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Glamour ou gloire

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Glamour ou gloire
A des années-lumière ?     
Transformés par une rencontre
☺ La faillite ? Pas question !
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Glamour ou gloire

Il était une fois un célèbre acteur qui était aussi excellent orateur. On raconte qu’un jour il fut invité à l’église de son village natal, dans une paroisse qui était tenue par un vieil ami à lui. Il offrit de participer à la cérémonie en récitant le psaume vingt-trois, ce qu’il fit avec force intonations et tous les gestes appropriés, bref avec l’excellence d’un homme rompu à l’exercice de la déclamation. À la fin, les fidèles applaudirent.
Alors le pasteur se leva pour s’adresser à l’assemblée :
― Si vous voulez bien me pardonner, mes frères, je sais que vous avez grandement apprécié cette déclamation, mais permettez-moi maintenant de réciter le psaume à ma façon.
À son tour, il récita le psaume. Quand il eut fini, l’assistance était émue jusqu’aux larmes ! Certes, les fidèles avaient apprécié la performance de l’acteur, somme toute assez théâtrale et superficielle ; ils avaient applaudi l’orateur, le virtuose, pourrait-on dire, mais après la récitation du pasteur, ils pensaient tous au Seigneur !
Regardez les artistes : la différence entre les vrais, les grands artistes, et ceux qui ne visent que la perfection, c’est que les grands artistes vous font oublier qu’ils sont en train de se produire. Vous en oubliez qu’ils jouent, vous en oubliez même qui ils sont. Vous êtes à ce point transporté par l’émotion de leur message, par ce qu’ils chantent, par ce qu’ils disent ou représentent, que leur personne a tendance à s’estomper : c’est le message que vous recevez. C’est à cela que l’on reconnaît les grands artistes !
Les plus grandes stars sont celles qui ne savent pas qu’elles sont des stars. Les grands hommes sont ceux qui ne savent pas qu’ils sont grands ; tout au moins, ils n’en ont pas l’impression. Ce qui fait de vous quelqu’un de grand est la grandeur que Dieu vous donne : l’Esprit, l’inspiration.
L’Esprit fait toute la différence ! C’est l’Esprit qui compte, et non la perfection technique. La perfection musicale est mathématique, mais l’inspiration musicale est divine.
Vous devez être habité par le Saint-Esprit, et c’est cela que les gens reconnaîtront comme extraordinaire. C’est un peu comme si vous vous laissiez porter par le mouvement, comme si vous ne faisiez plus qu’un avec la vague et que vous vous laissiez emporter par elle. Mais n’oubliez jamais que ce n’est pas vous : c’est l’étincelle divine, c’est le Saint-Esprit. Ainsi les gens reconnaîtront que ce n’est pas vous qu’ils sont en train de voir, mais le Seigneur.
Nous montrons Dieu au monde. Les gens ont besoin de voir Dieu en vous. Si, en vous voyant, ce n’est pas vous qu’ils voient mais le Seigneur, alors cela fait toute la différence !
C’est ce que tout grand musicien, chanteur, orateur ou interprète doit posséder : la flamme divine. Le charisme fait disparaître l’interprète, en quelque sorte, pour vous faire penser à Dieu, à Celui, plus important, qui se tient derrière la personne. Et non plus au simple instrument.
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A des années-lumière ?      

(par Aleksandra Radmanovic)
Je suis en train de lire le livre de Rick Warren, The Purpose Driven Life [en Français, « Une passion, une vie une destinée », pour la troisième fois en l’espace de deux ans. J’ai découvert que mon profil spirituel se reflétait dans le chapitre intitulé « Le 14ème jour : Quand Dieu semble se tenir à distance », et j’ai donc décidé d’étudier attentivement les conseils et les suggestions proposés par l’auteur.
Il pose la question : « Comment fait-on pour adorer Dieu … quand Dieu semble être à des millions de kilomètres de distance ? » Très bonne question !
