Mercredi, 10 novembre 2004 Le grain de sel

Un de mes collègues qui écrit sur le site des anciens diplômés des écoles hotelières m’a autorisé à publier son dernier éditorial.

Maintenant le nouveau terminal d’arrivée de Dorval, houps plutôt de Pierre Elliot Trudeau est terminé…

Entre temps, voici l’éditorial de Stéfano Dilda:

Il faut remarquer que l’A.D.M. a bien enterré l’âme de l’aéroport de Mirabel, mais pas le corps. Les installations actuelles seront maintenues en fonction avec le trafic cargo et en prévision d’un éventuel retour dans 10 ou 12 ans, c’est-à-dire, aussi tôt qu’ils ne seront plus capable de justifier la dépense des deniers publics à Dorval, ou (que Dieu nous garde) au premier mini accident. Je n’ose même pas imaginer un accident d’avion au décollage ou à l’atterrissage avec l’agglomération résidentielle existante.
Cette année, j’ai dû utiliser les transports aériens à plusieurs reprises et, à chaque fois j’ai transité par des places différentes pour me rendre, entre autres, à Milan, Londres, Paris, Zurich, Amsterdam et j’en passe.
Dernièrement j’ai entendu l’administration de A.D.M. vanter les nouvelles améliorations au niveau des arrivées et des services de douane. Je me suis laissé aller à faire des comparaisons avec ce que j’ai vu à d’autres places.

Voici quelques réflexions.
L’arrivée à l’aéroport du centre ville, est pour le moins assez hasardeuse. À partir de trois heures les bouchons commencent sur toutes les autoroutes vers l’ouest. Si vous avez un avion à prendre en début de soirée, il serait plus sage de perdre un après-midi de travail et ne pas prendre de chance. Les compagnies aériennes ne prennent pas un bouchon routier pour une excuse.

La salle des départs.
Une fois que vous êtes entrés à l’aéroport, vous vous trouvez dans un espace complètement fermé. Mieux veut ne pas souffrir de claustrophobie. Je ne connais pas un seul autre aéroport qui soit si renfermé. À partir de deux ou trois heures de l’après-midi, la foule des passagers commence à arriver pour les départs intercontinentaux et ce, jusqu’au départ du dernier avion pour l’Europe, vous avez de la difficulté à circuler entre les queux qui se forment aux différents guichets.
Ne cherchez pas à vous restaurer en attendant votre départ. À part du fast-food il n’y a plus grand chose. Qui se rappel le restaurant « Kébec ». Sans être de grande classe, il offrait quand même un certain service avec un menu décent. Et quoi dire des bars, face aux pistes, avec des grandes fenêtres. Aujourd’hui il y a un aquarium et un espace directement dans le passage. Tenez votre verre de bière bien en main car il peut partir n’importe quand.
Vous vous dirigez vers les départs.
Après le « check-point Charly », vous avez la boutique Hors Taxes. Absolument minable et avec des prix sans allure. Une chance qu’elle est hors taxes.
Une fois que vous êtes arrivés à votre salle de départ, il vaut mieux que vous n’ayez ni faim ni soif. Pas de restauration et un bar si minuscule que vous avez de la difficulté à l’apercevoir. En plus, deux bières en fut pour 17 dollars, je trouve ça plutôt exagéré.
Je ne puis pas commenter la nouvelle salle des arrivées, je ne l’ai pas encore utilisée, mais rien ne peut être pire que l’ancienne.
Pour passer les services de douane et la récupération des bagages, vous comptez facilement une demi-heure. À Paris il m’a fallut 15 minutes, à Milan ou à Zurich (plus comparable à Montréal) je ne me suis pas arrêté, en arrivant dans la salle des bagages, les valises étaient déjà là.
En considérant que la plupart des touristes nous arrivent par avion, la première et la dernière impression que la personne retient sont justement l’aéroport dans son ensemble et de toute évidence Montréal ne fait pas le poids.
Aucun de nos gouvernants, passés ou présents, n’ont jamais considéré l’aéroport comme un outil de propagande touristique, autrement une horreur semblable n’aurait jamais vu le jour.
En espérant que la saga des erreurs se termine et qu’un jour il y aura un conseil de direction de la A.D.M. qui travaillera pour le bénéfice de Montréal, avec une vision du futur plus réaliste que l’actuelle.

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Samy Rabbat

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