Histoire de courage – Gladys Aylward

Quand Gladys Aylward était une jeune adolescente, elle avait décidé de devenir missionnaire en Chine, mais hélas, elle ne fut pas qualifiée par l’examen de la société missionnaire. Alors, elle décida d’aller in Chine par ses propres moyens, et elle travailla comme femme de chambre jusqu’au moment où elle put mettre assez d’argent de côté pour son long voyage.
En 1930, elle se mit en route pour la Chine. Gladys était vraiment déterminée ; elle n’était pas ce genre de personne à être découragée par les difficultés sur son chemin. Il y avait pourtant plein de difficultés et de danger en Chine, car il y avait la guerre, et l’armée japonaise avait envahi une partie du pays.
Gladys aimait la Chine et les Chinois, et très vite, elle les aida avec toutes les ressources que Dieu lui avait données.
Les soldats japonais se trouvaient dans toute la partie nord du pays où elle aidait les gens, et il ne fallut pas longtemps pour les Japonais de réaliser que cette frêle petite femme anglaise vêtue en vêtements chinois, qui travaillait d’une mission à une autre, travaillait comme espionne pour l’armée chinoise (du moins, c’était ce qu’ils pensaient)
Pour cette raison, ils envoyèrent des soldats japonais pour la capturer dans la mission où elle restait. Gladys réussit de justesse à leur échapper.
Au même moment où ils frappèrent à la porte d’entrée, elle se sauva par la porte de derrière qui donnait dans le cimetière. Les soldats japonais la virent et lui tirèrent dessus. Elle reçut une balle dans le dos, mais la balle fut fortement amortie par son épais manteau rembourré qu’elle portait.
Elle tomba à terre, et elle sentit que sa blessure n’était pas si grave. Elle réussit à se débarrasser de son épais manteau et le jeter à terre dans un trou, tout en se cachant elle-même. Les soldats pensèrent qu’elle était encore dans le manteau, et ils tirèrent de nouveau dessus, et ils firent demi-tour pensant qu’elle était morte.
Gladys attendit que la nuit tombât pour sortir de sa cachette et s’en aller. Elle alla se réfugier dans la montagne où elle avait fait sa demeure. Elle avait réussi à rassembler plusieurs centaines d’enfants orphelins dont les parents avaient été tués par les soldats japonais.
Elle décida alors qu’elle devait les emmener vers Sian qui se trouvait dans l’ouest de la Chine, où il n’y avait pas de guerre et où des personnes pouvaient prendre soin d’eux.
Elle savait qu’elle ne pouvait pas rester là où elle se trouver, car c’était beaucoup trop dangereux ; mais Sian se trouvait à des centaines de kilomètres à travers les montagnes, au-delà du grand fleuve Jaune.
Pour y arriver, elle savait qu’ils devaient marcher tout le chemin par des détours secrets pour échapper aux soldats japonais.
Cela semblait une tâche impossible d’amener ces jeunes enfants dans ce périlleux voyage dans cette région si lointaine, et comment trouver de la nourriture pour les nourrir tous pendant ce voyage ?
Cela semblait impossible et complètement fou d’entreprendre une telle entreprise, mais Gladys ne pouvait pas voir comment faire autrement !
Dieu va prendre soin de nous et Il va suppléer à nos besoins, disait-elle en réponse !
Alors, elle disait aux enfants : demain nous allons faire un très long voyage à travers les montagnes !
Ils commencèrent leur voyage dès l’aube de la journée. La plupart des enfants avaient entre 4 et 8 ans, mais il y avait aussi 27 garçons et filles plus âgés, dont un qui avait 15 ans.
Chaque enfant devait porter une couverture et un bol  pour la nourriture. Ils amenèrent avec eux deux grands paniers remplis de riz que deux garçons devaient porter pour commencer leur voyage.
Gladys transporta un pot en fer où elle pouvait cuire une sorte de bouillie pour nourrir les enfants.
La première nuit, ils dormirent dans un vieux temple, fatigué par leur dure marche. C’est alors que les difficultés commencèrent, car les plus petits étaient épuisés, et les plus vieux garçons devaient les porter à tour de rôle.
Le sentier rocailleux à travers la montagne devint de plus en plus difficile, et les enfants plus âgés qui portaient les plus petits, parfois pleuraient de douleur parce qu’ils étaient exténués.
Leurs chaussures étaient abîmées, leurs pieds meurtris et parfois en sang. Ils devaient parfois dormir à la belle étoile n’ayant aucun refuge pour s’abriter la nuit, se recroquevillant les uns contre les autres pour se garder du froid, spécialement au lever du jour dans ce brouillard humide.
Bien que Gladys mangeât très peu pour économiser la nourriture, à la fin, il ne resta plus rien. Cela devenait même difficile de trouver de l’eau potable à boire.
