Rondeurs, maigreur excessive, beaucoup d’entre nous bataillent pour se sentir bien dans leur corps ou plus classiquement se rapprocher de l’image idéale véhiculée par les médias.

Les magazines de printemps sont là pour rappeler à chacun que l’apparence est essentielle dans notre société et que cette apparence est conditionnée en grande partie par la manière de s’alimenter.

Régimes, conseils et plages de sable blond sont au programme des tabloïds de saison.

En fait, voici la question à se poser :
Savoir s’arrêter de manger ou savoir manger quand le corps en a besoin ; pourquoi n’y arrive-t-on pas naturellement ?
Et bien tout cela a un lien direct avec l’éducation alimentaire de notre plus tendre enfance.

Rappelez-vous les réflexions entendues alors que vous n’étiez qu’un(e) enfant :
– C’est l’heure du repas, qu’il (elle) mange!
Sous-entendant :
« – Il faut qu’il (elle) mange à l’heure et non quand il (elle) aura faim. »

Bref, il était devenu nécessaire d’avoir faim à l’heure et de consommer une quantité déterminée de nourriture sans toujours tenir compte des besoins physiques du convive que vous étiez.
Absorber sa ration était un devoir à l’égard de maman, un acte d’allégeance vis-à- -vis de la loi familiale et non l’un de vos besoins physiquement ressenti.
Bref, vos parents avaient « faim » pour vous !

Nous voici arrivés à cette aberration :
– Vous mangiez pour rassurer l’entourage ou pour obéir à vos parents et non pour assouvir vos besoins essentiels qui n’avaient, eux, ici, rien à dire !

Parfois le moment privilégié de votre repas de tout petit se transposait en acte d’autorité ou en règlement de compte à l’égard de vos parents :
« – Puisque tu veux que je mange, alors je ne mangerai pas ! »

La présence d’un frère ou d’une sœur majorait le malaise, surtout si celui-ci ou celle-là se retrouvait flatté d’avoir terminé sa ration, avec ou sans faim.

Manger avait perdu sa signification originelle pour devenir un faire-valoir :
« – Regarde comme ton frère mange bien, lui ! »
De tels mécanismes ont favorisé l’émergence, beaucoup plus tard, de comportements face à la nourriture bien plus contraignants qu’un biberon ou qu’une assiette non terminée faute d’appétit.

Très naturellement nous éprouvons le besoin de nous nourrir qu’après avoir ressenti « la faim » et, le ventre plein, nos besoins caloriques pris en compte, la faim s’éteint d’elle-même : nous voici rassasiés.

Un enfant réclame spontanément sa « ration » par tout un arsenal de mimiques et de sons auxquels l’entourage psychologiquement « équilibré » réagit de façon innée en apportant une nourriture adaptée.

Apprendre, en tant que parent, à mieux répartir la ration alimentaire et à mieux évaluer les besoins de l’enfant conduiront celui-ci à acquérir et à renforcer les notions de base des conduites alimentaires que sont les notions de faim et de satiété.

De tels « fondamentaux » ignorés auront conditionné en grande partie votre difficulté à stabiliser votre poids, votre tendance à devoir batailler sans cesse contre une « faim » qui n’en est pas une et l’obligation à vous référer à une diététique plus « livresque » que ressentie.

Vous n’avez pu acquérir psychologiquement et physiquement les notions de faim et de satiété !

Docteur Henri Pull.

Un site pour trouver un peu de fraîcheur : www.grands-nords.com

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