Actes1–10, 1ère partie : Le schéma à suivre

Si Dieu est de votre côté, vous n’avez rien à craindre. C’est à Lui qu’il revient de gagner la bataille, alors il est inutile de vous inquiéter. Vous ne pouvez pas y arriver à la force du poignet, en vous démenant et en travaillant d’arrache-pied.

Vous n’arriverez pas à convaincre les gens uniquement à coup d’arguments. Vous devez faire confiance au Seigneur. Vous faites ce que vous pouvez, et ce sera à Dieu de faire le reste.

Il est utile de faire une petite étude sur la manière dont les premiers chrétiens ont traité ce genre de problèmes. Ouvrons donc nos Bibles au premier chapitre du livre des Actes des apôtres, et voyons comment ils s’y sont pris.

Le plus important, dans ce premier chapitre, c’était le commandement de Jésus :

Vous donc, restez ici dans cette ville [Jérusalem], jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut. (Luc 24.49 ; Actes 1.4–5)

Et les disciples sont restés à Jérusalem, comme Jésus le leur avait demandé.

Il avait assorti son commandement d’une promesse, comme Il le fait presque toujours avec ses commandements. Chaque promesse de Dieu est assortie d’une condition.

S’ils obéissaient à son commandement, le verset clé de tout le livre des Actes,

Actes 1.8, se réaliserait :

Le Saint-Esprit descendra sur vous : vous recevrez sa puissance et vous serez mes témoins.

Ils devaient commencer chez eux à Jérusalem, puis aller jusqu’au bout du monde.

A votre avis, pourquoi leur a-t-Il demandé d’attendre à Jérusalem ? Pourquoi ne pas attendre quelque part à la campagne ou en Samarie ?

Pour commencer, ils étaient tous à Jérusalem à ce moment-là. Ils se trouvaient à l’extérieur du mur d’enceinte de Jérusalem, sur le Mont des Oliviers, lorsqu’Il leur a donné ce commandement. Ils étaient en train de jeûner, de prier et de servir le Seigneur.

D’un commun accord, ils se retrouvaient souvent pour prier. (Actes 1.14)

Ils étaient 120 dans cette chambre haute. Dieu voulait qu’ils restent à Jérusalem pour une bonne raison.

En effet, au premier verset du deuxième chapitre, nous lisons :

Quand le jour de la Pentecôte arriva, les disciples étaient tous rassemblés au même endroit.

Le jour de la Pentecôte tombait 50 jours après la Pâque, la fête des prémices, ou fête des moissons. C’était un jour de fête que les Juifs célébraient depuis des siècles.

Ce qu’ils célébraient depuis tant de siècles était sur le point de se réaliser—l’accomplissement de ce que cette fête préfigurait. On l’a appelée Pentecôte bien avant que l’on entende parler de pentecôtisme !

Les manifestations de l’Esprit n’ont pas nécessairement un rapport avec le pentecôtisme. Bien sûr, le mot lui-même signifie le 50ème jour après Pâques.

Pente est un mot grec qui signifie 5 et qui peut être traduit par 5 fois 10, c’est-à-dire 50.

Etait-ce un hasard que le Seigneur ait choisi de déverser son Esprit ce jour-là ?

Pourquoi fallait-il qu’ils soient tous réunis à Jérusalem ?

Pourquoi leur a-t-Il demandé de rester ensemble d’un commun accord ?

N’aurait-Il pas pu aussi bien déverser son Esprit ailleurs ?

Dieu voulait qu’ils soient là pour témoigner, pour qu’au moment où l’explosion de l’Esprit se produirait, ils puissent gagner de nombreuses âmes. C’était ça, la principale raison d’être du jour de la Pentecôte—pas seulement des signes et des prodiges, et des manifestations surnaturelles.

Les manifestations du Saint-Esprit étaient un moyen et non une fin en soi. Que s’est-il passé d’autre ce jour-là ?

Il n’y a pas eu que le déversement de l’Esprit. Au verset 41 du second chapitre, nous lisons :

Ceux qui acceptèrent les paroles de Pierre se firent baptiser et, ce jour-là, environ trois mille personnes furent ajoutées au nombre des croyants.

