C’est drôlement dur d’être un chrétien !

Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas facile d’être un chrétien. Quand on voit tout ce que Jésus a dit et qu’on essaie de l’appliquer à notre vie de tous les jours, c’est difficile.

Pourquoi ? Parce que ce n’est pas dans la nature humaine.

Pratiquement tout ce qu’Il nous a enseigné va à l’encontre de notre nature. Considérez la liste qui suit, et vous verrez si ce que Jésus nous demande dans ces versets vous paraît naturel.

Aimez vos ennemis.

Faites du bien à ceux qui vous haïssent.

Bénissez ceux qui vous maudissent.

Priez pour ceux qui vous maltraitent.

Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre.

Si quelqu’un te prend ton manteau, ne l’empêche pas de prendre aussi ta tunique.

Donne à quiconque te demande, et ne tourne pas le dos à celui qui veut t’emprunter.

Allez dans le monde entier et proclamez la bonne nouvelle à toute la création.

Il a dit beaucoup d’autres choses qui ne sont pas plus faciles à mettre en pratique :

Ne vous amassez pas des richesses sur la terre.

Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens et suis-Moi.

Gardez-vous avec soin du désir de posséder, sous toutes ses formes, car la vie d’un homme, si riche soit-il, ne dépend pas de ses biens.

Donc Jésus a dit tout cela, sans parler du reste, et le comble c’est qu’Il parlait sérieusement et qu’Il attend de nous que nous suivions Ses instructions ! Et c’est loin d’être facile !

Si vous voulez être un disciple de Jésus, il est évident que ça va vous coûter quelque chose.

Alors pourquoi voudrait-on être Son disciple, quand on considère le prix à payer ? Il y a de nombreuses bonnes raisons de vouloir Le suivre, mais je me contenterai d’en citer deux.

Premièrement, parce qu’à travers Jésus, c’est Dieu en personne qui nous le demande.

Voilà Jésus, la Parole de Dieu, la manifestation du Père, qui vient en chair et en os, nous dire ce qu’Il attend de nous.

S’il est bien vrai qu’Il exposait la pensée de Dieu, qu’Il exprimait la façon dont Dieu voit les choses, et qu’Il nous dévoilait ce qui a de l’importance aux yeux de Dieu, les actes et les attitudes qui ont de la valeur à Ses yeux, alors il paraît logique d’essayer de mettre en pratique ce qu’Il a dit, même si c’est difficile.

Je suis bien certain qu’Il savait que ce serait difficile de Le suivre et de faire tout ce qu’Il nous demande de faire, étant donné qu’Il était humain Lui aussi, et qu’Il était confronté aux mêmes tentations que nous.

Pourtant, cela ne l’a pas empêché de nous dire ce qu’Il a dit.

Il devait bien savoir que la plupart des choses qu’Il exigeait de nous, Ses disciples, allaient à l’encontre de notre instinct naturel.

Les hommes ont une tendance marquée à l’orgueil : si quelqu’un s’avise de nous frapper, de nous voler ou de nous rouler en affaires, notre réaction naturelle c’est de lui rendre la monnaie de sa pièce.

Par nature, nous sommes égoïstes, ou en tout cas, motivés par l’intérêt personnel. Le fait est que c’est difficile de ne pas l’être, étant donné que la nature humaine est ainsi faite.

Et pourtant, Jésus nous a très clairement fait savoir qu’Il comptait sur nous pour ne pas régler notre conduite sur la nature humaine. Je dirais même qu’Il nous mettait délibérément au défi de ne pas le faire, en nous donnant un aperçu de ce qu’Il attendait de nous.

Après tout, Il a dit ceci : Si quelqu’un M’aime, il mettra en pratique ce que J’ai dit.

Par conséquent, Il attendait de nous que nous nous efforcions de mettre Ses paroles en pratique — même si c’est difficile.

Donc la première raison qui nous pousse à le faire, c’est que Dieu nous le demande. La deuxième est un peu moins noble.

On pourrait la résumer ainsi : Qu’est-ce que ça va me rapporter ?

