ÉVOLUTION – SCIENCE OU FICTION ?

 Chapitre 7

 Les mutations

Les évolutionnistes considèrent les mutations comme les agents moteurs de l’évolution. Un mutant est, par définition, un spécimen qui a subi une mutation et chez qui, par conséquent, les gènes ou les chromosomes diffèrent de ceux de l’organisme parent. Les évolutionnistes soutiennent que certaines mutations ont été bénéfiques et qu’elles ont ensuite été transmises à la descendance du mutant.

La première barrière à laquelle se heurtent les mutations pour produire de nouveaux caractères est la loi des probabilités. Les mutations (qui sont, en fait, des erreurs de duplication du code génétique) sont très rares : on estime qu’elles ont une chance sur dix millions de se produire. Mais ce n’est rien comparé au problème mathématique auquel on se trouve confronté lorsqu’il faut une série de mutations génétiques apparentées. Chaque nouvelle série de mutations est multipliée par la probabilité d’une mutation. La probabilité de quatre mutations apparentées est de 1 sur 10 à la puissance 28, ce qui équivaut pratiquement à une probabilité zéro. Or pour qu’une espèce se transforme en une autre espèce, il faudrait beaucoup plus que quatre mutations bénéfiques apparentées. D’un point de vue purement mathématique, la probabilité que des mutations survenant dans le réservoir génétique puissent produire une évolution est de zéro.

Les effets des mutations sont presque exclusivement dévastateurs et non pas bénéfiques comme le voudrait la théorie de l’évolution.

Par ailleurs, sur les quelques 4500 maladies génétiques de l’homme qui sont imputables aux mutations génétiques, pas une seule de ces mutations génétiques ne s’est avérée bénéfique. Même s’il se trouvait qu’une mutation soit bénéfique, ses chances de survie et de pérennité par rapport aux 4499 autres seraient tout à fait négligeables. On estime qu’à l’heure actuelle un individu en apparente bonne santé est porteur de cinq à huit mutations capables de provoquer des maladies graves si elles se trouvent associées à d’autres gènes défectueux. Nous possédons, en fait, deux exemplaires de chaque gène, lesquels peuvent se remplacer mutuellement. Si l’un des gènes est défectueux, son double prend sa place, si bien que la plupart des mutations et des malformations passent inaperçues.

Cela prouve que les mutations sont presque exclusivement néfastes, au point que toute évolution positive due aux mutations est quasiment impossible. En fait il faudrait plutôt s’attendre au contraire : à terme, il se pourrait bien que la race humaine devienne tellement vulnérable et sujette aux maladies génétiques qu’elle finisse par s’éteindre. [1]

Quel âge a l’humanité ?

 Par David Plaisted, Ph.D. [2]

Des découvertes récentes semblent indiquer que la race humaine est très jeune. D’après un article publié dans le Journal des Sciences, la race humaine compterait entre 1000 et 10 000 générations. Des recherches portant sur la vitesse de mutation de l’ADN mitochondrial indiquent un âge inférieur à 1000 générations.

On obtient une estimation d’âge en observant les différences entre l’ADN de différents individus et en calculant la durée de divergence sur la base d’une estimation de la vitesse de mutation. On effectue de préférence des mesures sur l’ADN mitochondrial, parce qu’il est séparé du gros de l’ADN présent dans le noyau des cellules. L’ADN mitochondrial possède environ 16 000 paires de base et subit des mutations à un rythme apparemment beaucoup plus élevé que l’ADN du noyau. On connaît la carte complète de l’ADN mitochondrial humain, si bien que toutes les régions codées sont maintenant connues ainsi que les protéines ou l’ARN qui forment les codes. Certaines zones de l’ADN mitochondrial qu’on appelle des  « zones contrôles » ne servent pas au codage. Une zone contrôle est une section non codée qui semblerait avoir une fonction de régulation. Étant donné que c’est dans cette partie de l’ADN que l’on observe le plus de variations dans l’espèce humaine, les généticiens pensent que cette portion de l’ADN subit des mutations à un rythme plus élevé que les autres régions.

On a pu mesurer la vitesse de mutation de l’ADN mitochondrial dans la zone contrôle en comparant directement l’ADN mitochondrial des parents avec celui de leurs enfants et celui des enfants entre eux. On s’est aperçu que l’ADN mitochondrial subissait des mutations 20 fois plus vite qu’on ne le pensait jusque-là, au rythme d’une mutation (c’est-à-dire une substitution) toutes les 33 générations. La région de contrôle possède environ 610 paires de base. En moyenne, les êtres humains présentent entre eux une différence de 18 mutations au niveau de l’ADN. Par une simple opération d’arithmétique, on en déduit que la race humaine existe depuis environ 300 générations. Si l’on admet que la durée moyenne d’une génération est d’environ 20 ans, on arrive à l’âge de 6 000 ans pour la race humaine.

