Dieu note-t-il nos prières ?

Les mots sont-ils importants ?

— L’un des principes fondamentaux de la prière.

Si vous avez déjà remarqué comment les enfants de la maternelle réagissent à la vue de leur papa lorsqu’il vient les chercher à la fin de l’école, alors vous connaissez l’un des principes fondamentaux de la prière.

Ce que vous voyez dans le cœur et l’esprit d’un enfant quand celui-ci voit son père est exactement ce que Dieu aimerait voir dans votre cœur et votre esprit lorsque vous priez.

Lorsque les petits enfants voient leur père en sortant de l’école, ils manifestent beaucoup d’émotions et lui demandent un tas de choses : Papa !, Youpi !, On va jouer à la balançoire, tu me pousses !

Tout n’est que demandes, questions, rires, embrassades… Vous n’entendrez pas : Cher père, il est très aimable à vous d’être venu me chercher. Sachez que je vous en suis très reconnaissant. Vous n’entendrez jamais de formalités ni de paroles pompeuses, dites sur un ton théâtral. Vous ne verrez et n’entendrez que des enfants heureux de voir leur papa.

Comment leur réaction à la vue de leur père se compare-t-elle à notre réaction lorsque nous parlons au Seigneur ?

Dieu nous invite à l’appeler Papa.

Dans la plus célèbre prière de l’histoire, le Notre Père, Jésus nous a appris à commencer nos prières en disant Notre Père qui est aux cieux.

Une traduction plus précise serait notre Abba, un mot araméen utilisé par Jésus et Paul pour s’adresser à Dieu dans une relation d’intimité.

Abba est un mot tendre, intime et affectueux qui signifie littéralement Papa.

Jésus nous invite à venir à Dieu comme un enfant va vers son papa.

Il nous dit :

Vraiment, Je vous l’assure : si vous ne changez pas et ne devenez pas comme de petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux.

Quand vous priez, n’imitez pas ces hypocrites qui aiment à faire leurs prières debout dans les synagogues et à l’angle des rues : ils tiennent à être remarqués par tout le monde. Vraiment, Je vous l’assure : leur récompense, ils l’ont d’ores et déjà reçue. (Matthieu 6:5)

Les chefs religieux aiment souvent faire tout un cinéma lorsqu’ils prient… Ce spectacle donnait la nausée à Jésus.

Mais toi, quand tu veux prier, va dans ta pièce la plus retirée, verrouille ta porte et adresse ta prière à ton Père qui est là dans le lieu secret. Et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. Dans vos prières, ne rabâchez pas des tas de paroles, à la manière des païens ; ils s’imaginent qu’à force de paroles Dieu les entendra. Ne les imitez pas, car votre Père sait ce qu’il vous faut, avant que vous le Lui demandiez.  (Matthieu 6:6-7)

Dieu aime nous parler en privé, Il n’aime pas tout ce qui est pompeux et sophistiqué, Il est très accueillant.

Pas besoin de bâtiment religieux, de chapelle ou de cathédrale. Si vous souhaitez vous rendre au Vatican, à Jérusalem ou à la Mecque pour prier, allez-y, mais les prières faites à la maison ont autant de poids que les prières faites à Rome, si ce n’est plus.

Parce que Celui qui les entend, c’est votre Père, votre Papa. Vous n’avez donc pas besoin de L’amadouer en vous trouvant dans un endroit précis, ou en étant très éloquent.

Quand vous priez, ne soyez pas comme ces gens qui ne connaissent pas Dieu et qui répètent des choses qui ne veulent rien dire et utilisent beaucoup de mots…. Car votre Père sait ce qu’il vous faut, avant que vous le Lui demandiez.  

En fait, Jésus minimise l’importance des mots. C’est tout le contraire des religions. Toutes les religions mettent l’accent sur les mots qu’il faut prononcer et/ou l’abondance de mots. Jésus, en revanche, met l’accent sur Celui qui entend la prière et sur le cœur qui offre la prière.

Les prières hindoues et bouddhistes dépendent de la répétition correcte de mantras, de sons, de mots et de syllabes, comme si le pouvoir de la prière se trouvait dans les sons prononcés.

Les prières musulmanes sont très impressionnantes et doivent être correctement récitées à chacun des 5 moments prévus dans la journée.

Même certaines branches de la foi chrétienne mettent en avant certains langages ou chants de prière, ou encore une terminologie sacrée.

Contrairement à cette insistance sur les formules appropriées et les redites, Jésus nous dit : Ne soyez pas comme les gens qui utilisent beaucoup de mots.

