Dieu dans tout cela ?

Dans un article du New York Times du 10 mars 2020, le journaliste italien Mattia Ferraresi a écrit :

À un niveau plus profond, la religion est la source ultime de sens. La revendication la plus profonde de toute religion est de donner du sens à l’ensemble de l’existence, y compris, et peut-être surtout, dans les circonstances marquées par la souffrance et les calamités. Prenez cette revendication au sérieux, et même la santé physique, lorsqu’on la détache d’une raison d’être supérieure,  perd de son intérêt.

(Patrick : C’est assez clair ; sans Dieu pour donner une raison à tout cela, sans un plan de salut pour sauver l’humanité, sans une régénération complète, du corps, du cœur et de l’esprit humain…Que nous reste-t-il pour sauver l’humanité et l’homme ?)

***

Le romancier russe Dostoïevski est dans le vrai quand il fait dire à son personnage Raskolnikov qu’il ne pouvait pas imaginer une grande âme qui n’ait souffert :

La souffrance et la douleur sont toujours le corollaire d’une conscience large et d’un cœur profond.

(Patrick : Tous ceux qui ont traversés la grande vallée des épreuves difficiles de la vie (ce que le psalmiste dans la Bible appelle « la vallée de l’ombre de la mort » dans le Psaume 23), vous diront tous la même chose : cela a profondément changé leur vie, leur perception des choses et des gens, de ressentir une plus grande compassion pour ceux qui souffrent !

***

S. Lewis a écrit :

Il est tellement difficile de croire que les douleurs de toute la création dans laquelle Dieu lui-même est descendu afin de les partager est une étape nécessaire dans notre processus de transformation de créatures limitées.

(Patrick : Regardez ce qu’une mère doit endurer et souffrir pour que son bébé vienne au monde ? Le fruit de ces souffrances est la venue au monde d’un magnifique bébé ! Toute la nature est l’exemple de ce principe de vie ; nous devons laisser mourir le vieil homme corruptible pour que le nouvel homme régénéré et incorruptible puisse vivre en nous !)

***

En Écosse, un philosophe des Lumières, David Hume, a pointé du doigt les problèmes qui se posent à des chrétiens. Se référant à un philosophe grec du 3e siècle av. J.-C., il a déclaré :

Les vieilles questions d’Épicure sont encore sans réponse. Dieu veut-il empêcher le mal sans en être capable ? Il est alors impuissant ! Le peut-il sans le vouloir ? Il est alors malveillant ! S’il le peut et le veut, d’où vient alors le mal ?

(Patrick : La réponse est toute simple : le mal est l’absence du bien ! Quand Dieu a créé le monde, il a donné ses règles et ses instructions à Adam et Eve à suivre. Tu peux profiter de toutes choses, mais n’essaie pas de vouloir d’accaparer du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ! – ils se sont accaparés du fruit de la connaissance, mais du mal aussi !)

***

Cette citation est souvent reprise, mais à quoi mène ce genre d’athéisme ? Quel point de vue offre-t-il face à la réalité de la souffrance ? Lisez plutôt la réaction dogmatique de Richard Dawkins :

La quantité totale de la souffrance par année dans le monde naturel dépasse les limites de l’imagination. Pendant la minute qu’il me faut pour composer cette phrase, des milliers d’animaux se font dévorer vivants, beaucoup d’autres doivent fuir pour survivre. Si jamais advient un temps d’abondance, ce fait conduira automatiquement à une augmentation de la population jusqu’à ce que soient restaurées la famine et la misère – l’état naturel… L’univers que nous observons possède précisément les propriétés que nous devrions en attendre s’il n’y a au fond aucun dessein ou modèle, aucun but, aucun mal ni aucun bien, rien si ce n’est une indifférence aveugle et impitoyable. L’ADN ne sait rien et ne s’en soucie pas. L’ADN n’est rien d’autre que de l’ADN. Et nous dansons sur sa musique.

