Actes 1–10, 2ème partie

Première crise : la persécution

La première crise de l’Église primitive éclata lorsque Pierre et Jean furent jetés en prison. C’était une attaque extérieure –c’était de la persécution.

Le Seigneur remporta la victoire, mais pourquoi avait-Il permis qu’ils soient jetés en prison ?

N’aurait-Il pu leur éviter cette défaite infâme et honteuse, et cette terrible humiliation ?

Actes 4.31 nous dit :

Quand ils eurent fini de prier, la terre se mit à trembler sous leurs pieds à l’endroit où ils étaient assemblés. Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et annonçaient la Parole de Dieu avec assurance.

Etaient-ils terrifiés qu’on leur ait interdit de continuer à prêcher le Christ et de parler en ce nom ?

Non, ils obéirent à Jésus. Il y avait des lois en particulier auxquelles les apôtres avaient beaucoup de mal à obéir et qu’ils bravaient et enfreignaient avec beaucoup de constance—c’était toute loi qui leur interdisait de témoigner de leur foi ou de prêcher l’Évangile.

Ils enfreignaient ces lois sans arrêt et, en conséquence, ils se retrouvaient souvent en prison et se faisaient tabasser par-dessus le marché. Ils ne respectaient pas les lois qui leur interdisaient de témoigner ou de croire en Dieu pour leur salut.

Vous devez croire en César; c’est lui le dieu, c’est l’empereur. Arrêtez de prêcher l’Évangile, si vous ne voulez pas qu’on vous jette en pâture aux lions ou qu’on vous attache à un poteau avant de vous immoler par le feu !

Les apôtres répondirent :

Jugez-en vous-mêmes : est-il juste devant Dieu de vous obéir, plutôt qu’à Dieu ?  (Actes 4.19)

Dieu leur avait donné un modèle spirituel à suivre : la prière, la louange, l’étude, l’enseignement, la discipline, la doctrine, et le témoignage. C’était le plan de Dieu pour l’Église.

Il le réitère au chapitre quatre :

Ils annonçaient la Parole de Dieu avec assurance. Tous ceux qui étaient devenus des croyants vivaient dans une parfaite unité de cœur et d’esprit. (Actes 4.31–32)

Et chaque jour, dans la cour du Temple ou dans les maisons particulières, ils continuaient à enseigner et à annoncer la bonne nouvelle que le Messie, c’était Jésus. (Actes 5.42)

Ils n’arrêtaient pas ! Ils prêchaient tout le temps. C’était le plan de Dieu et ça marchait.

Actes 4.33 nous dit qu’ils rendaient témoignage avec beaucoup de puissance, et qu’une grande grâce reposait sur eux. C’est comme ça que fonctionnait l’Église primitive, et ça marchait.

Seconde crise : l’hypocrisie

La seconde crise à laquelle l’Église dut faire face fut, en quelque sorte, une conséquence de ce principe.

Au chapitre 5, un couple chercha à récolter la gloire et le mérite que tout le monde recevait lorsqu’ils renonçaient à tout ce qu’ils possédaient.

Ces deux personnes voulaient faire semblant d’avoir renoncé à tout, eux aussi. Nul doute qu’il y avait une certaine mesure de gloire à le faire.

Cela devait sûrement être le cas, sinon Ananias et Sapphira n’auraient jamais osé tromper les gens et le Seigneur, en leur faisant croire qu’ils renonçaient, eux aussi, à toutes leurs possessions.

Mais Dieu les frappa instantanément, et ils tombèrent raide mort—pour avoir essayé de mentir au Saint-Esprit. Nous ne savons pas s’ils sont morts de peur ou si c’est Dieu qui les a tués.

Cet événement inspira une grande crainte à toute l’Église, ainsi qu’à tous ceux qui en entendirent parler. (Actes 5.11)

Cet incident frappa de terreur les membres de l’Église et tous les gens alentour, si bien que personne d’autre n’osait se joindre à eux. (Actes 5.13)

La mort subite d’Ananias et de Sapphira poussa les gens à mûrement réfléchir et à se dire : Je ne peux pas m’engager comme ça à moins d’être vraiment l’un d’eux.

Néanmoins, un nombre toujours croissant d’hommes et de femmes croyaient au Seigneur et se joignaient à eux. (Actes 5.14)

La première crise avait été la persécution, la seconde fut l’hypocrisie.

Quel fut le remède à la première crise ?

Ils prièrent encore plus et se montrèrent encore plus audacieux pour témoigner, ce qui eut pour conséquence que de nombreuses âmes furent gagnées.

Dans le cas de la seconde crise, le remède fut la grande peur qui frappa l’Eglise. Et le résultat final ?

