Note : voici quelques histoires que j’ai rassemblées pour votre inspiration personnelle. Certaines de ces histoires, vous les retrouverez écrits dans mes anciens blogs. Elles sont des histoires vécues, et qui pourraient vous arriver personnellement. La vie est pleine de mystères et de surprises, n’est-ce pas ? Et nous avons chacun des choses insolites qui nous sont arrivées… ! Bonne lecture !

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Petites histoires insolites et inspirantes (Part 12)

Au-dessus de la tempête

On raconte qu’un jour, les passagers d’un bateau qui naviguait sur le Saint-Laurent, aux États-Unis, s’étaient mis dans une grande colère parce qu’en dépit d’un épais brouillard, le bâtiment filait à toute vapeur. Ils finirent par aller se plaindre au capitaine en second.

─ Oh, ne vous en faites pas ! répondit celui-ci en souriant. Le brouillard est juste en bas mais le capitaine, lui, est bien au-dessus : il peut voir où nous allons.

Seriez-vous tenté de vous plaindre de la façon dont le Grand Capitaine vous dirige ? Ayez foi en Lui : Il voit où vous allez. _______________________________________________

La Fleur de l’Honnêteté

En Chine, au troisième siècle avant notre ère, un prince allait être couronné empereur. Cependant, la coutume voulait qu’il prît femme avant d’accéder au trône.

Comme son épouse serait aussi la nouvelle impératrice, le prince devait trouver une compagne en qui il pourrait mettre toute sa confiance. Sur le conseil d’un homme avisé, il décida de convoquer toutes les jeunes filles de la cour, afin de découvrir celle qui serait la plus digne d’exercer une si noble fonction.

Dès le lendemain, il les convia toutes à une grande réception où il leur lancerait un défi pour les départager.

À l’annonce de la nouvelle, une vieille femme qui servait au palais se sentit envahie par la tristesse, car elle savait que sa fille était secrètement amoureuse du prince.

De retour à son logis, elle en parla à sa fille. Assurément, elle craignait le pire. Mais quel ne fut pas son étonnement d’entendre celle-ci déclarer qu’elle avait l’intention de se rendre à l’audience ! La mère, incrédule, lui fit remarquer :

― Ma petite, qu’iras-tu faire au palais en compagnie de toutes les riches et belles filles de la cour ? Ôte-toi pareille idée de la tête. Aurais-tu donc perdu la raison ?

Mais la jeune fille répondit :

― Non, ma chère mère, je n’ai nullement perdu la raison. Je n’ai aucune chance, il est vrai, d’être l’heureuse élue, mais cette cérémonie me donnera l’occasion de passer quelques moments auprès de mon prince. Et une telle idée me comble de joie.

À la nuit tombée, lorsque la belle jeune fille arriva au palais, toutes les autres candidates étaient déjà rassemblées, éblouissantes de beauté, revêtues de leurs plus beaux atours et parées de prestigieux bijoux! Alors, enfin, le prince, entouré des plus hauts dignitaires de la cour, s’adresse à l’assemblée en ces termes :

― À chacune d’entre vous, je remettrai une graine. Dans six mois, celle qui, parmi vous, en aura fait germer la plus jolie fleur deviendra impératrice de Chine.

La requête du prince s’inspirait des traditions ancestrales de ce pays, lesquelles magnifient l’art de cultiver, qu’il s’agisse de la culture des plantes, des coutumes ou de l’amitié…

La douce jeune fille planta sa semence dans un pot. Comme elle s’y connaissait fort peu dans l’art de jardiner, elle veillait avec d’autant plus de patience et de tendresse sur sa petite graine. Car elle se disait que si la beauté de sa fleur devait se mesurer à la grandeur de son amour, elle n’avait aucune raison de s’inquiéter du résultat.

Mais au bout de trois mois, pas la moindre petite pousse. Désespérée, la jeune fille prodigua à la terre tous les soins imaginables. Elle s’enquit auprès des hommes du métier de toutes sortes de procédés qui lui permettraient de faire germer sa petite graine. Mais en vain.