(Patrick : Triste exposé ! Ce qu’il vient de citer, c’est une vie sans âme et sans esprit, une vie dénuée d’amour et de compassion, une vie stérile et infertile, une vie desséchée et inféconde, une vie qui n’en n’est pas une ! Une vie sans Dieu !)

***

Dostoïevski a écrit :

Si Dieu n’existe pas, […] tout est permis.

(Patrick : Adam et Eve étaient loin de réaliser où allez mener leur désobéissance. Le Diable s’est bien caché de leur dire ! S’ils avaient pu réaliser toutes les guerres, la souffrance humaine, les maladies et les épidémies, ce que les hommes allaient subir pendant des siècles, je pense à mon avis qu’ils auraient reconsidérés leur choix.

Qu’en était-il aujourd’hui ? Les hommes ont réussi à changer les temps et les saisons, reformuler et réécrire l’histoire, imposer une toute nouvelle façon de penser à l’humanité (appelé le politiquement correct) Ils ont réussi à jeter la religion et la morale à la corbeille, ainsi qu’à se débarrasser de toutes valeurs morales. Bref… Que nous reste-t-il après tous ces changements ?

***

Le philosophe Richard Taylor a écrit :

L’époque moderne, qui a plus ou moins rejeté l’idée d’un législateur divin, a néanmoins essayé de conserver les idées morales du bien et du mal. Mais elle n’a pas remarqué qu’en écartant Dieu, elle a également aboli la pertinence du bien et du mal moral. […] Les personnes sensées savent pourtant bien que de tels problèmes sont impossibles à résoudre sans l’apport de la religion (et de la Bible)

(Patrick : L’homme en se débarrassant de Dieu et de la Bible doit maintenant se débrouiller tout seul pour résoudre ses propres problèmes ; en se débarrassant de la religion et de la morale trouver des solutions pour obliger les hommes à se comporter d’une façon humaine et sociale les uns envers les autres.

Tous ces changements ont dramatiquement changé la conduire et le comportement humain à grande échelle : le bien est devenu le mal et le mal est devenu le bien ; le mensonge et la déception font partie de la vie courante et sont acceptés comme tels ; chacun a le droit d’avoir sa vérité et sa propre liberté)

***

Nietzsche a discerné mieux que quiconque les conséquences de l’abandon de la morale biblique qui caractérise notre civilisation occidentale. Il a prédit que la mort de Dieu conduirait à l’impératif darwinien d’exprimer la volonté de puissance : le fort doit éliminer et il éliminera le faible :

La défense de la Bible : Tu ne tueras point ! Est une naïveté […]. La vie elle-même ne reconnaît pas de solidarité, pas de droits égaux entre les parties saines et les parties dégénérées de son organisme : il faut éliminer ces dernières – autrement l’ensemble périt.

(Patrick : Pauvre Nietzsche, sa façon de penser l’a conduit au suicide et à la folie ! Et si on applique ce qu’il ce qu’il a dit, il devait sûrement faire partie des faibles et des parties dégénérées. Quant à dire que la vie et la nature sont cruelles, il n’a sûrement pas dû l’observer de près !)

***

Nietzsche haïssait Dieu et la religion chrétienne. Il avait un seul but dans ses écrits, détruire tout ce qui se reportait à Dieu, la Bible, et la foi ! Il a écrit :

Si l’on renonce à la foi chrétienne, on s’enlève du même coup le droit à la morale chrétienne. […] La morale chrétienne est un commandement ; son origine est transcendante ; […] elle n’a de vérité que si Dieu est la vérité, – elle existe et elle tombe avec la foi en Dieu.

(Patrick : Dans une cellule de prison quelqu’un a écrit : Dieu est mort – signé Nietzsche… Un autre prisonnier a récupéré la même cellule est a écrit en dessous : Nietzsche est mort – signé Dieu !)