Je reviens, si vous le voulez bien, au « 12ème jour : Devenir les meilleurs amis de Dieu » Il dit : « Pour devenir l’ami de Dieu, vous devez être honnête avec Lui, vous devez exprimer vos sentiments intimes, et non pas ce que, à votre avis, vous devriez ressentir ou dire » Aïe !
La vérité c’est que j’aspire à devenir l’amie de Dieu. A vrai dire, je me suis fait une idée très précise de ce que je suis censée ressentir à propos de Dieu, et des choses que je devrais Lui dire, tout cela dans le but d’être une bonne chrétienne. Mais à dire vrai, la réalité de ce que je ressens, et de mes actes et de mes paroles envers Dieu, correspond rarement à l’image mentale que je me suis créée. En fait, il semble que mon esprit et mon cœur soient surtout occupés à remettre un tas de choses en question.
J’ai pas mal raisonné et analysé, mais je n’ai pas fait vraiment part de mes pensées ou de ce que je ressentais à Dieu qui est mon ami. Je me suis dit que je serais une bien meilleure compagnie pour le Seigneur si j’étais plus « équilibrée » spirituellement. Je me sentirais mieux si j’étais persuadée d’être plus ou moins un bonne chrétienne, solide et responsable, quelqu’un sur qui les autres pourraient s’appuyer, une fille qui peut offrir des conseils avisés et tracer la voie à suivre, une fille qui peut y arriver et qui peut se sortir de n’importe quelle situation avec le sourire, et être heureuse dans n’importe quelle circonstance. Seulement voilà, en ce moment ma petite âme est à des années-lumière de se sentir dans cet état de béatitude.
Le livre continue en ces termes :
« Il est probable que vous deviez confesser une colère réprimée et un ressentiment enfoui envers Dieu, à cause de certains épisodes de votre vie où vous avez l’impression d’avoir été victime d’une injustice ou profondément déçu. …. La première étape vers la guérison consiste à lâcher prise, à renoncer à votre amertume, et à dévoiler ce que vous ressentez. Comme beaucoup de personnages bibliques l’ont fait avant vous, dites exactement à Dieu ce que vous ressentez … Parfois la capacité à exprimer ses doutes est la première étape vers le niveau suivant d’intimité avec Dieu »
Mon rêve c’est que mon âme demeure dans un état d’intimité permanente avec son Créateur. Et donc, comme je voulais à tout prix nouer cette relation d’amitié avec Dieu, j’ai laissé tomber mon attitude fausse, du genre « laisse-moi me refaire une beauté avant de paraître en Ta présence, Seigneur », et je Lui ai dit tout ce que j’avais sur le cœur, en toute honnêteté. Je me sentais vraiment minable d’avoir à prononcer des paroles comme « Je T’en veux » ou « Je suis en colère » en parlant avec Lui. Mon cœur avait conservé le souvenir d’événements que je considérais comme totalement injustes, des prières restées sans réponse, des sacrifices que j’avais consentis pour Lui et qu’à mon avis, Il aurait dû récompenser. Alors, je Lui ai parlé de tout cela aussi.
Une fois que j’ai eu terminé, j’ai eu la bonne surprise d’être toujours en vie. Il ne m’a pas châtiée, et je n’ai pas eu l’impression qu’Il était agacé, en colère ou déçu par ce que je Lui disais. Cela m’a fait du bien de pouvoir m’épancher comme ça, et je me suis sentie soulagée. A deux ou trois reprises dans le passé, j’avais fait part de mes griefs à une ou deux de mes amies dont je me sentais proche, mais maintenant je me rends compte que si j’avais vraiment considéré Dieu comme mon meilleur ami et que je Lui en voulais pour quelque chose, il aurait été plus convenable que je Lui en parle d’abord.
Mais revenons au chapitre le « 14ème jour » :
« Dieu est toujours présent, même lorsque vous n’avez pas conscience de Sa présence ; or Sa présence est trop profonde pour être mesurée par une simple émotion …. Certes, Il veut que vous ressentiez Sa présence, mais ce qui Lui tient encore plus à cœur c’est que vous Lui accordiez toute votre confiance »
J’en ai fait l’expérience dans mes relations avec les êtres humains. Il est facile de se sentir aimée et spéciale lorsqu’on est en présence d’une personne qui vous assure de son amour. Mais c’est différent lorsque vous êtes séparés physiquement et coupés de communication. Dans ce cas, vous en êtes réduit à faire confiance. Et en même temps que vous faites confiance, vous découvrez que vous avez mûri et que votre relation s’est approfondie.
