Les cicatrices psychologiques d’un passé douloureux.
Dans l’histoire de beaucoup d’entre-nous, des drames ont laissé des cicatrices ; au-delà des conséquences physiques elles ont, longtemps après, des conséquences psychologiques à ne pas négliger.

Tel un boomerang, le passé ressurgit et réveille des douleurs, des peurs, des haines et des comportements soigneusement enfouis au plus profond de l’inconscient.
Nous ferons un inventaire – en cinq chapitres – des traumatismes physiques et psychiques les plus fréquemment rencontrés afin de mieux comprendre le fardeau d’angoisse qui pèsera tout au long de la vie sur les épaules de celle ou celui qui n’aura pu en effectuer le deuil.

Nous traitons cette semaine : Les conséquences de la maltraitance.

Les maltraitances restent toujours d’actualité, malgré un plus grand confort matériel et un environnement social plus attentif au bien-être de chacun et de la famille.

Qu’elle soit physique ou psychique, la maltraitance place celui ou celle qui la subit en situation de péril.

Les conséquences majeures se retrouvent chez ceux qui l’ont connu dans leur jeune âge.

La violence, trop souvent banalisée, constitue un facteur qui compromet l’une des bases de la construction de la personnalité de l’enfant, à savoir la sécurité. L’amour parental est parfois présent mais reste ambigu, pathologique, soufflant le chaud et le froid, rendant l’atmosphère hostile, l’amour dangereux et la confiance impossible.

Chez la victime le stress ira crescendo, les mécanismes de défense se mettront en place préconisant l’attaque ou la fuite sans pouvoir réaliser ni l’une, ni l’autre.

L’enfant martyrisé dans son âme ou dans sa chair devenu adulte, portera en lui des plaies non cicatrisées, toujours prêtes à réveiller de nouvelles douleurs à la moindre sollicitation.

Le stress réactivé induira en lui un mal-être psychique l’amenant parfois à reproduire les mauvais traitements subis pour en exorciser, en vain, la réalité.

Ces violences pourront s’exercer sur lui-même ou sur l’entourage, qu’il soit familial ou professionnel.

Sur ces bases tentera de se construire la personnalité du futur adulte, fragilisé par son passé, « gauchi » par des modèles parentaux mal structurés, incapable d’accorder sa confiance à des inconnus parce qu’il n’a pu, enfant, l’accorder à ses proches.

Tout événement traumatisant, même minime, survenu par la suite le renverra à des étapes non négociées, réactualisant les peurs intenses de l’enfance, véritables sollicitations à son instinct de survie.

Sur un mode tout à fait inapproprié, ils envahiront un aujourd’hui qui n’aura dans les faits plus rien de commun avec un avant-hier qui doute voici semblait pourtant enfoui dans les brumes du passé.

Aider « hier » à cicatriser pour mieux vivre aujourd’hui ? Voici sans doute une question importante à creuser.

Docteur Henri PULL

Dans les chroniques suivantes, en restant dans le dossier « Les cicatrices psychologiques d’un passé douloureux », nous aborderons :

o Les conséquences de violences dans le couple parental.
o L’accident et ses conséquences.
o L’impact de la maladie et de ses séquelles.
o Les conséquences de la perte de repères : deuils, adoption, émigration, …

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