Note : voici quelques histoires que j’ai rassemblées pour votre inspiration personnelle. Certaines de ces histoires, vous les retrouverez écrits dans mes anciens blogs. Elles sont des histoires vécues, et qui pourraient vous arriver personnellement. La vie est pleine de mystères et de surprises, n’est-ce pas ? Et nous avons chacun des choses insolites qui nous sont arrivées… ! Bonne lecture !

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Petites histoires insolites et inspirantes (Part 8)

Le guide mystérieux

― Par Sandy Seltzer

J’habitais Long Island. Mon chien Dustin avait bien du mal : c’était la première fois qu’il était pris dans une tempête de neige et il était désorienté. Et moi qui suis aveugle, je ne me débrouillais pas très bien non plus. Comme il n’y avait personne dehors, je ne pouvais pas me repérer au son des voix.

Contrairement à ce que l’on croit généralement, ce n’est pas le chien qui dirige l’aveugle, c’est l’aveugle qui dirige le chien.

Dieu merci, au bout de quarante-cinq minutes d’un indescriptible cauchemar, Dustin et moi retrouvâmes le chemin de notre appartement.

Mais les chiens guides d’aveugles ont besoin d’être promenés de façon régulière, et j’appréhendais notre prochaine sortie. C’est alors qu’un ami me fit cette suggestion :

― La prochaine fois que tu sors, pourquoi ne pas demander à Dieu de vous accompagner ?

Et c’est ce que je fis.

― Seigneur, viens avec nous, priai-je. Le vent est si violent que je n’arrive pas à me concentrer sur la direction à prendre. Guide-nous.

La neige nous cinglait le visage, et il était très difficile de nous frayer un chemin. Dustin commença à geindre.

― Allons, mon brave chien, le Seigneur est avec nous. Et j’ajoutai :

― Vas-y, Dustin, à toi de suivre !

Evidemment, cela me paraissait étrange car c’est le genre d’instruction qu’un aveugle ne peut donner que lorsque quelqu’un d’autre marche devant.

Je sentis Dustin se ragaillardir, et, à mon grand étonnement, il se mit à marcher d’un pas décidé comme s’il savait exactement où il allait. Nous retrouvâmes notre rue, puis la direction de l’immeuble, sans problème.

Une jeune femme offrit de nous accompagner jusqu’à notre porte.

― Nous n’aurons qu’à suivre vos traces dans la neige pour retrouver votre maison, dit-elle. Les vôtres, celles de votre chien et celles de cette autre personne.

― Une autre personne ? Demandai-je.

― Il y a les traces du chien et les vôtres. Et puis d’autres empreintes qui sont plus larges. N’y avait-il pas quelqu’un avec vous ?

Je pausai un moment, avant de répondre :

― Oh oui, il y avait Quelqu’un avec nous. Il est toujours avec nous, d’ailleurs.

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Saint François et la première crèche de Noël

 François aimait beaucoup les biens de ce monde, et surtout les somptueux habits qu’on trouvait dans le magasin de son père, un riche marchand d’Assise ! C’était un élégant jeune homme et un joyeux luron. Ce n’est pas sans raison que l’un de ses biographes le surnomme « le roi de la fête »…

Mais à 20 ans, brusquement, sa vie bascula. Avec ses compagnons, il partit se battre contre une ville rivale. Il fut emprisonné et demeura en captivité pendant plus d’un an. Il en revint très affaibli par une grave maladie.

C’est dans cette épreuve que François réalisa que vivre, ce n’est pas seulement s’amuser, mais que c’est en aimant Dieu et son prochain que l’on trouve la paix de l’esprit. Pour avoir distribué aux pauvres les richesses familiales, il fut déshérité par son père.

Alors, renonçant à ses autres possessions et privilèges, il se mit à parcourir la campagne en chantant les louanges de son Créateur aux accents des hymnes qu’il improvisait. Nombre de ses anciens compagnons, et d’autres, attirés par sa sincérité, par son zèle et par sa joie, se joignirent à lui pour vivre le vœu de pauvreté.

C’est ainsi que naquit l’ordre franciscain.