“Les situations qui vont tester le plus les limites de votre foi sont celles où rien ne va plus dans votre vie et où Dieu est introuvable » Je dois dire que cela résume assez bien ce que je ressens. Et donc la question se pose : Comment peut-on louer Dieu quand on ne comprend pas ce qui nous arrive et que Dieu reste silencieux ? Comment fait-on pour rester en contact avec Dieu quand on traverse une crise et qu’on est coupé de communication ? »
Voici ce que je suis en train d’apprendre…
« Dites à Dieu exactement ce que vous ressentez »
C’est fait!
« Concentrez-vous sur la nature de Dieu—Sa nature immuable » Pour moi, c’est un ami très cher, le Sauveur ultime, un créateur impressionnant, un mari fidèle, un tendre amant, un communicateur, un enseignant, un assistant, un libérateur. Il a de la compassion, Il est intrépide. Il est miséricordieux. Il pardonne et Il est toujours authentique. Il est éternel et compréhensif, Il s’intéresse à moi personnellement, et Il est original. Et Dieu merci, Il a toujours une longueur d’avance.
« Faites confiance à Dieu pour tenir Ses promesses. » J’en choisis trois auxquelles je pense et sur lesquelles je médite. Elles me remplissent de paix; elles m’assurent de Son amour et de Sa sollicitude, et elles suscitent en moi un sentiment d’émerveillement vis-à-vis de mes espoirs et rêves futurs.
Les voici :
Jean 8:31–32 : Si vous vous attachez à la Parole que Je vous ai annoncée, vous êtes vraiment Mes disciples. Vous connaîtrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres.
Jérémie 33:3: Invoque–Moi, et Je te répondrai, Je te révélerai de grandes choses et des choses secrètes que tu ne connais pas.
Philippiens 4:13: Je peux tout faire grâce au Christ qui m’en donne la force.
« Rappelez-vous tout ce que Dieu a déjà fait pour vous »  J’en ai fait une liste dans mon journal. C’était comme voir ma vie sous un angle complètement différent. Pratiquement tout ce qu’il y a de beau et que j’aime dans ma vie porte Sa marque—qu’il s’agisse d’une personne ou d’une chose qu’Il m’a donnée, d’une expérience qu’Il m’a fait traverser, d’un talent dont Il m’a dotée, d’une leçon qu’Il m’a apprise, d’une vérité qu’Il m’a révélée, ou de quoi que ce soit d’intéressant, de profond ou de beau qu’Il m’a communiqué (dans Sa Parole, dans un livre, par l’intermédiaire d’un ami, d’un être cher, ou dans Sa création)
Bon d’accord, Il a choisi de se retirer pendant un certain temps—mais notre relation mûrit. Et bien que je préférerais ne pas Le sentir aussi distant et silencieux, à travers cette expérience j’apprends à Lui faire davantage confiance.
« Lorsque vous vous sentez abandonné par Dieu mais que vous continuez à Lui faire confiance en dépit de ce que vous ressentez, vous L’adorez au plus haut point » C’est là que résident tous mes espoirs.
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Transformés par une rencontre

(par Margaret Manning)                                                     
Un jour que je prenais le café avec un ami dans un Starbucks [une chaîne de coffee-shops, omniprésente aux Etats-Unis], mon ami m’a raconté comment il s’était éloigné de sa foi chrétienne. Il n’avait pas perdu la foi par caprice ou à la suite d’une crise de doutes intellectuels qu’il n’arrivait pas à réconcilier avec ses croyances auxquelles il avait été très attaché.
