Dans l’histoire de chacun de multiples drames ont laissé des cicatrices qui, au-delà des conséquences physiques, ont longtemps après des conséquences psychologiques à ne pas négliger.

Tel un boomerang, le passé ressurgit et réveille des douleurs, des peurs, des haines et des comportements soigneusement enfouies au plus profond de l’inconscient.

Nous ferons un inventaire en cinq chapitres des traumatismes physiques et psychiques les plus fréquemment rencontrés.

Nous comprendrons mieux le fardeau d’angoisse qui pèsera tout au long de la vie sur les épaules de celle ou celui qui n’aura pu en effectuer le deuil.

Nous réfléchirons aujourd’hui aux :

Conséquences des violences conjugales

Les drames relatifs aux violences conjugales traités dans nos magazines n’accordent pas beaucoup de place à l’enfant pourtant psychologiquement toujours en première ligne.

Ce climat parental construit autour de la violence, souvent dissimulé et accepté par la mère dans l’attente d’une hypothétique amélioration des relations du couple, aura des conséquences marquantes chez l’enfant témoin de ces scènes.

Il sera victime, lui aussi, d’un traumatisme au moins aussi grave que celui que subira le parent battu.

Une mère pourra faire bonne figure, tant auprès des voisins que de sa famille, mais elle ne pourra cacher à son enfant les violences subies dans l’intimité du foyer. Elles engendreront des troubles dans son développement mental et ses conduites futures.

Voir maman se faire taper par papa : ça laisse des traces indélébiles ! Une graine sera semée, la graine de la peur : dans les situations de violences conjugales, l’enfant, quel que soit son âge, se sent en insécurité permanente.

Tous les âges sont sensibles à cette violence :

Le stress de la femme enceinte battue entraînera un stress intra-utérin chez le fœtus qui en gardera des séquelles comportementales, physiques et neurologiques dans la plupart des cas.

Le petit enfant témoin de violences les partagera intensément.

Il se montrera par la suite craintif ou dictatorial, hyperactif ou éteint et transposera sur un mode physique ses souffrances psychiques. Il présentera des troubles alimentaires, de l’humeur ou encore du sommeil. Il aura un développement mental dysharmonique, une croissance ralentie et souvent des conduites sociales décalées par rapport au groupe d’enfants du même âge.

Globalement les bleus de l’âme chez l’enfant ne resteront pas longtemps ignorés, même si maman s’est appliquée, vis à vis de tous, à faire comme si de rien n’était.

Tout au long de sa croissance, l’enfant cherchera souvent à protéger cette mère « victime ». Il s’interposera en courant le risque de représailles physiques, sexuelles ou morales.

Le modèle paternel violent et dangereux représentera un facteur de crainte permanente, de stress omniprésent et à terme de dépression.

Plus tard, à l’âge adulte, les enfants – victimes indirectes de ces brutalités – reprocheront à leur mère d’avoir, par sa passivité et son silence, favorisé une enfance instable, une adolescence perturbée, une image parentale désastreuse et une construction psychologique « boiteuse ».

Ils pourront sur un mode pathologique reproduire ce qu’ils auront subi, devenant bourreaux après avoir été victimes.

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