Encore plus d’âmes ! A chaque fois, plus d’âmes!

Que ce soit le jour de la Pentecôte, ou la guérison de l’homme estropié, ou bien la mort subite d’Ananias et Sapphira, ou encore la persécution, ou même la prison pour Pierre et Jean — chaque fois, le résultat fut qu’ils gagnèrent encore plus d’âmes.

Dieu s’arrangea pour que, quoi qu’il arrive, cela se termine par beaucoup d’âmes gagnées.

Ils jetèrent à nouveau les apôtres en prison, en leur disant :

Nous vous avions formellement interdit d’enseigner au nom de cet homme. Et voilà que vous avez rempli Jérusalem de votre enseignement. (Actes 5.28)

Ils furent trainés en justice et les juges devant lesquels ils comparurent commencèrent à les accuser.

Mais ils répliquèrent en assénant la vérité à leurs juges :

Le Dieu de nos ancêtres a ressuscité ce Jésus que vous avez mis à mort en Le clouant sur le bois. (Actes 5.30)

En général, Dieu suscite un ami quelque part, parfois dans des endroits inattendus — comme dans un jury ou un tribunal. C’est ce qu’Il fit dans ce cas précis.

Gamaliel se trouvait là, c’était un homme rempli de sagesse et un enseignant de renom. Il ne prenait pas vraiment parti, mais il essayait de persuader les juges de se montrer équitables. Il déclara :

Nous avons eu beaucoup de fauteurs de troubles qui ont causé beaucoup de problèmes, mais ils ont toujours été réduits à néant.

Donc, de deux choses l’une : ou bien leur projet et leur œuvre viennent des hommes et, dans ce cas, leur mouvement disparaîtra. Ou bien il vient de Dieu et alors, vous ne pourrez pas le détruire. Ne prenez pas le risque de lutter contre Dieu. (Actes 5.34–39)

Les juges se rangèrent à son avis, ils appelèrent les apôtres et les firent battre—il leur fallait bien un peu de satisfaction.

Ils rappelèrent les apôtres, les firent battre, et leur défendirent de parler au nom de Jésus. Après quoi, ils les relâchèrent. (Actes 5.40)

Sont-ils sortis en pleurant et en disant : Pourquoi as-Tu permis que nous soyons maltraités de la sorte, Seigneur ? Pas du tout.

La Bible dit qu’ils étaient joyeux !

Les apôtres quittèrent la salle du Conseil tout joyeux de ce que Dieu les avait jugés dignes de souffrir l’humiliation pour Jésus. (Actes 5.41)

Le résultat final est rapporté dans le célèbre verset 42 :

Chaque jour, dans la cour du Temple ou dans les maisons particulières, ils continuaient à enseigner et à annoncer la bonne nouvelle que le Messie, c’était Jésus.

Le diable avait essayé de les détruire en leur envoyant ces crises, mais chaque fois, la situation avait été transformée favorablement !

Troisième crise : des doléances

Ensuite, une troisième crise est survenue au sein de l’Église : des tensions, des doléances, des plaintes. (Actes 6)

La meilleure chose à faire dans ce genre de situation, c’est de parler ouvertement des problèmes et de les résoudre, et c’est ce qu’ils firent. Ils convoquèrent l’ensemble des disciples et leur dirent, au verset trois:

Choisissez parmi vous sept hommes dignes de confiance …

Autrement dit : Occupez-vous en. L’Église indigène est autonome, et elle se finance et se propage toute seule.

Les douze étaient les apôtres ou les anciens–les dirigeants — et leur responsabilité première était d’ordre spirituel : ils étaient chargés de veiller à la bonne santé spirituelle de l’Église.

Leurs principales tâches étaient d’enseigner et de prier. Ils choisirent donc des hommes qui, à l’évidence, savaient gérer les affaires, pour s’occuper de la logistique matérielle de l’Église.

On les appelait des diacres.

La différence entre les anciens et les diacres, c’est que les anciens sont les responsables spirituels de l’Église tandis que les diacres sont responsables des affaires matérielles.

Certains des hommes qu’ils avaient choisis pour être diacres devinrent manifestement de bons anciens sur le long terme.

Il s’avéra qu’ils avaient une telle puissance et qu’ils étaient une telle bénédiction que le Seigneur en fit des évangélistes — comme Philippe et Étienne.

Les apôtres leur imposèrent les mains et prièrent pour eux, en leur confiant la responsabilité des affaires économiques de l’Église — ce qui était une lourde charge.

En effet, plusieurs milliers de personnes avaient rejoint l’Église.

