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Histoire d’une euthanasie passive : Inès, débranchée, a mis presque deux jours à mourir – des gendarmes ont été appelés pour « contenir » les parents

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Histoire d’une euthanasie passive : Inès, débranchée, a mis presque deux jours à mourir – des gendarmes ont été appelés pour « contenir » les parents

Si l’affaire Vincent Lambert n’est pas terminée, celle d’Inès a pris fin hier jeudi, vers midi, au CHRU de Nancy.

La jeune adolescente de 14 ans, dans le coma depuis un an, avait été débranchée mardi soir de son respirateur artificiel, contre l’avis de ses parents. L’hôpital avait demandé des forces de l’ordre pour prévenir toute opposition de leur part…

« Beaucoup de dégoût » pour sa mère, un « gâchis énorme » pour son avocat, Me Bernard-Marie Dupont.

Le fait qu’Inès soit mineure a joué contre elle : il revenait aux médecins, aux juridictions, à l’État de décider – c’est aussi la logique de l’euthanasie dite « passive ».
 

Inès a été débranchée contre l’avis de ses parents

 
Les parents d’Inès se sont battus jusqu’au bout. Elle aussi, quelque part, qui s’est accrochée à la vie pendant quasiment deux jours.

Au moment de l’arrêt des machines qui maintenaient en vie l’adolescente, l’hôpital a souhaité la présence « des forces de l’ordre pour assurer le calme et pallier toute situation », a expliqué la direction du CHRU. De peur surtout que les parents ne deviennent matériellement encombrants… La mère raconte qu’il y en avait huit personnes pour les contenir, quatre pour elle, quatre pour son mari.
 
Il faut dire que ces heures ont été longues. La jeune fille devenait « de plus en plus bleue » a raconté sa mère. Et cette dernière a réclamé en vain un peu d’oxygène pour adoucir cette longue agonie par asphyxie, car Inès respirait un peu toute seule. « Je leur ai dit qu’ils n’étaient pas humains, qu’ils n’avaient pas de cœur. »
 
Les médecins avaient débranché, mardi soir, le respirateur artificiel ainsi que les sondes utilisées pour la nourrir et l’hydrater. L’avocat des parents d’Inès avait tenté alors un dernier recours « J’ai envoyé un huissier pour faire une sommation et obtenir l’accès à l’intégralité du dossier médical d’Inès. Car je suis avocat mais aussi médecin et j’aurais voulu apporter mon point de vue ». Mais sans succès.
 

« Apprendre qu’on va mettre fin à la vie d’une fille de 14 ans, je n’ai jamais eu à vivre cela dans ma carrière »

 
Inès était dans le coma depuis exactement un an, depuis le 22 juin 2017 où elle a été victime d’une violente crise cardiaque – elle souffrait d’une grave maladie neuromusculaire. Son cœur avait fini par repartir, mais elle était restée totalement inconsciente, bien que ses parents affirment avoir perçu des mouvements de ses bras et de ses mains.

Dès la fin du mois de juillet, les médecins avaient fait état d’une « possibilité d’amélioration quasi-nulle » et avaient lancé, au terme d’une procédure collégiale, un processus visant à la « laisser » mourir, conformément à la loi Claeys-Leonetti de 2016 sur la fin de vie.
 
Ce à quoi les parents avaient réagi en saisissant le tribunal administratif, puis la Cour d’appel, le conseil d’État et enfin la Cour européenne des droits de l’Homme.

Mais les décisions de justice ont chaque fois suivi les rapports d’expertise qui affirmaient qu’Inès était plongée dans un « état végétatif persistant » qui ne lui permettrait « plus jamais d’établir le moindre contact avec ses proches » (la certitude n’est pourtant jamais absolue en la matière).
 
On dit que les magistrats redoutaient une prolongation de la bataille judiciaire semblable à l’affaire Vincent Lambert, hospitalisé depuis neuf ans dans un état pauci-relationnel. Mais le fait qu’Inès était mineure a « simplifié » les choses… Et la procédure d’euthanasie passive a fini par être validée.
 

Euthanasie passive : « Il n’y avait pas d’urgence absolue à la débrancher »

 
Seulement il faut encore se poser des questions. Non seulement le respirateur a donc été débranché, mais aussi les sondes d’alimentation et d’hydratation – deux jours, c’est long pour mourir à petit feu, et l’expression est la bonne. L’euthanasie dite « passive » omet sciemment des soins de base en vue d’obtenir la mort.
 
Et l’affaire a été emballée avec beaucoup d’autoritarisme. L’avocat de la famille, Me Bernard-Marie Dupont parle d’« incompréhension », de « dialogues impossibles », de « violence », d’une « situation horrible ». « On n’aurait jamais dû en arriver là.

C’est une affaire dramatique qui est la conséquence d’une mauvaise loi : la loi Léonetti qui considère les médecins comme étant tout-puissants, avec les patients dans le coma », a-t-il déclaré.
 