François aimait ses semblables, aussi bien les riches et les puissants qui habitent dans des palais, que les mendiants qui vivent dans la rue. Il aimait aussi les animaux, et on dit qu’il avait le don de communiquer avec eux. On rapporte même qu’il apprivoisa un loup féroce qui avait semé la terreur parmi les habitants de Gubbio, en Italie.

On dit aussi qu’il demanda à l’Empereur de passer une loi pour qu’à Noël tous les oiseaux et les autres animaux, ainsi que les pauvres, reçoivent une double portion de nourriture, « afin que toute créature ait l’occasion de se réjouir dans le Seigneur »

François était toujours en quête de nouvelles façons de mettre les vérités de Dieu à la portée des plus simples. En 1223, à Noël, il voulut montrer aux habitants de la ville de Grecio, où il était de passage, à quoi ressemblait le lieu où Jésus était né. Ayant découvert une grotte à proximité du village, il la transforma en une étable, très rudimentaire. Saint Bonaventure (mort en 1274), auteur de La Vie de Saint François d’Assise, raconte ce qui suit :

« Alors il confectionna une mangeoire, y plaça de la paille et fit venir un bœuf et un âne. Les frères y furent conviés et les habitants accoururent. La forêt résonna de leurs chants et cette nuit vénérable fut rendue glorieuse par une multitude de lumières étincelantes et les échos puissants des psaumes de louanges. L’homme de Dieu [Saint François] se tint devant la crèche, rempli de piété, le visage inondé de larmes et rayonnant de joie. Puis il prêcha sur la Nativité du Roi pauvre. Et, incapable de prononcer Son nom, tant il était étreint par la tendresse de Son amour, il L’appela le Bébé de Bethléem »

Saint François est aussi considéré comme le « père des chants de Noël » car il fut le premier à inclure des chants dans la célébration de la Nativité. Dans son enfance, il avait probablement appris davantage à l’école des troubadours — ces compositeurs et interprètes ambulants — que des prêtres de Saint Georges d’Assise où son père l’avait envoyé faire ses études.

C’est peut-être pourquoi il aimait tant à exprimer son adoration de Dieu par de joyeux chants de louange. Cette joie était contagieuse. Et elle le demeure.

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Une  histoire de surf

― Par Arthur Gordon

Nous étions à près d’un kilomètre au large de la plage de Waikiki. Je me cramponnais à ma planche de surf. J’avais toujours rêvé me mesurer aux vagues hawaiiennes, mais soudain, au milieu de ces immenses rouleaux verdâtres, je ne me sentais plus tout à fait aussi hardi.

― On est assez loin, me fit remarquer le garçon à la peau basanée qui m’accompagnait sur sa planche. Maintenant, fais face à la plage. Dès qu’une vague te soulève, prends de la vitesse. Et puis, mets-toi debout.

― Dis-moi, demandai-je d’une voix rauque en cherchant à déguiser ma frayeur, à quoi surtout faut-il que je fasse attention ?

― À quoi surtout ? répéta-t-il avec un sourire. Surtout, ne regarde pas en arrière !

La vague suivante souleva ma planche. Devant moi un abîme semblait s’ouvrir dans la mer. Ma planche s’enfonça et je plongeai à pic dans un précipice d’émeraude aux parois presque verticales…

J’essayai de me mettre debout. Je savais que derrière moi, un million de tonnes d’eau salée bouillonnait au-dessus de ma tête. Et je m’empressai d’oublier le conseil de mon accompagnateur : Je regardai en arrière.

Dieu merci, je n’ai pas coulé. Pas complètement du moins. Je restai sur place, flottant sur le Pacifique, tandis que ma planche disparaissait pour un temps dans les profondeurs. Finalement, prenant mon courage à deux mains, je retentai ma chance.

Je n’ai jamais oublié le conseil de ce garçon :

Ne regarde pas en arrière. Ne regarde pas vers les erreurs passées…, les occasions manquées…, les blessures du cœur…, les ressentiments, qu’ils soient justifiés ou pas…

Non, regarde droit devant. Fais face à la vie. Concentre-toi sur ce qui t’attend. C’est là qu’il faut regarder.

Au seuil de cette Nouvelle Année, apprends-moi à relever le défi du futur, sans regarder en arrière vers le passé que je ne peux changer.