Chaque jour, elle sentait son rêve s’éloigner davantage, tandis que son amour ne faisait que grandir.

Enfin, au bout des six mois, toujours rien. Forte de la conviction qu’elle avait fait tout ce qui était en son pouvoir, bien qu’elle n’en pût fournir aucune preuve, elle fit savoir à sa mère qu’elle se rendrait au palais à la date prévue. Ce serait sa dernière entrevue avec le grand amour de sa vie, se disait-elle. Pour rien au monde, elle ne voulait manquer ces derniers moments de bonheur.

Le jour de l’audience arriva. Elle se tenait debout, son pot vide dans les mains, tandis qu’elle admirait les fleurs splendides cultivées par les autres prétendantes : elles étaient toutes plus jolies les unes que les autres, de formes et de couleurs variées.

Le moment tant attendu arriva. Le prince fait son entrée, et avec la plus grande attention, examine chacune des candidates. Après les avoir toutes passées en revue une à une, il déclare qu’il choisit pour épouse la fille de la servante.

Toutes les autres demoiselles se mettent à protester : comment pouvait-il choisir la seule qui, parmi elles, n’avait rien su faire pousser ?

Alors, avec calme, et dans un grand silence, le futur empereur explique :

Cette jeune femme est la seule à avoir cultivé la fleur qui rende digne de devenir impératrice : la fleur de l’honnêteté. En effet, toutes les graines que je vous avais remises étaient stériles, et ne pouvaient rien produire.

L’honnêteté est comme une fleur tissée de fils de lumière : elle illumine et fait rayonner tous ceux qui la cultivent.

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La fin en sera plus belle encore que le commencement

(Auteur inconnu)

Une jeune maman s’engageait sur le chemin de la vie. « La route sera-t-elle longue ? » demanda-t-elle. « Longue et accidentée, lui répondit son guide. Mais la fin en sera plus belle encore que le commencement »

Que lui importait-il, à notre jeune maman, puisqu’elle était heureuse, et qu’à ses yeux rien ne pouvait surpasser le bonheur qui était le sien. Elle se mit donc à jouer avec ses enfants, elle leur cueillit des fleurs sur le bord du chemin, elle se baigna avec eux dans les eaux cristallines d’un ruisseau. Le soleil leur souriait, et si bonne était la vie qu’elle s’exclama : « Non, rien ne pourra jamais être plus beau que ça ! »

La nuit tomba, puis la tempête se leva. Le sentier s’obscurcit, les enfants tremblèrent de froid et de peur. La maman les prit dans ses bras et les couvrit de son manteau. Les enfants s’écrièrent : « Oh ! Maman, nous n’avons pas peur parce que tu es là, le danger ne peut pas nous atteindre » Et la maman se prit à penser : « C’est encore plus beau que la splendeur du soleil, car aujourd’hui j’ai enseigné le courage à mes enfants »

Le matin fit son apparition. Il leur fallait gravir une colline. Excités, les enfants se mirent à escalader, mais ne tardèrent pas à s’épuiser. La maman, accablée de fatigue elle aussi, ne cessait pourtant de les encourager : « Juste un peu de patience, nous sommes presque arrivés ! » Aussitôt, les enfants se remirent à grimper et, parvenus au sommet, s’écrièrent : « Maman, nous n’y serions pas arrivés sans toi ! » Et, ce soir-là, la maman s’endormit sous les étoiles en se disant : « Aujourd’hui a été encore plus beau qu’hier, car mes enfants ont appris à persévérer dans l’épreuve. Hier, je leur ai apporté le courage, aujourd’hui, la force »

Mais le lendemain, d’étranges nuages vinrent obscurcir la terre, des nuages maléfiques, porteurs de haine et de guerre. Les enfants cherchaient leur chemin à tâtons et trébuchaient. La maman leur cria : « Levez les yeux. Regardez en haut, vers la Lumière ! » Alors les enfants regardèrent et aperçurent, par-delà les nuages, une Gloire éternelle, et cette Gloire les guida à travers les ténèbres. Ce soir-là, notre maman se dit : « C’est le plus beau jour de ma vie, car, aujourd’hui, je leur ai montré Dieu »

