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La chair a un prix

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Faites ce que je dis, faites ce que j’ordonne mais surtout, surtout … oubliez ce que je fais!

Pris malencontreusement sous les feux de l’actualité, le président de la Banque mondiale Paul Wolfowitz, nous démontre encore une fois que les hommes ou femmes les plus ardents défenseurs de la rigueur, de l’honnêteté (surtout lorsqu’il s’agit de gérer l’argent des autres pour le bienêtre des plus démunis), ne sont que des humains lorsqu’il s’agira d’avantager leurs « chéris ».

Dans le cas présent, « la chair est faible » et surtout, elle a un prix.

L’on a vu ainsi le salaire de l’amie de Paul W. (travaillant dans la même administration) porté de 140 000$ à 200 000$ par an pour services rendus. A qui ? Et quels genres de services justifient de telles libéralités face aux caisses jamais assez pleines de la banque mondiale censée soulager les déséquilibres économiques mondiaux?

Les détracteurs se scandalisent, les alliés serrent les rangs tout en accablant Paul W. de marques de respect et d’estime.
« Il faut voir si Wolfowitz pourra conserver l’autorité morale nécessaire pour exercer ses responsabilités », a déclaré tel ministre à Washington.

Le licenciement ou la mise à la porte semblant exclue, les administrateurs n’ont pour l’heure proposé aucun « remède » susceptible de résoudre la situation gênante pour nos « grands argentiers ».

M. Wolfowitz en présentant publiquement ses excuses devait se dire qu’il est toujours pénible de se voir pris la main dans le sac alors que l’honnêteté était jusqu’alors son « cheval de bataille ».

Et alors me direz-vous, que le responsable homme ou femme qui ne cache pas un « cadavre » dans son placard, c’est-à-dire qui n’a pas penché une fois dans sa vie du côté obscur du pouvoir, lève le doigt. Aucun doigt ne se lève?

D’abord, s’il n’avait agit, avec ruse et stratégie, ainsi pourrait-il occuper aujourd’hui une place aussi enviable dans un monde où tous les coups (bas) sont permis?

Les autorités internationales subventionnant la banque mondiale avec notre argent semblent avoir laissé à M. Wolfowitz la possibilité de quitter la scène de sa propre initiative.

Le suspense est atroce, je vous sens toutes et tous, tremblants d’émotion devant la terrible décision à prendre: Pensez, quitter le haut de la pyramide dont les degrés furent si durs à gravir pour retomber avec « un parachute doré » (légal lui) de quelques valises de dollars dans le rang des anonymes.

Gardera-t-il l’amour de sa belle lorsqu’il n’aura plus autant de pouvoir ? Partira, partira pas ? La migraine nous guette devant autant de questions essentielles encore sans réponse mais dignes des tabloïds « people ».

En coulisse les prétendants à ce poste prestigieux et très rémunérateur doivent déjà se disputer pour savoir qui sera « calife à la place du calife ».

« L’homme est un loup pour l’homme », monsieur Wolf…owitz aurait dû le savoir en faisant tout simplement très attention à dissimuler sa vie privée comme savent le faire tous ceux dont on ne parle pas et qui sont les plus actifs à le faire tomber de son trône.

Rien de bien neuf sous le soleil: le monde ne serait-il mené que par l’ambition, le sexe et l’argent? Je vous en laisse juge.

Docteur Henri PULL

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Henry Pull
Psychiatre et pédopsychiatre. Psychothérapeute. Expert médico-légal. Conférencier Formateur auprès d’entreprises. Intervenant Radio France. Auteur de deux livres : « Parents-Enfants » 200 réponses aux questions les plus fréquentes. (Édition Grancher) « Stress comment reconnaître et soigner vos 150 stress quotidiens ». (Édition Grancher)
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