Étienne et Philippe avaient des talents et des aptitudes spirituels, et ils avaient également un ministère spirituel.

Étienne prêcha son fameux sermon au chapitre sept — le plus formidable résumé de l’histoire d’Israël que l’on puisse trouver dans la Bible, à part celui qui figure dans un des Psaumes.

Finalement, il prononça les mots magiques à la fin de son sermon. Il s’en était très bien tiré pendant 50 versets — ils l’avaient écouté—jusqu’à ce qu’il arrive au  verset 51:

O vous hommes obstinés qui, comme de véritables incirconcis, gardez votre cœur et vos oreilles fermés, vous résistez toujours à l’Esprit Saint ! Vous ressemblez bien à vos ancêtres ! Y a-t-il un seul prophète que vos ancêtres n’aient pas persécuté ? Ils ont tué ceux qui annonçaient la venue du seul Juste. Et vous, maintenant, vous L’avez trahi et assassiné !

Il leur dit :

Vos ancêtres ont tué les prophètes qui annonçaient la venue de Jésus, et vous, vous L’avez tué ! Oui, vous avez bien reçu la Loi de Dieu par l’intermédiaire des anges, mais vous ne l’avez jamais observée. (Actes 7.53)

Voilà! C’en était trop ! Il avait dépassé les bornes ! Ils réagirent.

Comme le disait Jésus :

Vous annulez la Parole de Dieu et vous la remplacez par votre tradition.

(Matthew 15.6)

Et c’est ainsi qu’ils s’empressèrent de se débarrasser d’Etienne.

(Actes 7.54–59)

Voilà une assemblée qui, lorsque le prédicateur leur prêcha la vérité et leur dit ce qu’ils avaient besoin d’entendre plutôt que ce qu’ils voulaient entendre, se débarrassa de lui sur le champ, en lui lançant les premières pierres qui leur tombèrent sous la main.

En fait, ils étaient tellement furieux d’avoir été démasqués publiquement qu’ils se précipitèrent sur lui et le mordirent ! Ils grinçaient des dents contre Étienne. Ils le mordirent comme des chiens enragés aboyant sur la place du marché, ils le lapidèrent et il mourut.

Mais louons Dieu, il connut une mort glorieuse !

Ils devinrent fous de rage … Mais lui, rempli du Saint-Esprit, leva les yeux au ciel et vit la gloire de Dieu. (Actes 7.54–55)

Faites la volonté de Dieu et ayez le courage de prêcher la vérité ; et peu importe ce qui peut vous arriver, vous verrez la gloire de Dieu.

Quelle fut la conséquence de sa mort ? Est-il mort en vain ? Certainement pas ! Un jeune homme, qui gardait les vêtements des gars qui lançaient les pierres, fut témoin de la scène ; il le vit mourir et ce qu’il vit le rongea et le hanta.

Il se rebiffait contre sa conscience et la conviction du Saint-Esprit; il n’arrivait pas à se remettre de la façon dont Étienne était mort. Il était tellement furieux qu’il se donna pour mission de jeter tous les chrétiens en prison. Il se rebiffait contre l’aiguillon et résistait au Saint-Esprit. Mais Dieu eut pitié de lui.

Jésus lui apparut et Saül fut magnifiquement sauvé !

Afin qu’aucun d’eux ne soit mort en vain — et Étienne n’était certainement pas mort en vain. Il avait été un formidable exemple.

Finalement, au chapitre neuf du livre des Actes, Saül fut miraculeusement sauvé et, en conséquence, beaucoup de gens furent sauvés.

Il témoigna comme un fou, comme s’il avait le feu sacré ! Des âmes furent sauvées et des miracles se produisirent.

Quatrième crise : la tradition

Aux chapitres dix et onze, nous découvrons un nouveau problème: les préjugés, la tradition.

Tous ces non-juifs étaient sauvés mais ils n’étaient pas circoncis. Ils mangeaient des viandes interdites et n’observaient pas le sabbat.

Cela perturba l’Église, alors ils décidèrent d’organiser une grande convention pour en discuter. Ils durent parvenir à un accord et finirent par admettre :

Comment pouvons-nous leur refuser de faire partie de l’Église alors qu’ils sont déjà sauvés, baptisés et remplis du Saint-Esprit, et que Dieu les utilise ? Ils prêchent l’Évangile et accomplissent des miracles. Regardez ce que Dieu accomplit à travers eux !

Ils durent abandonner leurs préjugés et leurs traditions pour suivre le Seigneur.

La Parole de Dieu est tout aussi bonne aujourd’hui qu’elle l’était il y a 2 000 ans.

***

Plus dans la section

Sois un ami

Related Post