Les jours passèrent, puis les semaines, les mois, les années… La maman prit de l’âge, se courba, se tassa. Mais ses enfants devinrent grands et forts, ils marchaient avec courage. Quand le chemin se faisait difficile, ils lui venaient en aide, et quand il était rocailleux, ils la portaient dans leurs bras, car elle était légère comme une plume. Enfin, ils parvinrent à une colline d’où l’on apercevait une route baignée de lumière et une porte d’or qui s’ouvrait toute grande…

Et la maman leur dit : « Mon voyage touche à sa fin. Maintenant, je sais que la fin de la route est plus belle encore que le commencement, car, à présent, mes enfants sont capables de marcher tout seuls, ainsi que feront les enfants de mes enfants »

Les enfants lui répondirent : « Maman, tu continueras de nous accompagner, même après que tu aies franchi cette porte »

Et là, sous leurs yeux émus, elle s’avança seule jusqu’à la porte qui lui tendait les bras. Puis celle-ci se renferma doucement derrière elle. Et ils se dirent : « On ne peut plus voir Maman, mais elle demeure avec nous. Une maman comme la nôtre est plus qu’un souvenir : c’est une présence vivante »

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Servir : un destin fabuleux !

Victime ou victorieux ?

Quand vous êtes confronté à l’adversité, vous avez deux options : être une victime ou être victorieux.

Les victimes se laissent abattre par les circonstances et passent le plus clair de leur existence à demander aux autres de redresser les torts que la vie leur a envoyés.

Les vainqueurs, en revanche, s’élèvent au-dessus des épreuves : ils rebondissent avec une énergie nouvelle et utilisent cette énergie au service des autres.

Juliette Magill Kinzie Gordon naquit en 1860 dans une famille aisée des États-Unis. Juliette était « un garçon manqué » au caractère bien affirmé, elle ne restait jamais en place et était toujours en quête de nouvelles aventures.

À l’âge de 25 ans, un premier malheur la frappa. En proie à des douleurs d’oreilles chroniques, ayant consulté des docteurs qui ne savaient pas la soigner, elle perdit l’ouïe dans une oreille. L’année suivante, elle se maria, mais à la fin de la cérémonie, un grain de riz lancé par un ami se logea dans sa bonne oreille. Le docteur qui tenta de déloger le grain de son oreille, lui perça le tympan par accident, et elle perdit l’ouïe dans sa seconde oreille.

Pour quelqu’un qui aimait avoir une vie active, la surdité aurait pu être un grand malheur, mais Juliette persévéra. Elle alla vivre dans la propriété de son mari en Angleterre, où elle connut beaucoup de succès dans les cercles sociaux. Son humour et sa vivacité faisaient d’elle une hôtesse renommée et une invitée recherchée.

Hélas, la tragédie croisa à nouveau son chemin. Les infidélités de son mari alcoolique contribuèrent à la lente dégradation de leur relation. Il mourut d’une crise cardiaque en plein milieu de leur procédure de divorce. Et, à son grand désarroi, elle apprit qu’il avait légué tout son héritage à sa maîtresse. On aurait pu s’attendre à ce que Juliette, maintenant sourde, veuve et sans domicile, sombre dans l’amertume. Pourtant, à ce moment précis de sa vie, elle choisit de servir ses semblables : elle prit son parti de fermer les yeux sur ses circonstances tragiques et de se rendre utile aux autres.

Ayant fait la connaissance de Sir Robin Baden-Powell, le fondateur des Boy-scouts, Juliette s’intéressa aux Girl guides (scoutisme féminin) Elle fut emballée par le programme qui n’était pas sans lui rappeler les aventures de sa jeunesse. Avec l’aide de Sir Baden Powell, elle retourna aux États-Unis pour y lancer les « Girl Scouts » (« Éclaireuses  des États-Unis ») Pendant les 15 années qui suivirent, elle se consacra corps et âme à ce projet. Elle fonda la troupe inaugurale, en rédigea les règlements et les manuels, et leva les fonds qui lui permirent de démarrer. Sous sa houlette, le mouvement s’épanouit.

