ÉVOLUTION – SCIENCE OU FICTION ?

 Chapitre 5

 Une mise au point sur les fossiles

Beaucoup de gens ont l’impression que tous les fossiles sont extrêmement vieux et que l’existence même des fossiles suffit à prouver le bien-fondé de la théorie de l’évolution. Mais il n’en est rien.

Les fossiles sont les restes d’organismes morts qui ont été pétrifiés. Normalement, lorsqu’un organisme animal ou végétal meurt, il pourrit et finit par se décomposer. Mais dans certains cas, ces organismes ont été pris au piège dans une catastrophe naturelle, comme une inondation par exemple, et ils ont été ensevelis très rapidement sous une masse d’alluvions qui se sont transformés par la suite en roches sédimentaires sous l’action d’une énorme pression. La carcasse de l’animal ou les restes de la plante sont par conséquent enfermés dans un environnement dénué d’air, où la décomposition ne peut avoir lieu. À la place, elle absorbe les éléments minéraux des sédiments qui l’emprisonnent jusqu’à ce que la carcasse et les sédiments acquièrent la même structure minérale.

En général, pour qu’un organisme soit préservé, deux conditions sont requises: premièrement, un enfouissement très rapide pour retarder la décomposition et empêcher les ravages par les charognards ; deuxièmement, il faut que l’organisme possède des parties dures qui puissent être fossilisées, comme des os. De très nombreux fossiles ont été découverts et on continue d’en découvrir tous les jours.

L’analyse au laser d’un fossile d’Archéoraptor, présenté comme le chaînon manquant entre les oiseaux et les dinosaures, a démontré que le spécimen était un faux élaboré à partir d’au moins deux spécimens distincts. De nombreux paléontologues avaient cru qu’avec son mélange de caractéristiques appartenant aux dinosaures et aux oiseaux, l’archéoraptor témoignait du moment de l’évolution où les dinosaures avaient appris à voler. Par la suite, on découvrit que sa queue provenait d’un microraptor, le plus petit dinosaure connu à ce jour, et qu’elle avait été collée sur le fossile pour en augmenter la valeur commerciale.

La théorie de l’évolution affirme que les créatures les plus simples évoluent pour se transformer en formes de vie plus complexes. Si c’est le cas, on est en droit de penser qu’il devrait y avoir des fossiles témoignant de formes de vie intermédiaires et montrant la progression d’une espèce à une autre. C’est ainsi que l’opinion, partagée par de nombreux évolutionnistes, selon laquelle les oiseaux seraient les descendants des dinosaures, a suscité entre certains paléontologues une forte émulation pour découvrir des fossiles de créatures ayant toutes les caractéristiques des dinosaures tout en présentant différents stades de développement d’un plumage. On a bien découvert des fossiles présentant des signes de cette transition présumée mais, dans chaque cas, il s’agissait de faux. Ou bien, on s’est rendu compte après un examen plus approfondi qu’ils ne présentaient aucune caractéristique de transition. En fait, on n’a jamais découvert un seul fossile transitionnel qui soit indubitablement authentique. Tous les fossiles qui ont été mis à jour provenaient d’espèces bien définies ne présentant aucun signe de transition ou d’évolution à partir de formes de vie plus simples.

Les évolutionnistes aiment à répéter que les fossiles d’organismes simples se trouvent généralement dans des couches plus profondes que les fossiles témoignant de formes de vie plus complexes. Ils en déduisent que les organismes simples existaient des millions d’années avant l’apparition des formes de vie plus complexes. C’est une explication qui vaut ce qu’elle vaut, mais il existe une autre explication tout aussi logique pour expliquer ce phénomène : c’est le Déluge.

Aux chapitres 6 à 8 de la Genèse, nous apprenons que la terre fut inondée au cours d’un déluge universel qui survint plus de 1600 ans après la Création, c’est-à-dire 2300 ans avant notre ère.

On arrive à cette date de la façon suivante :

En Genèse 11:10, nous lisons que Shem, le fils de Noé a eu 100 ans deux ans après la fin du Déluge. Les versets suivants établissent le lien généalogique qui relie Shem à Abraham en passant par neuf générations. Ils nous indiquent l’âge des pères à la naissance de leur fils aîné. Lorsqu’on arrive à Terah, le père d’Abraham, la Bible indique l’âge de Terah à la naissance du frère aîné d’Abraham, et non pas à la naissance d’Abraham. Néanmoins, on peut calculer les années manquantes en se basant sur Actes 7:3-4 et Genèse 11:32 ; 12:1-4 qui précisent qu’Abraham avait 75 ans lorsque Dieu lui promit qu’Il serait l’ancêtre d’une grande nation. Or cette année-là, son père Terah avait 205 ans. On peut donc en déduire que Terah était âgé de 130 ans à la naissance d’Abraham. En additionnant tous les âges mentionnés dans ce chapitre, on arrive à la somme de 352 ans entre le Déluge et la naissance d’Abraham.

