LA VIOLENCE DU JOUR EST À PEINE SOUS PRESSE, QU’UNE NOUVELLE SE COMMET.

COMMENT EXPLIQUER UNE TELLE ABONDANCE ?

Chez tout individu existe un potentiel de violence et d’agressivité ; un monde de pulsions qui dans les premiers jours et semaines de la vie s’exprimera sans nuance conditionnant indirectement la survie du nouveau-né.

Le nourrisson sera soit très satisfait soit très insatisfait. Il exprimera sur un mode pulsionnel un contenu émotionnel régi par ses besoins fondamentaux : la faim, la soif, le bien-être.

Il ne contrôlera pas au départ ce mode d’expression, puis il parviendra à le maîtriser et à le contenir.

Nous avons les deux notions essentielles, le contenu pulsionnel bouillonnant ( les émotions, le besoin immédiat, …) et le contenant en voie de structuration.

Les principaux acteurs dans la structuration de ce contenant seront :

L’amour et la sécurité dans la toute petite enfance.
L’environnement familial et les modèles parentaux.
La qualité de l’environnement social et culturel avec l’apprentissage de ses interdits, de ses « lois », de ces coutumes et de son histoire.

Au fil d’une maturation harmonieuse les émotions brutes seront régulées, maintenues dans le contenant et transformées en énergie « vitale », en désir d’apprendre, en ambition, en créativité, en souhait de se dépasser, bref en désir d’avancer et de vivre.

Comprendre la violence, ce qui ne voudra pas dire l’excuser, demandera à ce que l’on s’intéresse au pourquoi de l’absence ou de la fragilité du contenant.

Feuilletons-en le catalogue :

LA VIOLENCE LIÉE AU STRESS, équivaudra à l’ultime moyen dont disposera l’individu pour assurer sa survie ; le pronostic vital étant en jeu, la « victime » n’ayant pu – ou voulu – choisir l’option de fuite affrontera le danger pour “d’agressé” devenir “agresseur”. La possession d’une arme blanche ou d’une arme à feu rendra le comportement de défense du « stressé » instinctif, « automatique » comme son arme, irréfléchi et dramatiquement lourd de conséquence.

L’arme à feu intégrée par la culture nationale, par les habitudes du clan comme un attribut indispensable à tout espoir de sécurité portera en elle seule cet espoir atavique de vie, entravant le chemin vers une maturation plus élaborée génératrice de défenses plus conformes à une civilisation pacifique. Je fais ici un clin d’œil à M. Moore réalisateur de Bowling for Columbine et tous les autres évènements qui se sont produits depuis ce temps.

LA VIOLENCE PLAISIR SERA PLUS LE FRUIT D’UNE PSYCHOPATHIE : Le psychopathe construit un contenant régi par des lois – les siennes – dont il ne perçoit pas la toxicité et qui ne seront pas les lois de tous. Il deviendra donc asocial avec une totale incapacité de remise en question.

LA VIOLENCE DU GROUPE écarte la notion d’individualité pour mettre en avant la notion de meute qui deviendra alors un être composite agissant comme un être unique immature ou psychopathe susceptible d’avoir les mêmes pathologies qu’un individu.

LA VIOLENCE PULSION SUICIDAIRE tourne l’arme vers les autres pour ne pas la retourner contre soi.

La violence, modèle social valorisant sera conditionnée par une construction fragile, une prise en compte d’anti-modèles puisés dans la réalité ou l’imaginaire.

L’absence de maîtrise de la violence résultera d’une grave faille de construction et d’une carence majeure chez chacun des acteurs ; faille et carence que l’on retrouvera dans la structure fragile des parois du contenant.

Cette violence « brute », immature, non canalisée, s’exprimera au moindre interdit, à la moindre contrariété, au moindre débordement émotionnel (match, sorties de bal…..)

La construction non harmonieuse de la personnalité trouvera une solution de remplacement, moins satisfaisante psychologiquement parlant qu’une maturation dans un environnement structurant dès la naissance, mais la seule proposable sur le court terme, l’éducation – récompense – punition.

La rééducation, le re-conditionnement, l’encadrement éducatif spécialisé, les sanctions et le cadre pénal remplaçant derrière de hauts murs les modèles parentaux défaillants, les environnements sociaux et culturels instables. Les interdits et la Loi seront donc imposés, n’ayant pu en leur temps et heure s’acquérir naturellement.

Préférons dès le départ chez l’enfant une bonne construction en utilisant les bonnes recettes!

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