Il avait pris ses distances avec la foi parce que son travail de journaliste l’avait introduit dans des cercles chrétiens où il avait fait la connaissance de certains des leaders et intellectuels chrétiens les plus influents. Il avait abandonné sa foi parce que dans ces milieux chrétiens, il avait vu très peu d’exemples de ce qu’il considérait comme une authentique transformation chrétienne.
Ce qu’il avait pu observer, c’était un groupe d’hommes et de femmes qui ressemblaient davantage au monde qu’à Jésus, et dont le mode de vie n’offrait qu’une lointaine ressemblance avec l’exemple qu’Il nous a donné. Le décalage flagrant entre leur profession de foi et ce qui leur faisait cruellement défaut au niveau du comportement le fit douter du pouvoir de transformation de l’Evangile. Si le fait d’être chrétiens avait aussi peu d’impact dans la vie de ces responsables — que beaucoup de gens considéraient comme des exemples à suivre — qu’est-ce que cela pouvait bien lui apporter à lui ?
Nous nous sommes tous, à un moment ou à un autre, trouvés confrontés à ce dilemme. Nous n’abandonnons pas tous notre foi ou notre religion, comme l’a fait mon ami, mais nous avons tous été profondément déçus par un leader que nous admirions, par un mentor ou un ami qui s’est avéré avoir des pieds d’argile. De plus, lorsque nous nous regardons dans le miroir, il faut bien admettre que la transformation n’est pas toujours très évidente. Et si nous ne sommes pas découragés de constater cette absence de transformation chez les autres, nous le serons certainement lorsque nous nous examinerons nous-même sans complaisance.
Pourquoi est-ce si difficile d’être transformés ? Et comment se fait-il que nous manifestions si peu cette transformation, en dépit de notre foi et de nos convictions religieuses. Nous continuons de nous mettre en colère, nos collègues de travail nous énervent, nous succombons à la convoitise et à nos envies malsaines, nous sommes de fidèles idolâtres.
Pour le chrétien, cela pose un sérieux problème, vu que la transformation est clairement inscrite dans la bonne nouvelle de l’Evangile: « Dès que quelqu’un est uni au Christ, il est un être nouveau : ce qui est ancien a disparu, ce qui est nouveau est là » (2 Corinthiens 5 :17)
Pourtant, comme mon ami a pu le constater, une comparaison impartiale entre les chrétiens et les non chrétiens nous amène à nous demander s’il est véritablement possible d’avoir une transformation authentique et durable.
Peut-être la nature insaisissable de cette transformation trouve-t-elle son illustration dans une conversation que Jésus eut avec Ses disciples : « Pourquoi vois–tu les grains de sciure dans l’œil de ton frère, alors que tu ne remarques pas la poutre qui est dans le tien ? » (Luc 6 :41)
Jésus veut dire que le fait de se focaliser sur les petits travers des autres empêche celui qui agit de la sorte de voir à quel point il a lui-même besoin de transformation. Trop souvent, notre regard critique est impitoyablement braqué sur les autres. Nous détectons leurs fautes avant même de poser un regard honnête sur notre propre cœur ; nous ôtons la sciure de l’œil de notre prochain à grands cris, sans être le moins du monde gêné par le tronc d’arbre dans le nôtre. Jésus a été on ne peut plus clair : « Hypocrite ! Commence donc par retirer la poutre de ton œil ; alors tu y verras assez clair pour ôter la sciure de l’œil de ton frère » (Luc 6 :42)
En dépit de cet avertissement solennel, l’espoir d’une transformation augmente considérablement dès lors que nous nous faisons l’effort de garder un regard critique sur nous-même plutôt que de persister à ne voir que les défauts des autres.
Le fait de s’appliquer avec diligence peut nous paraître fastidieux et incompatible avec l’espoir. Après tout, prenez l’exemple de l’artiste : on pourrait penser que la créativité est une énergie débridée qui s’épanche sans entrave en un flot continu. La toile du peintre n’est jamais blanche, la page de l’écrivain jamais vierge, l’argile du sculpteur jamais informe. A aucun moment, l’artiste ne connait l’ennui ou la lassitude dans l’exercice de son art ; au contraire, il baigne dans un débordement naturel d’énergie créatrice tous les jours de sa vie. Nul besoin de discipline, de répétition ni de structure dans le monde de l’artiste. Mais au fait, en êtes-vous bien sûr ?
