L’histoire du vieux Wang, ou l’audace du pardon

Rachel Molinatti | 13 novembre 2018

Est-il possible de pardonner à ceux qui nous ont nui ? L’histoire du vieux Wang, surgie du fond des nuits d’Asie, nous montre que oui.

Le pardon n’est pas toujours facile à accorder. Cependant, rien n’est impossible, ainsi qu’en témoigne l’histoire du vieux Wang, racontée par le jésuite et écrivain Henri Ghéon dans Les Trois sagesses du vieux Wang, une œuvre publiée en 1927.

Ce témoignage montre la force et l’audace du pardon donné.

L’histoire se passe au moment de la révolte des Boxers, qui sévit en Chine au début du XXe siècle.

Alors que le conflit divise tout le pays, dans un petit village, un homme massacre toute la famille d’un vieux père de famille chrétien nommé Wang, avant de fuir les lieux.

Après quelques mois, une fois le calme revenu, le coupable demande au père Lebbe, un missionnaire présent sur place, s’il peut rentrer au village.

L’homme de Dieu fait alors venir Wang chez lui et lui parle de sa famille, avant de lui demander : « Wang, si le meurtrier de toute ta famille demandait à revenir au village, que ferais-tu ? » Ce à quoi l’ancien répond en tremblant : « Je lui sauterais à la gorge et j’essayerais de l’étrangler »

Le pasteur continue à échanger avec lui, même s’il se rend compte que ce qu’il lui demande se situe au-delà des forces humaines.

Mû par une secrète inspiration, il lui lance alors : « Tu es chrétien, Wang, ou bien tu ne l’es pas. Parfois, dans la vie, il n’existe pas d’intermédiaire entre le péché et les plus hauts sommets. Wang, tu dois pardonner à cet homme »

Puis il attend en silence, sans cesser de prier. Alors, le vieillard, en larmes, acquiesce. Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

Quelque temps plus tard, les habitants du village sont réunis autour du missionnaire. L’émotion est palpable. En effet, c’est ce soir-là que l’assassin de la famille de Wang, celui qui a brisé sa vie en lui arrachant toute sa famille, doit rentrer au village.

Soudain, tous ceux qui entourent le vieillard voient le criminel arriver. Il s’avance, honteux, le regard tourné vers le sol, avant de se jeter aux pieds du missionnaire.

C’est alors que tous sont témoins d’une scène bouleversante : Wang se lève, s’avance vers le bourreau des siens et le relève, avant de l’embrasser.

Un geste plein d’audace, à tel point que le meurtrier, transformé, choisit de devenir chrétien.

Il demande à Wang d’être son parrain, devenant ainsi son fils spirituel.

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À Manille, quand le pardon répond au mal

Sylvain Dorient | 26 octobre 2018

Confrontés aux pires abominations, les enfants des bidonvilles de Manille, la capitale des Philippines, montrent tous les jours qu’aucun mal ne tient devant le pardon. Là-bas, le père Matthieu Dauchez est confronté quotidiennement au mystère du mal. Dans son livre “Pourquoi Dieu permet-il cela ?”, il se fait l’écho de ces témoignages.

Manille, 27 septembre 2018. Rochelle est une gamine de treize ans qui semble bien trop frêle pour le ventre rond qu’elle arbore. Elle a peur car elle va bientôt accoucher. La semaine prochaine probablement. L’enfant qui grandit en elle est le fruit d’un inceste, et lorsqu’on lui a expliqué qu’elle était enceinte, elle a refusé de l’admettre. Elle éludait la question. Une telle chose ne pouvait pas arriver.

Refuser le mal, ne pas admettre son existence, l’engloutir, c’est la solution la plus évidente. C’est celle qu’adopte Erik, un autre de ces gamins des rues. Erik a été abandonné par sa maman, et à force d’engloutir sa colère, sa frustration de ne pas connaître sa mère, c’est devenu un volcan. Erik n’est pas grand, mais il est trapu. Un nez de boxeur, une tête qui a pris des coups et des poings qui en ont rendus.

La rue n’est pas tendre avec ses enfants, et tout le monde leur dit de rendre coup pour coup : même au sommet de l’État. Les Philippins pauvres aiment bien le Président Duterte, car il semble partager leur colère. Il dit qu’il faut régler les problèmes du pays vigoureusement, qu’il n’a pas peur de se salir les mains pour nettoyer le fléau de la drogue. Les trafiquants sont exécutés, impitoyablement, et les policiers qui ont tiré ne sont pas poursuivis, ils reçoivent au contraire une médaille !