Voici comment on procède aux calculs: admettons que tous les êtres humains avaient au départ un ADN mitochondrial identique, et prenons deux sujets choisis au hasard. Au bout de 33 générations, les descendants de ces deux sujets présenteront une différence probable de deux mutations, puisqu’ils descendront de deux lignées héréditaires, chacune porteuse d’une probabilité 1 de mutation. Au bout de 66 générations, deux sujets pris au hasard présenteront une différence probable de quatre mutations. Au bout de 100 générations, la différence sera de 6 mutations. Et au bout de 300 générations on observera en moyenne une différence de 18 mutations, ce qui est la valeur typique du nombre de mutations observées entre les êtres humains d’aujourd’hui.

La question de l’irréductibilité

La théorie de l’évolution soutient que les éléments moteurs de l’évolution sont les petites avancées significatives et bénéfiques. On peut comparer la situation à un dispositif dont on modifierait l’un des composants dans le but d’améliorer l’efficacité du mécanisme, sans avoir pour autant à effectuer d’autres modifications pour permettre au système de continuer de fonctionner. Une fois que le dispositif aurait assimilé le fait qu’il possède désormais un composant amélioré, il déciderait d’améliorer un autre composant. Remarquons qu’il ne fait qu’un pas à la fois, et qu’il analyse la conséquence de ce changement avant de passer à l’étape suivante, une fois qu’il est satisfait du résultat. Le mécanisme en question doit continuer à fonctionner tout en améliorant sa fonctionnalité.

Mais que se passe-t-il lorsque l’adaptation requiert plusieurs améliorations simultanées ? La théorie de l’évolution n’offre aucune réponse à cette question. L’amélioration s’effectue par étapes successives, et lorsqu’un composant n’apporte aucun avantage à l’organisme (par exemple, s’il ne fonctionne pas), il est écarté ou abandonné. Existe-t-il dans la nature des mécanismes que la théorie de l’évolution ne permet pas d’expliquer ? En fait, il en existe beaucoup, mais il en suffirait d’un seul pour réfuter la théorie.

Celui que nous allons examiner est bien connu : il s’agit de l’articulation du genou. L’articulation du genou est un dispositif tout à fait unique dans le corps humain. Elle ne ressemble en rien à l’emboîtement sphérique de la hanche ou de l’épaule ni à l’articulation trochoïde du coude. Certes, tous ces mécanismes sont des merveilles d’ingéniosité mais le genou est tout à fait unique en son genre. Il se compose de plusieurs éléments, mais les parties essentielles du dispositif sont (a) les deux condyles du fémur qui pivotent dans (b) la partie concave correspondante du tibia, et (c et d) les deux ligaments cruciformes (ainsi nommés parce qu’ils se croisent) qui sont logés dans l’espace compris entre les deux condyles.

Lorsqu’une structure est si complexe que tous les éléments qui la composent doivent être présents dès le départ pour qu’elle puisse fonctionner, on dit qu’on a affaire à une structure complexe irréductible. Et l’articulation du genou en est une : les quatre éléments que nous avons mentionnés plus haut fonctionnent en dépendance mutuelle. (Le genou comporte d’autres parties mais chacun de ces quatre éléments est absolument indispensable au bon fonctionnement des autres et de l’ensemble) Aucun de ces éléments pris séparément, ou par deux ou par trois, ne pourrait fonctionner ni s’avérer d’une quelconque utilité. Chacun de ces composants est essentiel à l’articulation du genou.

Par conséquent, il est impossible que le genou ait pu évoluer à partir d’une articulation simple comme celle de la hanche ou du coude, contrairement à l’hypothèse avancée par la théorie de l’évolution. Comment un tel dispositif aurait-il pu évoluer par étapes successives, selon un processus graduel, comme l’exige l’évolution darwinienne ? Voilà nos évolutionnistes confrontés à un problème insurmontable.[3]

[1] David A. Derrick, M.D, “Le Tueur aveugle” Articles incontournables sur le thème Science et Création, Février 1999.

[2] Le Dr David Plaisted est Professeur d’informatique à l’université de Caroline du Nord, Chapel Hill. Il est l’auteur de nombreux articles traitant de mathématique et d’informatique.

[3] Stuart Burgess, “Caractéristiques décisives et l’articulation irréductible du genou”, Journal technique Création ex-nihilo, Vol. 13, No. 2, 1999.


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ÉVOLUTION – SCIENCE OU FICTION ?

