Le chemin de l’innocence

Oh, doux poète,
Pourquoi t’évertues-tu
A redessiner,
A réécrire des pages
D’un passé qui a disparu,
Un passé qui a fait son ballot
Qui est parti sans dire un mot.
Ce passé où il faisait bon
De vivre, de sentir
Les fleurs sauvages
De l’insouciance,
S’égarer sous les jupons
De sa douce bien-aimée ;
Faire l’amour pas la guerre.
Les hommes ont préféré
Les chemins tortueux,
Sans importance,
Où solitaires, affamés,
Ne trouve point de repos,
Un petit brin d’espoir
Pour reposer leurs têtes.
Oh, petit poète innocent,
Réapprends-nous la joie,
Le plaisir d’aimer follement,
L’insouciance de vivre,
Juste d’être là …
Aimer sa bien-aimée.
Oh, pourquoi pleures-tu
Doux ami,
Pourquoi ces larmes
Tristes, pleines de peine ;
Pleurs-tu pour toi ?
Le poète :
Ce n’est pas pour moi
Que je verse ces larmes,
Mais pour mes enfants,
Les enfants de mes enfants,
Qui ne connaîtront jamais
Ces joies, cette liberté,
D’aimer et d’espérer.
Ce poème semble un peu
Sombre, nostalgique aussi,
Un goût amer de l’avenir,
Un espoir qui semble
Se perdre dans les brumes
De l’asphalte et du béton.
**
Mais votre histoire,
Doit-elle finir ainsi ?
Tout dépend où finit
Et commence la vôtre !
Patrick Etienne
A moins que le grain de blé,
tombant en terre, ne meure,
il demeure seul ;
mais s’il meurt,
il porte beaucoup de fruits.
(Jean 12:24)

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Sois un ami - Au fil des mots

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