Dans le silence des salons feutrés de l’ONU se réunissent, aux frais de chacun de nous, contribuables mondiaux, des assemblées aux idéaux très éloignées de la Charte des Nations Unies censée protéger les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes.

Nous devons nous inquiéter de l’orientation très dangereuse prise par le projet de déclaration finale de la Conférence des Nations Unies, dit de « Durban II », sur la lutte contre le racisme, la xénophobie et l’intolérance, qui sera examiné à Genève en avril prochain.

Présidé par la Lybie et vice-présidé par l’Iran, le Comité Préparatoire institué pour la finalisation du projet de déclaration se livre à un véritable détournement du concept de protection des droits de l’homme pour tenter de consacrer le fait religieux comme norme intangible, de considérer que la religion doit réglementer la vie publique et de faire du délit de blasphème un crime majeur.

Tout ceci en contradiction ouverte avec la liberté absolue de conscience, la liberté d’expression et la laïcité.

Ce projet, au service de l’obscurantisme et des discriminations faites aux femmes, développe des thèses sexistes contestant en particulier leur droit à l’émancipation.

Il sert à justifier ce contre quoi il fut élaboré : l’oppression, les préjugés, l’inégalité.

Il porte atteinte à l’intégrité et à la dignité de la personne humaine en contradiction complète avec la Charte des Nations Unies.

Il rejette l’universalité des droits de l’homme au profit d’un communautarisme exacerbé qui devrait tenir compte des
« spécificités culturelles » pour mieux discriminer entre les catégories de citoyens.

Après le retrait du Canada et d’Israël de ce processus, l’Administration OBAMA a annoncé à son tour son retrait et sa participation en tant que « simple observateur » à la Conférence de l’ONU à Genève.

Que l’Europe leur emboite le pas !

Pourquoi ne pas faire des économies et refuser de cautionner cette mascarade en s’abstenant de participer à la Conférence de Genève même en tant qu’observateur ?

Au prix de journée d’un « observateur » nourri, logé, transporté et distrait (entre 4000 et 10 000$ par jour selon le grade) il y aurait mieux à faire pour soulager la misère du monde ….

Dr Henri PULL

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