du rouge-gorge

Le Dieu Bon avait fait la lumière, avait achevé le ciel et la terre, les plantes et les animaux et Il Se trouvait maintenant au Paradis en train de peindre les plumes des oiseaux et d’embellir les êtres.
De Ses mains s’envolaient des papillons, des colombes, poussaient des lys, des roses et du muguet.
Le soir venu, Dieu se mit à créer un petit oiseau gris.
– N’oublies pas – lui dit le Seigneur gentiment – tu t’appelles rouge-gorge. Et en mettant l’oiseau sur Sa paume, le laissa s’envoler dans le monde. Le rouge-gorge s’envola joyeusement afin de voir la terre et ses merveilles. Dans le miroir d’un petit ruisseau qui s’écoulait parmi les fleurs, il se découvrit et remarqua que son corps était gris. Il n’avait aucune plume rouge, pas même sur sa gorge.
Il retourna alors voir Dieu et, volant à autour de Lui, Lui dit timidement :
– Seigneur, comment puis-je m’appeler rouge-gorge alors que je n’ai aucune plume rouge ?
Le Seigneur lui répondit avec gentillesse :
– Je t’ai donné le nom de rouge-gorge et c’est ainsi que tu dois t’appeler ! Tu peux gagner de par toi-même les plumes rouges sur ta gorge !
L’oiseau se mit alors à réfléchir à la manière dont il pouvait colorer ses plumes en rouge. En voyant un églantier il fit son nid dans ses branches piquantes, en espérant qu’un pétale pourrait se coller à sa gorge et y rester comme une tache rouge. Mais rien de tout ça n’arriva.
Le temps passa et le petit oiseau se mit à aimer passionnément, en espérant que la flamme de l’amour allait faire rougir son plumage. Il chanta à tue-tête, espérant que cela allait colorer en rouge ses plumes. Il lutta avec d’autres oiseaux, pensant que par son courage ses plumes allaient devenir rouges, mais rien n’y fit. Ni le premier rouge-gorge, ni ses descendants n’atteignirent leur but.
Un rouge-gorge qui avait son nid dans un églantier se trouvant sur une colline sise face à la ville de Jérusalem racontait cette histoire à ses petits. Il s’arrêta tout à coup, car une foule sortait par la porte de la ville de Jérusalem, et se dirigeait vers la colline où se trouvait son nid. Il y avait des chevaliers sur des montures majestueuses, des soldats portant de longues lances, des serviteurs avec des marteaux et des clous, des prêtres fiers et des juges au visage rude, des femmes qui pleuraient et toutes sortes de gens qui criaient.
Le pauvre oiseau tremblait de peur sur le rebord de son nid. Mais il oublia le danger qui le guettait, lui et ses petits – ils pouvaient être écrasés à tout moment –, terrifié par ce que la foule faisait subir aux trois condamnés à mort.
– Que les gens sont méchants ! – se dit-il. Ils ont battu ces trois pauvres hommes, et en plus ils ont mis une couronne d’épines sur la tête de celui qui se trouve au milieu. Les épines lui ont piqué le front et le sang jaillit. Que cet homme est beau et que son regard est doux ! Son tourment me brise le cœur !
– Si j’étais fort comme l’aigle – se dit l’oiseau – je lui enlèverais les clous des mains.En voyant le sang couler du front du condamné à la couronne d’épines, le rouge-gorge décida de faire quelque chose afin d’alléger sa souffrance. Il vola jusqu’à lui et enleva avec son bec une épine qui s’était enfoncée dans le front du condamné.
Quand l’épine sortit, une goutte de sang jaillit sur la poitrine de l’oiseau qui se l’étala de suite, si bien que toutes les plumes de la gorge furent teintes de rouge.
Alors le crucifié lui dit :
– C’est pour ta miséricorde que tu as reçu ce que tes aïeux ont toujours essayé d’obtenir, sans y parvenir.
Quand l’oiseau rentra au nid, ses petits se mirent à crier :
– Ta gorge est toute rouge ! Les plumes de ta gorge sont plus rouges que les roses !
– C’est une goutte de sang du front du pauvre crucifié – répondit-il – et cela va disparaître dès que je vais me baigner dans l’eau d’une source.
Mais malgré toutes les baignades, sa gorge restait rouge. En grandissant, les plumes de ses petits devinrent rouges elles-aussi. C’est depuis le jour de la crucifixion du Seigneur que le rouge-gorge a les plumes de sa gorge toute rouge.
