Dieu a-t-il le contrôle absolu ?

Est-Il le plus grand criminel de l’Histoire ?

Lorsque la volonté de Dieu est qualifiée de mystérieuse, lorsqu’on affirme qu’Il est en contrôle et directement ou indirectement impliqué dans la souffrance humaine, cela conduit souvent à redéfinir la foi comme une résignation.

Selon ce courant de pensée, il doit y avoir un dessein divin dans le mal et la souffrance qui sont toujours présents dans le monde et nous devons apprendre à accepter les voies mystérieuses de Dieu. Ce fatalisme est ensuite reformulé sous forme de foi.

Une autre interprétation erronée de la souveraineté de Dieu enseigne que même si Dieu ne fait pas le mal Lui-même, Il permet à Satan de le faire et donne Son approbation.

Mais comment peut-on avoir une foi véritable si la volonté de Dieu est inconnue, si Sa nature est présentée à tort comme étant mauvaise et si Lui-même est considéré comme la source de la maladie, de la souffrance ou de la tragédie ?

Comment peut-on croire en la guérison divine si la guérison peut ne pas être Sa volonté ? Comment peut-on jamais savoir à quoi s’attendre de Sa part ? C’est impossible.

Et que dire de ce verset : Or, sans la foi, il est impossible de Lui être agréable. Car celui qui s’approche de Dieu doit croire qu’Il existe et qu’Il récompense ceux qui Le cherchent diligemment ? (Hébreux 11:6)

Dieu récompense-t-Il ceux qui Le cherchent ?

Pas aux yeux des fatalistes. Pour eux, Dieu est le marionnettiste qui contrôle le diable, le mal, la maladie, le trafic sexuel, la drogue, la violence conjugale, la maltraitance des enfants, les meurtres et bien d’autres choses encore.

En partant de l’idée que Dieu contrôle tout, on pourrait en déduire qu’Il est le plus grand criminel de l’histoire, et malgré cela, nous devrions avoir la foi qu’Il agit ainsi pour notre propre bien !

Ce concept de contrôle absolu de Dieu dans les affaires de l’humanité prétend honorer Dieu comme si le contrôle absolu sur toute chose à tout moment était une condition fondamentale pour que Dieu soit souverain.

Il peut également sembler réconfortant de penser que Dieu contrôle les événements lorsque quelque chose d’horrible se produit, grâce à l’idée que nous souffrons afin de réaliser un dessein plus grand à Ses yeux.

Malheureusement, c’est un faux réconfort car Dieu ne contrôle pas tout ce qui se passe ici sur la planète Terre.

Quand certaines personnes affirment que Dieu est souverain, elles veulent dire qu’Il est directement responsable de tout ce qui se passe dans notre monde. Mais il faut bien comprendre la différence entre le pouvoir et l’autorité.

Dieu est en effet tout puissant.

Cependant, Il a souverainement choisi de limiter Son pouvoir et Son ingérence en déléguant une partie de Son autorité à l’humanité, dans le jardin d’Éden.

Dieu a déclaré alors : Faisons l’homme à Notre image, selon Notre ressemblance ; qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur le bétail, sur toute la terre et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre (Genèse 1:26-28)

Malheureusement, peu après cela, Adam a péché et a ainsi abdiqué son autorité au profit de Satan qui est alors devenu le dieu de ce monde et a commencé à faire des ravages dans la vie des hommes.

La création a également été soumise à la corruption, la planète devenant instable avec des tremblements de terre, des inondations, des ouragans, des tornades, des incendies, des tsunamis, etc. qui sèment la mort et la destruction sur leur passage.

Nous savons que Dieu n’envoie pas ces choses et qu’au contraire, Il n’apporte que la vie et la paix. (Voir Malachie 2:5)

Les croyants qui affirment que Dieu est en contrôle de tout L’accusent par là-même de commettre toutes sortes d’atrocités qui sont jugées criminelles quand elles sont commises par un être humain. Cela n’a aucun sens.

Dieu n’est pas la seule force à l’œuvre dans notre monde aujourd’hui.

Satan est à l’œuvre et, en outre, nous avons plus de 7 milliards de personnes sur la planète qui ont toutes une volonté individuelle et font souvent des choses stupides.

Oui, Dieu est en effet souverain, Il est suprême dans l’univers. Cependant, en dépit de la théologie erronée qui prétend qu’Il est en contrôle absolu, il est clair qu’il y a d’autres forces à l’œuvre sur la terre aujourd’hui.

La bonne nouvelle c’est qu’Il a promis de tout faire concourir au bien de ceux qui L’aiment, c’est-à- dire de retourner les mauvaises situations et expériences de nos vies, de les transformer et d’en faire sortir du bien. (Romains 8:28)

***

La chenille qui ne voulait pas voler

─ Par CURTIS PETER VAN GORDER

Camille venait de sortir de son œuf. Une nouvelle petite chenille toute poilue était née dans un monde hostile. Mais Camille était futée, elle survivrait sûrement. Bien plus, elle serait prospère.