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Aux Nouvelles Hébrides

Un chef était assis paisiblement à l’entrée de sa hutte lisant sa Bible, quand il fut interrompu par un colon français : « Ha ! dit ce dernier, pourquoi lisez-vous ça ? Je suppose que les missionnaires vous ont mis le grappin dessus ! Pauvre idiot ! Vous devriez la jeter. La Bible n’a jamais fait de bien à personne ! » Sur quoi le chef répondit calmement : « Vous vous trompez ; si ce n’était pour cette Bible, vous seriez déjà dans ma gamelle ! »

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Le Récipient

Le Maître, de Ses yeux, cherchait un récipient.

Il n’avait, à vrai dire, que l’embarras du choix.

« C’est moi que Tu dois prendre, dit un vase brillant,

Je suis le seul, je crois, qui sois digne de Toi,

Car je suis tout en or, et de grande valeur,

Ma beauté et mon lustre dépassent bien les leurs »

 

Le Maître continua, silencieusement.

Une urne magnifique, toute faite d’argent,

Lui dit : « Je veux, mon Maître, je veux servir Ton vin,

Je serai sur Ta table, chacun de Tes festins,

Je suis bien ciselée, mon contour est gracieux,

L’argent, n’est-il pas vrai, convient aussi à Dieu »

 

Sans entendre, le Maître croise un cuivre brillant,

Si flambant, si brillant qu’on se voyait dedans,

« Ici, cria le vase, c’est moi qu’il faut vouloir,

Place-moi sur Ta table, que tous puissent me voir »

 

« Regarde-moi, lança la coupe de cristal,

Ma transparence à moi demeure sans égale,

D’accord, je suis fragile, mais que je serais fière

De Te servir maintenant et ma vie tout entière ! »

 

Près d’un vase de bois, le bon Maître arriva,

Un beau vase sculpté, qu’on avait placé là.

« Sers-toi de moi, hasarda celui-ci,

Mais, s’il te plaît, pas pour le pain, que pour les fruits »

 

Le Maître en baissant les yeux vit un vase d’argile.

Sale, vide, brisé, il gisait sans espoir

Que le Maître choisirait quelque chose d’aussi vil,

Pour le récupérer, le réparer, le ravoir.

« Ah, voilà bien le vase que J’espérais trouver !

Oui, Je le ferai Mien, Je vais le réparer.

 

Je ne veux pas d’un vase qui de lui-même est fier,

Ni de celui, si fin, qui trône sur l’étagère,

Ni du flambant brillant qui parle à voix si haute,

Ni de celui encore, qui veut se faire valoir,

Non plus de l’orgueilleux qui s’estime sans faute.

En ce vase de terre, Je mettrai Mon pouvoir »

 

Alors Dieu, doucement, prend le vase d’argile,

Le répare, le nettoie, le remplit, le renomme,

« Une tâche spéciale J’ai pour toi, lui dit-Il,

Ce que Je verse en toi, répands-le sur les hommes »

V. Cornwall

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Un jour, nous comprendrons…

En 1909, à la suite d’une terrible explosion survenue dans une mine de charbon, à West Stanley, au Nord de l’Angleterre, plusieurs dizaines de mineurs furent pris au piège et trouvèrent la mort.  À l’entrée de la  mine était rassemblée une foule où l’on comptait de nombreux membres des familles de mineurs qui avaient péri dans l’explosion.

Handley Moule, évêque de Durham, adressa ces paroles de réconfort aux familles :

« Il nous est difficile de comprendre pourquoi Dieu a laissé arriver une telle catastrophe. J’ai chez moi un vieux signet qui m’a été offert par ma mère. Il est brodé de fils de soie et, lorsque je l’examine du mauvais côté, je ne vois qu’un enchevêtrement de fils disparates. On dirait que la brodeuse a complètement raté son ouvrage ! Mais, lorsque je le retourne du bon côté, je lis, brodés en lettres magnifiques, les mots suivants : « Dieu est amour » 

Aujourd’hui, mes amis, nous voyons cette tragédie du mauvais côté. Mais un jour, nous la verrons d’un tout autre point de vue, et alors nous comprendrons ! » 