Voyez-vous, avec Dieu, ce n’est pas l’éloquence, la quantité de mots ou leur répétition qui importe, mais la sincérité…

Tout comme les enfants n’ont pas besoin d’utiliser beaucoup de mots pour toucher le cœur de leurs parents.

Parfois, un seul mot suffit.

Parfois, la vie est si dure, la journée si longue, la pression si forte, que tout ce que vous pouvez dire, c’est Oh mon Père ! Et c’est suffisant !

Votre prière n’est pas notée en fonction de son style, Dieu ne rejette pas votre demande parce qu’elle a été mal formulée.

Le cœur sincère qui s’adresse à un Père céleste ne peut pas mal prier.

Essayez donc ceci : lorsque vous priez, trouvez un coin tranquille, prenez la posture qui vous convient le mieux et appuyez sur le bouton pause dans votre vie ; et venez à Dieu comme un enfant.

Je serai pour vous un Père, et vous serez pour Moi des fils et des filles, dit le Seigneur, le Tout-Puissant. (2 Corinthiens 6:18)

Quand avez-vous parlé à votre Père céleste pour la dernière fois ?

***

On raconte l’histoire d’un certain ministre du culte qui avait noté, non sans inquiétude, qu’un vieil homme pauvrement vêtu entrait dans son église, chaque jour à l’heure de midi, pour en ressortir quelques minutes plus tard. Que pouvait-il bien y faire ? Il en informa le bedeau, et le pria de le questionner. Après tout, l’église contenait des objets précieux.

  • Je vais prier, répondit le vieil homme.

  • Allons donc, répartit l’autre, vous n’y restez jamais assez longtemps pour prier.

— C’est que…, continua l’homme, je ne sais pas prier de longues prières. Mais tous les jours, à midi, je passe ici et j’Lui dis : Jésus, c’est moi, Jim. Puis j’attends une minute, et je ressors. C’est p’t-être une p’tite prière, mais j’crois qu’Il m’entend.

         Quelques temps plus tard, Jim eut un accident et fut emmené à l’hôpital. Or à l’hôpital, il eut une merveilleuse influence sur tout le service. Les malades grincheux retrouvèrent leur bonne humeur, et il n’était pas rare d’entendre fuser les rires.

— Jim, lui fit remarquer un jour une infirmière, on dit que c’est vous qui avez changé l’ambiance dans le service, et que vous êtes toujours heureux.

— Pour sûr que j’ le suis ! Répartit Jim. J’peux pas faire autrement. C’est à cause de mon visiteur. Chaque jour, c’est lui qui me rend heureux.

— Comment ça, votre visiteur ? fit l’infirmière, perplexe.

         Elle avait remarqué que le fauteuil de Jim demeurait vide aux heures de visite, car il était seul dans la vie, sans famille.

— Votre visiteur ? Mais quand vient-il ? S’enquit-elle donc.

— Tous les jours, répliqua-t-il, les yeux brillants. Oui, Il vient tous les jours à midi, et se tient au pied de mon lit. Je le vois me sourire, et Il me dit : Jim, c’est moi, Jésus.

***

Quand on y pense, pour quelqu’un qui vivait il y a seulement quelques générations, nos moyens modernes de communications seraient totalement inconcevables. Le plus naturellement du monde, nous prenons le téléphone pour échanger avec un interlocuteur situé à des milliers de kilomètres, ou nous envoyons un E-mail à un collègue qui se trouve à l’autre bout du monde, avec l’assurance qu’il va le recevoir en quelques minutes.

         Etablir une connexion avec Jésus par le moyen de la prière est tout aussi simple, tout aussi réel, tout aussi pratique, que de prendre le téléphone pour appeler son meilleur ami — sans les inconvénients d’un signal occupé, d’un répondeur, ou d’un tarif longue distance ! Pourtant, ce concept, pour ceux qui ne l’ont jamais exploité, est probablement aussi difficile à imaginer que le téléphone et l’Internet l’auraient été pour nos ancêtres.

Keith Phillips

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Le pouvoir des pensées !

La Bible parle beaucoup de l’importance de nos pensées, ce qui constitue un sujet d’études très intéressant. Par exemple, elle nous dit que les pensées du Seigneur en notre faveur sont innombrables, et nous recommande de haïr les pensées vaines et d’aimer Sa loi (cf. Psaume 40:15 ; 119:113)

         L’un des meilleurs moyens de faire bon usage de nos pensées, c’est de les convertir en prières. Prenez tout ce que vous faites au cours d’une journée, toutes les choses auxquelles vous pensez, tout ce qui vous traverse l’esprit. Puis arrêtez-vous un instant. Examinez ces pensées, analysez-les, soupesez-les, faites-en le compte : que produisent-elles réellement ? Où vont-elles? Exploitez-vous vos pensées comme une force bienfaisante dans la vie des autres?