Il faut dire qu’elle était vorace, et elle ne tarda pas à grandir. De temps à autre, Camille s’arrêtait de mâchonner quelques instants, juste pour observer le monde alentour. Au-dessus du buisson qui constituait son univers, il y avait l’immensité de l’azur. Au-dessous, il n’y avait que le sol terreux. Il lui arrivait de se demander d’où elle venait, sans pouvoir répondre. Elle se disait qu’elle avait dû naître par hasard. Ou peut-être s’était-elle créée elle-même…

Parfois, elle croyait apercevoir des formes, des ombres qui voletaient dans l’air. Mais, pour elle, ces silhouettes étaient un pur produit de son imagination. En tout cas, elles n’appartenaient pas à son univers.

Et voilà qu’un jour, l’une de ces mystérieuses créatures vint se poser près d’elle. Sous le coup de la surprise, Camille s’arrêta de mâcher.

─ Qui es-tu, demanda-t-elle brusquement.

─ Tu ne reconnais plus tes semblables maintenant ? Je suis un papillon. Un jour, toi aussi tu vas devenir papillon. Un beau matin, tu quitteras ton petit buisson, tu prendras ton envol, et tu découvriras le vaste monde !

─ Moi, un papillon ? Ça m’étonnerait, protesta Camille. Je suis une chenille, un point c’est tout ! Maintenant, si tu veux bien m’excuser, il faut que je  …

─ Écoute un peu, reprit patiemment le papillon pour essayer de lui expliquer les choses. Voilà ce qui va se passer. D’abord, tu t’enrouleras dans un cocon. Ensuite, tu hiberneras pendant plusieurs semaines. Et puis, un beau jour, tu te réveilleras et tu sentiras des picotements tout le long de ton corps : ce sont les fluides qui s’écouleront dans tes ailes ─ celles qui auront poussé pendant ton sommeil. Tu agiteras les pieds et, à ta grande surprise, tu découvriras que tu n’as plus que six pattes, au lieu des dizaines que tu avais auparavant. Et en plus, elles seront beaucoup plus longues ! Alors là, tu vas commencer à te sentir très à l’étroit dans ton cocon : tu vas faire une attaque de claustrophobie, et tu vas te forcer un passage pour sortir. Une fois sortie, tu t’examineras quelques instants, tu battras un peu des ailes et hop ! Te voilà dans les airs !

─ C’est absurde ! Rétorqua Camille. Tu me prends pour une débile ? Tu vois bien que je suis une chenille !

Le papillon essaya bien de la persuader, mais en vain. De guerre lasse, il finit par se résigner :

─ Comme tu voudras, dit-il tristement en prenant son envol.

Dans les jours qui suivirent, chaque fois que Camille venait à penser au papillon, elle prenait un petit air satisfait et disait d’un ton plein d’assurance :

─ Complètement absurde, son histoire !

Et puis un jour, Camille crut entendre une voix chuchoter :

─ Fabrique-toi un cocon.

La voix semblait venir de l’intérieur, mais ce n’était pas la sienne. C’est complètement dingue ! se dit-elle. Et elle décida d’ignorer la voix.

Hélas, c’est ainsi que se termine notre histoire : l’hiver venu, les feuilles que Camille aimait tant se flétrirent, tombèrent sur le sol et moururent. Et, peu de temps après, le même sort fut réservé à la pauvre Camille.

Cela vous donne-t-il à réfléchir ? Certaines personnes, comme Camille, sont tellement sures que leur perception étriquée de la vie est la bonne, qu’elles passent à côté de la merveilleuse réalité des choses.

***

Au Ciel, nous aurons pour corps un nouveau modèle, mais de la même marque. Notre ancien corps usé, décrépit, retournera à la poussière. Nous l’échangerons contre un tout nouveau modèle céleste !

Ô âme, console-toi : si ce divin architecte, qui a entrepris de te réparer, laisse tomber pièce à pièce ce vieux bâtiment de ton corps, c’est qu’Il veut te le rendre en meilleur état, c’est qu’Il veut le rebâtir dans un meilleur ordre. (Bossuet)

***

Et la folie, demanda le premier, qu’est-ce que c’est ?

La folie, c’est tenter de franchir la mer

Sur une coquille de noix, pour rejoindre l’aimé.

L’amour, qu’est-ce que l’amour, demanda le second ?

L’amour, c’est oublier qu’il y a la mer

Oublier la fragilité de l’esquif

C’est croire qu’on rejoindra l’aimé.

Croire, qu’est-ce que la foi, demanda le troisième ?

La foi, c’est réussir cela :

-Partir par folie,

-Persévérer par amour,

Arriver parce qu’on a cru.

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