2016-04-29_024344Une journée comme bien d’autres…

Il est tôt ce matin dans la ville qui se réveille
à peine de son engourdissement nocturne.
La rosée fraîche toilette les arbres, pendant
que les oiseaux animent la ville encore endormie,
réveillant le premier contingent de travailleurs.
La ville, cet immense monstre de béton froid,
commence à agiter ses monstrueuses tentacules.

Parmi cette agitation naissante, une ombre penaude
marche l’air hagard, les yeux fixés, les mains dans
les poches, vides de désespoir. Cet être silencieux et
misérable, peut-être a-t-il trop marché, trop donné ?
Le monde est trop occupé pour lui prêter attention,
après tout, personne ne le remarque, personne ne
l’attend ; il manquera à personne, on fait comme si
il n’a jamais existé.

Le voilà arrivé sur les bords du fleuve qui traverse
la ville. Il semble comme attiré vers … Rien ne semble
le détourner, comme si le monde autour de lui venait
de disparaître, devenir invisible ; un par un, ses pas
le mène à la fin de son macabre destin.

Cette eau glaciale, qui reflète les derniers instants
de sa vie, reste impassible, indifférente au tournant,
je devrais plutôt dire au tourment qu’il traverse.
Elle ne peut le raisonner, lui dire de réfléchir ; la
nature elle-même semble figée par ce drame qui
va se dérouler. Puis, plus rien, le néant complet,
l’homme a disparu, emportant sa misère au fond
de l’eau…

Au fond de ce fleuve gît maintenant la terrible réalité
de notre société moderne, l’INDIFFERENCE !

Patrick Etienne

Je suis désolé d’écrire un poème aussi morose et
triste, mais ma pensée va vers ces êtres humains que
notre société moderne abandonne à leur sort.
Je voulais illustrer à travers ce poème, le blogue que je
viens de déposer récemment sur Ma Planète et Planète
Quebec « Réalité : 7 000 SDF sont morts en
France en presque 2 ans !
Une tragédie pour notre pays ! Une tragédie qu’on
efface facilement avec le revers de la manche
(la manche de ceux qui nous gouvernent)
Si je dois donner un mot final à nos dirigeants,
Il serait celui-ci : « Si quelqu’un n’a pas soin des
siens, il est pire qu’un incrédule » (La Bible)

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