Cela vaut la peine d’attendre

Lorsque je pense au roi David, la patience n’est pas le premier trait de caractère qui me vient à l’esprit. Le zèle, l’éloquence, le charisme et les qualités de chef sont quelques-unes des qualités que j’associe au plus grand roi d’Israël—mais la patience !?

J’ai toujours eu l’impression que David était avant tout un homme de passion et d’action. Mais récemment, alors que je lisais les Psaumes, j’ai compris que David avait surement appris la patience au cours de sa longue vie mouvementée.

En voici la preuve :

Demeure en silence devant l’Éternel. Attends-toi à lui… (Psaume 37.7 BDS)

Moi, je m’attends à l’Éternel, oui, je m’attends à lui, de tout mon être, j’ai foi en sa parole. Je guette le Seigneur bien plus que les guetteurs n’attendent le matin, oui, plus que les guetteurs n’attendent le matin. (Psaume 130.5–6 BDS)

J’ai mis tout mon espoir en l’Éternel. Il s’est penché vers moi, il a prêté l’oreille à ma supplication. (Psaume 40.1 BDS)

 Intrigué par cette idée, j’ai relu le 1er chapitre du livre de Samuel, qui relate le parcours de David, de berger devenu roi d’Israël.

Dieu en avait plus qu’assez de la rébellion du roi Saül ; alors Il chargea le prophète Samuel de choisir en secret un nouveau roi. Dieu le conduisit à la maison d’Esaïe, où il donna l’onction à David, qui était le plus jeune enfant de sa famille et qui serait le prochain roi.

Lorsque David est devenu célèbre en tuant Goliath, il semblait bien que sa destinée tant attendue se réaliserait bientôt. Il devint un héros local et un des commandants en chef de l’armée du roi Saül.

Mais juste au moment où les choses commençaient à prendre une tournure favorable, le roi Saül est devenu fou de jalousie de David et il a essayé de le tuer. De grand chef militaire, David est devenu un vagabond errant. Cela a dû tester sa foi à l’extrême.

Pour moi, l’histoire de David est une formidable déclaration de foi, une foi patiente et endurante.

David n’avait pas peur que Dieu ait oublié la promesse qu’Il lui avait faite. Il n’était pas frustré de voir toutes ces années s’écouler depuis qu’il avait été oint comme roi. Il ne doutait pas de la fidélité de Dieu.

Pour David, il était indéniable que Dieu accomplirait sa parole, mais la manière et l’heure à laquelle cela aurait lieu étaient l’affaire de Dieu, pas la sienne.

Il avait la conviction que son rôle était simplement d’attendre Dieu et de Le suivre là où Il le conduirait.

Même après le suicide de Saül sur le champ de bataille, David a quand même dû attendre la fin de l’horrible guerre civile entre ses partisans et ceux de Saül, avant de pouvoir enfin s’asseoir sur le trône promis et commencer son règne.

À ce moment-là, il avait déjà trente ans.

De bonnes choses arrivent certainement à ceux qui attendent, mais je pense que David aurait pu ajouter que certaines bonnes choses—comme par exemple, les précieuses leçons de vie et la force de caractère—viennent de la période d’attente elle-même.

Dieu savait que David n’aurait pas été un dirigeant très sage ni très compréhensif s’il avait pu s’asseoir sur le trône dès qu’il avait reçu l’onction de Samuel ; l’attente était une partie essentielle de sa préparation à la royauté.

Les exemples de la patience de David sont une grande source d’inspiration pour moi.

Je suis quelqu’un d’assez impatient. Pour le dire de façon imagée, je ne recule pas devant la nécessité de sprinter, mais je ne supporte pas la nature fastidieuse du marathon ! Je veux arriver à destination le plus vite possible.

Mais comme le dit l’adage : la vie n’est pas un sprint, c’est un marathon.

Les longues portions pénibles de la course dans la chaleur me permettront de développer mes muscles de patience. Et quand finalement je franchirai

la ligne d’arrivée et que je recevrai ma médaille, cela aura encore plus de valeur pour moi, après cette longue attente et cette persévérance.

La Bible promet que ceux qui persévèrent jusqu’au bout recevront la couronne de vie.