Pourtant, n’importe quel artiste vous dira que la créativité c’est quelque chose qui se cultive — et qui s’exerce, si l’on peut dire, comme n’importe quel muscle. En fait, la créativité se réalise pleinement lorsqu’elle est balisée par la discipline et par la volonté de s’astreindre à la pratique, la routine et la structure. Plutôt que de constituer un frein à la créativité, la discipline canalise l’effort de création qui peut ainsi s’épanouir et se réaliser pleinement et en toute liberté.
Ces idées erronées concernant le processus artistique font souvent écho aux idées reçues sur le développement et la créativité de la vie spirituelle. Nous tablons sur des progrès tous azimuts ou des résultats immédiats. Nous voudrions ressentir un déferlement constant de bonnes sensations.
Lorsque nous ne ressentons pas ces choses, ou que nous ne faisons pas perpétuellement l’expérience de la nouveauté dans le rythme des louanges, des prières ou des études bibliques, alors nous en déduisons que quelque chose ne tourne pas rond. En conséquence de quoi, nous poursuivons des chimères — émotions fortes ou extase spirituelle —, recherchant constamment la nouveauté qui va nous émouvoir ou nous mettre du baume au cœur.
Nous voyons le rituel, la discipline, l’engagement et la structure comme autant d’entraves à notre développement, plutôt que la pauvreté du sol qui nourrit et soutient le développement spirituel. Nous pensons à tort que la transformation spirituelle relève de l’osmose, un processus sur lequel nous avons très peu de contrôle et qui n’engage nullement notre responsabilité.
Pourtant, ceux qui cherchent à grandir dans la foi devraient prendre exemple sur les artistes qui savent bien que la pratique, la routine et la répétition sont des disciplines indispensables au processus de création. En effet, la pratique spirituelle aiguise la compréhension et décuple la créativité spirituelle. La routine et la discipline sont les substances nutritives indispensables à l’épanouissement de la vie spirituelle et à sa croissance.
Le chrétien peut aussi nourrir l’espoir d’être transformé en se remémorant les histoires des personnages bibliques pas toujours très brillants qui coopérèrent à l’œuvre rédemptrice de Dieu. En termes bibliques, cette transformation suppose la fidélité de Dieu, plutôt que la perfection humaine.
Ainsi, Noé s’enivra ; Abraham mentit à deux reprises en prétendant que Sarah était sa sœur et non pas son épouse; Gédéon se rendit coupable d’idolâtrie ; Samson rompit ses vœux ; David commit l’adultère; Paul et Barnabé se disputèrent et se séparèrent à cause de Jean Marc ; tous les disciples de Jésus L’abandonnèrent dans le jardin de Gethsémani et s’enfuirent.
Le psalmiste ne manque pas de nous rappeler que Dieu n’est pas ignorant de notre pauvre condition humaine : « Dieu sait de quelle pâte nous sommes façonnés, Il se rappelle bien que nous sommes poussière » (Psaume 103 :14)
Pourtant, en dépit des limites de cette substance poussiéreuse dont nous sommes faits, Dieu accomplit son dessein par l’intermédiaire d’individus imparfaits. C’est grâce à l’obéissance de Noé que l’humanité fut préservée. Gédéon écrasa les Médianites qui terrorisaient Israël, et c’est grâce à Abraham que toutes les familles de la terre furent bénies. Ces histoires bibliques nous prouvent que Dieu peut et veut nous utiliser en dépit de notre obéissance au coup par coup.
L’histoire de Jacob dans la Bible nous éclaire un peu plus sur la nature de cette transformation. Le préféré de sa mère, il manigança pour s’approprier le droit d’aînesse de son frère et recevoir la bénédiction de son père. Il traita Léa son épouse avec beaucoup de mépris et, au bout du compte, il se réappropria une bonne partie du dysfonctionnement de ses parents dans sa propre famille ; c’est ainsi qu’à son tour, il favorisa les enfants de son épouse Rachel.