Ce mouvement était une telle source de bonheur pour Juliette que lorsque son docteur lui apprit qu’elle était atteinte d’un cancer, elle cacha sa maladie le plus longtemps possible pour pouvoir continuer de le faire progresser. Elle n’eut elle-même jamais d’enfants mais, à sa mort, elle était la « mère adoptive » de plus de 160 000 éclaireuses. Son héritage comprend aujourd’hui plus de 3,4 millions de jeunes éclaireuses en Amérique.

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Le chien errant

― Par Keith Phillips

Le jour même où les Dupond emménagèrent dans la maison voisine de celle des Durand, un chien errant vint s’installer dans le quartier. Aussitôt, la vilaine bête se mit à faire d’immenses ravages, éventrant les poubelles, saccageant les plates-bandes des deux jardins…

Les Durand s’irritèrent contre les Dupond qui avaient amené une telle peste dans le voisinage, et les Dupond jugèrent inadmissible que les Durand ne fissent rien pour contrôler leur chien.

Pendant plusieurs semaines, aucun des deux couples ne s’en ouvrit à l’autre, si bien que, de par et d’autre, le ressentiment alla grandissant.

Finalement, n’y tenant plus, Mme Durand vint se plaindre à Mme Dupond.

― Oh, Mme Durand, répondit Mme Dupond, nous pensions que c’était votre chien !!!

Il en va ainsi des différends qui viennent empoisonner nos relations. Bien souvent, ce que l’on prend pour de la malveillance est causé par des malentendus. Au départ, ces malentendus provoquent une légère irritation, mais finissent par prendre d’énormes proportions.

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Le miracle du pardon

Par Joseph Walker

― Joe ? C’est toi ?

Je détournai mon attention du match de baseball pour la porter sur la femme qui m’interpellait : son visage m’était familier…

― Marci ? Fis-je.

― Oui, c’est bien toi ! S’exclama-t-elle avec un grand sourire. Ça alors ! Ça me fait plaisir de te revoir !

Ça me faisait plaisir à moi aussi. De temps à autre, au cours des années passées, il m’était arrivé de penser à elle et de me demander ce qu’elle devenait. Un ami commun m’avait mentionné qu’elle avait traversé des moments difficiles, et je m’étais dit que j’aimerais bien la retrouver. Néanmoins, le fait de tomber sur elle à l’occasion de cet événement sportif était pour le moins inattendu.

Nous avons passé quelques minutes à nous raconter notre vie : les enfants et petits-enfants, les conjoints, les maisons, les études, les loisirs, etc. N’est-il pas étrange qu’on puisse résumer 32 années de vie en aussi peu de mots ? Nous sommes passés aux questions rituelles : « As-tu revu untel ? » ou « Au fait, sais-tu que… » et nous nous sommes rappelé les bons vieux jours, ainsi que les moins bons…

Puis Marci se fit silencieuse quelques instants, en regardant dans la direction des badauds qui se pressaient autour de la buvette.

― Tu sais, Joe, reprit-elle, j’ai toujours voulu te le dire… Tu sais… je regrette…, je regrette beaucoup la façon dont je t’ai traité.

Je me sentis un brin mal à l’aise. Quand on s’est fait plaquer, on n’aime pas trop raviver ce genre de souvenir…

― C’est OK. Y a pas vraiment de problème, répondis-je, en me disant qu’au moins à présent, il n’y en avait plus.

― Mais j’ai été stupide, poursuivit-elle.

Oui, tu l’as été, pensai-je, mais je me contentai de lui dire :

― Nous étions jeunes, l’un et l’autre.

― Je sais, repartit-elle. Mais ce n’est pas une raison pour…

Après un moment d’hésitation, elle ajouta :

― Ça m’a toujours dérangée de me rappeler à quel point j’ai été méchante envers toi. Et j’ai toujours voulu te dire que je regrettais… Eh bien voilà… je regrette.