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On ne sait pas grand-chose des souffrances personnelles de Frank E. Graeff (1860-1919)

Mais nul doute qu’il parlait d’expérience lorsqu’il composa son hymne devenu célèbre « Does Jesus Care ? »

(« Jésus est-Il touché par ma peine ? »)

Ses paroles sonnent vrai ; il faut être passé par là pour pouvoir exprimer avec de tels accents de triomphe toute la vérité et l’espoir qui jaillissent du refrain :

« Oh oui, je sais qu’Il m’aime, je sais qu’Il est touché par ma détresse…

Oui, je sais qu’Il est là, mon Sauveur, et qu’Il m’aime »

Certes, la souffrance fait partie de la vie, mais cette formidable assurance de la foi vous est offerte à vous aussi.

Keith Phillips,

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J’ai confiance en toi

Une semaine avant sa mort, mon père me prit à part — j’étais alors en dernière année de faculté — pour me montrer des articles de journaux et de magazines qu’il avait rédigés puis cachés dans un petit coffret. Surprise, je lui demandai pourquoi il ne me les avait pas montrés plus tôt.

― Ta mère m’a découragé d’écrire parce que je ne suis pas allé à l’université, alors j’ai écrit en cachette, à son insu.

Maman n’avait pas cherché à le décourager, elle n’avait fait qu’énoncer ce qui lui paraissait évident : sans éducation, on ne devrait pas écrire. Mon père ne s’était pas laissé démoraliser par cette attitude, néanmoins il avait « caché sa lumière », selon l’expression de la Bible. Entre autres, m’expliqua-t-il, il avait écrit un article pour la revue Advance, mais qui n’avait jamais été publié.

― Je suppose que là tout de même, j’ai visé un peu trop haut, conclut-il.

Je fus profondément touchée qu’il se soit ainsi ouvert à moi de son désir d’écrire, et qu’il m’ait mentionné cet article ! Quelques jours plus tard, subitement, mon père mourait dans une station de métro de Boston. Le jour de son enterrement, paraissait le nouveau numéro d’Advance ― avec l’article de mon père, enfin publié. Je n’aurais jamais eu l’idée d’aller consulter ce magazine si mon père ne m’avait confié son secret.

Aujourd’hui, l’article est encadré dans mon bureau, à côté de la photo de mon père, et chaque fois que j’y jette un coup d’œil,

je me demande quel écrivain il aurait pu devenir si seulement quelqu’un avait cru en lui.

Nous vivons dans un monde qui tend à nous démoraliser, un monde peuplé de gens qui nous rabaissent. Quelle différence nous pourrions faire en faisant usage de ces simples mots : « J’ai confiance en toi ! »

— Florence Littauer

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Le Toucher du Maître

(Adaptation du poème de Myra Brooks Welch)

Le vieil instrument était très abîmé, poussiéreux, et le commissaire-priseur se dit qu’il ne méritait pas qu’on le mît aux enchères. Pourtant, avec un sourire, il présenta le violon à son auditoire :

― À combien peut-on estimer ceci ? lança-t-il. Qui veut bien commencer ? Un dollar, un dollar… Deux dollars par ici, deux dollars par là… Qui dit mieux ? Trois dollars… Trois dollars une fois, deux fois… Allons-y pour trois dollars !

Mais voici que, du fond de la salle, un vieil homme aux cheveux gris s’avance… Il se saisit de l’archer et du violon. Il en essuie la poussière et il retend les cordes. Puis il se met à jouer une douce mélodie, de ces mélodies qui vous bercent l’esprit et dont vous ne pouvez vous défaire.

La musique fait place au silence. Alors, calmement, presque à voix basse, le commissaire reprend les enchères :

― Et maintenant, que dirons-nous ? Mille dollars ! Qui dit mieux ? Deux mille, deux mille dollars. Par ici trois mille. Trois mille une fois, trois mille deux fois, Adjugé, vendu !

Les applaudissements crépitèrent, mais certains ne purent retenir leur étonnement :

― Que s’est-il passé ? Je ne comprends pas ce qui a pu changer la valeur du violon.

C’est alors que quelqu’un s’écria du milieu de la foule :

― Le toucher du maître ! C’est le toucher du maître !