Galates 3:17 précise que Dieu donna la Loi à Moïse 430 ans après la promesse faite à Abraham. C’était l’année de l’Exode, lorsque les Israélites quittèrent l’Égypte pour rallier la Terre promise.

1 Rois 6:1 précise que 480 années s’écoulèrent entre l’Exode et la pose des fondations du temple de Salomon, dont la date a été fixée en 967 avant J-C.

Maintenant, il suffit d’additionner les années à reculons :

Date de la pose des fondations du temple de Salomon = 967 avant J-C.

De la pose des fondations du temple à l’Exode = 480 ans

De l’Exode à la promesse de Dieu faite à Abraham = 430 ans

De la promesse à la naissance d’Abraham = 75 ans

De la naissance d’Abraham au Déluge = 352 ans

Le total des années nous donne la date du Déluge, soit 2304 (+/- 11 ans) avant J-C.

Nous sommes obligés de préciser ‘plus ou moins 11 ans’ étant donné que la Bible indique généralement les années plutôt que les dates exactes de ces événements. Ils ont pu se produire en début d’année ou bien en fin d’année, auquel cas la date à laquelle nous sommes parvenus pourrait varier de 11 ans dans un sens ou dans l’autre.

Le Déluge fut un cataclysme d’une violence jamais égalée. Genèse 7:11 nous apprend que non seulement il y eut des pluies torrentielles pendant 40 jours et 40 nuits, mais que toutes les sources d’eau souterraines jaillirent, ce qui semblerait indiquer que ces pluies diluviennes furent accompagnées d’éruptions volcaniques et de secousses sismiques en comparaison desquelles les tremblements de terre et les éruptions volcaniques actuelles paraîtraient dérisoires. Le Déluge eut pour conséquence la destruction totale de toute vie animale hormis les occupants de l’Arche de Noé, et les créatures marines qui réussirent à survivre au cataclysme. La stratification (très visible dans des endroits comme le Grand Canyon en Amérique du Nord) résulta du tassement progressif de la terre, des sédiments et des roches qui avaient été emportés et brassés par les remous du Déluge.

À proximité des roches, on observe des fossiles d’animaux et de plantes pétrifiés dans les strates rocheuses. Au moment du Déluge, les organismes simples auraient été engloutis en premier, au fur et à mesure de la montée des eaux, tandis que les organismes complexes auraient tenté de survivre en cherchant à se mettre à l’abri en hauteur. Cela expliquerait que les organismes plus simples aient été ensevelis dans les couches les plus profondes.

Une catastrophe d’une telle magnitude permettrait également d’expliquer la formation des fossiles, le phénomène des fossiles polystratrifiés, le fait que des fossiles marins soient souvent découverts au sommet de montagnes, ainsi que l’existence des gigantesques cimetières de fossiles qui ont été trouvés en divers lieux de la planète. Plusieurs sites en Amérique du Nord ont été examinés attentivement. À Agate Springs, dans le Nebraska, près de 9000 animaux fossilisés ont été découverts enfouis dans des formations alluvionnaires, c’est-à-dire dans des dépôts sédimentaires charriés par les eaux. Des restes de rhinocéros, de chameaux, d’ours sauvages, d’oiseaux, de plantes, d’arbres, de crustacés et de poissons sont entremêlés dans le plus grand désordre. De toute évidence, ce phénomène n’aurait pas pu se produire sur des milliers ni des millions d’années.

La cave aux ossements de Cumberland dans le Maryland contient les ossements mêlés de gloutons, d’ours, de tapirs, de marmottes, de lapins, de coyotes, de castors, de rats musqués, de mastodontes, d’élans, de crocodiles, de pumas, etc. Ces fossiles ont été recouverts et préservés par le dépôt de graviers et de roches qui s’est formé à la suite d’un déluge.

À quelques kilomètres au nord des falaises de Como, dans le Wyoming, on a découvert un cimetière de dinosaures qui contenait 483 spécimens d’un poids total de 66 000 tonnes. Le cimetière de Cleveland Lloyd dans l’Utah renfermait plus de 12 000 ossements provenant de 70 différents types d’animaux et de 10 espèces distinctes de dinosaures. Au Monument national des dinosaures situé près de Vernal, dans l’Utah, on a pu extraire 20 squelettes complets ainsi que les ossements ayant appartenu à 300 dinosaures différents. Il existe des cimetières similaires dans le désert de Gobi en Mongolie, en Afrique, dans les contreforts de l’Himalaya, en Amérique du Sud, en Europe, bref un peu partout dans le monde.

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ÉVOLUTION – SCIENCE OU FICTION ?

 Chapitre 6

 Macroévolution ou microévolution ?