Le sourire qui illuminait son visage était sincère et chaleureux. Et dans ses yeux, il y avait quelque chose — comme un immense soulagement — qui faisait fondre en moi tous les vestiges de la froide rancœur qui s’était accumulée au fil des ans, depuis qu’elle avait joué avec mon cœur.

― OK, fis-je. J’accepte tes excuses !

Gagné par la magie de ce moment si doux, je la serrai quelques secondes dans mes bras. Juste à ce moment-là, la foule fit éclater un tonnerre d’applaudissements, et, l’un comme l’autre, nous nous laissâmes reprendre par le jeu. Lorsqu’un peu plus tard, je la cherchai du regard, elle avait disparu. Mais dans mon cœur demeurait la merveilleuse et chaleureuse sensation causée par notre brève conversation, et, jusqu’à ce jour, j’éprouve la même émotion chaque fois que j’y repense.

Nous traînons tous avec nous des souvenirs qui nous font souffrir, qui nous mettent mal à l’aise, de choses que nous avons faites ou négligé de faire, de paroles que nous avons prononcées ou que nous aurions dû prononcer. Et nous portons tous des blessures ― parfois légères, parfois plus graves ― que les autres nous ont infligées. Même des années plus tard, le baume guérisseur du pardon a le pouvoir de soulager notre conscience troublée, et d’apporter la paix à notre âme blessée,

Bien sûr, il ne suffit pas de dire « je regrette », ou « je te pardonne » Assurément, ces paroles sont douées d’un grand pouvoir, mais pas dans la bouche de ceux qui ne sont pas sincères, de ceux qui cherchent à contrôler, à exploiter ou à manipuler.

Toutefois, lorsque ces paroles sont profondément senties, et qu’elles sont exprimées avec sincérité, elles peuvent ouvrir la porte aux miracles du cœur et de l’âme : les miracles du pardon.

Même au beau milieu d’un match de baseball.

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Vive la relance !

― Auteur inconnu

Il ne se passe pas grand-chose à Caillasse-sur-Mer, petite ville du sud de la France. Le jour s’étire paresseusement. Les rues sont désertes. Tout le monde est endetté et vit à crédit.

Oui, les temps sont durs…

Un riche touriste visitant la région s’arrête à l’hôtel. Sur le comptoir de la réception, il dépose un billet de cent euros, en annonçant qu’il souhaite inspecter les chambres à l’étage avant d’en choisir une pour la nuit.

Dès qu’il est monté, l’hôtelier s’empare du billet et se précipite chez son voisin le boucher afin de s’acquitter de sa dette.

Le boucher prend les 100 euros et se précipite chez l’éleveur de cochons afin de s’acquitter de sa dette.

L’éleveur de cochons prend les 100 euros et se précipite à la Coopérative Agricole, son fournisseur, afin de s’acquitter de sa dette.

Le gérant de la Coopérative Agricole prend les 100 euros et se précipite chez la prostituée afin de s’acquitter de sa dette. Car les temps sont durs pour elle aussi, et elle s’est vue contrainte d’offrir ses « services » à crédit.

La prostituée se précipite à l’hôtel afin de régler la note de sa chambre.

L’hôtelier s’empresse de remettre les 100 euros sur le comptoir, de sorte que le riche voyageur ne s’aperçoive de rien.

À ce moment précis, le touriste redescend. Il déclare que les chambres ne lui conviennent pas, reprend les 100 euros, et, sans plus de cérémonie, quitte la ville.

Personne n’a rien gagné. Personne n’a rien produit. Toutefois, tout le monde a épongé sa dette et c’est avec optimisme que chacun peut désormais regarder vers l’avenir…

C’est quand même beau la relance !

Et pas aussi compliqué qu’on le dit.

Comme on vient de le montrer, et comme il en est de beaucoup de choses…

C’est d’abord un état d’esprit !

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Attendez que les lumières s’allument !

Je suis tombé sur un petit article de Francis E. Seaworth, où il racontait :

Un jour, je me trouvais à Pittsburgh en fin d’après-midi, et, en quête d’un peu de solitude, je pénétrai dans une étrange cathédrale, où Je m’assis, dans le silence et la pénombre.