Mais voilà, Jacob rencontra Dieu lorsqu’il passa la nuit au gué de Yabbok. Voir Genèse 32:22–32
C’est cette lutte avec le Dieu vivant qui produisit en lui cette formidable transformation. Jacob reçut un nouveau nom, « Israël », et une hanche disloquée. Il appela ce lieu de transformation « Péniel », qui signifie « J’ai vu la face de Dieu et je suis encore en vie ! » (Genèse 32:29–30: Jacob l’interrogea : – S’il te plaît, fais–moi connaître ton nom. – Pourquoi me demandes–tu mon nom ? lui répondit–il. Et il le bénit là. Jacob nomma ce lieu Péniel (La face de Dieu) car, dit–il, j’ai vu Dieu face à face et j’ai eu la vie sauve)
Certes, il eut la vie sauve, mais il devait porter jusqu’à la fin de ses jours la marque de cette rencontre qui l’avait transformé, sous la forme d’un nouveau nom et d’une nouvelle identité — sans oublier un boitement permanent.
Se pourrait-il que l’histoire de notre propre transformation soit le reflet d’une expérience similaire ? Pour ceux d’entre nous qui suivent le Dieu de réconciliation, l’espérance de l’évangile vivant, Dieu nous donne, effectivement, un nouveau nom et une nouvelle identité dans l’espoir que nous concrétiserons tous les espoirs qu’Il avait fondés en nous.
Mais Dieu s’y emploie d’une manière qui n’efface pas notre humanité. Après tout, Dieu n’ignore pas que nous ne sommes que poussière. Au contraire, Dieu prend cette substance poussiéreuse et la travaille pour en faire une chose de toute beauté.
Bien que nous devions souvent endurer le handicap de notre humanité, il reste que la transformation est un don de la grâce de Dieu. Le philosophe et théologien Dallas Willard explique que le renouvellement du cœur de l’homme « est à la fois nouveau et très ancien, à la fois très prometteur et plein de danger, à la fois révélateur de nos déficiences et de nos faiblesses et éclatant de grâce, une expression de l’éternelle quête de Dieu pour les hommes et du besoin indéracinable de Dieu dans le cœur humain » (Dallas Willard, Rénovation du cœur : Revêtons le caractère du Christ (NavPress: Colorado Springs, CO., 2002), 22)
« En fait, ajoute Willard, lorsque le cœur de l’homme est à l’image du Christ, ce n’est pas le résultat d’une réalisation humaine. En définitive, c’est un don de grâce » (Idem, 23)
Dieu qui nous a créés ne nous abandonnera pas à notre sort, mais Il nous promet de marcher à nos côtés. Dieu nous donne continuellement la grâce pour la transformation, en vue de l’espérance de la gloire de Dieu.
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La faillite ? Pas question !

Compilation
Quand je pense aux personnes que j’admire et que j’essaie de prendre pour modèles, ce sont toutes des personnes — connues ou inconnues — qui ont choisi de vivre une vie de sacrifice et de service pour que d’autres puissent connaître le Seigneur d’une manière tout fait personnelle.
Il est vrai que la plupart d’entre elles n’ont pas l’air d’avoir eu beaucoup de succès ; je parle en termes de résultats tangibles que l’on peut quantifier et mesurer, des choses matérielles de ce monde. Certaines d’entre elles n’ont pas une très haute opinion d’elles-mêmes, surtout lorsqu’elles évaluent leur peu de succès à l’aune de ce monde dans lequel nous vivons. Mais je peux vous dire qu’à mes yeux ce sont des gens formidables.
Je pense — et la Bible le confirme, car cela montre clairement le point de vue de Dieu — que le Seigneur considère ceux qui ont opté pour une vie de sacrifice et de service comme des investisseurs avisés qui ont investi leur temps et leur énergie dans des choses durables, et qu’ils s’amassent des richesses et des trésors qui ne leur seront jamais enlevés.[i]
Ce sont ces hommes et ces femmes-là qu’Il considère comme grands. Et ce sont ces hommes et ces femmes-là que j’admire : ceux qui ont fait des sacrifices et ont donné d’eux-mêmes pour que d’autres puissent vivre.