         Si vous souhaitez accomplir davantage par le moyen de la prière, considérez vos pensées. Les pensées existent comme telles. Leurs effets peuvent être bénéfiques ou néfastes, suivant le cas. Ainsi, vos pensées se portent-elles au secours d’une âme en détresse ? Ou au contraire, se détournent-elles de celui qui appelle au secours ? Où courent-elles ? Se mettent-elles en mouvement pour répondre à un appel ? Par le moyen de la prière, êtes-vous branché sur la force de pensée du Ciel ? Faites-vous l’effort de canaliser vos pensées de manière à ce qu’elles soient bénéfiques, qu’elles aient une influence véritablement positive ?

         Dieu nous a tous munis de ce don merveilleux : Il entend que nous nous en servions et que nous apprenions à convertir nos pensées en prières efficaces — c’est-à-dire qu’au lieu de nous contenter de penser à quelqu’un ou à une situation, nous nous mettions à prier pour eux. Les pensées qui deviennent des prières se matérialiseront en bienfaits, en intervention et en protection divines, en force, en puissance et en guérison, pour les personnes que nous aimons.

         Les pensées converties en prières peuvent accomplir des prodiges, reculer les limites de l’impossible et changer le cours de l’histoire! À l’inverse, les pensées inexploitées ont peu de valeur : elles sombrent dans l’oubli et s’évanouissent en poussière. Ne gaspillez pas le pouvoir de vos pensées en négligeant de les canaliser! En effet, les pensées livrées à elles-mêmes glissent dans un no-man’s land informe, elles disparaissent dans les fissures et les crevasses de l’autosatisfaction pour se fondre dans le néant.

         Chaque fois qu’une pensée vous vient à l’esprit, vous pouvez la transformer en prière — à tout moment, n’importe où, même lorsque vous êtes seul. Par exemple, vous êtes chez vous en train de faire la cuisine et vous vous mettez à penser à vos enfants qui sont à l’école : vous pouvez  prier pour qu’ils aient une bonne journée. Ou bien, vous êtes au travail et vous pensez à un projet difficile : vous pouvez convertir cette pensée en prière pour demander à Dieu qu’il vous donne la force nécessaire. Ou bien encore, disons que vous passez sur le lieu d’un accident en rentrant chez vous : eh bien, vous pouvez prier pour les blessés ainsi que pour votre protection et celle de votre famille.

         Tout au long de la journée, quelles que soient nos occupations, nous n’arrêtons pas de penser, mais c’est la façon dont nous filtrons et dirigeons ces pensées qui fait toute la différence. C’est ce que nous décidons de faire de nos pensées et la direction que nous leur imprimons qui compte. Lorsque, dans la prière, nous apprenons à diriger nos pensées et à les passer au tamis de la parole de Dieu, pour les envoyer là où elles peuvent véritablement avoir un effet, nous sommes à même de remplir cette mission de prière.

         Le pouvoir de transformer chaque pensée en prière est un privilège et un don inestimable : l’inestimable privilège d’avoir accès à la force de pensée du Ciel ! N’ayez pas peur de vous en servir, et elle vous servira bien. Elle vous facilitera la vie et opérera des miracles. Une pensée peut vous donner des ailes, ou vous entraîner vers le bas, l’un ou l’autre. Rendez vos pensées positivement productives en les convertissant en prières. Branchez-vous sur la force de pensée du Ciel !

***

Un matin, de bonne heure, j’entrepris de foncer

Dans les tâches du jour, la tête la première,

En effet, j’avais tant et tant de choses à faire

Que je ne pouvais prendre le temps de prier.

Tous les ennuis se mirent à me tomber dessus

Chaque tâche, labeur, se faisait fastidieux,

Et je me demandai : Où donc est parti Dieu ?

Tu n’as rien demandé, me fut-il répondu.

Je n’aspirais qu’à voir la joie et la beauté,

Mais le jour s’étirait, maussade et sans bonheur.

Pour quelle raison ? Demandai-je au Seigneur

Alors Il répondit : Tu n’M’as pas appelé !

Ce matin de bonne heure, je me suis réveillé,

J’ai marqué une pause avant que je m’affaire,

En effet, j’avais tant et tant de choses à faire

Qu’il fallait que je prenne le temps de prier.

***

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