À cette heure-là, l’atmosphère était lugubre. Si je n’avais su que j’étais dans la maison de Dieu, j’aurais préféré me trouver ailleurs. Les vitraux en particulier avaient quelque chose de sinistre. Au bout de quelques minutes, un sacristain s’approcha de moi. Comme je pensais qu’il désirait me voir partir, pour pouvoir fermer, j’amorçai un mouvement vers la sortie.

— Oh non, surtout pas, murmura-t-il, ne partez pas, attendez que les lumières s’allument !

Donc, j’attendis. L’obscurité se fit plus dense, les ombres s’épaissirent. Les vitraux étaient d’une laideur si repoussante que je voulais m’enfuir. Puis, tout d’un coup, les lumières de la rue s’allumèrent et inondèrent la cathédrale d’un déluge de clarté.

Oh, quelle incroyable transformation ! Les  vitraux resplendissaient de magnificence, et je me disais que je n’avais jamais vu de couleurs aussi belles, que jamais je n’avais assisté à pareille évocation céleste. Tout s’animait d’une beauté surnaturelle qui venait nourrir mon âme, et que je voulais capturer afin de la garder avec moi pour toujours.

Alors je me pris à penser aux ténèbres qui bien souvent avaient enveloppé mon esprit, et je me rappelais comment, étrangement, celles-ci avaient été chassées par la joie du Seigneur et par Sa lumière faisant irruption dans mon âme.

Oui, assurément, ce jour-là, j’avais appris un secret de ce vieux sacristain :

« Ne partez pas, attendez que les lumières s’allument ! »

Et vous savez, depuis, j’ai souvent repensé à cette recommandation : « Attendez que les lumières s’allument » Vous m’avez souvent entendu dire que la prière change les choses. Eh bien, quelqu’un m’a écrit récemment que la prière n’avait rien changé pour lui. « À plusieurs reprises, j’ai essayé, dit-il, et j’ai abandonné »

J’ai répondu à cette personne : « Vous n’avez pas donné à Dieu le temps qu’il fallait ! Vous ne vous êtes pas accroché suffisamment longtemps pour recevoir la réponse ! » Le temps est parfois un facteur déterminant pour qu’une prière soit exaucée. Comme quelqu’un faisait remarquer avec sagesse : « Il faut beaucoup de temps à Dieu pour faire un grand chêne »

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Madame Mac Kintric

Je n’oublierai jamais le jour où je découvris que les promesses de la Bible étaient à prendre au sérieux, et qu’on pouvait s’en servir de façon pratique dans notre vie de tous les jours. Pour peu seulement qu’on ait la foi de les revendiquer de façon claire et précise.

Dans mon ignorance, ces promesses n’étaient que de belles paroles, de la prose joliment tournée, au lieu de quelque chose de réel qui puisse avoir un impact sur ma vie.

J’étais, j’en ai bien peur, comme cette vieille femme ignorante qui n’avait jamais quitté les régions montagneuses de son Écosse natale. Elle était si pauvre qu’elle ne pouvait payer son loyer et dépendait pour cela de la charité de sa communauté paroissiale.

Un jour, son curé, qui lui amenait le montant du loyer, lui demanda :

— Madame Mac Kintrick, comment se fait-il que votre fils ne vous vient pas en aide ? Je crois comprendre qu’il a une très bonne situation en Australie, et que c’est un fils affectueux qui vous aime beaucoup…

— Oh oui, M’sieur le curé ! répondit la vieille femme. D’ailleurs, il pense toujours à moi. Il ne se passe pas une semaine qu’il ne m’envoie la plus adorable des lettres.

Curieux d’en savoir plus sur un tel fils qui aimait tant sa mère mais la laissait sans le moindre sou, le curé lui demanda la permission d’en lire quelques-unes. La femme revint bientôt, deux paquets à la main.

— Voici ses lettres ! dit-elle, en lui tendant le premier paquet. Et ici, ce sont les belles images qui les accompagnent, il y en a une dans chacune de ses lettres. Elles sont justes aux dimensions de l’enveloppe. C’est tellement gentil, ça montre qu’il pense à moi.