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 Il n’y a pas de coïncidences

Par Warren Miller
La tempête durait depuis 3 jours ! Dans la Sierra Nevada la neige s’amoncelait. Au pied de la Sierra, dans la bourgade de Grass Valley, en Californie, les rues étaient inondées et dans certains quartiers de la ville l’électricité était coupée à cause des arbres qui avaient arrachés les câbles en tombant. Le vent et la pluie martelaient les fenêtres de la petite église avec une violence que le Père O’Malley n’avait encore jamais vue.
Dans sa petite chambre, le téléphone sonna ; comme il décrochait pour répondre, une voix demanda :
— Êtes-vous le Père O’Malley ?
— Oui, c’est bien moi.
— J’appelle de l’hôpital d’Auburn, dit une femme ; nous avons un patient en phase terminale qui demande à recevoir l’extrême onction. Pouvez-vous venir rapidement ?
— Je vais faire de mon mieux, répondit-il, mais la rivière a débordé et il y a des arbres cassés un peu partout ! Il me faudra au moins deux heures !
L’hôpital était à seulement 45 km. Le voyage fut long et fastidieux. Enfin il aperçut au loin les lumières de l’hôpital et il espéra ne pas arriver trop tard. Avec sa vieille Bible dans la poche de son manteau, il poussa la porte de l’hôpital que le vent  referma en claquant derrière lui. L’infirmière de nuit vint à sa  rencontre et dit :
— Je suis contente que vous soyez là parce que l’homme pour lequel je vous ai appelé est très faible ; mais il est conscient. Il est alcoolique et son foie ne fonctionne plus. Il est là depuis 2 semaines et personne n’est venu le voir ; il vit tout seul dans les bois ; c’est tout ce que je sais de lui.
— Comment s’appelle-t-il ?
— Je ne sais pas ; ici tout le monde l’appelle Tom.
L’infirmière conduisit le Père jusqu’à la chambre de Tom.
— Hello, Tom, je suis le père O’Malley.
Puis il commença les prières. Quand il eut fini, Tom bougea un peu et semblait vouloir parler.
— Voulez-vous vous confesser ?
— Pas du tout, mais j’aimerai parler un peu avec vous avant de partir.
Alors ils se mirent à parler de la guerre de Corée, de la férocité des tempêtes hivernales, des hautes herbes jusqu’aux genoux et de la beauté des arbres en fleurs au printemps….
Au bout de deux heures, comme c’était la quatrième ou la cinquième fois que le Père O’Malley lui posait la même question, Tom répondit :
— Mon Père, quand j’étais jeune, j’ai fait quelque chose de si affreux qu’il ne se passe pas un seul jour sans que j’y repense !
— Je suis sûr que Dieu vous pardonnera, dit le Père O’Malley, il est Amour ; Il veut que nous confessions nos fautes afin de pouvoir recevoir son pardon. Il veut que vous soyez libéré de cette chose qui vous tourmente depuis si longtemps.
— Même maintenant, j’ai du mal à en parler, dit Tom tristement, même à vous, mais maintenant il est trop tard pour que quiconque me fasse du mal, alors je peux bien vous le dire. J’ai travaillé pour les chemins de fer toute ma vie jusqu’à ce que je prenne ma retraite.
Il y a 32 ans j’étais aiguilleur à Bakersfield dans une nuit comme celle-ci. C’était deux nuits avant Noël. Il y avait des vents de 100 km/h et presque aucune visibilité. On avait tous bien bu pendant la nuit et au matin je me suis porté volontaire pour actionner le levier de l’aiguillage pour le train de marchandises de 8h30.
Tom continua presque en chuchotant.
— Je devais être plus ivre que je ne le pensais parce que j’ai poussé le levier dans la mauvaise direction. A 80 km/h ce train est rentré dans une voiture au passage à niveau suivant et a tué un jeune couple et leur deux filles.
Puis en pleurant, il dit :
— J’ai du vivre en sachant que j’étais responsable de leur mort toutes ces années.
Il y eu un long moment de silence. Le Père O’Malley mit sa main sur l’épaule de Tom et dit doucement :
— Je sais que Dieu peut vous pardonner parce que je le peux. Dans cette voiture il y avait mon père, ma mère et mes deux sœurs.
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