Le jour de la Pentecôte, trois mille âmes ont été sauvées !

Il n’y a pas eu que le déversement de l’Esprit, bien qu’il ait joué un rôle essentiel dans le salut de ces âmes. L’un ne va pas sans l’autre.

Le verset le plus important de tout le deuxième chapitre c’est Actes 2.41.

Leur prédication de l’Évangile à la foule qui avait été attirée par le miracle a eu des résultats extraordinaires ! Alors, pourquoi se sont-ils réunis à Jérusalem ?

Le Seigneur leur avait demandé de le faire, et maintenant vous comprenez pourquoi.

Il y avait une fête très importante, et de nombreux visiteurs étaient en ville. Les gens étaient venus des quatre coins du monde pour assister à ces célébrations. Alors pour aider l’Église primitive à démarrer sur les chapeaux de roue, Il leur a donné l’occasion de prêcher deux sermons qui leur ont fait gagner 8000 âmes!

Et ce n’est pas tout, il s’est encore passé autre chose le jour de la Pentecôte. Jésus leur avait dit :

Vous recevrez sa puissance [du Saint-Esprit]. (Actes 1.8)

Peu importe que vous receviez ou non le don des langues ou d’autres dons de l’Esprit, du moment que vous recevez la puissance de témoigner !

Jésus a dit que la puissance du Saint-Esprit nous servait à témoigner ! La première fois qu’ils ont reçu cette puissance, ils ont témoigné et ont obtenu les résultats voulus par le Seigneur — 3000 âmes ont été sauvées !

Dès lors, ils s’attachaient à écouter assidûment l’enseignement des apôtres, à vivre en communion les uns avec les autres, à rompre le pain et à prier ensemble. (Actes 2.42)

Le verset 42 nous dit que quatre choses sont essentielles pour un nouveau chrétien :

La doctrine, un bon enseignement.

La communion avec les autres.

Rompre le pain ensemble !

Et quatrièmement, prier ensemble.

Qu’en a-t-il résulté ?

De la crainte, des prodiges et des signes miraculeux. (Actes 2.43)

Et aux versets 44 et 45, nous lisons :

Tous les croyants vivaient unis entre eux et partageaient tout ce qu’ils possédaient. Ils mettaient tout en commun.

Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et répartissaient l’argent entre tous, selon les besoins de chacun.

Après que le jour de la Pentecôte eut donné les résultats que le Seigneur escomptait, les apôtres se mirent sérieusement au travail.

Tous les jours, d’un commun accord, ils se retrouvaient dans la cour du Temple ; ils rompaient le pain dans les maisons. (Actes 2.46)

Ils ne confinaient pas la pratique de leur religion au temple !

Ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leurs repas dans la joie, avec simplicité de cœur. Ils louaient Dieu, et le peuple tout entier leur était favorable. Le Seigneur ajoutait chaque jour à leur communauté ceux qu’Il sauvait.

(Actes 2.46–47)

Un jour, Pierre et Jean montaient—séparément, chacun de son côté ? Non ! Ils étaient ensemble. (Actes 3.1)

Comment Jésus les envoyait-Il ? Deux par deux. Pourquoi ?

Un ennemi tout seul peut-il mettre en fuite mille Israélites ? Et deux ennemis en poursuivre dix mille ? Oui, si Moi, le Seigneur, leur rocher protecteur, Je les livre au pouvoir de leurs adversaires.

Si l’un tombe, l’autre le relève, nous dit la Bible, et Deux hommes marchent-ils ensemble sans s’être mis d’accord ?

J’ajoute que si deux d’entre vous se mettent d’accord ici-bas au sujet d’un problème pour l’exposer à mon Père céleste, Il les exaucera. Car là où deux ou trois sont ensemble en mon nom, Je suis présent au milieu d’eux.

(Deutéronome32.30 BFC ; Ecclésiaste 4.10 ; Amos 3.3 ; Matthieu 18.19–20)

Dieu n’est pas en faveur du grand nombre, mais Il bénit la coopération. Il aime vous voir travailler main dans la main.

Que votre amour fraternel demeure vivant.

Avant tout, aimez-vous ardemment les uns les autres.

Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

(Hébreux 13.1 ; 1 Pierre 4.8 ; Matthieu 22.39)

Puis on assista à une des plus grandes mises en scène de Dieu : un homme paralysé était assis devant le portail du temple. La Pentecôte était la stratégie initiale destinée à annoncer la Parole à une multitude de gens.

Maintenant, Il en met une autre en œuvre pour que la Parole soit annoncée à encore plus de gens. Il choisit quelqu’un que tout le monde voyait, tous les jours, devant la porte du temple.

Tout le monde en ville savait qu’il était paralysé et qu’il mendiait.

Voilà que Pierre et Jean arrivent, et que se passe-t-il ?

On n’a pas d’argent à te donner, mais on va prier pour toi. Si tu crois au Seigneur et que tu nous fais confiance, Dieu va te donner quelque chose de bien plus précieux que de l’argent. (Actes 3.6)

Et c’est ainsi qu’un grand miracle s’est produit : l’homme paralysé a été guéri, et les gens étaient remplis d’étonnement et de stupeur. (Actes 3.7–10)

Ils se demandaient tous ce qui se passait, et Pierre était prêt à le leur expliquer. (Actes 3.12)

Il a saisi cette occasion pour leur prêcher un sermon, comme Il l’avait fait le jour de la Pentecôte. Le plus important, ce n’était pas la guérison de l’homme paralysé, mais le fait que Pierre ait saisi cette occasion pour témoigner et prêcher l’Évangile.

Il leur a prêché un sermon du tonnerre et 5000 âmes ont été sauvées !

Mais ensuite, que s’est-il passé ? Ils se sont fait jeter en prison !

Cependant, parmi ceux qui avaient entendu leurs paroles, beaucoup crurent.

(Actes 4.4)

Apparemment, 5 000 personnes étaient tellement enthousiastes qu’elles se moquaient pas mal de risquer la prison ! Ils croyaient !

Est-ce que Pierre prêchait des sermons aussi poignants parce qu’il avait reçu une bonne éducation ? Au verset 13, on nous dit :

Les membres du Grand Conseil étaient étonnés de voir l’assurance de Pierre et de Jean, car ils se rendaient compte que c’étaient des gens simples et sans instruction.

Ils avaient de l’assurance alors que c’était des hommes du peuple, sans instruction. Cela ne les avait pas empêchés de témoigner et de manifester une formidable puissance.

Il était évident qu’ils avaient été avec Jésus.

Ils avaient la puissance du Maître qui leur permettait de faire le travail du Maître. Le peuple, qui les observait, ne comprenait pas comment ils pouvaient avoir autant de courage, une telle hardiesse et une telle assurance.

Ils les reconnaissaient pour avoir été avec Jésus.

 Ils n’avaient rien d’autre que Jésus et la hardiesse qu’Il leur donnait, et ils ont eu des résultats étonnants !

Mais, comme ils voyaient, debout à côté d’eux, l’homme qui avait été guéri, ils ne trouvaient rien à répondre. (Actes 4.14)

Ils avaient la preuve sous les yeux. Que pouvaient-ils répliquer ? De toute évidence, Pierre et Jean avaient une hardiesse et une puissance qui leur venaient de Jésus, et la preuve vivante de cette puissance se tenait à côté d’eux.

Finalement, qu’en ont-ils conclu ? Lisez le verset 16 :

Ils ne trouvaient rien à répondre.

Leurs ennemis finirent par admettre qu’ils n’avaient rien à répliquer et qu’ils ne pouvaient pas s’opposer à eux.

Ils ont été avec Jésus. Ils n’ont pas beaucoup d’éducation, mais ils ont une belle assurance ! Ils n’ont pas la même façon de faire que nous, mais on ne peut pas nier qu’ils aient des résultats.

Ils ne bénéficiaient d’aucun soutien des autorités religieuses, mais ils avaient l’approbation de Jésus. Leurs méthodes n’étaient peut-être pas très orthodoxes, mais les résultats étaient là !

Dieu avait un plan formidable pour son église dans ce livre des Actes—un schéma pour l’Église et un modèle pour les missions. C’est l’exemple que l’Église devrait suivre pour bâtir, se propager et évangéliser. C’est la raison pour laquelle c’était un livre inachevé

— Les Actes continuent !…

A suivre…

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