Il s’est aussi interrogé (et le fait qu’il soit aussi médecin est intéressant à souligner) sur la procédure médicale mise en œuvre ces derniers jours. « On savait qu’Inès était condamnée à brève échéance [du fait de sa maladie] et il n’y avait pas d’urgence absolue à la débrancher ».
 
Une fois de plus, il semble que des hommes s’octroient le droit de faire mourir au moment où ils l’ont décidé.
 

Clémentine Jallais

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Patrick commentaire :

Jour après jour, la société et les pouvoirs en place retirent l’autorité des parents pour décider à leur place du sort de leurs enfants. Ici, on voit une étape de plus qu’ils ont franchi dans cette direction.

Maintenant, laissez-moi vous dire la vraie vérité sur le cas d’Inès ; toute cette histoire est une histoire d’argent !

La triste réalité de notre société actuelle, c’est que si les parents d’Inès étaient riches (ou une célébrité connue), ceci ne serait jamais arrivé…

Est-ce que vous pouvez concevoir que cela puisse arriver à Johnny Hallyday par exemple ? Où un des enfants de sa femme Laetitia… Appeler la police pour la contenir !!! Jamais, vous auriez une émeute populaire sur les bras !

Mais voilà, quand vous êtes un rien du tout dans cette société, vous n’avez rien à dire… L’argent et la renommée parlent !

Le vrai problème ici, c’est que l’homme s’octroie le droit de remplacer Dieu et de décider à sa place qui a droit de vivre ou pas.

Notre société ne croit plus aux miracles et sa divine intervention. Pourtant, il y a un bon nombre de ces miracles qui se sont produit durant ces dernières années dans le monde, quand la médecine s’est trouvée impuissante, et que des miracles de guérison sont arrivés.

(Dans ma section « Histoires vraies », j’essaie de partager avec vous ces miracles étonnants !)

Laissez-moi vous dire, des cas comme Inès vont se multiplier dans l’avenir. L’euthanasie va devenir légal dans beaucoup de pays occidentaux ; une belle façon de réduire la population mondiale !

Quand vous avait un Jacques Attali, qui est une haute figure française, qui dit en public lors d’un débat, que les personnes âgées coûtent trop d’argent à l’Etat, qu’est-ce vous croyez qu’il suggère pour y remédier ?

Comme je l’ai déjà écrit auparavant, il y a une machination mondiale derrière la scène, avec un grand nombre de personnalités de tous les bords, qui en sont venus à décider qu’il y a trop de monde sur Terre, et qu’il faut réduire cette population mondiale de 7 ½ milliards à 1 ½ ou 2 milliards !

Cette machination a été dénoncée à maintes reprises par des personnalités, elles aussi connues, mais très vite enterrées par les médias !

Juste un dernier mot sur les parents d’Inès, je comprends très bien leur réaction et leur révolte sur cette décision monstrueuse des médecins ; il faut être un parent et avoir perdu un enfant comme moi-même, pour comprendre leur agonie.

En lisant plusieurs commentaires des internautes, je suis assez étonné de leurs réactions. Oui, après tout, ils ont pris la bonne décision pour le bien-être d’Inès… A quand votre tour… ?

Demain, vous pourriez ou vos enfants et petits-enfants être sur ce lit d’hôpital, attendant que les médecins décident de votre sort… Dépendant combien d’argent que vous avez, et quelle personnalité que vous êtes !

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Euthanasie : le Cese favorable à la médication « explicitement létale »

Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a adopté ce 10 avril un avis en faveur d’une « médication expressément létale ». La Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs (Sfap) dénonce une confusion des termes et une volonté de vouloir activement peser dans les débats en faveur d’une évolution de la loi sur la fin de vie.

Le Cese va-t-il rejoindre le camp des pro-euthanasie ? Dans un avis rendu ce 10 avril, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a formulé 15 recommandations sur le thème « Fin de vie : la France à l’heure des choix ».

Parmi elles, deux ont retenu l’attention de la  Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs (Sfap). « Dans une de ses recommandations, le Cese propose d’autoriser le malade à demander – et à recevoir – une médication expressément létale », s’indigne Marie-Dominique Trébuchet, vice-présidente de la Sfap et bénévole d’accompagnement.

« Un geste létal n’est pas un geste de soin, ce n’est pas une médication ! », affirme-t-elle avec vigueur.

« Le langage employé introduit davantage de confusion sur des réalités qui sont déjà d’une grande complexité. Cette proposition est faite en des termes insuffisamment clairs. Si le Conseil est favorable à l’euthanasie et au suicide assisté, qu’il l’affirme ! »

La vice-présidente de la Sfap s’interroge également sur ce qu’une telle décision pourrait avoir comme impact sur les soignants en formation.