L’évolution biologique existe-t-elle ? La réponse est oui, aussi surprenant que cela puisse paraître ! Cependant, le type d’évolution qui a pu être constaté n’a rien à voir avec l’évolution qu’on enseigne aujourd’hui comme un fait établi.

Il faut savoir qu’il y a deux types d’évolution : la microévolution et la macroévolution. On constate que la microévolution survient au sein même des espèces, soit lorsque de petites adaptations ont lieu par rapport à l’environnement, soit par le biais de la reproduction sélective. La notion de macroévolution, selon laquelle une espèce peut évoluer en une autre espèce, est le processus qu’on désigne généralement sous le nom de théorie de l’évolution. Or on n’a encore jamais observé d’exemple concret de ce second type d’évolution.

On peut constater la microévolution dans le fait qu’il existe de nombreuses races de chiens. L’éventail des races canines est très large : cela va du minuscule chihuahua à l’énorme Saint Bernard, en passant par toutes les tailles et formes imaginables. En tout cas, une chose est certaine : ce sont tous des chiens. Il n’y a jamais eu un seul cas de chien qui ait évolué pour donner naissance à un chat, à un cheval ou à quelque autre espèce que ce soit. Cela tient au contenu unique des informations transmises par l’ADN du chien.

La science fait régulièrement de nouvelles découvertes sur l’ADN et les codes d’informations contenus dans les génomes des espèces. S’il n’existe pas de mécanisme biologique permettant d’ajouter des informations à l’ADN, par contre on sait que des informations peuvent se perdre. Pour qu’il puisse y avoir macroévolution, c’est-à-dire pour qu’une espèce se transforme en une autre espèce, il faudrait que des informations soient ajoutées, ce qui, nous le répétons, est impossible à réaliser par des processus biologiques connus. Par contre, on sait que des informations se perdent au cours du processus de microévolution. Lorsqu’un animal s’adapte à son environnement, l’information lui permettant de s’adapter était déjà présente, dès le départ, dans son ADN. Mais au cours du processus d’adaptation, l’ADN va perdre une partie de l’information, et il sera alors incapable de retourner à son état originel.

La microévolution existe, mais c’est un processus qui est diamétralement opposé à celui proposé par la théorie de l’évolution.

On peut l’observer chez les chiens. Tous les chiens vivant actuellement descendent du même couple ancestral qui a quitté l’Arche de Noé, il y a de cela 4300 ans. Ces ancêtres contenaient les codes d’information qui allaient donner naissance aux très nombreuses races existant aujourd’hui. Pourtant, si vous preniez des chiens de n’importe quelle race, des caniches, des bassets, ou des bergers allemands, et que vous leur appliquiez des critères de reproduction sélective, vous ne parviendriez pas à retourner à la race d’origine des deux ancêtres. Il faut savoir qu’au fur et à mesure que les chiens se sont reproduits pour donner naissance à de nouvelles races, ils ont perdu des informations sans lesquelles il leur est impossible d’inverser le processus. Le réservoir d’informations originel, de plus grande complexité, s’est trouvé simplifié du fait qu’une partie de ces informations ont été éliminées au fur et à mesure du processus de microévolution.

Les évolutionnistes prétendent que la microévolution (autrement dit les adaptations au sein de chaque espèce) constitue la preuve de la macroévolution, mais c’est absolument faux. En réalité, le processus de microévolution fonctionne à l’inverse du mécanisme présenté par les évolutionnistes comme étant le moteur de la macroévolution.

Une miniaturisation absolument éblouissante [1]

Par le Professeur Werner Gitt [2]

Les cellules du corps humain peuvent produire au moins 100 000 types de protéines différentes, ayant toutes une fonction unique. L’information requise pour fabriquer chacune de ces molécules complexes est contenue dans la fameuse molécule d’ADN.

Nous croyons accomplir des prodiges de technologie en parvenant à stocker des informations d’une très haute densité sur des disques durs d’ordinateur, des puces électroniques et des cédéroms. Pourtant, tous ces dispositifs stockent l’information sur une surface plane, alors que l’ADN la conserve en trois dimensions. C’est de loin le mécanisme de stockage d’informations le plus dense de l’univers.

Voyons un peu quelle quantité d’informations pourrait contenir une tête d’épingle d’ADN. Si l’on consignait toutes ces informations dans des livres, la pile de livres serait 500 fois plus haute que la distance de la terre à la lune ! La conception d’un système de stockage d’information aussi fabuleux ne peut être que l’œuvre d’un Créateur d’une intelligence infiniment supérieure.