***

Nietzsche a écrit aussi :

Pourquoi parler de moralité, alors que la vie, la nature et l’histoire sont amorales…

(Patrick : La moralité existe bien et elle est la pierre angulaire où repose la fondation de notre société pour que les hommes puissent vivre ensemble et en harmonie. Retirez cette pierre angulaire ; toute notre civilisation est en danger de s’écrouler… C’est exactement ce qui arrive aujourd’hui !)

***

John Mackie a écrit à ce sujet :

[L’éthique] constitue un ensemble de qualités et de relations si étrange qu’il est très peu probable qu’elles aient surgi dans le cours ordinaire des événements sans qu’un dieu tout-puissant ne les ait créées. Par conséquent, s’il existe des valeurs objectives, qui fournissent par elles-mêmes des normes, elles augmentent la probabilité de l’existence d’un dieu. Nous avons donc, après tout, un argument défendable de la moralité à l’existence d’un dieu.

(Patrick : Je pense ici, que nous pouvons tous faire un peu de math, certains sont très bons sur cette discipline. Les maths suivent une logique très rigoureuse (du moins les vrais maths) Les maths sont absolument parfaites quand il en vient à la synchronisation de l’univers et de tous ces corps célestes. Dite à un génie matheux qu’il suffit de jeter tous ces chiffres et tous ces calculs en l’air pour qu’ils atterrissent en ordre et en parfaite harmonie… Il vous traitera de fou et il aura raison !…)

***

L’auteur russe Alexandre Soljenitsyne a écrit :

Si seulement tout était aussi simple ! Si seulement il y avait quelque part des personnes malfaisantes qui commettent insidieusement des actes malfaisants, et s’il suffisait de les séparer du reste d’entre nous et de les détruire ! Mais la ligne de démarcation entre le bien et le mal traverse le cœur de chaque être humain. Et qui est prêt à détruire un morceau de son propre cœur ?

(Patrick : Seul Dieu a toutes les réponses que nous recherchons. C’est lui qui nous a conçu et créé, il connait parfaitement chaque cheveu sur notre tête, chaque cellule de notre corps, chaque nerf, même les parties les plus cachées de notre vie. Il est le grand spécialiste de la vie ; alors, remettons-lui tous les morceaux brisés de notre cœur et de notre esprit, car il est le seul à pouvoir recoller les morceaux ensembles !)

***

Ecoutons ce que ce cher C. S. Lewis dit :

L’Écriture et la tradition font peser de tout leur poids les joies du ciel face aux souffrances de la terre. Une solution au problème de la souffrance qui n’en tiendrait pas compte n’a rien de chrétien. De nos jours, nous parlons du ciel du bout des lèvres. Nous avons peur que l’on se moque de nous, qu’on nous dise que ce ne sont que des promesses en l’air. Eh bien, soit ces promesses se réaliseront effectivement au paradis, soit le paradis n’existe pas. Si le paradis est une chimère, alors le christianisme est faux, car cette doctrine en fait partie intégrante. Si le paradis existe, alors cette vérité, comme toute autre, doit être assumée.

(Patrick : Ici, c’est clair, et nous devons nous tenir pour l’un ou pour l’autre ! Ecoutons plutôt ce que la Bible a à dire sur ce sujet :

Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. Mais qu’il demande avec foi, sans douter ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre. Qu’un tel homme ne s’imagine pas qu’il recevra quelque chose du Seigneur : c’est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies. (Jacques, chapitre 1:5-8)

***

Un autre passage que j’aime de C.S.Lewis :

Nous pouvons réussir à ignorer le plaisir. Mais la douleur exige qu’on s’occupe d’elle, et elle insiste. Dieu nous chuchote dans nos plaisirs, il nous parle dans notre conscience, mais il crie dans nos douleurs : c’est son mégaphone pour réveiller un monde sourd.

***

Le grand prédicateur Charles Spurgeon :

Dieu est trop bon pour être méchant

Et il est trop sage pour se tromper.

Et quand nous ne comprenons

Pas ce que fait sa main,

Nous devons faire confiance

À son cœur.

***

 

 

Plus dans la section

Sois un ami

Related Post