Chapitre 02 – Quand devrait-on s’arrêter de prier ?

 Les promesses de Dieu sont des ruisseaux qui ne tarissent Jamais
Cela peut paraître étrange de dire qu’il arrive un moment où c’est mal de prier. D’une certaine manière, c’est vrai. Mais d’un autre côté, c’est tout aussi vrai qu’il arrive un moment où il n’est pas nécessaire de continuer à réclamer au Seigneur les désirs de votre cœur.
Je voudrais d’abord citer Josué 7:10 :
L’Éternel répondit à Josué : – Lève–toi ! Pourquoi restes–tu prostré la face contre terre ?
Ce verset se passe d’explication. Josué avait imploré Dieu pour qu’Il accède à sa demande, mais en continuant notre lecture, nous voyons qu’il continue sa supplique bien après que Dieu a répondu et alors que la réponse est déjà en chemin. Le Seigneur lui demande donc pourquoi il s’attarde et lui indique très clairement qu’il est grand temps qu’il se lève et vaque à ses affaires ; en effet, il a été entendu et exaucé et, en ce qui concerne le Seigneur, il est tout à fait inutile de continuer à prier. Assurément, il arrive un moment où le fait de continuer à prier est le signe d’un manque de foi. Nul doute que certaines personnes en sont arrivées à perdre la foi, à force de répéter les mêmes prières. Examinons de près cette question et voyons si ce que nous avançons est spirituellement fondé.
Il y a quelques années, je me trouvais dans une petite ville de l’ouest des États-Unis, où j’avais pris la parole plusieurs soirs de suite dans un hall de conférence, et à la fin du meeting, plusieurs personnes m’avaient demandé un petit souvenir que nous distribuions gratuitement, et sur lequel figurait notre photo.
Le dernier soir, il ne m’en restait plus qu’un seul exemplaire, que je réservais pour l’imprimeur afin qu’il fasse une réimpression. Ce soir-là, alors que j’entrais dans le bâtiment où avait lieu la réunion, un jeune homme à l’air aimable, mais qui paraissait légèrement attardé mentalement, m’aborda et me demanda une photo avec une telle insistance que je lui promis celle que j’avais gardée ; j’y inscrivis son nom et son adresse, en lui assurant que je la lui donnerais dès que l’imprimeur n’en aurait plus besoin.
Plus tard, à la fin du service, ce même jeune homme revint me voir, et me dit avec insistance qu’il ne voulait pas que je quitte la ville sans lui avoir donné la photo promise. Je la sortis de mon sac pour lui montrer que j’y avais inscrit son nom et que, par conséquent, elle lui appartenait dores et déjà, mais que je la gardais seulement le temps de programmer la réimpression.
À la fin de la réunion, je l’entendis demander à un autre membre de notre groupe une copie de la photo souvenir, en disant que cela faisait deux soirs de suite qu’il venait sans obtenir satisfaction. Je sentais de l’irritation dans sa voix lorsqu’il expliqua que d’autres personnes avait reçu une photo et qu’apparemment, lui, on l’avait oublié.
L’impression allait se faire dans une autre ville où nous nous rendions pour la suite de notre campagne, j’avais donc encore la photo souvenir le soir suivant, qui était le dernier soir que nous passions dans cette ville où vivait le jeune homme.
À la fin du service, quelqu’un vint me voir pour me dire qu’il était désolé d’apprendre qu’un pauvre garçon, qui manquait de maturité mais qui était néanmoins un gentil garçon, avait été très déçu de ne pas recevoir un de ces petits souvenirs ; et qu’il serait ravi si je pouvais lui en donner un.
De toute évidence, le jeune homme s’était plaint auprès de cette personne. Je suis allée le trouver et je l’ai pris à part, pour lui assurer qu’il aurait son souvenir sans faute et que j’avais déjà noté son nom et son adresse; je lui ai redit que, bien qu’il ne puisse pas encore le rapporter chez lui, ce souvenir lui appartenait aussi sûrement que s’il l’avait déjà   en mains.
Je me alors tournée vers un groupe de personnes qui observaient la scène et j’en ai fait une leçon : je leur ai expliqué que c’était exactement la façon dont nous agissions envers le Seigneur : parfois, nous Lui demandons quelque chose qu’Il a déjà promis de nous donner et, si nous ne l’avons pas immédiatement, ou plutôt, si nous ne voyons pas que nous l’avons reçu, c’est-à-dire si nous ne le tenons pas tout de suite en mains, ou qu’aucun de nos cinq sens ne confirme que nous l’avons reçu, nous revenons à la charge ; nous renouvelons notre demande au Seigneur, encore et encore, nous agissons comme s’Il était sourd-muet et aveugle, et qu’Il ne nous avait jamais entendus ; nous nous comportons comme s’Il était complètement indifférent à Sa parole qu’Il nous a pourtant clairement donnée et qui nous confère l’autorité de Lui faire part des désirs de notre cœur.
Nous revenons à la charge, pas seulement une fois, mais encore et encore, comme des gamins un peu simples d’esprit qui rabâchent cent fois la même chose ; nous agissons comme si les promesses de Dieu ne valaient pas mieux que la parole d’un homme infidèle, qui ferait un tas de promesses sans avoir la moindre intention de les tenir, et sans que sa conscience le dérange.
C’est tout simplement insulter le cœur de notre Père Céleste dont la Parole, infaillible d’éternité en éternité, nous dit :
En effet, Il a réalisé toutes les promesses qu’Il avait faites.    (1 Rois 8:56)
Il est le ‘oui’ qui confirme toutes les promesses de Dieu. C’est donc par Jésus–Christ que nous disons notre  « amen » pour rendre gloire à Dieu. (2 Corinthiens 1:20 BFC)
Le ciel et la terre passeront, mais Mes paroles ne passeront jamais.  (Matthieu 24:35 SEM)
Nous bénéficions des dons infiniment précieux que Dieu nous avait promis. (2 Pierre 1 :4 SEM)
On ne peut comparer les promesses de Dieu à celles des hommes. Les hommes sont humains et ne respectent pas toujours leur parole, mais Dieu n’oserait jamais manquer à la sienne. Sa justice, sa miséricorde, sa vérité et son amour sont les garants de sa Parole ; et qui plus est, Dieu a les moyens de tenir ses promesses, ce qui n’est pas toujours le cas des hommes.
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