Il serait judicieux de penser sur le long terme, le très long terme même. Il ne faut pas se contenter de penser au présent, il faut prévoir pour plus tard et penser au futur.

Surtout que ce futur-là va durer très très longtemps. Quand vous envisagez ce que vous allez recevoir, vous devriez penser au futur et investir dès aujourd’hui en prévision de ce futur.

D’après les Écritures, il est clair que les récompenses que nous recevrons dans l’au-delà dépendront de la façon dont nous aurons vécu ici-bas.

Apocalypse 22:12 nous dit : Oui, dit Jésus, Je viens bientôt. J’apporte avec Moi Mes récompenses pour rendre à chacun selon ce qu’il aura fait (SEM).

Colossiens 3:23–24 : Quel que soit votre travail, faites-le de tout votre cœur, et cela par égard pour le Seigneur et non par égard pour des hommes. Car vous savez que vous recevrez du Seigneur, comme récompense, l’héritage qu’Il réserve au peuple de Dieu. Le Maître que vous servez, c’est le Christ (SEM).

1 Corinthiens 3:11–14 : Pour ce qui est du fondement, nul ne peut en poser un autre que celui qui est déjà en place, c’est–à–dire Jésus–Christ. Or on peut bâtir sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses ou du bois, du chaume ou du torchis de paille. Mais le jour du jugement montrera clairement la qualité de l’œuvre de chacun et la rendra évidente. En effet, ce jour sera comme un feu qui éprouvera l’œuvre de chacun pour en révéler la nature. Si la construction édifiée sur le fondement résiste à l’épreuve, son auteur recevra son salaire (SEM).

Luc 6:22–23 : Heureux serez-vous quand les hommes vous haïront, vous rejetteront, vous insulteront, vous chasseront en vous accusant de toutes sortes de maux à cause du Fils de l’homme. Quand cela arrivera, réjouissez-vous et sautez de joie, car une magnifique récompense vous attend dans le ciel. En effet, c’est bien de la même manière que leurs ancêtres ont traité les prophètes. (SEM).

Matthieu 16:27 nous dit : Le Fils de l’homme viendra dans la gloire de Son Père, avec Ses anges, et alors Il donnera à chacun ce que lui auront valu ses actes (SEM).

En plus des récompenses qu’Il nous réserve dans l’au-delà, Dieu nous récompense dès maintenant, ici-bas.

Marc 10:28-30 : Alors Pierre demanda : Et nous ? Nous avons tout quitté pour Te suivre. Jésus répondit : Vraiment, Je vous l’assure : si quelqu’un quitte, à cause de Moi et de l’Evangile, sa maison, ses frères, ses sœurs, sa mère, son père, ses enfants ou ses terres, il recevra cent fois plus dès à présent : des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, des terres, avec des persécutions ; et, dans le monde à venir, la vie éternelle. (SEM).

Matthieu 6:3–4 : Quant à toi, si tu veux donner quelque chose aux pauvres, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta main droite. Que ton aumône se fasse ainsi en secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. (SEM).

Donc, Jésus nous conseille clairement de nous constituer un trésor au Ciel.

Matthieu 6:20 nous dit : Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où il n’y a ni rouille, ni mites qui rongent, ni cambrioleurs qui percent les murs pour voler. (SEM).

Les Écritures indiquent de façon explicite que nous serons récompensés dès ici-bas, ainsi qu’au Ciel, si nous faisons ce que Jésus nous a demandé de faire, même si c’est difficile.

D’ailleurs, le fait que nous serons récompensés pour Lui avoir obéi a sans doute un rapport direct avec le fait que ce soit aussi difficile.

Voilà donc deux raisons, parmi d’autres, qui devraient nous inciter à faire ces choses difficiles : premièrement, c’est Dieu qui nous le demande ; deuxièmement, nous en serons récompensés, dès maintenant ainsi que plus tard.

Examinons un instant les récompenses que nous allons recevoir là-Haut.

