Du sang à la grâce

Il y a une chose que nous devons garder à l’esprit en période de changement : ce n’est pas parce que le Seigneur change quelque chose maintenant, que la façon dont Il nous avait demandé de faire les choses dans le passé était mauvaise.

Il est Dieu, et Il peut changer les instructions qu’Il nous donne, ou ce qu’Il attend de nous, en fonction de ce qu’Il sait être nécessaire à un moment donné. Bien sûr, ce n’est pas un concept nouveau. Le Seigneur a fait cela à plusieurs reprises au cours des siècles avec ses enfants.

Quand le Seigneur a donné la loi de Moïse, c’était sa loi pour son peuple pendant plus de mille ans. Les gens pouvaient mourir pour avoir commis de petites infractions à la loi.

Israël était jugé et conquis, ou prospérait, en fonction de son obéissance à la loi. De nombreuses cérémonies et rituels étaient obligatoires—et à l’époque, ils n’avaient rien de symboliques. Le degré d’adhésion des gens à ces règles et rituels très stricts permettait au Seigneur d’évaluer leur obéissance, et ils étaient bénis ou maudits en conséquence.

Quand Jésus est venu, Il a accompli la loi, et son sacrifice sur la croix a rendu obsolètes beaucoup de ces règles et de ces sacrifices rituels que les Juifs avaient observés et auxquels ils s’étaient conformés pendant tant d’années.

Une grande partie des règles et des traditions de la loi de Moïse n’étaient plus nécessaires. Désormais tout ce que les gens devaient faire c’était de croire en Lui, de Le recevoir comme le Fils de Dieu, et d’accepter de vivre conformément à sa Loi d’Amour, laquelle résumait toute la Loi antérieure et les prophètes.1

Il était le chemin du salut, par la grâce au moyen de la foi.

Un autre exemple était le sacrifice du sang. C’était le moyen pour les Juifs de demander pardon et d’être absous de leurs péchés. 2

Ils devaient sacrifier un agneau—et il y avait beaucoup de règles concernant le type d’agneau qu’il fallait sacrifier, son âge, le fait que cela devait le meilleur de leur troupeau, sans défaut, etc.—et grâce à ce sacrifice, ils étaient purifiés et pardonnés.

Quand Jésus est mort pour nous, il était l’Agneau de Dieu qui a été sacrifié pour le pardon des péchés de toute l’humanité. Il a versé son sang pour nous une fois pour toutes, et depuis ce jour, plus aucun autre sacrifice de sang n’est nécessaire. 3

Un autre exemple est celui de l’église primitive qui considérait les païens comme des personnes impures, parce que c’était ce que Dieu leur avait dit dans l’Ancien Testament.

Au début, les apôtres n’essayaient même pas leur parler de Jésus. Il aura fallu une révélation directe de Dieu pour que Pierre change d’avis à ce sujet, et Paul a dû constamment marteler ce point. Et même après ça, beaucoup de chrétiens juifs étaient encore réticents à changer.

Beaucoup d’entre eux pensaient que les païens devaient d’abord être circoncis et obéir aux ordonnances juives avant de pouvoir devenir des chrétiens.

Paul consacra une grande partie de ses écrits à soutenir que pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ, ce qui importe, ce n’est pas d’être circoncis ou incirconcis, c’est d’avoir la foi, une foi qui se traduit par des actes inspirés par l’amour. 4

Le Seigneur n’a aucune intention de préserver le passé ou la façon dont Il nous a montré de faire les choses avant, si ce n’est plus sa volonté aujourd’hui.

Ce qui l’intéresse c’est de nous garder vivants, utiles et pertinents pour aujourd’hui, et donc Il continue de nous aider à nous adapter, à changer de cap, et même à faire marche arrière si besoin est, pour que puissions faire ce qu’Il attend de nous.

Le Seigneur a dit  dans une prophétie :

Le passé est passé. Si vous vous accrochez à la façon dont on procédait avant ou aux vestiges du passé, vous raterez le coche aujourd’hui !—sans parler de l’avenir. Ce qui compte c’est aujourd’hui et demain, pas hier ou l’année dernière. Quand Je dis les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles, vous devez croire que J’ai le pouvoir et l’autorité de faire ce que J’ai dit.

Quand Je vivais parmi vous il y a deux mille ans, mes proclamations de changement étaient une nouvelle extraordinaire pour les gens de l’époque. Quand je leur ai dit que J’avais le pouvoir de pardonner les péchés, c’était un changement fondamental par rapport à ce qu’on leur avait enseigné—ils ne croyaient pas que ce fût possible—et c’est pour cette raison que beaucoup de choses que Je faisais leur paraissaient mauvaises.

C’était un sacré changement pour les gens de mon époque d’accepter que Je pouvais pardonner les péchés, alors qu’auparavant, seuls les sacrifices de sang pouvaient expier les péchés, mais ceux qui acceptèrent mon nouvel enseignement découvrirent que cela les amenait à une plus grande intimité avec Moi, sans parler de la paix et de la sécurité de mon amour et du pardon.