La rue n’est pas loin, comme un gouffre ouvert

Depuis deux ans, on distribue beaucoup de médailles, mais le problème de la drogue n’est pas réglé. Le plus souvent, les morts sont ceux qui auraient pu dénoncer les trafics dirigés par des policiers : le vers a rongé le fruit en profondeur. La misère, la drogue et la prostitution ravagent un monde dirigé par les gangs et les flics véreux. Le recours au meurtre, fréquent avant Duterte, est devenu banal depuis son élection en juin 2016.

Erik, 15 ans, grandit, gardé de cette ambiance par la frêle protection de la Fondation Anak, qui éduque 1.300 gamins, dont 300, comme lui, n’ont pas de famille. La rue n’est pas loin, comme un gouffre ouvert, et un recruteur trouve le levier pour l’y faire sombrer. Il parle au garçon de quatorze ans avec une habileté diabolique :

« Hé, mon pote, ta maman, elle est dehors. Tu crois vraiment que c’est en restant dans les murs d’une fondation que tu vas pouvoir la retrouver ? Mais t’es trop naïf, toi. Viens avec nous, on va te la retrouver, nous… »

Erik le suit. Il ne retrouve pas sa mère, mais il chute brutalement. Drogue, violence et abus deviennent son quotidien. Il vit même un temps sous la coupe d’un pédophile, qui imprime dans son cœur une blessure incurable.

Des châteaux de cartes

Les éducateurs de la Fondation Anak ont l’habitude de dire que des gamins comme Erik sont comme des châteaux de cartes. On les aide à se reconstruire, jour après jour, mais on sait que l’édifice que l’on construit est fragile, il peut basculer à tout moment. Erik avait réussi patiemment à se canaliser, avec leur aide malgré ses accès de violence, malgré sa colère rentrée, mais on a soufflé sur les cartes.

Les éducateurs refusent cette fatalité. Ils vont le voir dès qu’ils le peuvent, ils l’encouragent, tentent de rallumer la flamme. Erik accepte de revenir, de reprendre l’école. Il redevient le gamin volcanique, toujours au bord de l’éruption, mais qui fait des efforts sur lui-même, et dont le sourire franc excuse les débordements. Pourtant, la base du château de carte est fragile, il a toujours l’obsession de retrouver sa maman.

Or, elle finit par être retrouvée. Elle s’appelle Monika. Elle est surtout connue pour être une trafiquante de drogue dans les bidonvilles du nord de la ville. Elle accepte de revoir Erik. La rencontre est organisée et le gamin est aux anges.

Mais quelques jours avant cette rencontre, qu’il attendait depuis dix ans, sa maman est tuée dans une rixe. Un événement banal, dans ce quartier, ses voisins disent que ça devait arriver, vu le métier qu’elle faisait.

À la Fondation, c’est la stupéfaction. Erik, qui a montré tellement de courage devant le sort qui s’acharne sur lui, va « partir en vrille ». Il n’a eu aucune chance. On lui annonce la mort de sa maman. Étrangement, il ne montre aucune colère. Il pleure silencieusement. Puis demande à aller prier sur la tombe de cette mère qu’il n’a pas connu.

« Merci de m’avoir donné la vie »

Cet adolescent, qui en quinze ans de vie a reçu coup sur coup, lit devant la tombe de sa maman une lettre sans trace de rancœur : « Chère maman Monika, je te remercie de m’avoir donné la vie… Même si tu n’es pas à mes côtés, je suis heureux. Je t’aime, maman Monika »

Le père Mathieu Dauchez, qui vit à Manille depuis vingt ans n’en est toujours pas revenu. Face au mal, qui s’est acharné sur lui, Erik était tenté de baisser les bras devant le scandale absolu, devant le mystère insoluble du mal qui s’acharne sur des innocents. Erik, lui, a répondu ; et il a désarmé le mal. L’adolescent travaille à présent dans les marchés de Manille. Il n’est pas riche, mais il a de quoi vivre et les gangs n’auront pas ce petit guerrier de l’amour.

Rochelle aussi est une guerrière. La gamine effondrée, qui refusait l’enfant qui grandissait en elle, s’est mise, à six mois de grossesse, à lui parler. Elle a toujours peur de l’accouchement, mais elle est bien suivie, et l’équipe médicale est prête… Le bébé arrivera bientôt. « Le plus vite possible », a même demandé Rochelle. « J’ai tellement hâte de voir mon bébé ! », s’est-elle exclamée.

Elle a été exaucée par l’arrivée de Maria et tout s’est bien passé, pour la mère et l’enfant.

On voit sur cette photo Maria dans les bras de Gloria, assistante du père Dauchez à la Fondation.

« Elle va très bien et fait notre bonheur », s’émerveille le prêtre.

