Il y a quinze ans (le 8-8-88), il s’éteignait doucement dans son Ile. Au cours du week-end, les médias nous ont rappelé son souvenir et son œuvre. Immense.

Ce matin, j’aimerais vous présenter un court extrait fort peu connu de sa poésie. Un bout de texte où il se décrit lui-même. Prenez le temps de lire ces quelques strophes et d’en saisir toute la subtilité. Toute la solidité aussi, celle d’un homme devant son destin.

Pas d’affrontement dans mon œuvre
C’est une œuvre frileuse
Peureuse comme moi
. . .
Rangez-moi avec les musiciens
Les outardes
Les innocents
Les contemplatifs
Toute ma vie loin de la foule
Mais aussi toute ma vie
Seul en face d’elle
À défaire des nœuds . . .

– Félix Leclerc

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Samy Rabbat

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