Chapitre 8

 Les ancêtres de l’homme

La plupart des gens connaissent bien les prétendus hommes-singes ou hominiens que les évolutionnistes présentent comme les ancêtres immédiats de l’homme. Examinons maintenant ces soi-disant aïeux d’une époque révolue, et voyons si nous devrions leur accorder les marques de déférence dont il convient d’honorer nos ancêtres.

Après la découverte d’une simple dent au Nebraska (États-unis) en 1924, il ne fallut pas attendre longtemps pour qu’une représentation artistique d’un homme de Nebraska à l’allure de brute épaisse et aux traits simiesques, avec sa compagne et leurs animaux domestiques dans leur cave, ne fasse la une du London Illustrated News, et d’autres journaux et périodiques. C’est alors que les évolutionnistes se couvrirent de ridicule et durent rebaptiser leur « homme de Nebraska » en « porc de Nebraska » lorsqu’on s’aperçut que la dent en question provenait d’une race porcine encore en existence au Paraguay. Pourtant, aujourd’hui encore, on continue de nous divertir avec des illustrations et des reconstitutions de nos prétendus ancêtres, qui témoignent d’une imagination débordante, dans pratiquement tous les manuels scolaires et dans de nombreux musées d’histoire naturelle.

La discipline scientifique qui étudie les fossiles dans le but de découvrir des indices susceptibles d’étayer la théorie de l’évolution s’appelle la paléoanthropologie. L’hypothèse de départ des hommes et des femmes qui se spécialisent dans cette discipline c’est que l’homme a évolué à partir d’un ancêtre simien. Dans leur esprit, la chose ne fait pas l’ombre d’un doute. Dès lors, leur mission dans la vie se résume à découvrir de quelle créature simiesque l’homme a évolué. Dans cette optique, toute découverte qui viendrait contredire l’évolution humaine doit pouvoir être expliquée ou, si l’entreprise s’avère trop ardue, elle doit être tout simplement rejetée.

Dans la nomenclature des fossiles, le terme pithèque (qui signifie singe en Grec) s’applique aux spécimens possédant des caractères simiesques plus prononcés, et le terme homo à ceux qui présentent des caractéristiques plutôt humaines. Ainsi, Australopithecus Afarensis est le nom qu’on a donné au célèbre fossile appelé  Lucy qui fut découvert en 1974 en Ethiopie. Le terme savant signifie singe austral originaire de la région des Afars en Afrique. Homo erectus est le nom qu’on a donné aux premiers fossiles humains découverts en différents endroits de la planète. Les paléoanthropologues aiment à répéter qu’ils constituaient une forme primitive d’hominiens, mais il se trouve que leur taille et leur forme sont très proches de celles de l’Homo sapiens, qui est le terme utilisé en anthropologie pour désigner l’homme moderne.

Quelle est la part de vérité dans tout cela et qu’a-t-on découvert exactement? Nous allons passer en revue les différents types de fossiles qui furent ou sont encore considérés comme les ancêtres de l’homme.

Homo sapiens neanderthalensis  (l’homme de Neandertal) : Les reconstitutions de l’homme de Neandertal le montraient avec un dos voûté et un faciès simiesque. On a fini par admettre que sa posture voûtée avait probablement une origine pathologique et que l’homme de Neandertal n’était en fait qu’une variation de la race humaine. Les Néandertaliens habitaient des régions couvertes de neige et de glace à l’époque glaciaire (oui, il semble bien qu‘il y ait eu une glaciation, mais qu’elle n’a pas duré des millions d’années), et de ce fait, ils souffraient de carences alimentaires sans oublier qu’ils vivaient dans des conditions climatiques extrêmes. On pense que le rachitisme — qui est une maladie provoquée par une carence en vitamine D et qui a pour effet de ramollir et de tordre les os, et de les exposer à des changements structurels — combiné à une forme grave d’arthrite, serait à l’origine de la malformation observée sur les nombreux restes de Néandertaliens qui ont été mis à jour un peu partout dans le monde.

Le ramapithèque : Il a été jadis considéré comme l’ancêtre de l’homme, mais on a découvert qu’il s’agissait d’une race éteinte d’orangs-outans (l’orang-outan est un singe originaire d’Asie du Sud-est)

L’homme de Piltdown : Il s’agissait d’une mystification montée à partir d’un fragment d’ossement de crâne humain et d’une mâchoire d’orang-outan. Pendant 40 ans, on l’a présenté à grand renfort de publicité comme étant le fameux chaînon manquant. Certains évolutionnistes sont si pressés de produire des preuves à l’appui de leur théorie que de telles mystifications, et bien d’autres, sont exploitées sans même qu’on se donne la peine de mener une enquête digne de ce nom.