— Une image dans chacune de ses lettres ? Que voulez-vous dire ? fit le curé, de plus en plus intrigué. Puis-je les voir également ?

— Mais bien sûr, répondit la femme. Certaines représentent un visage d’homme, d’autres un homme à cheval, et beaucoup sont des portraits du roi, comme celle-ci, tenez ! Vive le Roi !

— Vive votre fils ! s’écria le curé, ébahi. Savez-vous, chère madame, que vous êtes riche ? Ce sont des billets de banque que vous avez là ! Et ça fait une petite fortune. Et dire que vous avez été dans le besoin, alors qu’ici même vous aviez toutes ces richesses! Mais vous pensiez que c’étaient juste de belles images…

Eh oui, c’était bien là mon problème quant à ma façon de voir les promesses de Dieu…

Je les prenais juste pour de belles images, de belles paroles.  Sans me rendre compte à quel point elles étaient à prendre au sérieux ! Tenez, le Psaume 23 par exemple :

« L’Eternel est mon berger : je ne manquerai de rien.

Il me fait reposer dans de verts pâturages,

Il me dirige près des eaux paisibles… » 

Tout cela n’était pour moi que de la belle poésie, une histoire en images. Je n’aurais jamais pensé un seul instant que ce passage pût faire l’objet d’une application pratique, que Jésus pouvait être ce berger pour moi. Je n’aurais jamais pensé qu’Il pouvait réaliser dans ma vie chaque promesse de ce psaume,  si seulement  je Lui faisais confiance.

Quel dommage de nous priver des promesses de Dieu en pensant qu’elles ne sont que de la belle poésie ! Il nous aime,  et Ses promesses ne sont pas des promesses en l’air : elles veulent dire exactement ce qu’elles disent !

Alors, n’ayons pas peur de nous appuyer sur elles !

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Qu’est-ce que le pardon ?

Le pardon est un acte de la volonté. Or, la volonté n’a rien à voir avec la température du cœur.

— Corrie Ten Boom 

Dans un article de Guidepost de 1972, Corrie Ten Boom raconte qu’un jour, dans une église de Munich, après avoir témoigné de son expérience en camp de concentration (décrite dans son livre « Dieu dans l’enfer de Ravensbrück »), et prêché sur le pardon, elle fut abordée par l’un de ses anciens tortionnaires, qu’elle avait reconnu dans l’assistance :

— J’étais gardien à Ravensbruck, lui confia-t-il. Depuis, je suis devenu chrétien. Je sais que Dieu m’a pardonné toutes les cruautés que j’ai commises, mais j’aimerais aussi l’entendre de votre bouche, madame. Est-ce que vous me pardonnez ? supplia-t-il en me tendant la main.

Mais j’en étais incapable. Moi qui, si souvent, avait prêché qu’il fallait pardonner, je gardais la main le long de mon corps, tandis qu’en moi bouillonnaient la colère et des idées de vengeance. Jésus-Christ était mort pour moi : que demandais-je de plus ? « Seigneur Jésus, priai-je silencieusement, pardonne-moi et aide-moi à pardonner »

Je tentai de sourire, je luttai de toutes mes forces pour lever la main, mais sans y parvenir. Je ne ressentais pas la moindre étincelle de chaleur et d’amour. Alors, dans mon for intérieur, je priai encore : « Jésus, je ne peux pas lui pardonner. Donne-moi Ton pardon »

Alors, je lui pris la main, et à ce moment même, une chose incroyable se produisit : un courant me traversa le bras depuis l’épaule jusqu’à la main, et on aurait dit qu’il passait de moi jusqu’à lui, tandis que dans mon cœur jaillissait un immense amour pour cet étranger, un amour qui me bouleversa.

Et c’est alors que je découvris que ce n’est pas de notre pardon, pas plus que de notre amour, que dépend la guérison du monde, mais de SON PARDON À LUI, ET DE SON AMOUR.

Quand Il nous demande d’aimer nos ennemis, Il nous donne en même temps l’amour qu’il faut pour cela.

— Corrie ten Boom

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