Accueil Quoi de neuf doc ? En ces périodes de fêtes, soyez moins seul(e)s !!

En ces périodes de fêtes, soyez moins seul(e)s !!

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Fête et déprime cela ne rime pas et pourtant !

L’on entend bien souvent ce type de réflexion : « Je n’aime pas ces périodes de fêtes, vivement qu’elles soient passées ! »

Ce refus de la fête, cette difficulté à accepter l’idée même de réjouissance parce que l’on se retrouve seul, parce que l’on aura souffert, parce que se réjouir comme cela – sur commande – ce n’est pas son truc, comment l’admettre alors que de façon générale, tout est orchestré pour « le bonheur de tous »?

Comment se sentir plus heureux, moins seul et caser ses idées noires dans le placard à l’occasion des festivités ?

La solitude subie passe par le sentiment amer d’être un laissé pour compte, par un sentiment de non-existence, par un sentiment d’être transparent aux yeux des passants qui souvent se surprendront à avoir le même type de pensées.

« Quand un vicomte rencontre un autre vicomte, qu’est-ce qu’ils se racontent ? Des histoires de vicomtes. »

Mais un solitaire peut-il rencontrer un autre solitaire ?

Si oui, il ne serait plus solitaire et aurait franchi un premier pas vers l’Autre.

En communiquant l’humain soulage ses angoisses, partage ses peines et ses joies, désamorce les conflits, et dans bien des cas se protège du naufrage de la dépression.

L’isolement dissous le sentiment d’existence : l’on est là pour personne ! Pour partager, il faut bien être au moins deux !

 

Notre mode de vie nous conduit vers un repli sur soi qui se généralise.

Un tiers de la population des pays industrialisés se vivrait comme socialement isolé en dehors des périodes de travail !

Emplissons-nous la tête de ses bonnes résolutions :

– Aujourd’hui, profitons de Noël et du jour de l’an!

– Éteignons l’ordinateur, éteignons la télévision, le spectacle se trouve peut-être dans la rue.

– Pourquoi ne pas sonner chez son voisin ou chez sa voisine pour échanger quelques mots ?

– Pourquoi ne pas ouvrir sa table à quelques amis ou connaissances?

– Pourquoi ne pas mettre le nez dehors ?

 

Grattez donc un peu et vous croiserez ainsi beaucoup de gens seuls qui, comme vous, aspirent à parler, partager, rire et plaisanter.

La présence bienveillante de l’animal de compagnie agit comme un pansement sur cette difficulté à recevoir de l’amour et à exprimer de l’amour.

Combien de solitudes nos amies les bêtes comblent-elles ? Sans doute encore plus que l’on ne pense !

Pourtant en promenant notre bon gros Toutou, pourquoi ne pas lier connaissance avec d’autres promeneurs d’animaux ? Tous les moyens sont bons pour communiquer et plus si affinités… !

Ouvrons les yeux, essuyons nos lunettes de tristesse pour tenter de trouver l’étincelle de bonheur.

Elle allumera en nous espoir et réconfort en éloignant ce spectre de non-existence qui étreint aujourd’hui trop de monde en ces périodes de fêtes.

 

 

En ces périodes de vœux rêvons tous à un monde de voisinage plus fraternel, plus amical, moins solitaire.

Racontez-moi donc votre Noël, racontez-moi donc vos bonnes surprises, la joie n’est pas que pour les autres malgré les aléas d’un quotidien pas toujours bien rose !

Docteur Henri PULL

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Henry Pull
Psychiatre et pédopsychiatre. Psychothérapeute. Expert médico-légal. Conférencier Formateur auprès d’entreprises. Intervenant Radio France. Auteur de deux livres : « Parents-Enfants » 200 réponses aux questions les plus fréquentes. (Édition Grancher) « Stress comment reconnaître et soigner vos 150 stress quotidiens ». (Édition Grancher)
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