Jésus dit qu’il nous est possible d’amasser un trésor dans le Ciel. Cela revient à investir dans l’avenir — autrement dit, à faire aujourd’hui les choix qui nous prépareront un avenir meilleur.

On peut comparer cela à un placement d’argent en banque.

Ce que je vais dire va peut-être vous paraître bassement matérialiste, mais je crois que cela m’aidera à me faire bien comprendre.

Supposons que chaque fois que vous faites preuve d’amour ou de gentillesse envers quelqu’un, votre compte en banque soit crédité de 100 euros.

Ou que chaque fois que vous témoignez de votre foi à quelqu’un, votre compte soit crédité de 500 euros.

Ou que chaque fois que vous prêtez de l’argent à quelqu’un sans espérer qu’on vous rembourse, vous receviez le double sur votre compte ?

Ou bien, que chaque fois que vous tendez l’autre joue, vous encaissiez un chèque ?

S’il en était ainsi, ce ne serait pas si difficile de faire ce que Jésus a dit, n’est-ce pas?

Eh bien, nous vivrons éternellement : la sagesse nous dicte d’investir dans le futur. Même si ce n’est pas chose facile.

***

LE CONCIERGE

ET LE P.-D.G

— Buck Jacobs

Il était une fois un concierge qui avait travaillé quarante ans dans la même société. Il n’avait jamais eu la moindre promotion, ni personne sous ses ordres. Jamais il n’avait été propriétaire, n’avait fait le moindre investissement, ni n’avait pu se permettre d’acheter une voiture neuve…

Mais c’était un excellent concierge. Avec un soin méticuleux, il entretenait tous les secteurs dont il était responsable. Les tapis étaient immaculés, et vous auriez dû voir comme les vitres luisaient, comme les cuivres rutilaient… Il arrivait qu’on le surprît à genoux, une brosse à dents à la main, en train de nettoyer dans les coins, à la jonction du plancher et des murs carrelés. Et il ne se départait jamais de son sourire et de ses paroles gentilles à l’égard de ses collègues de travail. Après son départ à la retraite, certains firent remarquer qu’ils ne l’avaient jamais entendu se plaindre.

Au cours de ces quarante années, il arrivait qu’on lui demandât :

―  Comment se fait-il que vous travailliez si dur ? Rien ne vous oblige à vous investir autant.

― Vous ne comprenez pas, répondait-il. Je travaille pour Jésus. Et si c’est pour Lui, y faut que ce soit bien fait. Il est mon meilleur ami. Je L’aime et Il mérite que je fasse de mon mieux, parce qu’Il a donné Sa vie pour moi.

Certains ricanaient et passaient leur chemin. D’autres se sentaient interpellés :

― Jésus ? Votre ami ? Je ne comprends pas. Comment Jésus peut-Il être un ami ? Ça me dépasse.

Alors notre brave homme souriait, et l’on ne pouvait pas s’empêcher de voir l’amour briller dans ses yeux tandis qu’il poursuivait :

―  Permettez que je vous parle de ce que Jésus a fait pour moi. Il n’était jamais trop occupé pour ça.

Or, dans la même entreprise, quelqu’un d’autre avait, lui aussi, travaillé quarante ans, ayant débuté sa carrière en même temps que le concierge. Il sortait d’une université prestigieuse où il avait fait de très sérieuses études et décroché de bons diplômes. Il avait été engagé dans l’entreprise comme vendeur dès la fin de ses études et n’avait pas tardé à devenir le meilleur vendeur de son service. Très vite, il était monté en grade, et il était devenu le plus jeune directeur commercial, puis directeur régional, puis vice-président, puis président directeur général, dans toute l’histoire de la société.

Sous sa houlette, l’entreprise s’était développée, pour devenir le leader mondial dans une certaine branche d’industrie. Elle en vint même à racheter d’autres sociétés, et, grâce à sa direction habile et avisée, ces sociétés connurent à leur tour la prospérité.