Si vous êtes de ceux-là et que vous avez fait des choix difficiles pendant de longues années, et que vous n’avez pas l’impression, jusqu’à présent, d’avoir été payé de retour, je suis convaincue que tôt ou tard vous verrez que les gains de votre investissement dépasseront tout ce que vous avez pu imaginer ; si ce n’est pas dans cette vie, ce sera, à n’en pas douter, dans l’au-delà.[ii]
Vous avez été le serviteur fidèle du Seigneur et c’est à Lui que vous avez donné votre vie. À un moment où beaucoup de gens perdent la sécurité de leur emploi et leur pension de retraite, vous pouvez être certains que, même si les bénédictions du Seigneur ne prennent pas toujours une forme matérielle ou ne se comptent pas toujours en espèces sonnantes et trébuchantes, quand on est au service de Dieu on ne se retrouve jamais ou chômage ou en faillite, et qu’Il prend bien soin des Siens.
C’est encore Dieu qui a la meilleure offre, qu’il s’agisse de la sécurité de l’emploi, de la santé, ou de tous les avantages dont vous puissiez rêver. Parfois, il faut attendre un peu avant de recevoir ces bénéfices, ils ne se concrétisent pas toujours sous la forme que vous attendiez, mais il ne faut pas oublier vous avez un accès illimité à tout ce dont vous avez besoin grâce à votre compte en banque céleste. Le Seigneur est bon : chaque homme et chaque femme qui met sa confiance en Lui sera béni.[iii]
Aide-nous, Jésus, à nous concentrer sur les promesses immuables que Tu nous as faites. Puissions-nous ne pas oublier que la vie est courte, fais que nous nous concentrions sur les dividendes éternels que nous engrangeons lorsque nous vivons pour Toi, lorsque nous partageons Ton amour avec les autres. Rappelle-nous régulièrement les principes de Ta Parole, rappelle-nous que nous ne serons jamais perdants tant que nous resterons fidèles à ces principes. [iv]
***
Peut-être te diras-tu : « Ces nations sont plus puissantes que moi ! Comment pourrais-je les déposséder ? » N’aie pas peur d’elles ! Souviens–toi seulement de ce que l’Éternel ton Dieu a fait au pharaon et à toute l’Égypte.
Deutéronome 7:17–18
Il n’y a rien de pire que les calculs car ils sapent la foi dans les promesses de Dieu.
Les Israélites étaient confrontés à une tâche en apparence insurmontable. Ils étaient sur le point d’entrer dans la Terre Promise où ils se trouveraient confrontés à une multitude d’ennemis plus forts qu’eux et plus aguerris. Dieu savait à quoi s’attendre : ils allaient Lui poser la question calculatrice qui mine la foi de celui qui la pose: Mais comment est-ce qu’on va faire ?
Alors, Dieu a anticipé leur question en leur disant : Souvenez-vous de l’Égypte. Autrement dit : N’essayez pas de deviner comment Je vais M’y prendre…souvenez-vous simplement que Je l’ai déjà fait.
Des milliers d’années se sont écoulées, mais les instructions de Dieu n’ont guère changé pour ceux d’entre nous qui sont dans l’incertitude et se demandent comment Dieu va s’y prendre pour les tirer d’affaire. Vous vous demandez comment Dieu va faire pour subvenir aux besoins de votre famille maintenant que vous avez perdu votre emploi. Ou bien comment Il va payer pour votre éducation. Ou encore comment Il va arranger tout un tas de choses pour lesquelles vous avez besoin de Son aide.
Ma foi, je n’en sais rien. Et vous non plus. Et le fait est que nous n’avons pas besoin de le savoir. Il nous suffit de savoir qu’Il le peut. Et le meilleur moyen de savoir qu’Il peut le faire, c’est de nous rappeler ce qu’Il a déjà fait.