Sans parler de l’information proprement dite qui est stockée dans l’ADN et transmise d’une génération à l’autre d’organismes vivants. Aucune loi scientifique ne peut étayer la thèse selon laquelle la vie, avec toutes les informations qu’elle contient, aurait pu surgir d’éléments chimiques inanimés. Au contraire, toutes les lois scientifiques et, en particulier, celles des disciplines que je connais bien [l’informatique, les mathématiques et l’ingénierie de contrôle] nous disent que l’existence d’un code (comme ceux qui sont présents dans tous les organismes vivants) nous ramène invariablement à un codificateur intelligent. Lorsqu’on considère la question à la lumière de l’ADN, le récit de la Création décrit dans la Genèse est tout à fait logique et d’une grande cohérence avec les preuves fournies par la science.

Improbables probabilités [3]

Don Batten [4]

Les évolutionnistes ne manquent pas de reconnaître qu’au vu des calculs de probabilités, l’argument selon lequel la vie n’aurait pas pu surgir par des processus naturels, mais qu’elle a dû être créée, est un argument de taille. En admettant l’hypothèse que tous les ingrédients aient été présents au départ, la probabilité de la formation d’une simple cellule fonctionnelle due au hasard est estimée [5] comme étant inférieure à 1 sur 1057800. Cela représente une chance sur un nombre qui comporte 57 800 zéros. Il faudrait remplir 11 pages de caractères d’imprimerie pour imprimer ce chiffre. Pour vous donner un ordre de grandeur, on estime à environ 1080 un 1 suivi de 80 zéros le nombre d’électrons dans tout l’univers. Même si chaque électron de notre univers représentait un autre univers de la même taille que le nôtre, cela ne ferait toujours que 10160 électrons.

Ces chiffres défient l’entendement. Fred Hoyle, le célèbre mathématicien et astronome britannique, s’est servi d’analogies pour traduire l’immense complexité du problème. Par exemple, Hoyle estime que la probabilité de la formation d’une seule protéine indispensable à la vie est comparable à la probabilité suivante : imaginons que le système solaire soit peuplé d’aveugles qui joueraient tous avec un Rubik’s cube et qui parviendraient tous à le remettre en ordre simultanément. [6] Et encore ne s’agit-il là que de la probabilité d’obtenir une seule des 400 protéines qui entrent dans la composition d’une cellule élémentaire hypothétique proposée par les évolutionnistes ! (Les vraies bactéries « simples » en existence comportent environ 2000 protéines et sont immensément complexes). Comme le fait justement remarquer Hoyle, il faudrait également disposer du programme de la cellule qui est encodé dans l’ADN. Autant dire que la vie ne peut être le produit de processus naturels, ni le fruit du hasard.

Les créationnistes ne se contentent pas d’affirmer que la vie est un phénomène complexe, ils font valoir qu’elle est agencée d’une manière qui défie toute explication naturelle. L’agencement des protéines et de l’ADN des organismes vivants est indépendant des propriétés des éléments chimiques qui les composent — contrairement à un cristal de glace, dont la structure résulte des propriétés de la molécule d’eau. L’agencement des organismes vivants est comparable à celui d’un livre imprimé où l’information n’est pas contenue dans l’encre, ni même dans les lettres, mais dans l’agencement complexe des lettres formant des mots, des mots formant des phrases, des phrases formant des paragraphes, des paragraphes formant des chapitres et des chapitres qui composent le livre. Ces composants du langage écrit sont comparables aux acides nucléiques, aux codons, aux gènes, aux opérons, aux chromosomes et aux génomes qui constituent le programme génétique des cellules vivantes. La structure des organismes vivants est incontestablement la marque d’une création intelligente.

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[1] Extraits d’un article original publié dans Création Ex Nihilo 20(1):6, édition de Décembre 1997-Février 1998.

[2] Le Docteur Werner Gitt est un spécialiste de l’information. Il est directeur de l’Institut fédéral allemand de physique et de technologie (Physikalisch-Technische Bundesanstalt, Braunschweig) où il enseigne et tient la fonction de doyen de la faculté des Technologies de l’Information. Le Docteur Gitt est l’auteur de nombreux articles scientifiques dans les domaines de l’informatique, des mathématiques, et de l’ingénierie en contrôle. Il est par ailleurs l’auteur de plusieurs ouvrages créationnistes.

[3] Extraits de Création Ex Nihilo 17(2):14-15, édition de Mars-Mai 1995.

[4] Le Docteur Donald James Batten est un agronome australien créationniste. Il a obtenu un doctorat en sciences de la faculté d’agronomie et d’horticulture de l’université de Sydney. Comme spécialiste de la physiologie des plantes, il a travaillé au laboratoire d’état du New South Wales pendant 18 ans avant de devenir consultant en horticulture dans le privé tout en poursuivant ses travaux à la Creation Science Foundation de Brisbane, en Australie.

[5] D.A. Bradbury, ‘En réponse à Landau et Landau’ Création/Évolution 13(2):48-49, 1993.

[6] F. Hoyle, ‘Le big bang en astronomie’ New Scientist, 92(1280):527, 1981.

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