L’hespéropithèque (homme de Nebraska) : La reconstitution de l’homme de Nebraska s’est faite à partir d’une dent appartenant à une race de porc qui ne vit plus aujourd’hui qu’au Paraguay.

L’australopithèque : plusieurs espèces d’australopithèques ont, à différentes époques, été élevées au rang d’ancêtres de l’homme. L’australopithèque africanus qui fut jadis présenté comme le fameux chaînon manquant, n’est plus classifié par les évolutionnistes comme appartenant à la lignée qui mène du singe à l’homme. C’est un primate à l’apparence simiesque très prononcée que bon nombre de scientifiques considèrent comme une race de singes aujourd’hui disparue. Par contre, on continue de nous présenter l’australopithèque afarensis (Lucy) comme un ancêtre probable de l’homme. Cependant, l’analyse approfondie de la structure de l’oreille interne, de la boîte crânienne et du squelette de Lucy ont révélé qu’elle et ses semblables n’étaient pas en voie de devenir humain. Ils avaient peut-être une station plus verticale que la plupart des singes, mais ils ne marchaient pas comme des hommes. On s’est aperçu que l’australopithèque afarensis était étroitement apparenté au chimpanzé pygmée. En fait, des études ont montré que les australopithèques présentaient davantage de différence avec les singes africains modernes et les hommes que ces deux catégories entre elles. Il ne s’agit donc pas d’une espèce intermédiaire, mais bien d’une espèce à part entière.

L’homo habilis : Il existe un consensus de plus en plus large parmi les paléoanthropologues pour dire que cette catégorie est faite d’un assemblage disparate de fragments provenant d’autres espèces telles que l’australopithèque et l’homo erectus. C’est donc un taxon irrecevable. (Un taxon ou taxum est un terme désignant un groupe d’espèces. La taxinomie ou taxonomie est la science de la classification des êtres vivants) En clair, cela signifie que l’homo habilis n’a jamais existé.

L’homo erectus : De nombreux restes de ce groupe d’hominiens ont été mis à jour dans le monde entier. Le pithécanthrope (homme de Java) et le sinanthrope (homme de Pékin) font tous deux parties de cette espèce. Les spécimens d’homo erectus sont généralement plus petits que l’homme moderne ; dotés en proportion d’une tête et d’une boîte crânienne plus petite. Cependant, la taille de leur cerveau s’inscrivait dans la moyenne de celui de l’homme moderne. Des études portant sur la structure de l’oreille interne ont permis de déduire que l’homo erectus n’était pas différent de nous. Des restes ont d’ailleurs été découverts dans la même couche géologique et à proximité de restes d’homo sapiens (l’homme actuel), ce qui semble indiquer qu’ils étaient contemporains. Des travaux portant sur les variations de la taille du cerveau chez l’homo sapiens ont d’ailleurs permis d’établir qu’il n’existe aucun lien direct entre la taille du cerveau et les capacités intellectuelles. Par conséquent, l’homo erectus ne serait pas l’homme des cavernes à l’allure de brute épaisse qu’on nous a décrit par le passé.

Une analyse statistique a été effectuée par les savants évolutionnistes Wood et Collard portant sur six caractères représentatifs de six spécimens distincts d’australopithèques et d’hominidés considérés comme des formes de transition entre nos « ancêtres primitifs » et l’homo sapiens. En conclusion, un seul spécimen était porteur d’un seul caractère pouvant être interprété comme intermédiaire. Les caractères qui ont fait l’objet de cette étude étaient la taille et la forme du corps, le type de locomotion, les mâchoires et la dentition, le développement et la taille du cerveau. La seule caractéristique qu’on aurait pu interpréter comme intermédiaire était la taille du cerveau du spécimen de l’homo erectus. Mais comme nous l’avons souligné auparavant, d’autres études ont établi que cette variation restait dans les limites de la taille moyenne d’un cerveau d’homo sapiens.[3]

Les manuels de biologie montrent une progression qui va du primate au faciès et à l’allure simiesques, qui adoptait une posture courbée, à des hominidés qui deviennent progressivement plus grands, et qui adoptent une station plus verticale et bipède, à l’air plus intelligent, pour aboutir à l’homme actuel. Il se trouve que cela ne correspond à aucune découverte scientifique. En définitive, il n’existe aucun indice ni aucun fossile prouvant de manière irréfutable que l’homme est le produit de l’évolution. Si les chaînons manquants continuent de manquer, c’est tout simplement parce qu’ils n’existent pas.

[3] Wood, B. et Collard, M., Le genre humain, Science 284(5411):65-71, 1999.

 

 

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