Mais, malgré les épreuves et les difficultés, ils gardèrent leurs esprits inspirés en chantant des hymnes que Gladys leur avait appris.
Un jour, ils aperçurent des soldats au loin, et ils se cachèrent derrière des rochers, jusqu’à ce qu’ils réalisèrent qu’ils étaient des soldats chinois. Les soldats prirent pitié d’eux et leur donnèrent de la nourriture.
Ils peinèrent ainsi pendant 12 longs jours à travers de dures difficultés jusqu’à ce qu’ils arrivèrent au bord de collines et aperçurent le fleuve Jaune s’allongeant devant leurs yeux.
Avec un cœur rempli de reconnaissance, ils arrivèrent sur les bords du fleuve. Mais hélas, le fleuve était beaucoup trop large à traverser à pied.
Pendant trois jours, ils campèrent sur la rive, récupérant le peu de nourriture qu’ils pouvaient trouver et priant pour qu’un miracle arrive.
Gladys ne voulut pas que les enfants désespèrent, mais elle les encouragea de chanter encore. Ceci les sauva, car des soldats japonais en bateau les entendirent, et les aidèrent à traverser le fleuve.
Le pire de leur journée était fini maintenant. Il y avait encore beaucoup de kilomètres à franchir, mais ce furent des kilomètres beaucoup plus faciles, car maintenant, des gens leur offraient de la nourriture. Ils réussirent à monter dans des trains aussi.
Une nuit, ils voyagèrent dans un train chargé de charbon. Les enfants se mirent à éclater de rire quand ils se réveillèrent, le visage noirci par le charbon.
Le Seigneur les avait gardés en sécurité, même à travers les lignes de l’ennemi.
Pendant tout ce long voyage, Gladys avait réussi à garder les enfants inspirés et unis grâce à son courage, sa foi, et sa détermination en les amenant à leur destination finale.
Elle avait porté les plus petits, réussit à les nourrir, les encourageant à travers les dangers et les difficultés, ignorant la peine de sa blessure dans le dos qui ne fut jamais vraiment guérie.
Cela lui a pris deux longs mois pour faire ce voyage qui semblait impossible et amener les enfants en sécurité dans l’autre partie de la Chine.
L’ange de l’Éternel campe autour de ceux qui le craignent, et les délivre. (Psaume 34:7)
(Si vous voulez voir une touchante dramatisation de l’histoire de Gladys Aylward, vous pouvez regarder le film : L’auberge du sixième Bonheur, filmé en 1958, avec Ingrid Bergman dans le rôle de Gladys Aylward)
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Gladys May Aylward, née le 24 février 1902 à Londres, morte le 3 janvier 1970 à Taipei, fut une missionnaire britannique en Chine.
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Patrick commentaire : 

Quel magnifique témoignage de dévouement et d’amour pour ces enfants !
Voici une des qualités que j’admire chez les femmes, leur détermination et leur persévérance d’aller jusqu’au bout des choses, peu importe le coût ; et quand elles décident que quelque chose doit être fait, rien ni personne ne peut les arrêter !
Maintenant, si Gladys était là et pouvait nous parler, elle refuserait qu’on lui donne le crédit et la gloire pour quoi que cela soit de bon qu’elle a fait dans sa vie parce qu’elle vous direz que c’est entièrement Jésus qui a opéré ces miracles à travers elle.
Elle vous dirait sûrement que c’est Jésus qui lui a donné la grâce, la force, et l’amour d’aimer ce peuple.
Je vous encourage à lire la deuxième partie de ce blog comment Dieu utilise les petits gens pour opérer ses grands miracles !
D’ailleurs, c’est une des raisons qu’ils les utilisent, parce qu’ils savent qu’ils n’ont pas la force ni la sagesse ni quoi que cela soit à moins que Dieu ne leur donne. Ainsi Dieu obtient tout le crédit et la gloire qu’Il mérite !
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Il n’y a pas de petites places aux yeux de Dieu !

Un fameux prêcheur a dit une fois : les gens qui sont fidèles dans les petites choses porteront un jour des couronnes éclatantes au Ciel. Ces gens sont grands dans les petites choses. Ils triomphent dans ces tâches journalières sans jamais s’irriter, et ils sont scrupuleux dans ces tâches les plus humbles de la vie. Ils sont loyaux à porter un tablier de cuisine comme s’ils portaient un fin habit en la présence d’un roi. Ils savent terminer impeccablement les tâches les plus obscures comme si cela devait être affiché devant l’assemblée du Ciel. Grandes sont ces âmes si fidèles dans les petites choses !
Dans Matthieu 25:21, il est écrit : Son maître lui dit : Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître. 