Nombreux sont ceux qui, dans leur âme, sont désaccordés, défigurés par le péché et les faiblesses, et qui, tel ce violon, ne valent pas grand-chose aux yeux des autres dans les enchères de la vie. Mais le Maître s’avance, et la foule ignorante ne comprend pas la valeur d’une âme, ni le changement opéré par le toucher du Maître.

« Oh Maître ! Moi aussi, je suis désaccordée : Touche-moi de Ta main. Et dès à présent, transforme-moi. Dépose dans mon cœur une mélodie, une chanson pour Toi ! »

Un jour, le Dr. Hubert Davidson rendit visite à la célèbre poétesse Myra Brooks Welch, que l’on connaît surtout pour son chef-d’œuvre : « Le Toucher du Maître » (dont on vient de lire une adaptation). Alors qu’il prenait congé d’elle, Myra lui adressa ces derniers mots en caressant le bras de son fauteuil roulant : « Et je remercie Dieu pour ça ! »

 Imaginez donc ! Être reconnaissant pour un fauteuil roulant ! Mais, à vrai dire, c’est seulement après son handicap qu’elle connut le succès. Au lieu d’être aigrie par ce handicap, elle choisit de s’en servir pour devenir meilleure, et ce don merveilleux qu’elle avait pour la poésie lui ouvrit de toutes nouvelles perspectives.

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QUEL EST LE SENS DE LA VIE?

― Dr Papaderos, Quel est le sens de la vie ? demandai-je au vieux professeur de culture et d’histoire grecques..

Comme d’habitude, les étudiants se mirent à rire, et se levèrent pour partir…

Papaderos leva la main pour demander le silence, puis il m’examina pendant un long moment, pour voir si j’étais sérieux. Lisant la sincérité dans mes yeux, il commença :

― Eh bien, je vais vous répondre.

Il sortit un portefeuille de la poche arrière de son pantalon, et en retira un étui de cuir qui contenait un tout petit miroir de forme arrondie, pas plus gros qu’une pièce de monnaie.Puis il expliqua :

― Lorsque j’étais enfant, pendant la guerre, nous étions très pauvres et vivions dans un petit village reculé. Un jour, sur le chemin, j’ai trouvé des morceaux de verre. C’était des bouts de rétroviseurs qui provenaient d’une moto allemande accidentée.

J’ai essayé d’en retrouver tous les morceaux, pour les recoller, mais c’était impossible. Je n’ai donc gardé que le plus gros, que voici. Je l’ai poli sur une pierre pour lui donner cette forme. En le manipulant, je fus fasciné de découvrir que je pouvais m’en servir pour réfléchir la lumière dans les endroits obscurs que le soleil ne pouvait atteindre, comme au fond des trous ou des placards. Je m’amusais ainsi à illuminer les endroits les plus inaccessibles à la lumière.

J’ai gardé ce petit miroir et, tout au long des années, quand je n’avais rien d’autre à faire, je le sortais pour m’adonner à cet amusant passe-temps. Parvenu à l’âge adulte, j’ai découvert que ce n’était pas un jeu réservé aux enfants, c’était un symbole, qui illustrait parfaitement ce que j’allais faire de ma vie.

Je compris que je n’étais pas la lumière, ni la source lumineuse. Cette lumière (c’est-à-dire la vérité, la compréhension, la connaissance…) nous entoure, mais elle ne pourra briller dans les lieux obscurs que si je fais de mon mieux pour la refléter.

Je ne suis qu’un fragment de miroir dont je ne connais pas bien la forme ni la raison d’être.

Toutefois, j’ai les moyens de refléter la lumière dans les coins obscurs de ce monde, dans les recoins les plus sombres des cœurs humains, et d’apporter quelque chose à certains. Et il se peut même que d’autres me voient faire et qu’ils décident d’en faire autant.

Voilà mon secret. Voilà le sens de ma vie !

Puis avec dextérité, à l’aide de son petit miroir, il capta les beaux rayons de soleil qui passaient par la fenêtre et les fit briller sur mon visage et sur mes mains.

La plupart des choses que j’ai apprises cet été là sur l’histoire et la culture grecques, je les ai oubliées…

Mais dans le portefeuille de ma mémoire, je garde toujours un petit miroir.