Bien que mes voies dépassent votre entendement, Je fais tout à merveille. Beaucoup de choses peuvent changer, mais mon amour et mon immense désir que tous puissent Me connaître n’ont jamais changé et ne changeront jamais. C’est ce pour quoi Je continue à travailler, et c’est pour cela que Je vous demande souvent de faire des changements—pour mieux accomplir Mon dessein.

***

1 Matthieu 22.37–40

2 Lévitique17.11

3 Hébreux10.10

4 Galates 5.6

***

(Gravure de l’époque « Naufrage du Ville du Havre », 21 novembre 1873)

MON ÂME EN TOI SE REPOSE

─ Ariana Keating

Un jour ou l’autre,  il nous arrive à tous d’être accablés par la perte d’un être cher, une profonde déception, ou un événement devant lequel nous demeurons totalement impuissant.

Quand une catastrophe survient, il semble que la nature humaine soit portée à réagir négativement. Nous regardons le nuage qui jette sur nous son ombre sinistre, au lieu de voir les beaux reflets qui l’entourent de leur lumière argentée.

Je suis passée par là, et j’ai découvert que si je reste enfermée sur moi-même à ces moments-là, en me réfugiant dans l’introspection, oh ! Que la vie devient sombre !

Il est possible, toutefois, de rester positif, comme de nombreux hommes et femmes l’ont montré au cours de l’histoire.

L’un d’eux s’appelait Horatio Spafford, auteur du célèbre cantique Mon âme en Toi se repose. C’est l’un de mes cantiques préférés, en partie à cause de l’histoire qui lui a donné naissance.

Horatio Spafford (1828-1888) était un avocat très en vue de Chicago. Lui et sa femme Anna, qui avaient un fils et quatre filles, s’étaient liés d’amitié avec le célèbre évangéliste Dwight L.Moody et son directeur de chant et compositeur Ira Sankey.

Peu de temps avant le grand incendie de Chicago en 1871, le fils des Spafford mourut et toute la famille en fut profondément affligée. Après que le feu eût ravagé la ville, Spafford se retrouva financièrement ruiné. Il avait beaucoup investi dans l’immobilier au centre-ville, et tous ses biens étaient partis en fumée.

Deux ans plus tard, il décida d’emmener sa famille en Angleterre. Ce serait pour eux l’occasion de prendre des vacances, et de seconder Moody et Sankey qui s’apprêtaient à faire une campagne pour le renouveau de la foi.

Spafford réserva des billets pour lui-même et sa famille sur le vapeur Le Ville du Havre, mais à la dernière minute, fut retenu par ses affaires. Il laissa donc partir Anna et leurs quatre filles, et promit de les rejoindre bientôt.

Or, au milieu de l’Atlantique, le Ville du Havre fut percuté par un voilier britannique et coula en l’espace de douze minutes.

Anna, qui avait pu s’accrocher à des débris du navire, fut secourue, mais leur filles, Tanetta, Maggie, Annie et Bessie furent au nombre des 226 victimes qui perdirent la vie ce jour-là.

En arrivant à Wales, elle envoya à son mari un message télégraphié, qui commençait par ces mots : Sauvée seule.

Spafford décida de prendre le prochain bateau pour l’Angleterre.

Au moment où le navire atteignait l’endroit où ses filles avaient trouvé la mort, les paroles d’un chant commencèrent à lui venir à l’esprit.

Il quitta le pont et se réfugia dans sa cabine, où, dans les larmes, il écrivit les paroles d’un cantique qui, depuis, n’a cessé d’être un baume de réconfort pour d’innombrables cœurs désespérés.

Chaque fois que je l’entends, il me rappelle l’exemple de foi et de confiance que cet homme a donné en face d’une perte inexprimable. Et je ne peux m’empêcher d’avoir honte de moi-même pour toutes les fois où je me suis lamentée sur mes malheurs, qui n’étaient rien en comparaison du sien.

Alors, avec lui je proclame :

 

Quand la paix, telle une rivière, inonde mon cœur,

Ou quand les chagrins mugissent comme les flots de la mer,

Quoi qu’il m’advienne, Tu m’as appris à dire :

Tout va bien, mon âme en Toi se repose.

(Refrain 🙂

Tout va bien, mon âme en Toi se repose,

Tout va bien, mon âme en Toi se repose.

Quand Satan me frapperait,

Quand les épreuves mugiraient,

Que soient miennes cette assurance et cette foi :

Christ a regardé ma faiblesse,

Il a fait couler Son sang pour moi.

Mon péché, oh quelle heureuse pensée !

Mon péché, mon péché tout entier

A été cloué sur la croix,

Je n’en porte plus le poids.

Loue le Seigneur, ô mon âme, loue le Seigneur.

Alors pour moi, que le Christ soit ma vie !

Que le Christ soit ma vie !

Si au-dessus de moi grondent les eaux du Jourdain,

Je n’en serai point alarmé.

Car, dans la mort comme dans la vie,

Tu souffleras à mon âme des paroles de paix.

Et Seigneur, hâte-toi de faire venir le jour

Où ma foi verra comme en plein jour,

Où les nuages disparaîtront comme un rouleau qui s’enroule,

Où la trompette retentira et que Tu reviendras.

Alors, tout va bien, mon âme en Toi se repose

*** 

La Terre n’a point de chagrin que le Ciel ne saurait guérir.

Thomas Moore

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