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Enfant sandwich ou benjamin

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Spécial « frères – sœurs », suite …

Le statut du second : enfant sandwich ou benjamin.

Selon qu’il sera le second d’une fratrie de trois (ou plus) ou le second d’une fratrie de deux, le cadet vivra deux situations distinctes.
Dans le cas des familles de trois enfants le deuxième enfant, l’enfant sandwich, vit une dynamique particulière car il ne sera jamais aussi grand que l’aîné, ni aussi petit que le benjamin ; situé entre deux âges, entre deux statuts, il se verra reprocher les défauts du plus grand et aussi ceux du plus petit.
Le deuxième enfant d’une famille de trois tentera soit d’imiter l’aîné parce qu’il voudra vivre cette même proximité qui existe entre celui-ci et ses parents soit, au contraire, il voudra agir comme le petit dernier, qui bénéficiera d’une attention spéciale de la part des parents.
Bref, on lui reprochera d’être trop grand pour se comporter en bébé et pas assez âgé pour bénéficier des mêmes droits que l’aîné.
Le deuxième enfant pourra être le plus réprimandé de la famille car on ne lui attribuera pas les circonstances atténuantes de ses frères et il aura plus de difficulté à se forger une identité propre.
Celle qu’il adoptera se voudra distincte des autres et s’apparentera souvent à celle de l’agitateur, du trouble-fête ou encore du perturbateur.
Sa dynamique est essentiellement fondée sur la rivalité, la compétition et la performance, et il fera tout pour profiter des bénéfices de l’aîné et des avantages du plus jeune.
Ce dernier restera longtemps le petit bébé de papa et maman. Les autres enfants, l’aîné ou le second, réagiront généralement de manière différente à son arrivée. L’aîné acceptera que le bébé reste un bébé ; cela ne le dérangera pas puisqu’il bénéficie, lui aussi, d’un statut spécial auprès des parents.
En revanche, le cadet réagira plutôt négativement, étant donné qu’il perdra, dans l’aventure, sa place de dernier de famille.
Dans une fratrie de deux, le second aura le statut de dernier ce qui va lui permettre d’en tirer avantage, donc d’être moins perdant que dans le schéma précédent. Il se heurtera à ses parents lorsqu’il exigera les mêmes droits que le plus grand alors que son immaturité les lui interdira. Là aussi il passera pour un revendicateur incessant.
Rassurons-nous toutefois, les comportements des enfants sont grandement influencés par le degré de compréhension et la maturité affective des parents.
Pour que nos enfants se portent bien, souvenons-nous de notre place dans la fratrie et tirons en quelques indications.

Docteur Henri PULL

La semaine prochaine, le petit dernier ou le benjamin.

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Henry Pull
Psychiatre et pédopsychiatre. Psychothérapeute. Expert médico-légal. Conférencier Formateur auprès d’entreprises. Intervenant Radio France. Auteur de deux livres : « Parents-Enfants » 200 réponses aux questions les plus fréquentes. (Édition Grancher) « Stress comment reconnaître et soigner vos 150 stress quotidiens ». (Édition Grancher)
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