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 Le toit de l’école

Les bâtiments de l’école primaire chrétienne de Vacaville, en Californie, venaient d’être restaurés. Sauf le toit, dont les ardoises devaient être remplacées. Il faut dire qu’on manquait de finances. Cependant, très bientôt, la saison humide approchant, le besoin d’un nouveau toit allait sérieusement se faire sentir…

Dans la classe de Kay Buzelli, les plus petits avaient mémorisé les paroles de Jésus : « C’est impossible aux hommes, mais tout est possible à Dieu » (Matthieu 19:26). Et ils croyaient à la simple vérité de ces paroles. Depuis plusieurs jours, ils priaient pour ces ardoises.

Ce matin de septembre, durant le catéchisme, la petite Keren s’était adressée à Jésus en ces termes : « Sois avec nous aujourd’hui. Aide-nous à faire quelque chose de bien pour les autres, pour leur montrer que nous les aimons. Et s’il te plaît, n’oublie pas le toit de notre école »

C’est alors que le miracle se produisit. L’école se trouvait à proximité d’une autoroute. Tout à coup, on entendit un formidable « boum ». C’était un énorme pneu de camion qui venait d’éclater. Aussitôt, dix-sept petits visages effrayés levèrent les yeux juste au moment où le gros camion faisait une terrible tête à queue pour finir sur la voie opposée, obstruant le trafic.

Mais, le croirez-vous, ces bambins, au lieu de se précipiter à l’extérieur, se mirent à prier. L’un d’entre eux s’écria : « Prions pour que personne ne soit blessé ! » Et tous les dix-sept, se donnant la main et formant un cercle avec leur maîtresse, firent monter leur prière au Seigneur, tandis que continuait le vacarme des crissements de pneus et de freins et le terrible fracas des collisions.

Leur prière fut exaucée au pied de la lettre. Le gros camion s’était renversé et avait répandu sa cargaison sur le bord de la route. Un autre camion, plus petit celui-là, s’était également renversé et était venu atterrir dans le ruisseau qui bordait l’école. Le conducteur et son petit garçon de deux ans qui l’accompagnait, étaient indemnes. Même le journal parla d’un miracle.

Mais ce n’est pas tout ! Devinez ce que transportait le gros camion. Des ardoises ! Et exactement le genre d’ardoises  pour aller avec le reste du bâtiment! Il y en avait partout, et personne ne se donnait la peine de les ramasser !

Un responsable de l’école qui se trouvait là arrangea avec l’assurance de les acheter pour un prix symbolique. Les enfants vinrent les ramasser et les empilèrent soigneusement. Le toit fut achevé avant les pluies, et en vendant les ardoises qui restaient, on fit un bénéfice de 300 dollars !

Et maintenant, qui osera dire à ces enfants de Vacaville que Dieu n’exauce pas la prière ?

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 Un précieux héritage

Alitée, une jeune invalide attendait la mort. Elle s’était entièrement donnée à Dieu, mais elle regrettait de ne pouvoir Le servir activement en Lui amenant des « brebis perdues ». Elle reçut la visite de son pasteur, auquel elle confia le sujet de sa peine. Ce dernier lui fit savoir que, de son lit d’hôpital, rien ne l’empêchait de prier avec ferveur pour les « brebis perdues ». Puis le pasteur prit congé d’elle et ne pensa plus à cette visite.

On ne tarda pas à remarquer un véritable réveil religieux dans le village, un engouement pour les choses spirituelles, et chaque soir les églises étaient pleines. La jeune invalide entendit parler de ce renouveau de la foi et réclama avec insistance qu’on lui donnât les noms de ceux qui recevaient le Seigneur dans leur vie.

Quelques semaines plus tard, elle mourut. Et, sous son oreiller, on découvrit un morceau de papier sur lequel étaient inscrits les noms de 56 personnes. Or, chacune s’était convertie au Seigneur durant ce renouveau, et la petite handicapée avait coché chaque nom au fur et à mesure qu’on les lui avait mentionnés.

«Une succession de petits actes accomplis fidèlement ne demande pas moins de courage que les grandes actions héroïques»  (J.J. Rousseau)

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