« Si une telle recommandation entre dans la loi, cela signifie que les jeunes en formation vont être formés à cette médication létale, c’est-à-dire à poser un geste qui ne relève pas du soin, qui n’est pas un geste de soignant ! Dès lors, comment pourront-ils, par la suite, exercer un discernement clair sur ces pratiques ? », se questionne Marie-Dominique Trébuchet.

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Euthanasie : le combat exemplaire de la mère de Vincent Lambert

Alors que la décision de la CEDH est attendue prochainement, Viviane Lambert se bat pour qu’on ne laisse pas mourir son fils. « Je ne demande qu’une chose, dit-elle : pouvoir continuer à m’occuper de Vincent »

« Cet enfant que j’ai mis au monde, on voudrait aujourd’hui me l’enlever, le laisser mourir de faim et de soif. Moi, sa mère, je ne demande qu’une chose : pouvoir continuer à m’occuper de
Vincent », rappelle Viviane Lambert. 

Elle avait demandé à être reçue par le président de la République le 6 mai, veille de la parution de son livre Pour la vie de mon fils (Éd. Plon, 180 p., 12,90 €), pour qu’il entende « une mère désespérée qui veut simplement parler de l’état actuel de son fils qui n’est pas en fin de vie. Je réclame au président de pouvoir le faire sortir pour m’occuper de lui » (Le Figaro).

En vain : ni François Hollande, ni un conseiller n’ont accepté de la recevoir (Patrick : voilà un président qui aime ses compatriotes !) mercredi matin, mais les services du chef de l’État ont proposé une rencontre avec le professeur Olivier Lyon-Caen, neurologue et conseiller santé du Président à l’Élysée.

Viviane Lambert a refusé : « C’est François Hollande que je veux voir ». Mais elle a multiplié les interventions dans les médias pour que Vincent, 38 ans, tétraplégique en état « pauci-relationnel » à la suite d’un accident de la route en 2008, soit maintenu en vie.

« Vincent n’est pas en fin de vie. On a voulu le mettre en fin de vie », déclarait-elle à Europe 1 hier matin. « Mon fils n’est pas un légume, il est bien vivant. Il a ses moments de pause, ses moments de repos, ses moments aussi où l’on parle dans le silence. »
 

1 700 personnes en France

Après la décision du Conseil d’État d’autoriser l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation demandée par des médecins en juin 2014, Viviane Lambert et son mari ont déposé un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) dont on attend l’arrêt.

Son combat, dit-elle, elle ne le mène pas seulement pour son fils mais aussi « pour les 1 700 personnes qui, en France, sont dans le même état de santé que lui »

Ils ont contre eux non seulement une opinion depuis longtemps « travaillée » en faveur de l’euthanasie, mais une partie du corps médical et leur propre famille, l’épouse de Vincent, Rachel, et six des huit frères et sœurs de son mari qui souhaitent le « laisser partir » – en cessant de l’hydrater et de l’alimenter. Pour ne rien arranger, ils sont qualifiés de « catholiques traditionnalistes » (Le Quotidien du médecin), ce qui est sans doute vrai mais ne change rien au fond de la question :

A-t-on le droit de faire mourir un homme privé de la capacité de s’alimenter et de s’hydrater ? C’est ce qu’avait tenté de faire le CHU où est soigné Vincent le 10 avril 2013, sans même prévenir la famille !

Ni « une cause intégriste », ni de l’acharnement thérapeutique

Vouloir empêcher un homicide n’est pas une « cause intégriste », comme l’affirment les membres de la famille qui s’opposent aux parents dans une tribune publiée par L’Express, mais une cause humaine !

« L’état de Vincent Lambert doit être reconsidéré : contrairement à ce qui a été dit, il n’est évidemment pas mort, il n’est pas non plus en état végétatif, et il ne fait pas l’objet d’un acharnement thérapeutique. Très grand handicapé, il est en état de conscience minimale », explique la Fondation Jérôme Lejeune.

« Derrière cette bataille, c’est la question du traitement de toutes les personnes en fin de vie qui est sous-jacente », souligne par ailleurs sur son blog la Fondation Lejeune qui soutient Viviane Lambert dans son engagement et sa détermination :

« Viviane Lambert réaffirme la nécessité et l’urgence de faire la distinction entre « laisser partir«  et « faire mourir« , distinction qui semble de plus en plus oubliée »

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Sois un ami
Je suis ce qu’on peut appeler un « Don Quichotte » de la plume. Ce qui fait qu’un écrivain devient un artiste, c’est qu’il découvre sa vraie personnalité dans ses écrits. Il n’est pas assujetti aux « On dit », où, « Il ne faut pas que j’écrive cela ». Il est vrai avec l’inspiration qui lui est donnée, pure dans ses pensées. Le prix d’une telle liberté est : « Si tu peux être vrai avec toi-même, tu ne peux être faux avec personne » Patrick Etienne
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