 Bienheureux est l’homme qui endure la tentation; car, quand il aura été manifesté fidèle par l’épreuve, il recevra la couronne de vie, qu’Il a promise à ceux qui l’aiment. (Jacques 1.12)

 Assurément, c’est une récompense qui vaut la peine de persévérer !

La mise à l’épreuve de votre foi produit l’endurance. Mais il faut que votre endurance aille jusqu’au bout de ce qu’elle peut faire pour que vous parveniez à l’état d’adultes et soyez pleins de force, des hommes auxquels il ne manque rien. (Jacques 1.3–4 BDS)

— Elsa Sichrovsky

***

Le chemin vers la complétude

Je constate que le plus souvent, lorsque nous demandons à Dieu de nous accorder une vertu ou un trait de caractère positif, plutôt que de nous en faire directement cadeau, Il nous met dans une situation qui nous force à grandir dans ce domaine.

Avoir de la patience pour nous-mêmes et pour les autres est quelque chose que nous devons tous apprendre, car nous sommes naturellement impatients du fait de notre nature humaine.

Jésus était un formidable exemple de patience, parce qu’ayant une ressemblance humaine, Il comprenait notre faiblesse avec l’impatience.

Et pourtant Il nous a montré comment faire preuve de patience dans des situations difficiles et lorsqu’on travaille avec des gens avec lesquels il n’est pas facile de s’entendre.

Par exemple, nous lisons dans la Bible que les disciples se disputaient entre eux pour savoir lequel d’entre eux était le plus grand.

Une fois que Jésus et ses disciples furent arrivés à la maison à Capernaüm, Jésus leur demanda : De quoi avez-vous discuté en route ?

La bible dit :

Mais ils se taisaient car, durant le trajet, ils avaient discuté pour savoir lequel d’entre eux était le plus grand. (Marc 9.33–34 BDS)

J’imagine qu’ils avaient un peu honte de dire à Jésus de quoi ils avaient discuté !

La Bible dit :

Jésus, qui connaissait les pensées qu’ils avaient dans leur cœur, prit un petit enfant par la main, le plaça à côté de lui et leur dit : Celui qui accueille cet enfant en mon nom m’accueille moi-même, et celui qui m’accueille, accueille aussi celui qui m’a envoyé. Car celui qui sera le plus petit parmi vous, c’est celui-là qui est grand. (Luc 9.47–48 BDS)

De même, après que Jésus venait de dire à ses disciples qu’Il serait trahi et mis à mort, puisqu’Il ressusciterait, la mère de Jacques et de Jean s’approcha de Jésus et Lui demanda : Voici mes deux fils. Promets-moi de faire siéger l’un à ta droite, l’autre à ta gauche, dans ton royaume.

Cette fois encore, Jésus expliqua patiemment :

Si quelqu’un veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur, si quelqu’un veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. Car le Fils de l’homme n’est pas venu pour se faire servir, mais pour servir lui-même et donner sa vie en rançon pour beaucoup. (Matthieu 20.21, 26–28 BDS)

Même lors de la Cène, après que Jésus eut révélé d’un cœur lourd qu’un de ses disciples allait Le trahir, les disciples se disputèrent pour savoir lequel d’entre eux était le plus grand. Mais Jésus aimait les disciples profondément et sans réserve, et leur balourdise et leur incapacité à comprendre ne L’ont jamais irrité outre mesure.

Il leur répondit calmement :

Que le plus grand parmi vous soit comme le plus jeune, et que celui qui gouverne soit comme le serviteur. À votre avis, qui est le plus grand ? Celui qui est assis à table, ou celui qui sert ? N’est-ce pas celui qui est assis à table ? Eh bien, moi, au milieu de vous, je suis comme le serviteur. (Luke 22.26–27 BDS)

La patience dont Jésus faisait preuve envers les gens est tout aussi manifeste dans les histoires et les paraboles qu’Il racontait aux foules qui s’étaient rassemblées pour l’écouter.

S’il avait été pressé d’achever son travail ici-bas, Il aurait peut-être dit les choses plus rapidement et de manière plus abrupte.

Mais Jésus savait que ceux qui avaient soif de vérité, ceux qui venaient L’écouter avec un cœur ouvert, avaient besoin d’entendre les choses sous une forme différente.

Il racontait des histoires pour essayer de transmettre son message de la manière qui soit la plus facile à accepter.