Moïse a été fidèle pour s’occuper des brebis dans le désert pendant que Dieu avait ses yeux sur lui. Durant ce temps, il semblait être un rien du tout, juste un gardien de moutons. Mais c’est là qu’il a appris l’humilité dans cette place d’obscurité. Jusqu’au jour où Dieu lui parla et le choisit pour devenir ce grand leader pour les prochains quarante ans.
Peut-être, vous semblez que vous êtes un rien du tout après tout ; mais rappelez-vous ce passage dans la Bible, si vous êtes fidèles dans les petites choses, il se peut qu’un jour, vous soyez utilisé grandement par Dieu.
Jésus savait qu’il y avait plus de sacrifices à faire dans les petites choses que dans les grandes choses, parce qu’il n’y a pas de gloire dans ses petites places cachées. (Comme s’occuper d’un bébé ou le changer, vider les poubelles ou faire la vaisselle, ramasser une bouteille vide dans la rue pour la mettre dans une poubelle, etc.)
Alors, si vous appartenez à ce large groupe de gens ignorés, cachés, et humbles, ne méprisez pas ce petit endroit caché aux yeux du monde. Un jour prochain, vous serez récompensés pour votre fidélité à faire ces petites choses que personne d’autre ne peut ou veut faire.
Il se peut même que votre récompense soit plus grande que la gloire de ce monde !
Combien de fois dans la Bible Dieu a utilisé des petits gens pour réaliser sa volonté ! C’est remarquable !
Il y avait une petite servante dans la maison de Naaman qui a été l’instrument dans la guérison de Naaman (2 Rois 5:2-4)
Il y avait un jeune garçon qui conduisait Samson quand il était aveugle, et qui l’a aidé à placer ses mains sur les deux piliers du temple. (Juges 16:26)
Ces petites personnes ont été choisies par Dieu pour déclencher de grands événements qui sont arrivés — des riens du tout aux yeux du monde ! —
Une chose pour sûr, Dieu aime utiliser les plus humbles de Sa Création.
Rappelez-vous la veuve qui a donné ses deux pièces de monnaie qu’elle possédait dans le trésor du temple. (Marc 12:42-44)
La boîte de parfum que Marie a répandu sur les pieds de Jésus et le jeune garçon qui a donné son petit panier qui contenait des miches de pain et des poissons pour nourrir les foules.
Peu importe combien petit cela semble, Dieu l’utilisera pour Sa gloire et le multipliera comme les miches de pain et les poissons du petit garçon.
Quelqu’un a dit : si vous ne pouvez pas faire des grandes choses, faîte des petites choses d’une grande manière !
Quelqu’un expliquait le rôle du second violon dans un orchestre. Ce qui veut dire le second violon qu’on entend quand un orchestre joue ; la seconde place, la place humble ! C’est très difficile à jouer dans cette place parce que cela prend une grande humilité et volonté de le faire.
Alors pour finir, ce qui est petit aux yeux du monde peut être grand aux yeux de Dieu !
Est-ce que vous sentez le besoin du monde qui vous appelle et vous interpelle ? Les cris de ceux qui appellent pour de l’aide et du réconfort ? Pour encourager et venir en aide à ceux qui ont le cœur brisé ? Pour être un grand service pour tous ceux qui sont dans le besoin ?
Rappelez-vous ce que Dieu a dit à Moïse : qu’est-ce que tu as dans ta main ? Et Moïse a répondu : un vieux bâton de berger Seigneur ! Mais Dieu a utilisé ce vieux bâton de berger pour faire plier le puissant pharaon d’Egypte !
Et vous ? Qu’est-ce que vous avez dans vos mains ?
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Il n’est pas de plus grande qualité que la disponibilité.

La plupart des grands saints d’aujourd’hui sont de petites gens qui font ce qui doit être fait, sans même qu’on entende parler d’eux ! Ils sont toujours là quand on a besoin d’eux, toujours attentifs aux besoins des autres et prêts à y répondre. Mais il y a ceux qui ne trouvent rien à faire parce qu’ils oublient d’ouvrir les yeux ! Si vous aimez le Seigneur et les autres, vous serez conscients des besoins qui vous entourent et vous agirez en conséquence. Si vous êtes fidèles à accomplir les humbles petites tâches que le Seigneur vous a confiées, alors Il pourra vous en confier de plus importantes ! Mais il vous laissera libre ! Tout dépend de vous, de votre docilité à Son Esprit. Cette docilité requiert une humilité totale, synonyme d’amour total. C’est ainsi que, pour plaire à Dieu et aider les autres, vous êtes disposés à aller là où Il vous envoie, n’importe où et à n’importe quelle l’heure ; oublieux de vous-mêmes, vous êtes prêt à faire l’impossible pour aider quiconque. Êtes-vous disponible pour Dieu, quelle que soit Sa volonté ?
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