D’ailleurs, Il ne l’a pas fait qu’une fois. Votre vie est remplie de signes de la fidélité de Dieu. Quelles que soient les circonstances dans lesquelles vous vous trouvez, prenez un moment pour regarder ces signes attentivement. Souvenez-vous de l’Égypte. Lorsque vous êtes confronté à un problème au présent, souvenez-vous des victoires que Dieu vous a déjà données. Et laissez-Le décider comment faire.
—Pasteur Steven Furtick
***
Car les pensées de Dieu ne sont pas celles des hommes, et Ses voies ne sont pas nos voies ; autant le ciel est élevé au–dessus de la terre, autant Ses voies sont élevées au–dessus de nos voies, et autant Ses pensées sont élevées au–dessus des nôtres ![v]
La Parole de Dieu et Ses garanties n’admettent aucune restriction, aucune limite, aucune réserve, si ce n’est celles de notre foi. Dieu n’est assujetti ni au temps ni à l’espace, et Il n’est pas limité à un lieu ou une région particulière ! « Sa Parole est établie à toujours dans les cieux » et Ses promesses sont pour l’éternité![vi]
Notre futur est aussi brillant que les promesses de Dieu, tant que nous Lui obéissons et Lui faisons confiance.
Dieu nous a conduits d’un pays à l’autre, nous qui avons renoncé à tout, encore et encore, pour Le suivre et faire Sa volonté. Tout cela dans Sa grande sagesse ! Dieu ne nous jamais laissés tomber ! Il savait très bien ce qu’Il faisait !
Chaque fois que nous avons obéi, Il a tenu Ses promesses, Il a honoré Sa part du contrat et Il a pourvu pleinement à tous nos besoins selon Sa glorieuse richesse. Nous n’avons qu’à dépendre de Dieu et de Ses richesses. C’est un très grand Dieu, Il est immensément riche et Il ne nous abandonnera jamais !
Il arrivait que les disciples de Jésus Lui fassent des reproches :
« Comment peux-Tu faire cela, Seigneur ? Comment veux-Tu que nous fassions cela, Seigneur ? C’est impossible ! Nous ne pouvons pas nous le permettre ! »
Et le Seigneur de leur répondre simplement : « C’est impossible aux hommes, mais tout est possible à Dieu ! »[vii]
Laissez-moi vous dire que Dieu est notre principale source de financement et que Ses revenus sont illimités. Si vous voulez qu’Il s’occupe bien de vous, la meilleure chose à faire c’est d’être au diapason de Sa volonté.
« Alors qu’est-ce qu’on va faire maintenant ? »
On va continuer à faire ce qu’on a toujours fait : on va faire confiance à Dieu et on va Lui obéir ! Une chose est certaine : en vertu de Sa Parole et de Ses garanties, quoi qu’il advienne, Il va nous maintenir à flots et Il va continuer à prendre soin de nous ! Il va continuer à subvenir à nos besoins.
Qui peut dire comment Dieu va s’y prendre ? Qui peut dire par quel moyen Il va subvenir à nos besoins ? Il se peut qu’Il utilise des méthodes et des moyens dont nous n’avons aucune idée ! Notre rôle à nous se borne à obéir et faire ce que Jésus nous a demandé.
Continuez à travailler pour Dieu et à Le servir, Il ne vous décevra pas ! Vous pouvez compter sur les bonnes garanties de Dieu, elles sont éternelles !
[i] Matthieu 6:19–20
[ii] Matthieu 19:21
[iii] Jérémie 17:7
[iv] Publié en mars 2011
[v] Esaïe 55:8–9
[vi] Psaume 119:89
[vii] Matthieu 19:26; Luc 1:37
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Sois un ami
Je suis ce qu’on peut appeler un « Don Quichotte » de la plume. Ce qui fait qu’un écrivain devient un artiste, c’est qu’il découvre sa vraie personnalité dans ses écrits. Il n’est pas assujetti aux « On dit », où, « Il ne faut pas que j’écrive cela ». Il est vrai avec l’inspiration qui lui est donnée, pure dans ses pensées. Le prix d’une telle liberté est : « Si tu peux être vrai avec toi-même, tu ne peux être faux avec personne » Patrick Etienne
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