En raison de ses talents et de ses succès incontestables, il était souvent invité à prendre la parole dans le cadre de réunions et de congrès. D’autres P.-D.G de société lui rendaient visite, curieux de savoir comment il avait si bien réussi. Il tenait toujours le même langage :

― Ce pays est une mine d’opportunités, et je me suis investi au maximum. Ce que j’ai fait, vous pouvez le faire aussi, si seulement vous y croyez et que vous vous donnez à fond.

Il militait dans de nombreuses organisations civiques et commissions gouvernementales. Il fut élu au conseil d’administration de son université, et il était un membre respecté d’une bonne paroisse. On pouvait le voir à l’église tous les dimanches matin, au service de 11 heures, assis sur le quatrième banc, entouré de sa famille.

Toutefois, le dimanche n’avait pas grand-chose à voir avec le lundi. Car, du temps de sa jeunesse, son père lui avait appris :

― Mon fils, il y a deux choses qu’il ne faut pas mélanger avec les affaires, c’est la politique et la religion. On ne peut pas marier l’eau et le feu.

Il ne lui était jamais venu à l’idée de mettre en doute le conseil paternel. Au fond de son cœur, une petite voix lui disait bien que cela n’était pas juste, mais il n’y avait jamais accordé trop d’attention.

En fait, il était tellement affairé que Dieu ne tenait qu’une place minime dans sa vie. Il faut dire qu’avec le business, la maison au bord de la mer, le club de golf, et le tennis (pour peu qu’il en eût le loisir), sans parler des sports d’hiver en famille, son temps — donc sa vie — s’envolait.

Adulé par les foules, au terme d’une longue carrière réussie, il prit sa retraite.

Il advint que les deux hommes moururent le même jour.

Ainsi que le promet la Bible dans l’Épître aux Corinthiens, chapitre 3, chacun comparaît devant Jésus pour rendre compte de ce qu’il a fait dans cette vie.

Le P.-D.G se présenta le premier, comme il en avait l’habitude.

Jésus lui mit la main sur l’épaule :

― Mon fils, tu as bien occupé ta vie. Je t’ai donné intelligence et opportunités. Tu as travaillé d’arrache-pied, et tu as tiré profit de tout ce que J’ai mis devant toi. Tu as beaucoup accompli, mais tu ne peux emmener avec toi tout ce que tu as accumulé. Tes maisons, tes voitures, tes clubs et ton entreprise, tout cela est bel et bon, mais n’a pas de place dans Mon Royaume. Ici, ton argent est inutile. Tu as travaillé dur, Mon fils, mais de façon malavisée. Tu as acquis quelque chose de bon, mais tu as manqué le meilleur.

Le concierge se tenait humblement à proximité, paralysé de peur.

Si un P.-D.G ne méritait pas les félicitations du Seigneur, à quoi un simple concierge pouvait-il s’attendre ? Il se tenait les yeux baissés, le visage baigné de larmes, quand il sentit

Jésus poser la main sur son épaule :

― Lève les yeux, Mon fils.

Le concierge regarda Jésus, qu’il avait tant aimé : Celui-ci arborait un sourire, un sourire qui le fit bondir de joie. Puis, à son grand étonnement, Jésus ajouta :

― Retourne-toi et dis-Moi ce que tu vois.

Le concierge se retourna. Stupéfait, il aperçut une foule de gens en liesse qui se dirigeait vers lui. Ils reflétaient une joie et un amour qu’il n’avait jamais vus.

Se tournant vers Jésus, il Lui demanda :

― J’en reconnais certains, mais qui sont les autres ?

― Tu reconnais ceux à qui tu as parlé de Mon amour. Et, à leur tour, ils en ont parlé à d’autres, qui sont aussi venus te remercier. Entre dans la joie qui t’a été réservée depuis la création du monde.

Puis, tandis que chantaient les anges, le concierge retrouva ses vieux amis et entra au paradis.

Vous voyez, ces deux hommes ont eu leurs chances, tout comme vous et moi. L’un se bâtit une fortune ici-bas, l’autre là-haut. L’une était temporaire, l’autre éternelle. L’une et l’autre résultaient de leurs choix. Quelle fortune vous bâtissez-vous ?

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