Et même après qu’Il avait raconté ses paraboles, lorsque les gens ne comprenaient toujours pas de quoi Il parlait, Jésus prenait le temps de leur expliquer les choses.

Paul a écrit en Galates 5.22 que la patience était un des fruits de l’esprit tout de suite après l’amour, la joie, et la paix.

Et en 1Corinthiens13.4 il a écrit : L’amour est patient, il est plein de bonté, l’amour. La patience est une manifestation de l’amour. C’est le fruit d’une relation active et personnelle avec Dieu.

C’est certainement difficile d’avoir de la patience lorsqu’on apprend quelque chose de nouveau. Et c’est difficile d’être patient avec des gens avec lesquels on ne s’entend pas très bien naturellement.

Mais on peut grandir en patience.

Lorsque nous demandons à Jésus de nous apprendre à être patients, Il travaille dans notre vie, et un jour, nous verrons, comme il est écrit en Jacques1.4, qu’il faut que la persévérance accomplisse parfaitement sa tâche afin que vous soyez parfaitement qualifiés, sans défaut, et qu’il ne vous manque rien.

C’est une sacrée promesse.

—DanRoss

***

Patrick commentaire :

Le roi David a sûrement été le plus grand roi d’Israël. Sa foi et son courage ont fait de lui le grand héros du peuple juif que l’on connaît dans la Bible.

Mais il était un homme de fautes aussi, de conviction, d’une fidélité remarquable à toutes épreuves envers Dieu.

Sa plus grande force était son amour infini pour Dieu et Sa parole. En autre aussi, il était un homme d’une grande sincérité et d’une grande intégrité.

Quand vous lisez les Psaumes (la plupart écrit par lui), vous voyez cet homme humain qui n’avait pas peur de s’humilier et de confesser ses fautes à genoux devant son Dieu et Son prophète.

Ce n’est pas pour rien que Dieu a dit de lui : il est un homme d’après mon propre cœur ! Car celui qui a beaucoup aimé, il sera beaucoup pardonné !

Le roi David est un parfait exemple d’un pécheur repentant (il a envoyé Urie, le mari de Bethsabée au plus fort d’une grande bataille pour se faire tuer, et ainsi, pouvoir prendre sa femme comme épouse)

Quelqu’un qui aimait Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de toutes ses forces !

A travers ses épreuves et ses souffrances, il a appris à faire confiance et à dépendre entièrement de la miséricorde et de l’amour de Dieu à son égard.

Il avait une foi et une patience infaillible envers son Dieu ; un immense amour pour Sa Parole (le logos) ; une foi profonde et indiscutable dans toutes Ses promesses.

Le roi David est un de mes héros favoris dans la Bible, une source continuelle d’encouragement et de foi dans ma vie.

Je me suis toujours dit que s’il pouvait pardonner les crimes du roi David et continuer de l’aimer, alors, Il pouvait me pardonner aussi ! Ce qu’il a fait à travers Son Fils Jésus-Christ !

Dieu a un amour infini pour Sa création et pour nous ; nous ne pouvons jamais être trop mauvais pour Lui.

Il est un père aimant et pardonnant ; Il attend juste que nous courons à Lui pour Lui demander Son aide !

Je voudrais terminer ce blog avec ces paroles :

Accrochez-vous durant ce temps d’épreuves (pandémie), à Sa Parole, Ses précieuses promesses, comme le roi David l’a fait.

Ne doutez nullement qu’Il va répondre à vos prières.

Soyez déterminé et persévérant dans votre foi.

Tenez bon jusqu’à ce qu’Il réponde à vos prières.

Surtout ne baissez pas les bras et n’abandonnez pas !

Bien-aimés, la foi véritable s’accroche aux promesses de Dieu (comme les abalones qui s’accrochent aux rochers)

Une vraie foi peut subir de nombreux assauts de l’adversité, mais elle ne chancellera pas, ne capitulera pas, ne cèdera aucun terrain !

Quand la route devient impraticable et difficile pour progresser, elle crie au malin : allez en enfer, nous n’avons même pas encore commencé à nous battre… Croyez-moi sur parole, rien ne peut stopper ce genre de foi ou l’arrêter !

Mon dernier mot sera : Ce Jésus est un gentleman, fidèle et vrai dans Ses paroles ; Il n’a jamais failli à aucune de Ses bonnes promesses !

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