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Trouver Dieu dans une poubelle de Manille

Sylvain Dorient | 03 novembre 2016

Rencontre avec le père Matthieu Dauchez, qui réside dans les bidonvilles les plus pauvres de la capitale des Philippines.

Les bidonvilles de Manille sont parmi les plus sordides au monde : des millions de Philippins y vivent dans la misère la plus noire. Pourtant le père Matthieu Dauchez y découvre le visage du Christ : « Quand je vois un enfant allongé dans un caniveau, c’est le Christ qui est couché parmi les ordures »

Le prêtre y voit des enfants blessés, parfois rejetés par leurs familles, et qui selon toute logique, devraient haïr la Terre entière. Souvent, il suffit qu’ils soient accompagnés et découvrent qu’ils méritent d’être aimés, pour pardonner, aimer à leur tour, assure le père Dauchez : « Ils ont en eux une volonté, de ne pas rendre le mal pour le mal, surnaturelle ».

C’est dans cette bonne volonté héroïque que le prêtre voit la main de Dieu, jusqu’au fond des poubelles de Manille. Ces enfants ont simplement besoin d’une atmosphère familiale, aimante.

« La question matérielle est un faux problème »

Quand on lui demande de quoi son association a besoin pour venir en aide à ces enfants, il répond : « De prières ». Et n’en démord pas, osant dire que « la question matérielle est un faux problème ». Personne ne peut pourtant l’accuser de négliger les besoins vitaux de ces enfants.

Avec l’association ANAK et le soutien constant de la Fondation Raoul Follereau, il leur fournit de quoi se nourrir et se vêtir, et leur permet d’être scolarisés. Pourtant, ces actions ne seraient rien sans le travail de fond qui est de soigner les cœurs de ces enfants. Leur donner à manger, les loger, et même les instruire, sans qu’ils se sentent aimés, serait comme « mettre un pansement sur une plaie purulente, sans la désinfecter », assure le prêtre.

Il ne voit pas l’origine de leur misère ailleurs que dans un dérèglement moral, et en particulier dans l’égoïsme des plus riches. Aux Philippines, la situation des pauvres ne s’améliore pas, alors que le pays connaît une croissance économique de 4% par an. Le pays ne manque pas d’opportunités pour ceux qui parviennent à retrouver le chemin de l’école. Mais avant cela, il faut sortir les enfants de la rue.

Dans les rues des quartiers pauvres, les enfants participent aux pires trafics, sont confrontés à la drogue et à la prostitution, mais une fois aidés et soutenus, ils redeviennent des enfants comme les autres. Ils se réadaptent à une vitesse surprenante, assure le prêtre, mais l’inverse est vrai aussi, s’ils retombent dans la rue, ils retrouvent leurs mauvaises habitudes !

« Lorsqu’on essaie de sortir un enfant de la rue, on a un peu le sentiment de bâtir un château de carte, il peut s’écrouler à tout moment, et il faudra le relever ! »

« Que leurs cœurs se remettent à battre »

Certains s’en sortent très bien. Le prêtre se souvient, en particulier, que l’un de ses élèves avait suscité l’admiration de tous les autres en réussissant le concours de la police.

« La moitié des garçons veulent devenir policier », s’amuse-t-il. Un gamin de 11 ans qui voyait son camarade plus âgé en uniforme assurait que c’était son rêve, avant de conclure avec le plus grand sérieux : « Alors il faudrait que je m’arrête moi-même »

Chez ANAK, on est certes fiers de ces réussites, mais elles ne doivent pas masquer l’essentiel. Que ces enfants se remettent à aimer « que leurs cœurs se remettent à battre », exhorte le père Dauchez.

Le souvenir le plus prégnant qui l’habite, n’est pas celui d’un surdoué qui aurait décroché un diplôme en or, mais celui de Darwin, un enfant myopathe, mort à l’âge de 17 ans. Il ne parlait jamais de sa maladie mais de « sa mission », et confiait la fondation dans ses prières. Le père Dauchez se souvient qu’il faisait preuve d’une maturité spirituelle « bluffante »

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Dix versets bibliques pour demander et donner le pardon

Isabelle Cousturié | 20 août 2018

Les versets bibliques sont de vrais supports pour guider le croyant dans sa vie personnelle au jour le jour.

Les secrets d’une vie chrétienne épanouie résident dans la Parole de Dieu. Rien de mieux, en cette pause estivale, que de lire, prier ou méditer des versets bibliques pour repenser aux promesses de Dieu, à la vraie Vérité, par rapport à la vie, par rapport à la nature humaine. Quelques petites phrases clefs à mémoriser selon les circonstances sont un bon moyen pour ne pas laisser les mauvaises pensées prendre le dessus.

Demander et donner le pardon, voilà une chose qui n’est pas toujours évidente à faire. Le pardon, n’est pas une option mais une nécessité, qui « ne nie pas les torts subis mais reconnaît que l’être humain, créé à l’image de Dieu, est toujours plus grand que le mal qu’il commet ». Le pardon c’est « l’essence de l’amour qui sait comprendre l’erreur et y porter un remède »

Voici dix versets bibliques qui peuvent aider à ne plus être dans le ressentiment et la haine, empoisonnant sa propre vie et celle des autres :

Jésus, Maître du pardon

Pour croire à la possibilité du pardon, il faut croire en celui qui est à l’œuvre dans nos pardons et disponible à son action. Jésus est le maitre absolu du pardon. En demandant au Père de pardonner à ses bourreaux qui sont à ses côtés au moment de la crucifixion — « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23, 34) — il en est l’exemple suprême.

Pardonner est une des premières bénédictions reçues de Dieu qui a pardonné dans le Christ. Le chrétien est appelé à en faire autant :

« Supportez-vous les uns les autres, et pardonnez-vous mutuellement si vous avez des reproches à vous faire. Le Seigneur vous a pardonnés : faites de même. » (Col 3, 13)

Le pardon, l’obligation du chrétien

Pour s’ouvrir à la possibilité de pardonner, la parabole de l’Évangile selon saint Matthieu « Je t’ai remis toute cette dette parce que tu m’en as prié. Ne devais-tu pas toi aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’avais eu pitié de toi ? » (Mt 18, 32-33) invite le chrétien à se retourner la question.

Cette relation entre le pardon que l’on demande à Dieu et celui qu’on doit accorder à ses frères est si nette que le Christ l’a inscrite dans la prière du Notre Père :

« Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs » (Mt 6, 12)

Dans le même Évangile, Jésus répond très clairement à Pierre qui trouve que pardonner sept fois à la même personne est déjà le maximum :

« Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept » (Mt 18, 22)

Si on ne pardonne pas ?

Pardonner n’est pas une option. Pour y arriver faisons nôtre la promesse et les avertissements du Seigneur, comme ceux rapportés dans les évangiles de Matthieu et de Luc :

« Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes » (Mt 18, 14-15)

« Prenez garde à vous-mêmes ! Si ton frère a commis un péché, fais-lui de vifs reproches, et, s’il se repent, pardonne-lui. Même si sept fois par jour il commet un péché contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : “Je me repens”, tu lui pardonneras » (Lc 17, 3-4)

Demander ou donner, une même démarche

Que ce soit aux peuples victimes d’injustices, aux victimes d’abus sexuels, aux pauvres… Demander pardon, comme pardonner, demande du courage. Ce n’est pas non plus une option.

On commence par présenter nos excuses au Seigneur comme Saül à Samuel dans l’Ancien Testament : « Maintenant, je t’en prie, enlève mon péché, reviens avec moi, que je me prosterne devant le Seigneur » (1 Samuel 15, 25)

Puis on se met dans l’attitude décrite dans le livre de Jérémie : « Oui, je me repens après être revenu ; après avoir reconnu qui je suis, je me frappe la poitrine. Je rougis et je suis confus, car je porte la honte de ma jeunesse » (Jr 31, 19)

Mais qui connaît toutes ses erreurs ? Dans le doute, demandez inlassablement au Seigneur : « Purifie-moi de celles qui m’échappent » (Ps 18, 13). Dieu promet de tout effacer — « C’est moi, oui, c’est moi qui efface tes crimes, à cause de moi-même ; de tes péchés je ne vais pas me souvenir » (Is 43, 25) — Ne tient-il pas toujours ses promesses ?

On refuse de vous pardonner ? Une personne qui refuse le pardon, se fait surtout du mal à elle-même. Il faut accepter ce refus car « Un frère offensé se ferme plus qu’une forteresse… »

Le pardon et l’amour sont indissociables

« Celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour », dit Jésus dans l’Évangile selon saint Luc (Lc 7, 47)

Donner le pardon est un acte d’amour dont tout le monde a tout à gagner. Celui qui donne parce qu’il tire un trait et touche du doigt l’amour inconditionnel, il entre en compassion, se sent en paix. Celui qui reçoit parce qu’il peut « expérimenter la joie, la paix et la liberté intérieure pour s’ouvrir à la possibilité de pardonner à son tour », a expliqué le pape François :

« Heureux ceux dont les offenses ont été remises, et les péchés, effacés », (Rm 4, 7)

« C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion » (Lc 15, 7)

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       « Le premier pas sur le chemin de la victoire

                est de reconnaître l’ennemi »

                    (Citation de Corrie Ten Boom)

 

 

 

 

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